Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 27 février 2008

Jacques Chirac est passé au salon

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Posté par werdna à 17:25 - Agriculture - Pêche - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tchad : Opposants disparus : rapport accablant pour N’Djamena

Libération mardi 26 Février 2008 

Alors que la France multiplie, toujours sans succès, les demandes «d’informations» et «d’éclaircissements» sur le sort des opposants tchadiens disparus, un rapport d’Human Rights Watch (HRW) accable clairement les autorités de N’Djamena. Ibni Oumar Mahamat Saleh, le porte-parole de la principale coalition de l’opposition, et Ngarlejy Yorongar, un député fédéraliste, sont portés disparus depuis le 3 février, au moment de l’offensive rebelle sur la capitale. Leurs familles sont sans nouvelles d’eux, et plus étonnant, le gouvernement assure ne pas en savoir plus et propose même d’ouvrir une enquête.

Peu de doutes.  Les témoignages recueillis par la très respectée ONG américaine à N’Djamena laissent peu de doutes sur l’implication du gouvernement d’Idriss Déby. Des voisins témoignent de l’arrestation musclée de Yorongar, chez lui, par une dizaine de soldats qui l’ont poussé dans une Toyota beige, la voiture standard de l’armée tchadienne, sans plaque d’immatriculation. La description précise des uniformes des militaires, avec leurs épaulettes jaunes, ne laisse pas de doutes sur leur appartenance aux forces régulières. Deux heures plus tard, Ibni Oumar Mahamat Saleh subissait le même sort. Il y a une dizaine de jours, le ministre de l’Intérieur tchadien, Ahmat Mahamat Bachir, affirmait que les deux opposants avaient été enlevés lorsque les quartiers de la capitale étaient aux mains des rebelles. Mais l’enquête a démenti ces affirmations, indiquant que «dans chacun des cas , les forces de sécurité du gouvernement avaient repris un contrôle total des quartiers en question avant l’heure indiquée de leur détention». Le gouvernement a fait croire à une «réapparition» de Yorongar près de son domicile. C’était une fausse nouvelle et la famille dénonce «une torture morale».

HRW s’est penché sur le cas d’un troisième opposant, Lol Mahamat Choua, figure de proue de l’opposition, mystérieusement retrouvé dans une prison militaire une semaine après sa disparition. Celui que les autorités ont décrit comme un «prisonnier de guerre», «capturé sur le champ de bataille» en plein QG des rebelles, a lui aussi été embarqué à son domicile dans cette même journée du 3 février. Là encore, deux témoignages concordants accablent le pouvoir. Les soldats qui ont procédé à l’arrestation de Choua étaient armés de fusils noirs, l’arme réservée aux soldats de la Garde présidentielle. Choua est toujours détenu sans chef d’accusation dans une prison militaire de N’Djamena, privé de la visite de sa famille ou de son avocat. Cette vague d’arrestations aurait pu faire beaucoup plus de victimes, comme l’indique le rapport ; de nombreux opposants n’ont dû leur salut qu’à une plongée dans la clandestinité.

«Argent comptant». Pour Reed Brody, un des responsables de l’ONG, «il est impossible de savoir si les opposants arrêtés sont encore en vie». Ce ne sont certes pas les annonces contradictoires du gouvernement tchadien qui permettent d’en savoir plus. Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept ont tous exprimé leur «profonde inquiétude concernant l’arrestation de membres de l’opposition politique non armée du Tchad». La France insiste sur la nécessité d’avoir des informations sur leur sort. Mais Reed Brody déplore «la tendance de Paris à donner du crédit aux affirmations des officiels tchadiens, qu’ils semblent prendre pour argent comptant». Pour certains enquêteurs de l’ONG, il semblerait «très étonnant» que les autorités françaises n’aient pas été au courant de ces arrestations depuis le début.

