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dimanche 17 février 2008

Pour vous, Dieu, c’est quoi ?

Du magazine Nouvelles Clés 01/02/08 - Marc de Smedt et Patrice Van Eersel -Extraits

Un sondage réalisé fin 2006 pour notre magazine - auquel avaient déjà participé plus de mille sept cent personnes - posait la question suivante : Et pour vous, Dieu c’est quoi ?

Les résultats sont intéressants :

Les trois premières réponses sont, dans l’ordre : La force créatrice, avec 22,7 % ; L’amour avec 22,4 % ; Une réalité différente pour chacun avec 16,8%. Et les trois dernières donnent : Le Père universel avec 3,5 % ; La Personne suprême avec 2,2 % et La Mère universelle avec 0,7 %.

Ces résultats, sur un nombre de personnes conséquent représentant un échantillon assez fourni pour qu’on puisse le supposer représentatif. Aussi contrastés, ils prouvent combien la notion de Dieu a évolué sur trente ans. L’ancienne notion de Dieu en tant que personne s’est métamorphosée en concept énergétique créatif plus impalpable et inconnaissable, un concept d’ailleurs plus proche des théories orientales, taoïstes et bouddhistes en particulier.

Par contre le fameux « Dieu est amour » cher aux chrétiens depuis l’origine de cette religion, reste aussi un concept vivant, qui ne contredit pas le précédent. Enfin, le fait que nombre de personnes qui disent, en substance, que Dieu est une entité propre à chacun, montre une lucidité certaine : ce questionnement suprême fait évidemment partie du domaine privé.

Nous voyons donc se dessiner les contours d’une spiritualité plus immatérielle et nettement plus laïque, ce qui n’empêche en rien l’appartenance, ou non, à une religion quelconque.

Si cette tendance se confirmait, cela voudrait-il dire que nous pourrions aller, dans les temps à venir, vers le développement d’une tolérance spirituelle plus grande ?

On ne peut que le souhaiter, évidemment.

Ah, comme il serait plaisant de découvrir que nos contemporains ont définitivement dépassé l’âge religieux - qui a certes joué son rôle et produit ses beautés, mais qui a aussi fait, surtout depuis six ou sept siècles, tant de mal hideux à l’humanité et à la plupart des espèces vivantes ! Ces tendances nouvelles sont le signe minuscule d’un phénomène énorme : nous changeons d’âge. Le dogme théologique se meurt inéluctablement, les poussées intégristes, furieuses résistances à l’idée que chaque âme contient librement le Tout, n’y peuvent rien, même en tentant d’organiser par suicide enragé l’assassinat collectif de tout ce qui prétend évoluer.

Il ne s’agit pas pour autant de se laisser happer par le culte du néant...

Un jour, au Festival des musiques sacrées de Fès, un ami marocain, Mimoun, disait vaguement fâché : “ Tous ces chants lancés vers le Ciel - Allah par ci, Allah par là ! - mais pour demander quoi ? Par pitié, demandons au moins quelque chose de concret : je vous suggère de demander la paix, la paix, la paix ! ” Comme dans la blague où un homme supplie Dieu à longueur de temps de le faire gagner aux courses et où, soudain, tonne une voix courroucée : “ Je veux bien te faire gagner, mais en ce cas, joue ! ”

Pour ma part, j’ai cessé d’appeler Cela « Dieu ». J’aime le pronom qu’utilisent les Hongrois pour en parler : “Ö” (prononcé « eu »), qui n’est ni masculin, ni féminin, ni neutre, mais tout cela à la fois et encore autre chose.

Heureusement, les temps de naïveté scientiste me semblent s’éloigner de nous, peu à peu. Les visions matérialistes réductionnistes - et leur lourde désespérance stérile - ont fait long feu, dirait-on, du fait d’un certain nombre de phénomènes anthropologiques irréductibles - comme la redécouverte obligée et régulière de l’art de naître, ou d’aimer, ou de mourir.

