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jeudi 28 février 2008

Ressemer son blé peut être de la contrefaçon

Ouest-France 28/02/08 - Recueilli par François LEMARCHAND

Entretien. Michel Géray, agriculteur en Eure-et-Loir, porte-parole de la Confédération nationale des semences fermières, craint de devenir un délinquant.



Pourquoi, selon vous, le droit pour un agriculteur de ressemer est-il à nouveau en danger ?
On n'a pas vu le coup venir, en octobre dernier. Lors du vote de la loi sur les contrefaçons votée logiquement pratiquement à l'unanimité, deux alinéas sont passés inaperçus. Ils assimilent les semences de ferme à de la contrefaçon. Nous avons obtenu du ministère de l'Agriculture que le projet de loi sur les obtentions végétales à venir devant le Parlement garantira le droit inaliénable du paysan à ressemer sa récolte. Nous ne savons pas à quelles conditions.

Beaucoup d'agriculteurs trient-ils encore leurs semences à partir de leur récolte ?
Le triage à façon représente, en France, quelque 500 entreprises, y compris les Cuma, sans compter tous les agriculteurs équipés de leur propre matériel. Dans mon département, l'Eure-et-Loir, les trois quarts des moissons de blé tendre sont ressemées. En France, la moitié des blés sont ressemés, 70 % des blés de printemps, et 35 % des colzas.

Quels avantages ?
Pour les agriculteurs c'est moins cher. C'est tout bon pour la planète. Les semences fermières nécessitent moins de traitements et réduisent à zéro les coûts de transport. Elles garantissent l'indépendance du paysan, préviennent les risques de pénurie de semences. Le triage à façon, défend la biodiversité.

Quel est l'enjeu des prochaines discussions ?
Les prochaines décisions législatives risquent de restreindre le champ variétal du triage à la ferme. Les exigences de pureté variétale, compte tenu de l'évolution des pratiques agronomiques, sont incompatibles avec nos pratiques. Nous ne sommes pas opposés à l'application d'une taxe obligatoire volontaire. Mais pas dans n'importe quelles conditions et à une hauteur compatible avec la rentabilité de notre activité. Elle ne peut pas concerner les variétés tombées dans le domaine public.

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Rama Yade justifie l'emploi de répulsifs contre les SDF à Argenteuil

NOUVELOBS | 28.02.2008 | 11:45

"Il faut essayer des choses. Un maire ne fait pas ce qu'il veut, il répond aux préoccupations des gens", a déclaré mardi la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, venue soutenir le maire UMP sortant, Georges Mothron.

Venue soutenir, mardi à Argenteuil, le maire UMP sortant Georges Mothron, Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, a estimé qu'il fallait "essayer des choses" en réponse à une question sur l'usage, par la municipalité UMP, d'un répulsif pour chasser les sans-abris. C'est ce que révèle Le Parisien, jeudi 28 février."Les hommes ne se traitent pas comme des rats" - A veille du déplacement de Rama Yade à Argenteuil, Philippe Doucet, candidat PS à la mairie, avait annoncé, dans un communiqué, que son équipe et lui-même espèraient vivement « qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, elle (Rama Yade) profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques. Les Droits de l'Homme, ce n'est pas qu'à l'étranger qu'il faut se battre pour, c'est aussi dans notre pays au quotidien qu'il faut dénoncer et traquer les actes et comportements d'un autre âge. » Avant de conclure, « Rama Yade (…) ne doit pas oublier les mauvais comportements de ses amis politiques. »

La vidéo de l'interview de Rama Yade, réalisée par VOtv (Vonews), la télévision du Val-d’Oise, à l’occasion du meeting du maire UMP d’Argenteuil

"Il faut tout tenter dans une ville", a déclaré Rama Yade. "Il faut essayer des choses. Un maire ne fait pas ce qu'il veut, il répond aux préoccupations des gens", a-t-elle poursuivi, selon le quotidien.
En août dernier, le maire d'Argenteuil, Georges Mothron, avait suscité une vive polémique pour avoir autoriser l'usage d'un répulsif nauséabond, le Malodore, afin de chasser les SDF du centre-ville. Il avait finalement fait machine arrière face au tollé provoqué par cette mesure, y compris au sein de la majorité.