Nicolas Sarkozy en visite au Tchad mercredi

NOUVELOBS | 26.02.2008 | 18:13 Extraits

Il rencontrera son homologue tchadien Idriss Déby au cours d'une escale de quelques heures à N'Djamena, sur le chemin de l'Afrique du Sud où il est attendu pour une visite officielle.

Le président français sera accompagné par une quarantaine de chefs d'entreprise française,

L'Arche de Zoé au menu ?

Nicolas Sarkozy pourrait notamment évoquer avec son homologue la demande de grâce transmise à N'Djamena par les six membres de l'Arche de Zoé condamnés en décembre dernier.

Posté par Kozett à 11:30 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables : Connaissance des langues

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Posté par Kozett à 00:05 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La flexicurité revient sur le tapis. Eric Besson a rendu son rapport à

Libération – 27/02/08

On l’avait presque oublié. Au milieu des problèmes de pouvoir d’achat, le gouvernement continue de travailler sur certains chantiers sociaux. Comme celui de la « flexisécurité », la combinaison d’un certaine dose de souplesse du marché du travail avec des garanties plus larges pour les salariés, en termes de formation ou d’indemnisation du chômage.

Ric Besson, secrétaire d’Etat à la Prospective, a rendu hier à François Fillon son rapport sur le sujet. Peu de préconisations, mais une jolie série de fiches techniques sur ce que les Autrichiens ou les Suédois réalisent. Le secrétaire d’Etat note aussi que, face aux modèles nordiques toujours encensés, « la France ne manque pas d’atouts pour effectuer cette mutation ».

Une mutation qui semble en être au point mort, en dépit du rendu du rapport commandé. Mais en matière de rapports qui, dès publication, servent à caler des armoires normandes, le gouvernement commence à avoir une certaine pratique.

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Posté par werdna à 00:04 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rappel: les jeunes ayant atteint 18 ans entre 1er mars 2007 et 28 février 2008 sont inscrits d'office sur les listes électorales

Les élections cantonales et municipales auront lieu les 9 et 16 mars 2008.

Attention, toute personne inscrite d'office ne reçoit pas systématiquement de notification de son inscription. Par précaution, renseignez-vous auprès de votre mairie, pour vérifier que l'inscription a été effectuée.

Où aller ? Une seule adresse, le bureau des élections de votre mairie, à contacter éventuellement avant pour connaître les horaires d'ouverture.

Plus d'informations : service-public.fr

Quelles pièces apporter ? Votre carte d'identité ou passeport, plus un justificatif de domicile à votre nom: quittance de loyer (non manuscrite), facture EDF datant de moins de trois mois, taxe d'habitation, voire votre avis d'imposition ou de non-imposition. Attention, les factures de téléphone mobile sont rarement acceptées.

Si vous êtes hébergé, amenez une attestation de l'hébergeant précisant la date d'arrivée, ainsi que sa pièce d'identité, un justificatif de domicile à son nom accompagné d'un courrier quelconque qui vous est adressé à l'adresse où vous logez.

Si vous habitez chez vos parents et que vous avez moins de 25 ans, un livret de famille ou un extrait de naissance peuvent remplacer l'attestation d'hébergement. Si vous avez plus de 25 ans, vous êtes considéré comme un ‘'hébergé''.

Si vous venez d'obtenir la nationalité française, vous devez en plus de ces pièces un certificat de nationalité ou le décret de naturalisation.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez remettre une procuration établie sur papier libre à quelqu'un ou demander votre inscription par correspondance en envoyant les pièces indiquées.

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Quand Sarkozy interprète les textes fondateurs des religions

Ouest-France – 27/02/08 - Pierre TANGUY

« Dieu et Sarkozy » : Il n'y a pas un mot d'appel à la violence dans la Torah, la Bible et le Coran. C'est le chef de l'État qui l'affirme.

Après ses déclarations controversées de Riyad (« Dieu est dans le coeur de chaque homme »), de Saint-Jean-de-Latran, à Rome, autour de la « laïcité positive » et de la place éminente des religions dans la société, Nicolas Sarkozy persiste et signe dans un entretien avec des lecteurs du Parisien (lire l’entretien).