Du fait, hélas également, de la destruction générale de la biosphère, dont notre arrogance de techno-scientifiques est largement responsable. Car nulle science ne peut épuiser le réel - ce qu’ont affirmé tous les vrais grands savants visionnaires. La vie est un don extraordinaire qui mérite d’être profondément respecté. Nous sommes faits pour admirer bien plus que pour consommer.

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Vo ouïes dégustent ? Cè à cause dé euros..., par Bertrand Kempf

LE MONDE | 11.02.08

La disparition progressive des liaisons euphoniques dans la manière de prononcer la langue française en assèche la musique. Quel dommage !

La langue française est particulièrement agréable - prononcez SVP : (t) agréable - à entendre, grâce notamment à la règle - qui lui est propre - des liaisons (z) euphoniques, qui ont pour rôle d'épargner à nos (z) oreilles les fâcheux (z) hiatus. Hélas, hélas, cet harmonieux (z) ornement phonétique fout le camp à toutes jambes.

Déjà, à la fin du siècle dernier, certains jours répartis dans trois mois du calendrier (avril, août, octobre) étaient auditivement pénibles à vivre : le deu avril, le troi avril..., au total quarante et un jours par an.

Avec l'arrivée de la monnaie européenne, notre souffrance est désormais à chaque instant : deu euros, troi euros, si euros, di euros, dix-hui euros, vin euros, cen euros, deux cen euros...

Les médecins ont été les premiers à donner le mauvais exemple, réclamant à cor et à cri "la consultation à vin euros".

La pub à la radio a suivi ; comme s'ils en avaient reçu la consigne, les annonceurs mettent systématiquement devant leurs petits ou gro euros un h aspiré : "Pour un (h) euro de plus la clim, pour deux cents (h) euros lé airbags".

De doctes amis, à qui je voulais faire partager ma douleur, m'ont vertement tancé : "Mais enfin, monsieur le pinailleur, vous devriez savoir que l'euro est une monnaie européenne ; qu'elle ne prend donc pas d's au pluriel, et donc qu'on ne doit pas faire la liaison maltencontreuse que vous réclamez : deu euro, vin euro, cen euro." J'en sui encore tou interloqué.

DI-HUIT HUÎTRES À DI HEURES

Par contagion, tous les mots commençant par une voyelle ou par un h muet sont également menacés. Leurs liaisons de naguère, tout à fait fréquentables, deviennent dangereuses. Aussi, au marché ou à la banque, des discours aux confidences, des prétoires aux tribunes, du JT (de vin heures) au confessionnal (je suppose), à table ou au lit, de Sain-Ouen aux Champ-Elysées, lé affreu hiatus sont tou hilares.

Je gage que 98 % des locuteurs francophones sont aujourd'hui contaminés. A ma stupéfaction, horresco referens, c'est même le cas pour beaucoup de personnalités de grande culture, mais je tairai les noms. On notera que parmi les personnes candidates aux dernières présidentielles, une seule évoquait "le SMIC à mille cinq cents (z) euros". La cause me semble donc désespérée.

Petit exercice idiot : vous êtes priés de prononcer à haute voix : "Mettons les points sur lé i : tou à l'heure, pour mon mieu-être, je goberai deu oeufs et plu ou moins di-hui huîtres à di heures ; au pi-aller, bien hentendu, elle iront au tou-à-l'égout..."

Vos ouïes ont-elles salement dégusté ? Oui ? Alors bravo et merci, merci pour moi et pour le patrimoine de la France... Non ? Vraiment non ?

C'est donc que vous êtes adepte du nouveau français, du français libre, enfin libéré de ses chaînes ! Hélas, mille fois zhélas...