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Chirac pleinement amnistié au salon de l'agriculture

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Jospin dément les propos de Sarkozy sur son salaire

NOUVELOBS.| 28.02.2008 | 12:47

L'ancien Premier ministre socialiste indique qu'il ne gagnait pas 20.000 euros et que sa rémunération de 9.000 euros en 1997 avait été fixée par Jacques Chirac.

Lionel Jospin a indiqué, dans le Parisien/Aujourd'hui en France du jeudi 27 février, qu'il n'a pas fixé son propre salaire à 20.000 euros, lorsqu'il était Premier ministre, démentant ainsi les propos de Nicolas Sarkozy.
"C'est faux", déclare Lionel Jospin dans une lettre adressée au quotidien au sujet des affirmations du chef de l'Etat, parues mardi dans un entretien avec les lecteurs du même quotidien. "Mon traitement était fixé, comme celui des ministres, par décret du président de la République".

Progression du salaire - L'ancien Premier ministre socialiste a également démenti le montant avancé par Nicolas Sarkozy, qui justifiait l'alignement de son propre traitement sur celui du Premier ministre.

"C'est encore faux. Celui-ci était, lorsque je suis arrivé à Matignon en 1997, de 59.000 francs net (indemnités comprises), soit 9.000 euros. Ensuite, et jusqu'à mon départ en 2002, ce traitement n'a progressé qu'au rythme des augmentations opérées dans la fonction publique", précise Lionel Jospin, chef du gouvernement de 1997 à 2002.

Dans l'édition de mardi du Parisien, Nicolas Sarkozy avait déclaré: "qui a fixé le salaire du Premier ministre? Lionel Jospin. Quand Lionel Jospin dit que le Premier ministre doit gagner 20.000 euros, il n'y a pas de polémique parce qu'il est de gauche". (avec AP)

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Aux Pays-Bas, on abolit la signalisation routière

Ouest-France 28/02/08 - Ruddy GUILMIN

L'idée de carrefour sans signalisation est née dans les années 1980, par « accident ». Un jour, à Drachten, les feux d'un carrefour sensible sont tombés en panne pendant une semaine. Période durant laquelle il n'y avait pas eu un seul accident !

Plus belle la ville. Imaginez des carrefours sans feux tricolores, panneaux, ni même trottoirs. Les usagers de la route cohabitent à l'amiable. C'est déjà vrai à Drachten. À quand un essai en France ?

DRACHTEN. - Bienvenue à Drachten, 50 000 habitants, dans la Frise, province du nord des Pays-Bas. Depuis 2000, la commune réaménage ses carrefours sensibles et leurs abords, selon le principe du shared space (« la voie partagée »).

Théorisé dans les années 1980 par l'ingénieur Hans Monderman, décédé au début de l'année, l'idée vise à sécuriser les routes et l'espace public. Comment ? Entre autres en supprimant une grande partie de la signalisation routière.

À De Kaden-Torenstraat se croisent l'une des rues principales du centre-ville et la minirocade qui l'entoure. Près de 17 000 véhicules, des dizaines de bus et des milliers de cyclistes passent ici chaque jour. À proximité, une église, de nombreux commerces et des rues piétonnes. En 2000, les feux et les panneaux ont été enlevés, les trottoirs démolis. L'asphalte a été remplacé par une grande étendue de briques orange, sans aucun marquage au sol. Seule subsiste la règle de la priorité à droite. Et deux passages piétons, conservés « à cause des craintes des handicapés », précise Nieske Ketelaar, adjointe au maire.

Résultat : trafic fluidifié, sécurité accrue. Et une circulation basée sur le contact visuel. « Quand vous ne savez pas trop qui a la priorité, expliquait Hans Monderman, vous avez tendance à chercher le regard des autres usagers. » Ce qui n'est possible qu'en dessous de 30 km/h. La voie partagée pousse ainsi les automobilistes à ralentir et à faire davantage attention.

Moins d'accidents
Un autre croisement, le Laweiplein, a fait peau neuve en 2003. Fréquentation journalière : plus de 20 000 véhicules. Ici, l'ancien carrefour et ses feux tricolores ont été remplacés par un squareabout, mi-rond-point, mi-place publique (notre photo). Au niveau du giratoire, seul un marquage au sol rappelle la règle du céder le passage. Tout autour, une zone spéciale permet aux cyclistes et piétons de couper par les côtés. Y compris en traversant devant les voitures. Cerise sur le gâteau : 70 fontaines ont été installées dans le but de pacifier l'espace : « Leur puissance augmente en fonction de la densité du trafic afin de couvrir les nuisances sonores », précise Henri Frieswijk, chargé de communication de la ville.