Il affirme, explicitant sa pensée sur les religions, que « tout doit être fait pour éviter la guerre des religions entre l'islam et l'Occident ». Le chef de l'État s'appuie, pour le dire, sur des interprétations pour le moins sujettes à caution. Et d'autant plus surprenantes que l'entretien en question a bien été relu par l'intéressé avant publication.

Que dit Nicolas Sarkozy ? Qu'il « n'y a pas un mot de la Torah, pas un mot de la Bible, pas un mot du Coran qui prône la violence, la haine et l'extrémisme ». De quoi, effectivement, faire bondir tous ceux qui fréquentent, un tant soit peu, les textes fondateurs des religions monothéistes. On y trouve, en effet, une justification fréquente de la violence, notamment à partir de la notion de « Terre sainte » ou de « Terre promise ».

« À la hache »

Ainsi, dans la Bible, ne voit-on pas Josué organiser la conquête du pays de Canaan en supprimant des populations entières ou le roi David tuer des myriades de Philistins ? Au livre des Juges, (chapitre 21, verset 10), ne lit-on pas : « Allez et frappez du tranchant de l'épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants » ? Et que dire du Coran, où l'on voit un prophète chef de guerre en action, et où l'on peut lire, à la sourate 33 (verset 64), « qu'Allah maudit les incroyants et leur a préparé un brasier ».

Nicolas Sarkozy, pris dans son élan (citant successivement Torah, Bible et Coran), ne distingue pas, en outre, la particularité du message chrétien. Jésus-Christ, le « Dieu d'amour » du Nouveau Testament - deuxième partie de la Bible - refuse la loi juive du talion (« oeil pour oeil, dent pour dent ») et crée une vraie rupture. Pas un mot d'appel à la violence et à la haine dans l'Évangile. Bien au contraire. Ce qui n'a pas empêché l'Église catholique - notons-le - de confondre, dans son histoire, pouvoir politique et religieux, de mener des croisades ou de participer à des guerres de religion.

Le chef de l'État, lui, ne s'arrête pas à ces subtilités. Il évacue la violence des textes sacrés et ne sait pas distinguer les messages particuliers des monothéismes. Ce qu'on appelle parler des religions « à la hache ».

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60 millions de consommateurs. Mais aussi de salariés !

Mercredi 27 Février 2008 - Sylvain Lapoix – Marianne

L'enquête de l'UFC Que Choisir sur la hausse des prix permet au gouvernement de pointer le doigt en direction de bouc-émissaires, producteurs ou distributeurs, plutôt que d'envisager une action sur les salaires qui seule, peut faire face à la hausse des matières premières.

Les Français considèrent à une forte majorité de 81% que leur pouvoir d'achat a baissé au cours de l'année écoulée, selon un sondage Ifop publié mercredi 27 février 2008.

La proportion était de 65% en novembre dernier et de 59% en janvier 2007, précise l'Ifop dans cette enquête

l'article paru dans le numéro de mars du magazine 60 millions de consommateurs retrace la hausse des prix comme une véritable catastrophe naturelle. Et face à cette tornade qui balaye tous les autres sujets d'actualité sur son passage, le gouvernement mise sur le « coup de poing », violente métaphore du Premier ministre qui s'en va rejoindre les « chocs de croissance » et « chocs de confiance » du début du quinquennat. Détail significatif : on retrouve le terme de « choc d'offre », non pas dans la communication gouvernementale mais dans le communiqué de presse du secrétaire national de l'UMP en chargé du pouvoir d'achat.

Ce rapprochement est d'ailleurs révélateur d'une chose : la « riposte » que le gouvernement se propose de mettre en place est en cohérence avec la logique du « paquet pouvoir d'achat », cœur de la politique de relance du Président. Face aux problèmes des salaires, Sarkozy dit : « travaillez plus pour gagner plus » et renvoie dos à dos patrons et salariés. Face au problème de la hausse des prix des denrées alimentaires, Fillon répond : « négociez plus pour coûter moins » et renvoie dos à dos producteurs et distributeurs. Les deux logiques se rejoignant dans un même objectif : ne pas toucher aux salaires.

