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vendredi 29 février 2008

Europe - Merkel-Brown, un duo pour contrer Sarkozy

Courrier International 28/02/08

EUROPE •  Merkel-Brown, un duo pour contrer Sarkozy La chancelière allemande s'est déplacée à Londres le 22 août. Son objectif : renforcer ses liens personnels et politiques avec son homologue britannique afin de sortir du face-à-face avec le président français, explique le Financial Times.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown et son homologue allemande Angela Merkel se sont employés à fonder une nouvelle alliance politique, rendue nécessaire après une série de changements dans le paysage politique européen. Lors d'une rencontre à Downing Street le 22 août, après laquelle ils se sont rendus ensemble au stade de Wembley pour assister à un match amical de football Angleterre-Allemagne [remporté par l'Allemagne], les deux dirigeants se sont mutuellement sondés au cours de ce que des sources proches qualifient de larges échanges.

La nomination de Gordon Brown à Downing Street en juin dernier et l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence française en mai ont marqué l'arrivée d'une nouvelle génération de dirigeants politiques sur la scène européenne, augurant de nouvelles alliances et coalitions. Selon certains observateurs, Angela Merkel souhaite vivement se rapprocher du Royaume-Uni afin d'éviter que l'Allemagne ne se retrouve trop liée à la France, en particulier en matière de politique industrielle. Gordon Brown, de son côté, cherche à faire valoir ce qu'il considère comme les bienfaits d'un resserrement de la coopération britannique avec les autres grandes puissances européennes, à l'heure où les conservateurs, dans l'opposition, l'appellent à soumettre à un référendum le traité modificatif de l'UE.

La chancelière allemande et le Premier ministre britannique s'étaient rencontrés en juillet à Berlin, peu après l'entrée en fonctions de Gordon Brown, mais ils n'avaient pas encore travaillé ensemble lors d'un sommet international. Un diplomate allemand explique qu'Angela Merkel entendait profiter de sa visite à Londres pour asseoir son rôle d'éminence grise en Europe et marquer "une certaine distance avec le président Nicolas Sarkozy".

Berlin n'a de fait pas apprécié certaines des initiatives politiques du président français, en particulier la tournure protectionniste de sa politique industrielle, et Angela Merkel veut "montrer qu'elle peut s'aligner sur Londres sur ces sujets et ne pas simplement se laisser influencer par ce que fait Paris", ajoute le diplomate. La chancelière compte également sur Gordon Brown pour ne pas bloquer les propositions allemandes visant à l'adoption d'un code de conduite incitant à la transparence financière en matière de fonds spéculatifs.

Londres et Berlin s'intéressent aussi au conflit en Afghanistan, qualifié par Gordon Brown de "ligne de front de la lutte contre le terrorisme". Comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne appelle d'autres pays, et notamment l'Allemagne, à augmenter leur soutien en la matière. Bien qu'Angela Merkel soit déterminée à se montrer à la hauteur de ce qu'elle estime être les obligations de l'Allemagne, les choses se sont compliquées pour elle cette semaine avec l'ajournement par les sociaux-démocrates, ses partenaires dans la coalition au pouvoir, d'un vote parlementaire sur la participation allemande à une mission en Afghanistan sous l'égide des Etats-Unis. De nombreux parlementaires du SPD s'opposent en effet à la prorogation du mandat de la mission américaine de traque d'Al-Qaida en Afghanistan, distincte de la "force de stabilisation" de l'OTAN présente dans le pays.

Dans une déclaration commune, les deux dirigeants ont reconnu que les efforts pour atteindre les "objectifs du millénaire" pour le développement fixés par l'ONU étaient "insuffisants", et ont appelé à un meilleur traitement de la question ainsi qu'au déblocage de fonds supplémentaires pour faire face à cette "urgence du développement". Un "partenariat international sur la santé", ont-ils ajouté, doit être lancé le mois prochain pour permettre une meilleure utilisation des ressources. Cet organisme sera chargé de coordonner les actions entre les pays donateurs et les agences internationales, telles la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé, sur des programmes de lutte contre la mortalité infantile et le sida.

Alex Barker, Daniel Dombey et Hugh Williamson
Financial Times

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Une amitié mise à mal : FRANCE-ALLEMAGNE

Courrier International 28/02/08

Avec une retenue tout apparente, la Süddeutsche Zeitung de Munich détaille les raisons de la mauvaise passe que traverse le couple franco-allemand. La responsabilité en revient pour l'essentiel au président français, qualifié de "vantard" et d'"égoïste".

