mercredi 20 février 2008
Municipales - Colombes : le ton monte entre Rama Yade et le PS
NOUVELOBS.| 19.02.2008 | 18:41
Le candidat socialiste, Philippe Sarre, menace la secrétaire d'Etat de poursuites judiciaires, en raison de ses déclarations dénonçant "cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire". Il "trouve désolant que l'UMP en soit rendue à ce niveau".
Philippe Sarre, candidat socialiste aux élections municipales à Colombes (Hauts-de-Seine), a qualifié mardi 19 février de "diffamants" les propos tenus par Rama Yade, numéro 3 de la liste UMP, qui avait évoqué "cette gauche (...) qui s'en prend à moi parce que je suis noire".
Philippe Sarre menace la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme de poursuites judiciaires.
Lors d'une réunion publique à Colombes, samedi, Rama Yade avait raconté sa version de sa visite improvisée, en septembre dernier, à des squatteurs qui avaient monté un campement en plein air à Aubervilliers, et qui avaient été expulsés après que le maire eut obtenu de la justice qu'ils soient délogés. Rama Yade avait alors été rappelée à l'ordre par le Premier ministre François Fillon.
"Parce que je suis noire" - "Je suis allée voir et j'ai découvert que le maire qui avait fait ça, c'était un maire communiste", explique la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, selon des extraits publiés par Le Parisien.
"Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire", ajoute Rama Yade.
"Pas d'autres arguments à faire valoir" - Philippe Sarre dénonce des propos d'une "rare violence", et "trouve désolant que l'UMP en soit rendue à ce niveau et qu'un membre du gouvernement de la République n'ait pas d'autres arguments à faire valoir en direction des Colombiens".
"Il m'a par ailleurs été rapporté par des personnes présentes à cette réunion que Mme Yade s'était plainte du fait que la gauche à Colombes mettait en cause la validité de ses diplômes parce qu'elle était noire et que la gauche n'aimait pas que les noirs réussissent", ajoute encore Philippe Sarre.
"En l'absence d'excuses publiques, nous nous réservons la possibilité de poursuivre en justice ces propos diffamants et souhaitons que chacun et chacune revienne à une attitude digne et responsable", conclut le candidat dans un communiqué.
Apiculture : Résultats de l’enquête sur Le bourdon des abeilles
SUD-OUEST 19/02/08
Face à la mortalité des colonies d'abeilles, une étude nationale a été menée dans cinq départements dont le Gers. Ses résultats viennent d'être publiés
Pas sûr que certains apiculteurs et chercheurs de l'Afssa partent en lune de miel. L'Agence de sécurité sanitaire des aliments vient en effet de publier une enquête multifactorielle sur la mortalité des abeilles, qui ne confirme pas les observations de nombreux apiculteurs. Cette étude de terrain, menée durant trois ans dans cinq départements dont le Gers, a porté sur 120 colonies d'abeilles (25 gersoises). Elle a été rendue publique vendredi dernier.
Comme le pense une partie de la communauté scientifique, Jean-Paul Faucon estime que plusieurs facteurs se conjuguent. « La prolifération des monocultures est certainement une raison, précise-t-il. L'abeille vit avec les fleurs. Sans diversité, elle ne s'épanouit pas. Nous travaillons également sur les différents virus, leur association et la possibilité d'en découvrir de nouveaux ».
(1) L'enquête est disponible sur le site internet de l'Afssa dans la rubrique « actualités » à cette adresse : http://www.afssa.fr/

Le travail de l'Afssa se poursuit. Ses chercheurs se concentrent actuellement sur les mortalités hivernales des colonies qui ont semble-t-il explosé en 2007. Les résultats seront connus dans les prochains mois. Première surprise, elle met notamment en évidence l'absence d'effondrements de la population des colonies lors de la saison apicole, des phénomènes pourtant décrits par les professionnels. « Durant cette période, nous n'avons pas vu de disparition soudaine et importante des abeilles, répète Jean-Paul Faucon, l'un des trois responsables scientifiques oeuvrant pour l'Afssa.