La grande distribution, symbole haï de la vie chère
Dans cette démarche de responsabilisation, les propositions du Premier ministre poursuivent une logique de recherche du coupable : le 10 mars est promis le premier rapport de « l'observatoire des prix et des marges », créé en novembre 2007 suite à une réunion entre Nicolas Sarkozy et les patrons de la grande distribution à l'Elysée. Si l'on en croit l'article qui ouvre le dossier de 60 millions de consommateurs, cette réunion n'a pas été une franche réussite sur la négociation des prix.

Oui, mais voilà : il faut faire une « enquête » ! Une autorité de la concurrence va venir renforcer les rangs des organismes de contrôle : ne laissez plus vos supermarchés en liberté, ce sont des dangers publics ! On verse dans le faits divers… à dessin. Il est étonnant en effet de voir cette condamnation unilatérale se fonde sur une enquête dont la légitimité est déjà remise en cause dans tous les titres de presse. L'argument est d'ailleurs loin d'être ridicule : ce dossier a été réalisé (pour des raisons pratiques) à partir des sites Internet des enseignes épinglées. Et puis qui, sinon les responsables politiques de ce pays, gauche et droite réunis, ont brisé, depuis vingt-cinq ans, tous les mécanismes de contrôle des prix autrefois en vigueur, au nom de la liberté du commerce ? Qui refuse tout encadrement des prix, tolérant à peine celui en vigueur dans la pharmacie ou le livre ?

A la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, on sert les dents. « La grande distribution, c'est le symbole de la baisse du pouvoir d'achat, y explique-t-on. Depuis que ce sujet a pris de l'ampleur, les hypermarchés et leurs pratiques sont devenus l'objet de tous les fantasmes. » Les théories des économistes divergent cependant sur la véritable raison de la hausse des prix, la grande distribution n'étant que le dernier intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Sur cette question, Fillon répond par l'assouplissement des conditions de négociations entre producteurs et distributeurs en poursuivant le processus entamé avec la loi Chatel votée en janvier 2008. Les patrons sont sains et saufs…

« Le temps de l'augmentation des salaires est arrivé ! »
…mais les employés pas vraiment ! Car le mouvement d'augmentation du prix des denrées alimentaires de base (principalement le blé et le lait), ainsi que celui du pétrole qui pèse sur le transport, n'est pas un épisode mais bien une tendance lourde au niveau mondial. Ainsi, comme le notait d'ailleurs l'enquête, si les chiffres chocs se concentraient sur quelques dizaines de « produits martyrs » ayant augmenté de plus de 10% en trois mois, il s'agissait de produit de marque ou d'enseigne fortement transformés, packagés et marketés. Autrement dit, le poids des matières premières dans leur prix demeurait minoritaire.
En outre, la désignation des producteurs ou - plus rarement - des distributeurs comme bouc-émissaires de l'inflation est une impasse : ces usines qui fabriquent des produits ou ces hypermarchés qui les commercialisent emploient des salariés. En exigeant d'eux qu'ils n'augmentent pas leurs prix on leur fournit d'excellents arguments pour continuer, dans l'industrie, à sous-payer les ouvriers ou à délocaliser et, dans la grande distribution, à maintenir les salaires souvent inférieurs à 1000 euros des caissières, comme l'ont rappelé les conflits récents dans ce secteur d'activité. Et Jean-Paul Fitoussi, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a raison de dire comme ce matin sur France Inter que la baisse des prix aggrave les inégalités sociales préexistantes. « Nous ne sommes plus dans les années 1970 où l'inflation était perçue comme une bonne chose car elle menait mécaniquement à une augmentation des salaires, développait-il. Cette inflation est structurelle et il est préférable de ne pas la combattre, et de conclure, le temps de l'augmentation des salaires est arrivé ! »
Voilà un bel appel, repris depuis le 20 février dernier par la Confédération européenne des syndicats, qui vient de lancer une campagne dans toute l'Union sur la question des salaires contre les patrons et les gouvernements qui utilisent « trop librement la baisse salariale comme seule variable d'ajustement. »