Le président français traverse une période difficile, il est donc peu enclin à penser à l'Allemagne. Les sondages sont pour lui plus catastrophiques qu'ils ne l'ont jamais été pour aucun de ses prédécesseurs au terme de leur première année d'exercice. Comme il veut s'occuper de tout, il commet des erreurs. Ne parvenant pas à maîtriser son caractère, il lui arrive de baisser la garde. Les municipales ont lieu en France le mois prochain, et le chef de l'Etat s'efforce de reconquérir ses électeurs déçus. C'est pourquoi les voyages en province sont, pour le moment, plus importants pour lui qu'une visite en Bavière : il ne rencontrera pas Angela Merkel à la mairie de Straubinger.

La chancelière et le président avaient prévu un rendez-vous le 3 mars prochain, mais Sarkozy s'est excusé, implorant à demi-mot la compréhension de Berlin. En revanche, il se rend en Afrique. L'Allemagne, pour l'heure, semble l'ennuyer. La vitalité sarkozienne lui permettra, il est vrai, de croiser la chancelière à l'occasion du CeBIT [salon des technologies de l'information et de la bureautique – du 4 au 9 mars 2008] de Hanovre.

Un moment, on a pu croire que la rencontre fanco-allemande [connue sous le nom de sommet de Blaesheim, car elle devait se tenir dans cette ville de Bavière] avait été rendue impossible par des difficultés d'emploi du temps. Mais Sarkozy est prêt à se libérer par tous les moyens quand il estime qu'un rendez-vous est important. C'est ce qui rend ce désistement bien étrange. Il entretient avec Angela Merkel en particulier et avec l'Allemagne en général une relation difficile.

L'Allemagne et la France se hérissent mutuellement. Si, en Allemagne, on exprime de la frustration face à ce président, les sentiments de Sarkozy vis-à-vis du partenaire d'outre-Rhin frisent une indifférence ostensible. Le président affiche son égoïsme, et un refus vient rarement seul : le fait qu'il ait ordonné à sa ministre de l'Economie Christine Lagarde de l'accompagner [ce 28 février] dans le village – certes charmant – de Saint-Bonnet-de-Rochefort et d'annuler ainsi une rencontre prévue de longue date avec [le ministre de l'Economie et des Finances allemand] Peer Steinbrück est un affront. Même les porte-parole, habituellement diserts, peinent à ne pas reconnaître la gravité de l'événement.

Tout semblait pourtant prometteur, quand Nicolas Sarkozy, immédiatement après sa prise de fonctions, s'était rendu à Berlin. Enthousiaste, il avait assuré que "pour la France, l'amitié franco-allemande est sacrée", et que "rien ne peut remettre cette amitié en question". Dix mois plus tard, on s'aperçoit qu'il ne s'agissait que d'une entente de façade.

Sarkozy a un penchant pour les grandes déclarations et se vante volontiers, ce qui suscite l'indignation d'une chancelière qui, en comparaison, pratique volontiers l'autocritique. Sarkozy se vante quand il brandit le sauvetage de l'Europe comme une décoration parce qu'il a fait adopter le minitraité de l'UE avec brutalité, aggravant une crise provoquée d'ailleurs à l'origine par la France. Récemment, il a réussi à exaspérer pour longtemps les Allemands avec son projet d'Union de la Méditerranée voué à l'échec.

Une entente entre Sarkozy et Merkel ne semble donc pas en vue sur le plan émotionnel, et encore moins sur le plan politique. Ce n'est pas en s'embrassant sur les deux joues que l'on compense l'absence de cordialité. La relation franco-allemande ne prospérera de nouveau que lorsque Sarkozy aura surmonté son malaise sur la scène intérieure.

Gerd Kröncke
Süddeutsche Zeitung

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Cyberperquisitions

Edito du Monde | 28.02.08

Chaque citoyen a droit au respect de sa vie privée. Cette injonction de la Déclaration universelle des droits de l'homme s'impose à tous depuis 1948. Elle a incité la Cour constitutionnelle allemande à encadrer de façon stricte, mercredi 27 février, le droit pour la police d'espionner, via Internet, les ordinateurs des personnes soupçonnées de terrorisme.