Bertrand Kempf est ancien directeur de l'informatique de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

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Solidarité sans frontières – Aide aux réfugiés tibétains

Sud-Ouest - Landes 16/02/08

CAPBRETON. --Judit Toth-Saint-Martin reverse une partie des bénéfices de sa boutique bio à l'association Drolma qui vient en aide aux réfugiés tibétains

Pour Judit, le bio n'est pas une lubie. L'ouverture de sa boutique dans la principale rue commerçante de Capbreton est la suite logique d'une « longue aventure humaine ». Cette Hongroise est arrivée sur la commune landaise en 2000 après avoir rencontré un Landais lors d'un voyage en Inde. La jeune femme, alors trentenaire, sillonne les contrées indiennes jusqu'à Ladakh, une petite ville à la frontière du Tibet. Appareil-photo en mains, elle saisit la beauté paisible de l'Himalaya mais aussi les visages burinés des réfugiés tibétains.
Sur ses clichés : des sourires lumineux, des peaux labourées par le temps, des mains usées telles « des racines d'arbres ». Témoins de l'indicible barbarie chinoise en 1950, à bout de force, ils se battent pour la vie au quotidien. Cette rencontre donnera un sens irréversible à sa vie.

« Consommer bio parce que c'est dans l'air du temps ne suffit pas. Il faut que cela ait du sens »

« Dans les camps de réfugiés, beaucoup d'Organisation non gouvernementale viennent en aide aux enfants. Les vieillards restent souvent dans l'ignorance. Ils sont pourtant aussi vulnérables. Ils ont entre 60 et 90 ans et vivent sans aucun revenu » témoigne-t-elle. Judit Toth-Saint-Martin n'est pas sortie indemne de cet échange. Ce qui n'était au départ qu'une « quête existentielle » se transforme progressivement en véritable engagement humanitaire.

De retour dans les Landes, elle crée l'association Drolma pour parer au plus pressé : des dons privés sous forme de parrainages permettent aux seniors tibétains de se nourrir correctement et d'acheter matelas et couvertures pour affronter la rudesse de l'hiver (jusqu'à moins 20 °C !).
Dans un second temps, la jeune femme, ancienne saisonnière sur la Côte, ouvre une boutique bio. Un projet qui s'inscrit dans la droite ligne de son « cheminement personnel », puisqu'une partie des bénéfices du magasin est directement reversée à l'association.

Depuis son ouverture en juin dernier, nombreux sont ceux qui pénètrent avec curiosité dans ce palais de la culture bio. Des légumes aux produits d'entretien ménagers, en passant par le maquillage et l'épicerie, « tout est 100 % naturel », garantit la gérante. Parmi les fruits sur les étals, on trouve entre autres le kiwi des Landes qui tient sa qualité du terroir landais. Des produits locaux, régionaux et dans tous les cas « européens », pour limiter la consommation de kérosène lors de l'importation. « Consommer bio parce que c'est dans l'air du temps ne suffit pas. Il faut que cela ait du sens. On ne peut pas faire n'importe quoi pour notre confort. Je veille également à travailler de concert avec des artisans locaux, ici comme en Inde », insiste-t-elle.

La Drolma boutique bio, 5 rue du Général-de-Gaulle, à Capbreton. Horaires d'hiver : le lundi de 15 heures à 19 h 30, le mardi de 12 heures à 19 heures 30, du mercredi au samedi de 9 h 30 à 13 heures et de 15 heures à 19 h 30. L'été : ouvert 7 jours sur 7. Renseignements au 05 58 72 36 49.

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Marché du livre français: plus de 60.000 nouveautés publiées en 2007

La Suisse- 24 heures - 16/02/08

Le nombre de livres publiés en 2007 en France a franchi pour la première fois la barre des 60.000 titres, avec 60.376 nouveautés et nouvelles éditions, soit une augmentation de la production de 4,6% par rapport à l'année précédente, selon l'indicateur LivresHebdo/Electre.

Plusieurs secteurs sont en forte hausse, notamment les ouvrages traitant de politique (+14%), du christianisme (+15%), de sociologie (+16%), de logiciels informatiques (+13%), ainsi que la fiction jeunesse (+13%), selon les chiffres publiés vendredi dans le magazine spécialisé.

En forte hausse également les ouvrages sur l'enseignement de l'histoire-géographie (+47%) ou des langues étrangères (+15%), contrairement à ceux qui touchent à l'enseignement du français (-17%).