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santé : Le Conseil économique et social propose des mesures d'urgence pour la médecine du travail

La Tribune.fr - 26/02/08

Selon un rapport du Conseil économique et social (CES), la médecine du travail est dans une situation "critique" et nécessite "une réforme urgente" pour répondre aux nombreux enjeux liés à la santé des salariés.

Saisi en décembre par le Premier ministre, le CES a présenté mardi en séance plénière un projet d'avis sur "l'avenir de la médecine du travail", qui sera voté ce mercredi. "La capacité de la médecine du travail de répondre aux enjeux de la santé au travail pose question, dans un contexte où à côté de contraintes physiques persistantes, se développent d'autres risques liés à une intensification du travail comme les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les risques psycho-sociaux", indique le rapport.

Le développement de formes de travail atypiques (travail temporaire, travail à domicile) et le vieillissement de la population active renforcent la nécessité d'une médecine basée sur "la prévention" et "le maintien en activité", explique le rapporteur Christian Dellacherie.

Malgré plusieurs réformes entamées depuis 2000, la médecine du travail est encore trop centrée sur une logique d'obligation de visites médicales, au détriment d'un travail de terrain, analyse le CES, qui propose de remplacer la déclaration d'aptitude, délivrée systématiquement, par un avis d'inaptitude, uniquement pour les cas où la santé du salarié l'impose.

De plus, la question de l'indépendance du médecin du travail, payé par l'employeur, reste posée, certains médecins faisant part de leurs difficultés à relayer les problèmes des salariés et à faire évoluer l'organisation du travail. Le mode de financement, sous la tutelle des employeurs et parfois controversé, doit être réformé, selon le CES, qui suggère de confier la gouvernance de la santé au travail à la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), accompagnée de Comités régionaux de préventions des risques professionnels. Pour le CES, le financement doit rester assis sur les cotisations des employeurs, mais déconnecté du nombre de visites effectués par le médecin.

Le Conseil souhaite une définition, par la loi, des services de santé au travail, qui doivent "veiller à la préservation de la santé des salariés tout au long de leur parcours professionnel". Le CES propose aussi que le médecin du travail ait un "devoir de saisine" en cas de risques avérés, et que ses préconisations fassent l'objet d'une réponse écrite de l'employeur.

Pour améliorer la traçabilité des risques professionnels et les contacts entre médecine du travail et médecine de ville, le CES souhaite que soit mis en place au sein du dossier médical personnel (DMP) un volet "risques professionnels", auquel pourraient avoir accès les médecins du travail.

Enfin, face à la "crise démographique" que traverse la médecine du travail, le CES suggère d'augmenter le nombre de places au concours de l'internat, actuellement limité à soixante par an, et d'améliorer la mauvaise image dont souffre la profession. Les trois quarts des 6.500 médecins du travail sont âgés de plus de cinquante ans, et 1.700 départs en retraite sont prévus dans les cinq ans.

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Démocratie simplifiée par Serge Halimi

Le monde diplomatique Mars 2008

Le 1er janvier 2009, quelques-uns des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne risquent d’être dotés d’institutions rejetées par leur peuple. Le traité de Lisbonne, signé en décembre dernier par les chefs d’Etat ou de gouvernement, devrait alors être ratifié par tous les pays membres de l’Union. La Hongrie, Malte, la Slovénie, la Roumanie et la France l’ont déjà fait.