Des reines affaiblies. Les chercheurs ont également constaté des anomalies pouvant expliquer certains cas de mortalité de colonies. Leur origine peut être la conséquence d'un affaiblissement de la reine, provoqué par une surexposition aux insecticides, pesticides utilisés dans l'agriculture ou traitements vétérinaires appliqués par les apiculteurs eux-mêmes. « On remarque une baisse de performance des reines au bout d'un an, explique Jean-Paul Faucon. Ce qui est relativement récent. Contrairement aux autres abeilles, la reine, qui a un cycle de vie plus long, subit au moins trois traitements phytosanitaires par an. De plus, elle se balade sur de la cire contaminée par différentes molécules. On suppose que cela la perturbe. »
Vingt-quatre villes jugées par les seniors dans "Notre Temps"
LE MONDE | 18.02.08
Strasbourg arrive en tête des villes qui chouchoutent les retraités, suivie de Dijon et Grenoble : tel est le résultat de l'enquête publiée par Notre Temps dans son numéro de mars (en vente à partir du 18 février).
Le mensuel a enquêté dans 24 grandes villes de plus de 130 000 habitants sur leur politique à destination des seniors. Parmi les critères d'évaluation retenus figuraient les déplacements urbains, les loisirs et la culture, la santé, la prévention, l'action sociale et le logement. Seules Aix-en-Provence et Marseille ont refusé de répondre.
Des transports accessibles et bon marché facilitent les déplacements des personnes âgées. A Strasbourg, où le tramway est roi, les plus de 65 ans non imposables accèdent gratuitement aux transports ; les autres seniors bénéficient d'une réduction de 50 %. A Grenoble, le transport est gratuit pour les plus de 65 ans, les dimanches et jours fériés toute la journée, ainsi qu'en semaine, en dehors des heures de pointe. A Dijon, il n'y a pas de limitation d'horaires, mais des critères de ressources.
INITIATIVES ORIGINALES - Pour les loisirs, Strasbourg a instauré la "carte Saphir" grâce à laquelle les Strasbourgeois de plus de 65 ans (60 ans pour les veufs) bénéficient d'une réduction de 50 % sur le prix d'entrée des musées, théâtres et bibliothèques municipaux. La municipalité de Dijon subventionne un large réseau d'associations : 215 pour 10 000 seniors, quand la moyenne révélée par l'enquête de Notre Temps est de 167. Cinq musées municipaux et neuf bibliothèques sont gratuits et l'Office des personnes âgées dijonnaises (OPAD) apporte à domicile des livres à ceux qui ne peuvent pas se déplacer.
L'enquête salue également les initiatives originales. Par exemple, le service "Tranquillité seniors" à Paris : des inspecteurs de sécurité de la direction de la prévention et de la protection accompagnent, sur rendez-vous, les retraités qui désirent effectuer des opérations bancaires.
Machines à voter
Libération 15/02/2008 Pierre-Henri ALLAIN
MUNICIPALES - Machines à voter et à polémiquer Pour ou contre les machines à voter ? En France, où 80 villes, grandes et moyennes, vont utiliser ce système de vote pour les élections municipales et cantonales, la question ne mobilise guère. Après y avoir goûté, des villes comme Saint-Malo (files d’attente interminables) ou Reims (machines peu pratiques) ont pourtant abandonné cette option.
A Brest, ville pionnière en la matière depuis les régionales de 2004, le débat est encore de mise. Certes il reste feutré et paraît tout à fait ridicule au maire (PS) François Cuillandre, qui semble sidéré que l’on puisse se poser la question et se félicite du gain de temps procuré par ces machines lors du dépouillement.
Pour les Verts, les interrogations démocratiques sinon techniques que pose le vote électronique méritent pourtant encore examen. Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs mis en place un groupe de travail qui devrait faire une évaluation de leur usage après les élections. «Il y a d’abord un problème d’opacité. On ne sait pas ce qui se passe à l’intérieur de ces machines, comment elles comptent, souligne Michel Briand, élu vert et informaticien. Le code source de l’ordinateur reste un secret du fabricant. Des algorithmes de cryptage en logiciels libres, aujourd’hui les plus performants, permettraient un meilleur contrôle. Pour certains types de machines, il y a aussi la question des cassettes de données que l’on ramène dans un lieu central, ce qui pose le problème de leur transport.»
