mercredi 6 février 2008
Sarkozy ou la politique de la caisse vide

Tibet : les droits des minorités, première épreuve des JO de Pékin
Digne le 1er Février 2008 - Fondation et musée Alexandra David-Neel
Centre d’Entraides et d’Echanges Culturels Franco-Tibétains

A quelques mois des jeux olympiques et depuis l’exil du Dalaï-lama en 1959, aucune occasion n’a été aussi propice d’engager des pourparlers autour du règlement pacifique de la crise tibétaine et du retour des exilés. Mais comment le pouvoir chinois peut-il infléchir sa position sans perdre la face ?
Hu Jintao – le président chinois – ne pourra pas continuer d’ignorer les appels répétés de l’ONU.
La politique sera peut être la première épreuve des Jeux, la plus symbolique, voir la plus gratifiante pour l’empire du milieu, s’il veut s’y engager.
Monsieur Louis de Brossia, sénateur et président du Conseil Général de la Côte-d’Or, président du groupe d’information sur le Tibet déclare :
« A la fin des années 80, nous avons lancé l’idée, avec Michel Bélanger, d’un groupe parlementaire d’informations sur le Tibet. Personne ne voulait en entendre parler à l’époque, ni François Mitterrand, ni Roland Dumas, la Chine faisait déjà peur. Depuis, j’ai rencontré à de nombreuses reprises le chef spirituel tibétain, il a un charisme formidable, un éclat de rire prodigieux ! Il aborde tous les sujets, politiques, mais pas seulement, la jeunesse et la menace de la drogue par exemple. C’est comme cela qu’il avait conquis Jean-Paul II. N août prochain, le Dalaï-lama se rendra à nantes. A cette occasion, j’ai demandé à Nicolas Sarkozy de le recevoir officiellement. Je n’ai pas encore reçu de réponse mais, avant son récent voyage en Chine, il m’a écrit pour me réaffirmer son intérêt pour la question du Tibet et en a parlé aux autorités chinoises. Il a confié ainsi : ce que j’ai dit à Pékin, c’est qu’il ne faut pas avoir peur d’un homme de paix et de dialogue. Par ailleurs, la question du Tibet risque de coûter cher à la Chine, de ternir son image, alors que tout le monde aura les yeux braqués sur Pékin pendant les Jeux Olympiques. J’ai l’espoir que quelque chose se passe, je garderai espoir jusqu’à l’ouverture des Jeux. »
Depuis son exil en Inde, le Dalaï-lama milite pour l’autonomie du Tibet au sein de la république populaire de Chine. Cet engagement irrite au plus haut point les autorités chinoises qui mènent une répression continue envers les tibétains. L’organisation Tibet Watch a ainsi fait état en décembre d’une accentuation de la pression policière à l’encontre des dissidents. Information démentie par Pékin qui continue, par ailleurs à exercer une forte pression sur tous ceux qui accueillent le Dalaï-lama, aussi haut placés soient-ils. Et ces intimidations portent leurs fruits. Ainsi, l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder a qualifié d’erreur « la rencontre, en septembre, entre Angela Merkel, qui lui a succédé à la tête de l’Allemagne fin 2005, et le Dalaï-lama ». Bravant les foudres chinoises, pas moins de quatre chefs d’Etat ou de gouvernement l’ont déjà reçu officiellement cette année.
En amont des Heux Olympiques organisés à Pékin à l’été 2008, une course s’est semble-t-il engagée. Le 15 juin dernier, le premier ministre australien en fonction, John Howard, a reçu le DalaÏ-lama. Le 29 octobre 2007, c’était le tour de Stephen Harper, premier ministre du Canada. Plus récemment, les Etats-Unis ont honoré doublement le chef du peuple tibétain. Le 16 octobre, il a rencontré Georges W. Bush en privé dans les salons de la Maison Blanche à Washington. Le lendemain, le Congrès américain lui a décerné sa « médaille d’or », la plus haute distinction civile du pays. En visite ensuite en Italie, le leader tibétain ne sera pas finalement reçu au Vatican. Benoît XVI craint d’irriter Pékin et ainsi mettre en difficulté les catholiques chinois dont la situation est précaire. Un épisode qui illustre la pression permanente qui s’exerce sur les épaules du Dalaï-lama et de ses hôtes.
C’est dans ce contexte international important que s’ouvre pour la question tibétaine l’année 2008 qui vous le savez commencera le 7 février, année du Rat de Terre (An 2135 du calendrier chinois)
« Bonne Année à toutes et à tous ! »

Exaspérés par l’Elysée, les groupes UMP et Nouveau Centre en appellent au Premier ministre.