M. Nicolas Sarkozy avait pourtant déclaré : « Etre un Européen conséquent et un homme politique responsable, c’est ne pas faire après le “non” français à la Constitution européenne comme s’il ne s’était rien passé ! Les Français nous ont adressé un message : je veux en tenir compte. » C’était en juin 2006…

Son élection à la présidence lui ayant apparemment tenu lieu de blanc-seing pour annuler l’expression de la volonté populaire en matière européenne, il vient d’obtenir que plus des trois quarts des parlementaires français adoptent un texte quasiment identique à celui que 54,68 % des électeurs avaient repoussé le 29 mai 2005. Le Parti socialiste aurait pu imposer un autre référendum. Il s’y était engagé ; il y a renoncé

Quelques semaines avant les élections européennes de 2004, M. Anthony Blair, soucieux de couper l’herbe sous le pied des eurosceptiques, nombreux au Royaume-Uni, avait promis de soumettre au suffrage universel la loi fondamentale de l’Union. Le successeur qu’il a choisi, M. Gordon Brown, a préféré confier au Parlement britannique le soin de ratifier le traité de Lisbonne (1).

En juin 2005, les citoyens néerlandais rejetaient le traité constitutionnel européen par 62 % des voix. Pour ne pas risquer de les consulter à nouveau, puisqu’ils ne répondent pas toujours comme il convient, c’est au Parlement qu’il reviendra bientôt, là encore, de ratifier le texte agréé en décembre dernier par le Conseil européen.

Au Portugal, enfin, le Parti socialiste avait proclamé lors des élections législatives de février 2005 qu’il soumettrait le projet constitutionnel de l’époque au vote populaire. Le premier ministre José Sócrates a fait machine arrière en prétextant – comme M. Sarkozy, comme M. Brown, comme les socialistes néerlandais – que « les circonstances ont complètement changé. C’est un traité différent ». N’est-il pas « simplifié » (2) ?

Une telle désinvolture laisse songeur quand, en France, M. Valéry Giscard d’Estaing concède sans effort que « dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel [mort en 2005], les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils (3) ». « Il n’y a pas de différence substantielle », a également observé la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, pourtant dominée par le Parti travailliste. Bref, seuls les Irlandais auront droit, en mai ou en juin, à un référendum...

En 1983, François Mitterrand se déclarait « partagé entre deux ambitions, celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale (4) ». Serait-ce désormais la démocratie qui fait obstacle à la première de ces ambitions ? Est-il indifférent que les parlementaires ayant contredit la décision du suffrage universel appartiennent de plus en plus aux classes sociales privilégiées, alors que le « non », en France comme aux Pays-Bas, l’a emporté haut la main dans l’électorat populaire ?

Agrégé de droit public, l’ancien ministre Jack Lang a peut-être répondu à toutes ces questions. Il a estimé qu’il était inutile de « s’empoigner sur des dispositions juridiques que pas même les spécialistes ne comprennent. Et puis, vous savez, un traité, ce n’est qu’un traité ».

1) Cette ratification est intervenue à la Chambre des communes, le 21 janvier 2008, par 362 voix contre 224. La Chambre des lords doit encore se prononcer.

2) Dans son allocution radiotélévisée du 10 février dernier, M. Sarkozy a employé cinq fois cet adjectif. Le texte compte pourtant 287 pages, 356 modifications aux traités antérieurs, plus 13 protocoles, 65 déclarations et une annexe. Lire Bernard Cassen, « Résurrection de la “Constitution” européenne », Le Monde diplomatique, décembre 2007.

3) Valéry Giscard d’Estaing, « La boîte à outils du traité de Lisbonne », Le Monde, 27 octobre 2007.

4) Cité par Jacques Attali, Verbatim 1, Fayard, Paris, 1993, p. 399.

Posté par Kozett à 00:04 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rétention, piège à c...

Placide - http://www.leplacide.com/

sarkozy_justice

La France a pour devise Liberté Égalité Fraternité le fait d'avoir omis "Justice" est-ce volontaire ?

Posté par werdna à 00:04 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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