Les Verts brestois considèrent également que le vote et l’heure du dépouillement sont des moments solennels qui mériteraient que l’on fasse l’effort de mobiliser des citoyens, même si cela devient de plus en plus difficile, plutôt que de s’en remettre aux machines. Autre grief, les difficultés que peuvent éprouver certains électeurs, comme les personnes âgées, face à l’écran électronique.
A Brest, où l’on a multiplié les opérations d’initiation, ce problème semble avoir été surmonté. La question de l’économie, notamment de papier, générée par les machines apparaît aussi fallacieuse à Michel Briand, qui a calculé que les bulletins de vote ne pesaient pas plus de 5 g pour 10 candidats contre 200 g de publicité hebdomadaire dans sa boîte aux lettres. Cet argument deviendra en tout cas totalement caduc si, comme le pense l’élu écologiste, les machines actuelles étaient remplacées à terme par des machines à imprimante qui permettraient un recomptage.
Il relève en tout cas que dans certains pays, comme l’Irlande, le vote électronique a été complètement abandonné ou suspendu, comme au Pays-Bas. «Il existe trois constructeurs, et les machines qui ont posé problème, notamment avec des écrans tactiles où on doit faire défiler les candidats, sont différentes de celles qui sont utilisées à Brest, où toutes les listes apparaissent sur l’écran», réplique-t-on au service élections de la ville.
Si Brest voulait limiter les bureaux de vote, c’est en tout cas raté. Après être passé grosso modo de 100 à 80 bureaux, il a fallu acheter d’autres machines (5 000 euros pièce) pour revenir à 98 bureaux en 2007.
La fraude massive des patrons allemands témoigne de leur déconnection de la société allemande et de l'Europe.
Marianne – 18/02/08 - chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain.
Il y a deux pays qui ont une bonne réputation vis à vis de l'impôt, deux pays où les citoyens ne cherchent pas à frauder, l'Allemagne et les Etats-Unis. Acquitter l'impôt sans broncher est un devoir social. Et il y a un pays qui a mauvaise réputation, parmi d'autres, c'est la France.
Or les Allemands, et particulièrement les patrons allemands en l'occurrence, fraudent. Un millier de suspects sur la sellette et une fraude qui pourrait atteindre les 4 ou 5 milliards d'euros et qui tombe au mauvais moment, parce que les Allemands se serrent la ceinture depuis dix ans maintenant. Ils ont fait d'énormes efforts de compétitivité, les salaires ne bougent plus, le pouvoir d'achat s'est effondré (les Français ont rattrappé les Allemands en termes de pouvoir d'achat !), et les patrons allemands délocalisent à tire-larigot, ce qui explique les énormes excédents commerciaux du pays : ils font fabriquer à l'étranger, de sorte que le chômage allemand ne bouge guère et reste supérieur au chômage français.
Ca fait dix ans aussi que les affaires de corruption se succèdent en Allemagne, on se souvient de la caisse noire de Siemens, des affaires de corruption de Volkswagen, des pots de vin lors de la fusion Mannesmann-Vodafone etc.
Les patrons allemands sont les passagers clandestins de la mondialisation, un peu comme les patrons français d'ailleurs, qui s'augmentent substanciellement tandis que le revenu moyen des Français ne bouge pas depuis 25 ans, comme vient de le montrer une étude de l'INSEE. Les patrons allemands eux aussi profitent de la mondialisation, et n'en font pas profiter leurs salariés.
Un passager clandestin, c'est celui qui gagne sur le dos des autres embarqués sur le même bateau. Le bateau c'est l'Europe, la mer c'est la mondialisation. Et on a le sentiment que les Français sont un peu la dupe des Allemands dans cette affaire. Les Allemands font chuter considérablement l'impôt sur les bénéfices des sociétés, qui tombe à 15%, du coup les Français subissent ce chantage fiscal et doivent à leur tour – Monsieur Fillon l'a annoncé – baisser l'impôt sur les sociétés. En outre, la croissance des exportation allemandes se fait au détriment de la France. Le vieil équilibre commercial franco-allemand est détruit, parce que les Allemands jouent la mondialisation contre l'Europe. A passager clandestin, passager clandestin et demi. S'il n'y que des mauvais payeurs dans le bateau Europe, celui-ci s'arrêtera.