Cette décision de la Cour de Karlsruhe était d'autant plus attendue qu'elle porte sur une question commune à toutes les démocraties. A l'heure où les individus confient une part croissante d'eux-mêmes à la Toile, où doivent s'arrêter les intrusions de l'Etat ? Autrement dit, la lutte contre le terrorisme, la pédophilie et la cybercriminalité justifie-t-elle que la police s'arroge des pouvoirs d'investigation étendus ?

La Cour de Karlsruhe a répondu non. Elle autorise les perquisitions en ligne, mais elle les circonscrit. La police aura le droit de surveiller à distance la navigation sur Internet des personnes soupçonnées de crime. Mais elle ne pourra le faire qu'après avoir obtenu l'autorisation d'un juge. Et seulement en cas de menaces concrètes contre la vie humaine ou contre l'Etat. Qui plus est, les données recueillies lors de ces cyberperquisitions ne pourront pas être utilisées par la justice si elles touchent à la vie privée des suspects.

En France, un projet de ce type est à l'étude. Comme son collègue allemand de l'intérieur, Wolfgang Schäuble (CDU), Michèle Alliot-Marie souhaite faciliter les perquisitions en ligne. Ce dispositif devrait figurer, au printemps, dans le projet de loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure.

On ne connaît que les contours de ce projet, mais il mûrit. Mme Alliot-Marie a ainsi indiqué que "la captation à distance des données numériques se trouvant dans un ordinateur ou transitant par lui" devra être autorisée par un juge. Cette garantie est essentielle. Mais - la décision de la Cour de Karlsruhe le suggère - d'autres garde-fous sont indispensables.

Pour justifier sa démarche, qui inquiète les défenseurs des droits de l'homme et les internautes, la ministre de l'intérieur a fait un parallèle entre les écoutes téléphoniques, encadrées par la loi, et la surveillance de la Toile, difficile à instaurer faute d'outils juridiques appropriés.

L'exemple n'est pas vraiment convaincant. La réglementation des écoutes téléphoniques, administratives ou judiciaires, n'a jamais empêché les officines d'Etat d'outrepasser leurs droits. Les exemples d'écoutes "sauvages" ne manquent pas. C'est en ayant en tête ces transgressions, toujours tentantes, qu'il faudra juger le projet Alliot-Marie. En espérant que le Conseil constitutionnel se montrera aussi vigilant que la Cour de Karlsruhe.

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Des entretiens d'embauche rémunérés : une nouvelle formule américaine de débauchage de cadres

Marine Relinger – La Tribune 28/02/08

Qui dit mieux ? Les Américains lancent une nouvelle forme de débauchage qui propose aux candidats de se faire payer pour se rendre en entretien d'embauche. Et si cela arrivait en France, alors que l'APEC annonce un record des recrutements de cadres, notamment confirmés, en 2008 ?

Aux USA, uniquement. Vous êtes brillant et vous faites partie de ce que l'on appelle les "profils rares" du marché de l'emploi. Vous êtes déjà, sûrement, en poste et bien payé. Le site américain NotchUp vous propose de vous faire rémunérer pour passer des entretiens d'embauche. Non, vous ne révez pas. Ce nouveau média incite en effet les firmes outre-Atlantique à délier la bourse pour débaucher les meilleurs profils. Son argument ? Cette approche directe se révèle tout de même moins coûteuse que de charger un cabinet de recrutement de dénicher la perle rare.

Gratuit pour le candidat. Pour le candidat potentiel, la démarche est totalement gratuite. Il lui suffit de s'inscrire on line, en remplissant une fiche de renseignements standard. Et, pour les (encore plus) paresseux, cette dernière peut même se remplir automatiquement : il suffit pour cela d'y importer son profil LinkedIn à condition d'être inscrit sur ce réseau professionnel du Web. Car NotchUp est le pays du candidat roi : ce dernier peut y fixer lui même son tarif, sachant qu'une application lui permet d'évaluer sa "valeur" en fonction de son poste actuel, de son expérience, ou encore de sa formation. Il peut, même, faire son choix parmi une typologie d'entreprises afin de définir lesquelles pourront lui envoyer des offres... et lesquelles backlister. Enfin, s'il parraine d'autres "hauts potentiels", il recevra 10 % de la rémunération que ces derniers obtiendront s'ils sont reçus en entretien... à condition qu'ils en décrochent un.