Un tableau idyllique ? Une étude réalisée en 2006 souligne le bon fonctionnement du Laweiplein. Aux heures de pointe, le temps d'attente moyen des automobiles est passé de 50 secondes à 30. Le nombre d'accidents a chuté : environ deux chaque année contre une dizaine par le passé. Et de nouveaux comportements ont émergé : « Les cyclistes indiquent désormais leur direction avec la main, ce qui était très rare avant aux Pays-Bas. » Mais, comme l'indique l'étude, ce phénomène traduit en réalité « un sentiment de vulnérabilité ». L'association des cyclistes néerlandais a émis des réserves. Les handicapés, aveugles en tête, restent également sceptiques. Tout comme certains automobilistes qui s'estiment « privés d'informations vitales ».

Malgré cela, le concept gagne du terrain. Ici, à Drachten, où il ne reste aujourd'hui plus que trois feux tricolores, bientôt appelés à disparaître. Dans la province tout entière, où plus de cent communes l'ont déjà appliqué. Et même au-delà : l'Union européenne soutient depuis 2004 un programme visant à le tester dans cinq pays différents.

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Le fromage des parkings et des autoroutes

Le Canard Enchaîné du mercredi 27 février 2008-02-27

Les automobilistes qui paient le péage des autoroutes ou ceux qui règlent leurs tickets de parking seront ravis de l’apprendre : jamais la société Vinci n’a gagné autant d’argent ! C’est la réalité qui saute aux yeux après la publication du détail de ses comptes, la semaine dernière.

Numéro un mondial des BTP, Vinci est aussi le numéro un en Europe des concessions publiques accordées par l’Etat ou par les municipalités : 4380 kilomètres d’autoroutes à travers Cofiroute, ASF, Escota et la plupart des parkings de centre-ville à travers Sogeparq, à Paris comme à Toulouse. Ces concessions lui assurent 70% de son résultat opérationnel alors que les dites concessions ne représentent que 15% de son chiffre d’affaires. Avec d’autres données, le résultat est encore plus parlant : les travaux publics n’assurent à Vinci qu’une rentabilité comprise entre4 et 5%, tandis que les autoroutes et les parkings lui rapportent du 38,3%.

Un chiffre qui montre comment la privatisation des autoroutes, décidée sous Strauss-Kahn et réalisée sous Villepin et Breton, s’est révélée une magnifique affaire pour ses bénéficiaires et une très mauvaise affaire pour l’Etat. Mais aussi un chiffre qui devrait faire réfléchir les municipalités qui concèdent à tout-va la gestion de leurs parkings au privé.

Les boursiers, qui comprennent vite, ne s’y trompent d’ailleurs pas. Comme le note « La Vie Financière » (22/0), « les concessions sont mieux valorisées par le marché que les activités de construction. Alors que ces dernières se paient en moyenne dix fois le bénéfice, les concessions se traitent à plus de vingt fois ce même ratio »,.

Vinci n’a d’ailleurs pas l’intention de s’arrêter là. Les socialistes ayant eu le bon goût de commencer à privatiser un tiers du capital d’Aéroports de Paris, Vinci a déjà acquis 3,3% de son capital et multiplie les pressions pour obtenir de Bercy une privatisation totale.

A 38,3% de rentabilité, pourquoi se priver ?

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Bachelot soigne les pharmaciens

Le Canard Enchaîné du mercredi 27 février 2088

C’est un e-mail qui en a sidéré plus d’un à la répression des fraudes. Le 22 janvier dernier à 10h30 du matin, les directeurs régionaux et départementaux de la DGCCRF ont vu arriver dans leur boîte à lettre électronique un message leur demandant de passer l’éponge sur les infractions relevées lors des derniers contrôles dans les pharmacies d’officine !

Il y a un an et demi, les fraudes avaient décidé de mettre leur nez dans les « marges arrières », c'est-à-dire les remises de prix offertes aux pharmaciens par les laboratoires, via les grossistes, sur les médicaments génériques. Ils n’avaient pas été déçus du résultat, la majorité des contrôles s’étanat soldé par des « rappels à la réglementation ».