La phrase du jour :
On citera la Chancelière Angela Merkel : « La responsabilité sociale des entreprises est une condition élémentaire du fonctionnement de l'économie de marché ».
Question : Parlez-vous le sarkinois?
Suisse 24 heures Les quotidiennes |
Jean Sarkozy soutenait « à mort » David Martinon avant de le lâcher.
Et Carla Bruni promet d’être la femme de son homme « jusqu’à la mort. »
L’emphase, prémisse de la trahison ?
Qu’est-ce que le sarkinois? La langue de bois vert que pratiquent Nicolas Sarkozy et quelques uns de ses intimes, un mélange de lyrisme autoritaire, de trivialité de proximité et de grandiloquence sentimentale. Faut-il pour autant un traducteur pour comprendre le sarkinois? Non, même si cette langue peut parfois exprimer le contraire de ce qu’elle dit. Exemple. A quelques jours d’intervalle, le fils et la troisième femme de Nicolas Sarkozy ont utilisé l’expression «à mort» pour dire l’intensité de leur engagement.
Au tout début de la campagne des municipales, Jean Sarkozy, le clone blond de son père, soutenait «à mort» David Martinon, tête de liste UMP à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Une vidéo éternise sa déclaration enflammée.
Pourtant, le 12 février, l’inconditionnel lâchait celui qui était alors porte-parole de l’Elysée (depuis, il a démissionné) pour faire liste séparée.
Les grands serments, chez les Sarkozy, se soldent souvent par des trahisons. En mai 95, Nicolas n’avait-il pas abandonné son mentor Jacques Chirac pour suivre Edouard Balladur, le préféré des sondages?
La question est maintenant de savoir si la polyglotte et ex-polyandre Carla Bruni a déjà appris le sarkinois. Si oui, il y a tout à craindre de sa déclaration définitive et emphatique dans l’Express du 13 février: «Je suis de culture italienne et je n’aimerais pas divorcer. Je suis donc la première dame jusqu’à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu’à la mort.»
L'OCDE dénonce le manque de coopération fiscale de trois pays, paradis fiscaux, dont le Liechtenstein
19/02/08 - Les Echos
"Les pays de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) et certains centres financiers coopératifs travaillent ensemble depuis plusieurs années sur les problèmes posés par les pratiques fiscales anti-compétitives, à la fois dans l'OCDE et dans des paradis fiscaux, et développent les normes de transparence et les échanges d'informations fiscales", souligne M. Gurria.
Malgré tout, "quelques juridictions ne répondent pas aux critères de bonnes pratiques, et, de fait, offrent un cadre d'évasion fiscale à certains de leurs clients", ajoute-t-il.
Le communiqué rappelle qu'en 2002 l'OCDE a publié une liste de paradis fiscaux "non coopératifs qui incluait initialement sept pays".
Quatre ont depuis pris l'engagement de travailler avec l'OCDE et ses partenaires pour améliorer la transparence, mais "trois restent sur la liste: Andorre, Monaco et le Liechtenstein", fait valoir l'OCDE.
"Tant qu'il y aura des centres financiers qui refusent de coopérer dans les échanges bilatéraux d'informations fiscales, les résidents d'autres pays continueront à être tentés d'échapper à leurs obligations vis-à-vis de l'impôt", poursuit M. Gurria, appelant tous les Etats à "prendre leurs responsabilités".
"L'excès de réglementation du secret bancaire et l'incapacité à échanger des informations sur l'évasion fiscale sont des pratiques d'un autre âge et n'ont pas leur place dans les relations entre sociétés démocratiques", a-t-il conclu !
L'indépendance du Kosovo continue à diviser la communauté internationale
LEMONDE avec AFP | 19.02.08
Le président américain, George W. Bush, a déclaré, mardi 19 février, de Dar es-Salaam (Tanzanie), que l'indépendance du Kosovo "apportera la paix" dans la région. "Maintenant, il nous revient, à nous tous, d'aider les Kosovars à réaliser leur paix", a ajouté le président américain, en appelant les Kosovars "à honorer leur engagement à soutenir les droits des non-Albanais, des non-Kosovars, dans leur pays". Le président américain n'a pas non plus éclipsé le "désaccord" entre Moscou et Washington sur le sujet, mais estime que "l'histoire prouvera que c'était le bon choix".