Avec une nouvelle hausse de 14%, après un bon de 21% l'année précédente, à la veille des élections présidentielle et législatives, le nombre de livres politiques publiés en 2007 (1.141), explique en grande partie la progression de la production globale en sciences sociales (+7,4%).

Le nombre de romans publiés en 2007 est également en légère hausse par rapport à l'année précédente (+3,9%), mais avec de grandes différences selon les genres (+9% pour les romans policiers).

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Belgique - La maison des enfants perdus

LE MONDE | 15.02.08 | BRUXELLES CORRESPONDANT

En Wallonie, un lieu tenu secret accueille des mineurs étrangers victimes des pires trafics. Le récent démantèlement  d’un réseau de proxénètes nigérians a révélé l’ampleur du phénomène

Celle-là est arrivée hier, cassée au sens littéral, après un détour par un hôpital bruxellois. Quel âge a-t-elle, avec son allure si frêle ? Seize ans peut-être. Pour échapper à ceux qui l'avaient enfermée et exploitée depuis 2006, elle s'est défenestrée. Une autre a affirmé, et c'était sans doute vrai, qu'elle ignorait son nom quand, enfin, la police l'a délivrée du lieu où elle servait de bonne à tout faire depuis plusieurs années. Une autre encore a été vendue par sa famille, enfermée, droguée. Elle croit que des hommes voulaient prélever un de ses organes.

Il y a des grands ados, des plus jeunes et on a même vu arriver, un jour, un gamin de 5 ans. Des garçons, parfois, des filles, souvent. Victimes de passeurs, de proxénètes, de trafiquants ou tout simplement de leurs proches. Certaines, mariées de force ou soumises à la coutume, croient que leur époux a toujours raison, même quand il les place de force sur un bout de trottoir.

Ils sont une quinzaine au total et vivent dans cet endroit gardé secret, au fin fond d'une province de Wallonie. Pour mettre leur corps et leur esprit à l'abri, pour assurer leur protection, ils sont accueillis dans une bâtisse anonyme, bordée d'autres bâtisses anonymes.

………………

Les policiers, les juges, les psychologues qui sont en relation avec le centre ont baptisé "mineurs TEH" ces enfants découverts dans des bars louches, dans l'arrière-boutique d'un magasin de nuit ou à un carrefour, contraints de mendier pour "le chef". Leurs récits ont permis d'établir une sorte d'atlas mondial de la maltraitance des enfants : l'Europe de l'Est et le Nigeria pour la prostitution, la Chine et l'Equateur pour le travail forcé, l'Inde et le Pakistan pour l'exploitation des filles dans les magasins ou la fruiticulture, le Maghreb pour celle des garçons dans les restaurants et la boucherie...

.................

Lire le reportage intégral sur : http://

www.lemonde.fr/europe/article/2008/02/15/la-loi-la-plus-avancee-d-europe-pour-les-mineurs_1011797_3214.html

La loi la plus avancée d'Europe pour les mineurs

LE MONDE | 15.02.08 | • BELGIQUE CORRESPONDANT

La Belgique a innové en décidant, dès le début des années 1990, de protéger par la loi les victimes de la traite des êtres humains (TEH). C'est dans ce cadre que la Communauté française a décidé, en 2003, de créer son centre d'accueil spécialisé pour les mineurs, le premier du genre en Europe.

La Belgique voulait éviter ce qui s'est passé aux Pays-Bas : la disparition, par centaines, de ces "mineurs étrangers non accompagnés", notamment africains et asiatiques, retrouvés aux quatre coins de l'Europe, et souvent dans des réseaux de prostitution organisés par des Nigérians. L'un d'eux a été démantelé en janvier par les polices italienne et néerlandaise.

Les jeunes, souvent très perturbés, qui décident de collaborer avec les autorités belges et de bénéficier d'une protection dans le cadre de la procédure "TEH" n'accomplissent pas facilement ces démarches, même s'ils reçoivent, en échange, un titre de séjour provisoire.