Pays (virtuel) du candidat roi ? Les entreprises intéressées, elles, payent une commission pour chaque entretien effectué. Selon NotchUp.com, Google et Facebook testent notamment la version beta du site web. Pour attirer d'autres clients, la start up promet un remboursement intégral si l'entretien ne s'est pas déroulé dans les normes. Avec ces procédés virtuels, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver ? Au final, si la démarche se révèle innovante et alléchante, l'on est en droit de se demander quelles embauches seront au final concrétisées via ce process. En effet, les candidats cinq étoiles que le site ambitionne de débaucher se voient déjà proposer, sur le marché "réel" de l'emploi, les meilleurs postes et les plus hauts salaires. Alors, outils de sourcing précurseur destiné aux profils rares ou simple défouloir pour candidats frustrés ? L'avenir nous le dira...

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Cuba signe deux accords internationaux sur les droits de l'Homme à l'ONU

NEW YORK (AFP) - 28 février 2008 | La Suisse de Vaud

Cuba a signé deux accords internationaux sur les droits de l'Homme jeudi à l'ONU, a annoncé son ministre des affaires étrangères, Felipe Pérez Roque, quatre jours après l'accession de Raul Castro à la présidence du pays, succédant à son frère Fidel.

M. Pérez Roque a indiqué à New York, lors d'une conférence de presse, qu'il venait de signer le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international sur les droits politiques et civiques.

Environ 240 prisonniers politiques sont détenus dans les prisons cubaines, dont quatre ont été libérés et expulsés vers l'Espagne récemment.

M. Pérez Roque a saisi l'occasion pour demander une nouvelle fois la levée de l'embargo économique imposé à son pays par les Etats-Unis depuis 1962, tout en soulignant que Cuba n'accepterait pas que Washington y mette des conditions.
"Nous n'accepterons jamais de conditions pour la levée de l'embargo", a-t-il affirmé.

Le ministre a ajouté que "l'embargo et la politique d'hostilité et d'agression de Washington contre Cuba constituent le plus sérieux obstacle à la jouissance par le peuple cubain des droits protégés par les pactes".

L'Assemblée générale de l'ONU, où siègent les 192 Etats membres, procède chaque année depuis 16 ans à un vote dans laquelle elle exhorte les Etats-Unis à lever l'embargo économique qu'ils imposent à Cuba depuis 45 ans.

L'embargo contre Cuba a été imposé par les Etats-Unis en 1962, après l'échec de l'invasion de l'île pour tenter de renverser le régime de Fidel Castro --l'épisode de la baie des Cochons. Il a ensuite été renforcé à plusieurs reprises, notamment par la loi Helms-Burton de 1966 et des restrictions aux voyages des citoyens américains à Cuba.

Raul Castro, 76 ans, général et chef des forces armées révolutionnaires de Cuba depuis près de 50 ans, a été élu président par l'Assemblée nationale cubaine dimanche. Son frère aîné Fidel Castro, 81 ans, figure historique du communisme qui dirigeait l'île depuis 1959, a annoncé la semaine dernière qu'il quittait le pouvoir pour raison de santé.

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jeudi 28 février 2008

Prix : les producteurs de salades bloquent l'expédition de leur production

jeudi 28 février 2008 – Europe 1


Quelque 400 producteurs de salades ont bloqué jeudi matin, pour la deuxième journée consécutive, le marché d'intérêt national de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Ils bloquent ainsi l'expédition depuis la région pour protester contre le faible prix d'achat de leur production imposé par les négociants et les distributeurs.


Depuis trois semaines, on vend nos laitues et nos batavias entre 15 et 20 centimes d'euros alors que le prix de revient se situe aux alentours de 30 centimes" : Rémy Roux, président du syndicat des "belles salades de Provence" et ses confrères producteurs de salade protestent depuis deux jours contre cette situation, dans un contexte de polémique générale sur la hausse des prix de l'alimentaire. Jeudi matin, quelque 400 d'entre eux ont bloqué le marché d'intérêt national (MIN) de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) rendant ainsi impossible l'expédition de salades.

Les exploitants ont aussi mis en place un barrage filtrant à l'entrée de l'autoroute A7 pour stopper les camions pouvant transporter des salades malgré le mot d'ordre adopté. Ils ont également décidé de ne pas couper de salades, jeudi et sans doute jusqu'à lundi, dans l'attente de négociations pour obtenir un nouveau prix pour leurs salades.