ALAIN AUFFRAY et NATHALIE RAULIN - Libération - 06/02/08
Fillon, confident de députés affolés, exaspérés par l’Elysée.
Les députés de la majorité ne ménagent plus l’Elysée. Hier, François Fillon a pu entendre les inquiétudes des élus, pour la plupart en campagne municipale, en se rendant devant le groupe du Nouveau Centre (NC), puis devant celui de l’UMP.
Principal sujet d’exaspération : la dispersion des annonces de Nicolas Sarkozy. «Il faut faire attention à la fuite en avant. L’emploi, le pouvoir d’achat, la protection sociale, voilà l’essentiel» , estime le député et maire de Vitré Pierre Méhaignerie, pour qui «la politique de civilisation» et autre suppression de la publicité à la télévision publique «peuvent attendre». Le président du groupe NC, François Sauvadet, partage l’analyse : «Il y a beaucoup de réformes engagées […] Il faut maintenant mettre en perspective l’action gouvernementale pour les mois qui viennent.»
De la même façon, les députés ne veulent pas entendre parler de la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, proposition présente dans le rapport incriminé comme dans le projet de révision générale des politiques publiques sur lequel travaille le gouvernement.
«Oukases». Reprenant à son compte le mécontentement des siens, le patron des députés UMP Jean-François Copé, a souligné hier que le «temps des oukases» était terminé : «En tout état de cause, on ne veut pas de taxes nouvelles.»
«Des tabous sont tombés» , souligne Hervé Mariton (Drôme).De fait, les députés ont pour la première fois critiqué ouvertement le bras droit de Sarkozy, Claude Guéant, et l’attitude des ministres d’ouverture. L’UMP Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle) a ainsi jugé «anormal» que la revalorisation des petites retraites soit annoncée par le secrétaire général de l’Elysée. Exaspéré par les déclarations favorables à Bertrand Delanoë émises par le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet et les attaques publiques de Bernard Kouchner contre Claude Guéant, Lionnel Luca (Alpes-Maritimes) a réclamé que «les ministres d’ouverture se taisent».
Très applaudi par ses troupes, Fillon a paru, selon certains témoins, embarrassé par une popularité qui semble monter au même rythme que la grogne contre Sarkozy. A en croire le baromètre Ifop-Paris Match qui paraît aujourd’hui (1), le Président perd 7 points par rapport à janvier, tandis que Fillon en gagne 5. 46 % des Français disent approuver l’action du chef de l’Etat, 57 % celle du Premier ministre.
Pour ne pas paraître se désolidariser de Sarkozy, Fillon s’est contenté du service minimum : il a reconnu qu’il fallait donner «de la cohérence» à la politique gouvernementale…
Dévastateur. C’est le rapport Attali qui cristallise la colère du plus grand nombre. Lors du petit déjeuner de la majorité, le maire (UMP) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a fait savoir au Premier ministre qu’il en avait assez de se faire agresser par les chauffeurs de taxis, directement visés par le rapport de l’ex-sherpa de François Mitterrand. Les députés du NC dénoncent eux aussi l’effet électoralement dévastateur des propositions Attali. «On ne peut pas dire aux gens : "Suez le burnous et votez pour nous" !» résume Maurice Leroy (Loir-et-Cher).
LES 8e JOURNÉES MONDIALES MOINS DE BLABLA AU TÉLÉPHONE PORTABLE
Mobilou.info, le site officiel des "Journées Mondiales moins de blabla… "
8e JOUR
LES 8e JOURNÉES MONDIALES MOINS DE BLABLA AU TÉLÉPHONE PORTABLE !!! 6-7-8 Février 2008
PROGRAMME CITOYEN
MERCREDI 6 FÉVRIER 2008
« C’est la récré ! Testez votre addiction au mobile »
« Coupez votre téléphone portable pendant 24h ! Combien de temps allez-vous résister ? »
Durant cette première journée, vous allez retrouver une qualité de vie, moins de stress, plus de communication humaine. L’occasion aussi de débattre sur l’inutilité d’équiper sa progéniture d’un téléphone portable : Mauvais esprit sécuritaire ! Risques sanitaires !
JEUDI 7 FÉVRIER & VENDREDI 8 FÉVRIER 2008
« Plus de SMS dans les lieux publics, sinon un décret anti-mobile nous pend aux oreilles bientôt !? »
L’objectif est de sensibiliser les utilisateurs de téléphone portable afin d’éviter à l’avenir d’aboutir à une politique semblable à celle liée au décret antitabac qui s’est instaurée en France depuis le 2 janvier 2008. L’accélération d’aménagement de zones silencieuses ne risque-t-elle pas d’empiéter durablement à force de manque de savoir-vivre ?