Explication : le prix de vente des génériques (en moyenne moitié moins cher que les autres), est fixé par le Comité économique des produits de santé, un organisme interministériel où siège la Sécurité social qui prend soin d’octroyer au pharmacien une petite marge. Mais ce qu’avaient épinglé les directeurs de la DGCCRF, c’était la fâcheuse habitude de ces pharmaciens de se mettre dans la poche, non seulement les petites marges arrières, mais même celles allant bien au-delà du plafond autorisé.

Petit rappel pour tous ceux qui ne jonglent pas avec les rétrocommissions (autre appellation des marges arrières). En 2005, la loi Dutreil oblige les pharmaciens à répercuter une partie de ces remises dans le prix de vente, c’est-à-dire qu’au-delà d’un certain montant, elles sont censées faire baisser celui-ci. Du coup, la marge arrière des pharmacien a été ramenée à 20% en 2006 et à 15% l’année suivante (quand même !).

Toutes ces entorses relevées par les fraudes auraient normalement dû être sanctionnées. Mais Roselyne Bachelot, par ailleurs docteur en pharmacie, a volé au secours de ses amis pharmaciens. Alertée par l’Union nationale des pharmaciens de France, la ministre de la Santé s’est fendue, le 10 septembre 2007, d’une lettre à son homologue des finances, Christine Lagarde, qui a sous sa coupe la Répression des fraudes, où elle lui demande tout bonnement de lever le pied : « Je vous serais obligée de bien vouloir surseoir à la reprise des contrôles des services de la DGCCRF. Ce temps supplémentaire sera mis à profit pour nous permettre de trouver, avec les différents acteurs, des solutions constructives sur ce dossier ». Un mois plus tard, le 17 octobre 2007, ordre est donné aux Fraudes de suspendre les contrôles jusqu’en 2008.Entre-temps, certains agents de la DGCCRF ont eu la désagréable surprise d’être accueillis par des pharmaciens courroucés leur expliquant que Bachelot avait assuré à leur syndicat qu’il n’y aurait plus de contrôles, et donc que fichaient-il là ?

Poubelle. Le 22 janvier dernier, dans sa nouvelle note, Bachelot demande non seulement de mettre à la poubelle les PV qui ont pu être dressés, mais aussi de stopper définitivement les contrôles sur les marges arrières. En effet, le 3 janvier, une loi a opportunément tout régularisé ! Désormais, les pharmaciens ont le droit d’encaisser sur les génériques jusqu’à 17% de marges arrières, joliment rebaptisées « remises légales ».

Si, après ça, aux municipales, les 710 000 apothicaires ne mettent pas le bon bulletin dans l’urne…

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La Sarkozye est en folie

Le Canard Enchaîné du mercredi 27 février 08

Nicolas Sarkozy a battu un record pour la Vème république : créer autour de lui, en seulement neuf mois, une ambiance de fin de règne. Un peu partout, la Sarkozye part en morceaux.

A commencer par le sommet de l’Etat, où les relations entre les deux chefs de l’exécutif se sont sérieusement dégradées ! Inouï : depuis six mois, le Président et son Premier ministre ne se sont jamais entretenus en tête à tête, autrement dit sans la présence de leurs collaborateurs respectifs. Et depuis un mois, Fillon, jusque là muet, ne se prive plus de critiquer devant ses visiteurs le comportement agité de son patron et sa façon de prendre des décisions dans la précipitation et sans préparation.

Deuxième cause de désordre : les dissensions au sein du gouvernement.  Au chicayas habituelles s’ajoute une bagarre qui pollue l’atmosphère : la constitution d’un clan de ministres – Lagarde, Darcos, Horetefeux, etc. – qui cherche, avec les moyens du bord, à barrer la route de Matignon à Xavier Bertrand. Episode de cette lutte en coulisses : la révélation dans les colonnes de « l’Express » du rôle joué chez les francs-maçons par le ministre du travail. C’est en tout cas la conviction de l’intéressé.