Certains experts demandent donc un allongement du délai de réflexion de 45 jours octroyé aux jeunes victimes. Et le maintien d'une protection et d'un statut, même si le dossier n'aboutit pas. Dans certains cas, en effet, la police ne retrouve la trace des exploiteurs ou ne réunit pas assez de preuves, ce qui empêche leur jugement ou leur condamnation, et signifie, pour le mineur, qu'il n'obtiendra pas son titre de séjour illimité à 18 ans. Or la plupart de ces garçons et filles resteront sur le territoire belge. Ils courent le risque de retomber dans la clandestinité et de repasser sous la coupe des réseaux criminels.

Les associations réclament un statut de "victime objective" pour les jeunes de moins de 16 ans manifestement exploités, que la procédure aboutisse ou non. D'autant que les diverses mafias s'adaptent aux évolutions : le fait que le ministère de l'intérieur réclame un traitement prioritaire pour les dossiers "TEH mineurs" a compliqué le repérage des victimes dans certains cas. Les exploiteurs enjoignent, par exemple, les jeunes prostitués à se déclarer majeurs s'ils tombent entre les mains de la police. Et les munissent de faux papiers.

Autre changement : des jeunes filles âgées de 18 ans tout juste sont exploitées dans des lieux clandestins, à l'écart des centres habituels de la prostitution. Celles qui parviennent à s'enfuir auront, ensuite, bien des difficultés à identifier ces endroits.

Posté par Kozett à 00:02 - Humanisme - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ou est donc passé le Ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ?...

LE MONDE | 15.02.08 | 14h02 BERLIN CORRESPONDANTE

En visite à Berlin, Henri Guaino ne convainc pas les Allemands

La visite d'Henri Guaino, l'influent conseiller du président français, Nicolas Sarkozy, à Berlin jeudi 14 février, n'a pas pu gommer les divergences entre la France et l'Allemagne sur le projet de l'Union pour la Méditerranée. Le représentant français accompagné d'Alain Le Roy, ambassadeur chargé de la mise en oeuvre du projet, a rencontré des députés du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, avant d'être reçu à la chancellerie et au ministère des affaires étrangères.

Sur le fond, Berlin reconnaît qu'il faut relancer la politique européenne en Méditerranée. Mais les Allemands souhaitent que ce projet s'inscrive dans les structures européennes déjà existantes, telles que le processus de Barcelone ou la politique européenne de voisinage. Berlin propose plutôt de revitaliser le processus de Barcelone. A l'opposé, M. Guaino veut créer un nouveau cadre de coopération à côté de ces procédures existantes. "Nous ne voulons pas de doubles structures et cela doit rester un projet de l'Union européenne dans son entier", réplique Thomas Silberhorn, député CSU. "S'agit-il d'aider les pays de la Méditerranée ou d'avoir plus d'influence sur eux ?", s'interroge une autre source proche du gouvernement allemand.

PREMIER ACTE FORT - Vu d'Allemagne, on considère que l'Elysée devrait informer l'ensemble des pays membres de ce qu'il entend vraiment faire. "Ce n'est que de cette manière qu'ils obtiendront le soutien nécessaire", explique-t-on de source proche du gouvernement. Berlin s'irrite en outre des conditions dans lesquelles l'Elysée a prévu de lancer son Union pour la Méditerranée, qui doit être le premier acte fort de la présidence française de l'Union européenne.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens sont conviés le 14 juillet à Paris, en pleine célébration de la fête nationale. Ils doivent participer à une grand-messe avec les dirigeants des pays riverains de la Méditerranée, attendus eux-mêmes la veille, le 13, dans la capitale, pour entériner l'initiative du président Sarkozy.

Depuis le début, l'initiative française est considérée avec méfiance outre-Rhin. Berlin craint qu'une telle union divise l'Europe et s'inquiète de son flou. "Il n'y aura que des ennuis avec ce projet, cela va affaiblir l'Europe", s'agace le député social-démocrate Axel Schäfer à l'issue de la rencontre avec la délégation française. Même son de cloche du côté des chrétiens-démocrates : "Je reste très sceptique à l'égard de cet instrument", souligne Ruprecht Polenz, député CDU et président de la commission des affaires étrangères du Bundestag.

Posté par Kozett à 00:01 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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