Une première réunion regroupant les acteurs du secteur, notamment les centrales d'achat de la grande distribution, doit avoir lieu jeudi en fin d'après-midi à l'intérieur du MIN pour essayer de trouver une solution à la crise. "Il faut que les marges faites sur nos produits (par la grande distribution) fassent l'objet d'une répartition équitable entre les différents opérateurs de la filière salade", a expliqué Rémy Roux. C'est dans ce marché d'intérêt national de Châteaurenard que les négociants fixent le prix de 80% des salades françaises pour les distributeurs.

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ALLEMAGNE-FRANCE Paris irrite sérieusement Berlin

Courrier International 28/02/08 17 h 30

"Tensions entre Paris et Berlin", titre en première page le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien économique Handelsblatt renchérit : "Le gouvernement français n'a plus de temps à consacrer à son partenaire allemand", et indique que c'est la deuxième fois en une semaine qu'une rencontre franco-allemande est annulée sur décision de Nicolas Sarkozy.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, devait recevoir, aujourd'hui à Paris, son homologue allemand et les directeurs des banques centrales allemande et française. Elle a dû annuler hier la rencontre, Nicolas Sarkozy l'ayant priée de l'accompagner dans l'Allier.

Signe, selon la presse allemande, que ce dernier a besoin de soutien pour reconquérir le cœur des Français avant les élections municipales, et que la relation franco-allemande est pour lui tout à fait secondaire. Nicolas Sarkozy a de plus annulé la traditionnelle rencontre franco-allemande de Blaesheim, repoussée de trois mois pour des questions de calendrier.

Et les deux quotidiens de dresser la liste des différends entre le président français et la chancelière allemande : l'idée d'"union méditerranéenne", mais aussi la politique agricole, la protection du climat et la diplomatie française "de la centrale nucléaire".

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Décadence ... Peyrat, maire de Nice, insulte un de ses administrés

NOUVELOBS. | 28.02.2008 | 13:10

Dans une vidéo mise en ligne par un Niçois, on peut entendre Jacques Peyrat, maire de Nice et candidat à sa réélection, interpeller une passante : "Ta gueule, va te faire foutre…", lui dit-il avant de la traiter "pétasse".

Ta gueule, va te faire foutre…" Ce sont dans ces termes que Jacques Peyrat, actuel maire de Nice et candidat à sa réélection, s'est adressé à une de ses administrés. Des propos qui ont été diffusés à travers le web grâce à une vidéo pirate tournée et mise en ligne par un Niçois. Les images ont fait le tour des sites de partage en ligne. On y entend Jacques Peyrat interpeller une passante lors d'une visite de chantier du tramway le 25 février.

Mauvais sondages - "Va te faire foutre. Pétasse, va. Si je te disais pétasse, qu'est-ce que tu me dirais ?" Il poursuit : "Et ce sont des Niçois, je te signale. Des Niçois qui viennent emmerder tout le monde". Jacques Peyrat, 76 ans, se présente pour un troisième mandat de maire.

Mais sa réélection s'annonce compromise. Une véritable bataille s'est en effet engagée à droite pour rafler la mairie de la cité azuréenne. Peyrat, suspendu de l'UMP, doit désormais faire face à la candidature de Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer et investi par l'UMP. Les sondages montrent un avantage certain à Christian Estrosi.

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Shoah : Veil estime que Sarkozy s'est "un peu fourvoyé"

NOUVELOBS. | 28.02.2008 |

MEMOIRE Simone Veil a expliqué que lors de la réunion mercredi sur la mémoire de la Shoah à l'école, les participants ont estimé que le chef de l'Etat "avait été mal informé". "Je ne pouvais pas imaginer que l'on donne la charge à un enfant de CM2 d'avoir à incarner un enfant mort", dit-elle.

Simone Veil, qui a participé mercredi 27 février à la réunion au ministère de l'Education sur la mémoire de la Shoah à l'école, a estimé dans la soirée, que Nicolas Sarkozy s'était "un peu fourvoyé" avec son idée de faire parrainer les enfants victimes de la Shoah par des écoliers de CM2, a-t-on appris jeudi 28 février.
"Ca a été ce matin un moment assez crucial, assez difficile, assez bouleversant, dans lequel nous avons eu à nous prononcer sur une décision du président de la République", a raconté la présidente d'honneur de la fondation pour la mémoire de la Shoah, lors d'une réunion publique au gymnase Japy, organisée à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, et qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

"Pas une bonne solution" -  "Nous avons tous, sauf peut-être un d'entre nous, mais tous les autres, estimé qu'il avait été mal informé, qu'il s'était un peu fourvoyé", a déclaré Simone Veil, se déclarant "très heureuse de savoir qu'on est revenu sur cette situation".
"Je ne pouvais pas imaginer que l'on donne la charge à un enfant de 10 ans, un enfant de CM2, d'avoir à incarner un enfant mort",
a expliqué l'ancienne déportée, avant d'ajouter, "ce n'était pas une bonne solution, et je crois que nous avons ce matin oeuvré pour que l'on puisse comprendre qu'il y avait beaucoup d'autres façons".
"En France on fait un effort considérable, que ce soit les professeurs, mais aussi les anciens déportés (...) pour que dans les écoles on en parle", a-t-elle souligné, précisant qu'elle-même était souvent invitée à s'adresser aux écoliers.