Troisième dérapage : la grogne manifestée par le Parlement, sommé de voter à la va-vite des réformes insuffisamment étudiées. Le président de l’Assemblée,Bernard Accoyer, et celui du groupe parlementaire UMP, Jean-François Copé, ont eu toutes les peines du monde à calmer les ardeurs des députés de base, lesquels se sont sentis méprisés par le Président et peu enclins à supporter ses diktats. Dans l’entourage de Sarko, beaucoup s’inquiètent désormais des velléités de révolte des parlementaires de la majorité.

Quatrième source de zizanie : l’Elysée, où les conseillers s’étripent gaiement – Guéant ne peut pas piffrer Guaino, qui ne peut pas supporter Mignon – et accumulent gaffes et maladresses dans leurs interventions publiques. Sans parler du Président lui-même, qui n’hésite jamais à faire dans la provoc’. Tout cela crée un climat hautement toxique. D’autant que Sarko engueule tout le monde. Même Guéant :

« Tenez vos troupes ! lui a-t-il lancé lundi à l’Elysée, sinon cela risque de très mal se terminer pour nous. » Heureusement que tout va bien du côté de la croissance et de pouvoir d’achat…

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Hausse des prix : Faut-il modifier les étiquettes ?

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La réforme de l'audiovisuel public ne concernera pas la radio

NOUVELOBS.COM | 20.02.2008 |

Jean-François Copé, le président de la commission "pour la nouvelle télévision publique", installée mardi par Nicolas Sarkozy, a précisé mercredi 20 février que la radio publique n'était pas concernée par la réflexion sur la suppression de la publicité.


"Ça ne veut pas dire qu'on ne réfléchira pas (sur la radio publique), mais en tout cas ce n'est pas la mission qui nous a été confiée", a-t-il déclaré sur France Inter. "Nous ne sommes chargés que de la télévision, et croyez-moi, il y a beaucoup à faire. (…) Les choses sont claires, nous parlons de la télévision publique."
"Le fait qu'il n'y ait pas de commission sur la radio publique ne veut pas dire qu'il ne faut pas y réfléchir aussi", a cependant nuancé Jean-François Copé. Interrogé pour savoir si une autre commission serait nommée pour envisager la suppression de la publicité à la radio, le président du groupe des députés UMP n'a pas répondu.

"Je ne vais pas vous donner de chiffre"
"L'objectif, c'est de réfléchir à un calendrier le plus adapté possible pour aboutir in fine, comme l'a souhaité Nicolas Sarkozy, à la suppression de la publicité à la télévision publique", a encore déclaré Jean-François Copé, qui n'a pas avancé de date.
"Il ne faut pas s'arcbouter sur cette seule question de la pub. En vérité, notre commission va aller beaucoup plus loin que cela. L'idée, c'est que l'on réfléchisse à plusieurs des sujets qui intéressent les téléspectateurs et les Français. Je pense par exemple au contenu."
Interrogé sur le financement permettant de compenser les 800 millions d'euros de recettes publicitaires qui pourraient disparaître, Jean-François Copé a répondu: "Tous les chiffres circulent. (…) Mais je ne vais pas vous donner de chiffre aujourd'hui. J'ai demandé à Gilles Carrez, le rapporteur général du budget, d'être avec mes côtés dans cette commission pour faire un travail très précis sur tous ces sujets."
Jean-François Copé a par ailleurs assuré que les discussions se poursuivaient avec le groupe socialiste à l'Assemblée nationale afin de faire en sorte que l'opposition soit représentée au sein de la commission "pour la nouvelle télévision publique".

"Radio France n'existe pas"

Mardi soir, le Syndicat national des journalistes (SNJ) de Radio France s'est ému de l'absence de propositions sur la radio publique.
"Le SNJ constate, à sa grande surprise, que Radio France n'existe pas", déclare le syndicat dans un communiqué. "De graves restrictions budgétaires risquent de toucher la radio et la télévision publique, mais la radio est tenue à l'écart des réflexions présidentielles sur les compensations budgétaires."
"Il risque de manquer 45 millions d'euros au groupe Radio France, ce qui représente dix radios locales ou les orchestres et les chœurs ou la rédaction de France Info ou l'essentiel de France Inter, mais ce sinistre industriel en puissance ne retient pas son attention", déplore le SNJ.
Le syndicat considère que le président de la République a ainsi "zappé les treize millions d'auditeurs quotidiens" des radios publiques, aussi il "les invite à se mobiliser".

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