NAISSANCE DE CETTE IDÉE CITOYENNE
Phil Marso écrivain indépendant et instigateur de ce rendez-vous citoyen depuis le 6 février 2001 propose 3 jours de réflexion sur le Téléphone portable, outil technologique qui a changé le comportement humain dans sa manière de communiquer. Le 6 février correspond à la Saint Gaston, clin d’œil au célèbre couplet du chanteur français Nino Ferrer : « Gaston y’a l’téléfon qui son, et y a jamais person qui y répond », prétexte pour lancer un débat de réflexion à travers les médias autour de cet outil de communication.
Nous invitons les médias à profiter de ces trois jours pour lancer ce débat de réflexion
Vieillir plus pour gagner rien !
Les Médias, qui se félicitent tous confondus, manquent de retenue en présentant de telle façon le vote de la revalorisation des retraites.
On en viendrait presque à croire à une avancée sociale, une victoire !
Et tout cela à échéance de 2012 et pour seulement les plus démunis de nos anciens. Mais quel scandale cette pseudo-charité !
Rappel : Le minimum vieillesse est un complément de retraite qui s'ajoute à la pension pour garantir une pension minimale de 628 euros par mois. Elle est versée aux personnes de plus de 65 ans (dès 60 ans dans certains cas) dont les ressources sont inférieures à 7.719,5 euros.
Que deviendront les autres, ceux qui perçoivent quelques euros de plus que le minimum vieillesse ? Revendre des RTT ? Travailler le Dimanche ? Faire des ménages chez les traders ? Ils attendront 2012 sagement devant la télé ?
Il y a déja quelque temps que pour eux, la préoccupation n'est plus celle du pouvoir d'achat mais de subsister et maintenir en état comme ils peuvent, la maison ou le logement acquis par leurs années de travail, ou tout simplement pour d'autres moins nantis et aussi nombreux, de ne pas se faire expulser de leur loyer. Et pour aller ou ?
Quand les journalistes des grands médias prendront-ils la responsabilité de réagir avec honnêteté face à l'illusionnisme, l'égoïsme ambiant et la langue de bois érigée en méthode de communication officielle ? Comme disait le regretté Coluche "les journalistes savent bien que les hommes politiques mentent et pourtant, ils le répètent" Ils pourront ensuite se complaire à analyser dans leurs éditos, les propos rassurants tenus par les porte-paroles !
On prend vraiment les citoyens pour des ignares et sans le moindre discernement.
Croient-ils donc que nous n'ayons pas compris que cette petite aumône ... n'est pas concédée par pure générosité, mais pour faire prospérer la pêche aux électeurs juste avant les élections municipales. Après ce ne sera plus la même chanson, il faudra sans doute tout rembourser... avec les intérêts !
Kozett indignée

Placide - http://www.leplacide.com/
Lagarde a remis son rapport sur la Société Générale

La CGT crée une cellule anti-stress
Audrey Henrion - 20 Minutes du 06/02/2008 –
Permanences Deux permanences par semaine seront assurées par quatre militants CGT: au Palais du travail de Villeurbanne le jeudi de 11h à 17h, et le mercredi par téléphone (n° non communiqué).
«Avec ce dispositif, on veut agir contre des situations professionnelles qui provoquent dépressions nerveuses, maux de tête et autres troubles de la santé», précise Franck Galliano, à l'initiative de cette première en France. Ce permanent à l'UL était le compagnon d'Isabelle Béal, une salariée de Sodexho qui s'est suicidée en février 2007. Dans son message d'adieu, elle avait notamment écrit : «Trop de pression. Travail. «J'ai réalisé que la souffrance au travail pouvait conduire au suicide», dit-il.
Il s'apprête à distribuer deux mille plaquettes pour faire connaître ce nouveau dispositif. « L'UL complétera le rôle des associations d'écoute, note le délégué. On pourra faire intervenir l'inspecteur ou le médecin du travail, une aide juridictionnelle, l'assistante sociale, ou même conduire une action syndicale avec l'accord du salarié concerné.» En offrant un lieu de parole aux employés des petites entreprises qui n'ont ni représentant du personnel ni CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), la CGT espère aussi renforcer sa popularité auprès de la «base».
Avec, en cas de succès, l'ambition d'étendre l'opération à un plus large territoire.
Lutter contre la souffrance au travail. Tel est l'objectif de l'Union locale (UL) CGT de Villeurbanne qui met en place, début mars, la première cellule de soutien pour les travailleurs stressés (lire encadré). Mais pas question pour les syndicalistes de s'improviser psychologues : les appelants seront orientés vers des structures d'appui spécialisées, «Harcèlement moral stop» et «Souffrance et travail».Jérôme K. et les quarante valeurs
Par Pierre Marcelle Libération jeudi 31 janvier 2008
Le procès de Jérôme K.
Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Sarkozy. Plus exactement, le fils chéri des produits financiers nous dit, texto, que «ce système marche sur la tête». Il est «devenu fou», entonne à l’unisson Moscovici, socialiste mûri au capitalisme que y a pas moyen de faire autrement. Et, dans leur foulée, tous les thuriféraires des marchés, de toutes parts et de tous partis, de beugler à la nécessaire «moralisation» du capitalisme qu’on appelle «financier» en redécouvrant qu’il carbure à la spéculation. Les pipeaux de Bouton visant à faire de Kerviel le bouc émissaire de ses errances, ce fut juste amusant, quand tout établissait, à l’évidence et depuis le premier jour, que sa hiérarchie était bienveillante, et complice.
En soi, le fade et zélé Jérôme K. ne nous inspire rien. Le condamner pour excès d’initiatives, c’est verbaliser Schumacher pour excès de vitesse, un dimanche après-midi sur le circuit de Monza. Quant à moraliser le capitalisme, c’est tenter de convaincre un tigre du bien-fondé, pour sa santé, de remplacer la gazelle de son petit déjeuner par un plat d’épinards.
Vous croyez, vous, que le projet de «moralisation du capitalisme» passera par la reprise en main de l’économie par le politique, et l’établissement de règles visant à redistribuer la richesse de sorte que, tandis que dix se goinfrent, mille ne crèvent pas d’inanition ? Vous n’y êtes pas du tout. Moraliser, c’est prêcher le renforcement de la «transparence» des procédures (bel oxymore !), et basta.
Des mots, comme à chaque fois que le merdier dérape, et plus rien jusqu’à la prochaine gamelle. Plus rien que le cynique et berçant mantra selon lequel, eu égard à la densité du trafic, le somme toute relatif nombre d’accidents constitue bien la preuve que «ça marche».
En attendant, parce que les cinq milliards joués-perdus-volés ne sont pas virtuels, il conviendra que quelqu’un les paye. Les personnels de la Générale seront les premiers à passer à la caisse.
Puis, ses clients. Puis vous, moi, nous tous…
On n'est jamais si bien servi que par soi-même
Traverses – Yves Michaud - 06/02/2008
Le président du Conseil constitutionnel, monsieur Jean-Louis Debré, nommé par le président Chirac à un moment qui était jadis celui de l'extrême-onction (le 23 février 2007), recommande au président Sarkozy un peu plus de retenue dans sa vie privée.
Qu'il le dise au moment où précisément ledit Sarkozy «convole en justes noces» est déjà révélateur de l'intelligence d'un homme qui n'a jamais été réputé pour cette qualité : magistrat intermittent, politicien suiveur, auteur de romans policiers médiocres, il est surtout un héritier du pouvoir gaulliste bon teint.
Ce qu'on se demande surtout, c'est avec quelle légitimité, il s'érige en censeur des conduites. Avec quel respect aussi d'un devoir de réserve que commande sa charge de magistrat suprême.
Le Conseil constitutionnel, qui est entièrement aux mains (et au service) des pouvoirs en vertu du système des nominations (par le Président de la République, par le Président du Sénat, par le Président de la Chambre des députés) n'a eu de cesse de s'ériger en censeur de tout et n'importe quoi et d'élargir ses compétences qui ne porte à priori que sur l'organisation des élections présidentielles... et le recours à l'article 16, c'est-à-dire à la loi d'exception.
Il devrait faire partie dans une réforme constitutionnelle de revoir les compétences de ce conseil et la durée de nomination de ses membres. Si je me souviens bien, Monsieur Debré fut nommé président de ce Conseil constitutionnel juste après avoir désigné en tant que président de l'Assemblée nationale deux des membres de ce conseil. On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Dans le même temps et dans la même rubrique, les pratiques chiraquiennes douteuses se rappellent à nous. Comme chaque année, madame Chirac, David Douillet et quelques autres people partent à la chasse aux tirelires : opération «pièces jaunes» oblige. Avec l'annonce du printemps reviennent les pies voleuses.
Je me permets en effet de rappeler que les frais de fonctionnement de l'association caritative de madame Chirac sont abracadabrantesquement élevés (36 %), sans compter les coûts à la charge des municipalités pour recevoir la caravane. Il est plus que jamais vrai que «charité bien ordonnée commence par soi-même».
Par ces temps de religion, un nouveau slogan donc : «Bambins, payez pour nous.»
Une majorité de français pour la suppression de la publicité.... à l'Elysée