"Ne pas les traumatiser" -
"Nous le disons parfois de façon un peu dure, mais nous essayons de ne pas épouvanter les enfants, de tenir compte de l'âge de ces enfants", a estimée l'ancienne ministre, rentrée de déportation à 17 ans, citant son expérience personnelle: "mes enfants j'ai voulu leur en parler, mais j'ai voulu aussi les protéger, j'ai voulu ne pas les traumatiser".
Mme Veil a enfin exprimé ses craintes suscitées par cette idée, "compte tenu de la situation dans notre pays et de ce qui s'est passé pendant la guerre".


Elle a cité le "massacre d'enfants qui a eu lieu à Oradour", village de Haute-Vienne où 642 personnes avaient été assassinées par des SS en juin 1944. "Ils ont été aussi les victimes du nazisme, donc il fallait faire très attention à ça", a-t-elle rappelé
 

LE MONDE | 28.02.08 | 15h03

Shoah : l'idée de M. Sarkozy permettra "d'améliorer" ce qui est déjà fait, selon Mme Veil

Un groupe de travail réunissant seize personnalités et membres d'associations s'est réuni, mercredi 27 février, au ministère de l'éducation nationale à l'initiative de Xavier Darcos. Avant cette réunion, le ministre a salué la "bonne idée de Nicolas Sarkozy", et souhaité qu'elle soit "transformée en bonne démarche pédagogique".

A l'issue de la rencontre, M. Darcos a publié un communiqué rappelant que celle-ci "avait pour objectif de définir les modalités de mise en oeuvre de la proposition du président de la République". Prenant le contre-pied des reproches adressés à M. Sarkozy, ce texte évoque "la grande confusion des critiques, souvent excessives, qui ont suivi la proposition".

Au sein du groupe de travail, les interprétations divergent. Le parrainage individuel, a déclaré le cinéaste Claude Lanzmann, "était enterré avant même qu'on se réunisse. Ce n'était pas praticable car il y a 11 400 enfants juifs de France victimes et 600 000 élèves en CM2". Il a néanmoins estimé que l'idée "était partie d'une émotion sincère du président".

Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, avait porté les critiques les plus dures contre l'idée de M. Sarkozy. A l'issue de la réunion, elle a rapporté la volonté des personnalités présentes "d'améliorer ce qui est déjà très bien fait par les professeurs". Elle a aussi plaidé pour des travaux en petits groupes d'élèves, "non pas vers un enfant en particulier mais vers telle situation, dans telle ville".

Pour Serge Klarsfeld, président de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, "l'important, c'est l'initiative du président parce que, sans cela, il n'y aurait pas eu d'adaptation pédagogique".

Chargée de coordonner le groupe de travail, qui doit rendre ses conclusions dans deux mois, Hélène Waysbord-Loing, présidente de l'association de la maison d'Izieu, s'est réjouie de la "bonne volonté commune" des personnalités présentes. Précisant qu'elle comptait favoriser le travail sur des "groupes d'enfants" victimes, elle a rappelé que l'enseignement de la Shoah existait depuis 2002 en classe de CM2. 

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MAI 1968 - Appel à témoins

NOUVELOBS | 28.02.2008 | 11:26

A l'occasion des 40 ans des événements de Mai 1968, nouvelobs.com fait appel à vous : votre mémoire, vos témoignages et, si vous étiez trop jeunes ou pas encore nés, votre regard.

Pour ce faire, nous avons créé deux adresses mails, auxquelles vous pouvez envoyer textes, sons, photos, vidéos. Les meilleurs d'entre eux, les plus significatifs, les plus insolites, les plus symptomatiques seront mis en ligne sur le site, à l'occasion d'une Edition spéciale que nous lancerons d'ici peu. PF

Pour envoyer vos contributions, cliquer ici

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