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a de son côté mis en garde son homologue américaine, Condoleezza Rice, contre le "danger" que représente la proclamation d'indépendance du Kosovo pour la "stabilité internationale". "Nous avons souligné le danger de ce genre d'action, de nature à détruire les fondements de l'ordre mondial et de la stabilité internationale établis depuis des dizaines d'années", explique mardi un communiqué du ministère russe des affaires étrangères, rendant compte d'une conversation téléphonique lundi entre Mme Rice et M. Lavrov.
Les Etats-Unis ont été les premiers à reconnaître, lundi, l'indépendance du Kosovo, après sa proclamation, dimanche. "Les Etats-Unis ont formellement reconnu aujourd'hui le Kosovo comme un Etat souverain et indépendant. Nous félicitons le peuple du Kosovo en cette occasion historique", a annoncé la secrétaire d'Etat américaine dans une déclaration. "A la lumière des conflits des années 1990, l'indépendance est l'unique option viable pour assurer la stabilité de la région", a souligné Mme Rice.
L’Europe divisée
La France a été la première puissance européenne à reconnaître l'indépendance du Kosovo par le biais d'une lettre adressée lundi par le président Sarkozy à son homologue kosovar. Londres a rapidement imité Paris : le représentant de la Grande-Bretagne à Pristina, David Blunt, a indiqué avoir remis au président Fatmir Sejdiu des lettres du premier ministre britannique, Gordon Brown, et du ministre des affaires étrangères, David Milliband, "qui confirment notre intention de reconnaître le Kosovo comme un Etat souverain indépendant".
L'Allemagne et l'Italie ont déjà fait part de leur intention de soutenir le processus et au total une vingtaine de pays devraient faire de même. Mais l'UE ne présente cependant pas un front uni : cinq Etats continuent à exprimer de fortes réticences, sinon de l'hostilité, à l'égard de cette évolution : l'Espagne, Chypre, la Grèce, la Slovaquie et la Roumanie. L'indépendance du Kosovo est "juridiquement nulle", constitue "une violation de l'intégrité territoriale" de la Serbie, et Chypre ne la reconnaîtra "jamais", a déclaré la ministre des affaires étrangères, Erato Kozakou-Marcoullis. Le président roumain, Traian Basescu, y voit, lui, un acte "illégal
Castro met fin à 50 ans de règne sans partage

Castro à annoncé, hier, qu'il ne briguera, dimanche, aucun mandat.
La fin de la dictature ?
Birmanie. Aung San Suu Kyi ne sera pas autorisée à se présenter aux élections que la junte militaire a promises pour 2010 !
REUTERS : mercredi 20 février 2008 - Saeed Azahr, version française Jean-Philippe Lefief
SINGAPOUR - Aung San Suu Kyi, chef de file de l'opposition birmane, ne sera pas autorisée à se présenter aux élections que la junte militaire a promises pour 2010 parce qu'elle a épousé un étranger, croit savoir le Straits Times de Singapour !
Le quotidien cite le ministre singapourien des Affaires étrangères, George Yeo, auquel son homologue birman a déclaré mardi, à l'occasion d'une conférence de l'Asean (Association des Nations du Sud-Est asiatique), que la nouvelle Constitution interdit comme la précédente la candidature de Suu Kyi en raison de son mariage avec le Britannique Michael Aris, décédé en 1999, et parce que ses enfants possèdent des passeports étrangers.
"Il a indiqué assez clairement que la nouvelle Constitution, comme celle de 1974, interdit la candidature d'un citoyen du Myanmar marié à un étranger ou qui a des enfants qui ne sont pas citoyens du Myanmar", a déclaré Yeo.
La junte a annoncé au début du mois la tenue d'élections multipartites en 2010, les premières en vingt ans, précédées en mai prochain d'un référendum constitutionnel.
Cette annonce, que l'opposition a jugée dénuée de toute portée, complète la feuille de route en sept points dévoilée en 2003 par les généraux en vue de la transition.

