Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 4 février 2008

un clic contre un aéroport

Votez ......pour que France 3 suive de plus près le dossier de l'aéroport du Grand Ouest et parle de préservation de la nature et de l’environnement. !

Et …. Faites passer à tous vos contacts : l'enjeu est de faire "péter" le compteur pour que France 3 soit incité à suivre l'affaire de plus près !
http://ouest.france3.fr/info/pays-de-la-loire/38092367-fr.php
Le lien est direct, on ne peut voter qu'une fois par adresse électronique.

Bonne réception et à faire passer.

Bien amicalement et Merci

Alain UGUEN  Association Cyber @cteurs
votre souris a du pouvoir
http://www.cyberacteurs.org

Lire à ce sujet deux articles d'Inventerre  : (1) et (2)

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Du sarkozysme comme politique-fiction

vendredi 04 janvier 2008 La chronique d'Edwy Plenel, journaliste.

Propriétaire du Figaro d'aujourd'hui, par la grâce d'une fortune aéronautique d'invention paternelle et de commandes étatiques, Serge Dassault refuse de s'endormir. Ce parlementaire milliardaire, posté à l'aile droite de l'UMP, le parti du président Nicolas Sarkozy, a donc franchi allégrement, le 1er janvier 2008, la saine barrière entre actionnaire et rédaction, autrement dit capital et éditorial, sur laquelle repose cette valeur inestimable, l'indépendance de l'information. En forme de « vœux à la France qui a choisi un président dynamique et courageux », cet éditorial de propriétaire, dont on ne saurait oublier qu'il s'efforce de caser ses avions Rafale via l'entregent présidentiel, est une première.

On peine à trouver une comparaison historique pour cette situation nouvelle qui ne rend pas vraiment fier de son propre pays. Jamais les liens n'ont été si explicites et revendiqués, autant étalés et assumés, entre ce pouvoir sans efficace contre-pouvoir qu'est la présidence de la République française et l'espèce d'oligarchie financière qui, ces dernières années, n'a cessé d'étendre et de consolider sa mainmise sur l'information en France.

D'Arnaud Lagardère à Martin Bouygues, en passant par Bernard Arnault et Vincent Bolloré sans oublier Alain Minc et le précité Serge Dassault, tous ont bien d'autres centres d'intérêt économiques que les médias et tous se disent amis, frères, proches et obligés de notre actuel président – et ils le sont effectivement, Nicolas Sarkozy n'hésitant pas à revendiquer leur amitié via les facilités qu'ils lui fournissent à l'occasion.

Or, cette brève liste de noms suffit à réunir l'essentiel de nos médias nationaux. Si on ajoute les habituelles pressions sur les dirigeants du service public audiovisuel, il n'est pas faux de dire qu'aujourd'hui, l'opposition en général et la gauche en particulier ne disposent d'aucun porte-voix médiatique d'importance.

Le plus étonnant, c'est que cela ne suscite pas de révolte citoyenne. Comme si nous étions encore prisonniers de cette tradition politique illibérale léguée par le bonapartisme qui faisait dire au dramaturge Heinrich von Kleist que « le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement considère comme bon ».

Ce n'est donc pas en français, mais en anglais, dans le si peu rebelle Financial Times que l'on a pu lire ceci à propos de notre nouveau Napoléon : « Observer Nicolas Sarkozy gouverner la France, c'est un peu comme regarder un homme craquer des allumettes dans un entrepôt plein de feux d'artifice : il y a des étincelles, du bruit et de l'excitation, mais aussi une peur agaçante que tout peut exploser. »

Parues le jour de l'an, soit concomitamment à l'éditorial courtisan de M. Dassault, ces lignes expriment une inquiétude aussi partagée en profondeur que peu exprimée à la surface.

Depuis quelques mois, les Français sont spectateurs d'un roman présidentiel. Nicolas Sarkozy est le héros d'une aventure dont il se veut le seul maître, sans limites, sans freins, bref sans vergogne. Il affiche sans complexes son goût de la possession – qu'il s'agisse d'opposants politiques débauchés ou d'une nouvelle conquête amoureuse –, son envie de s'enrichir – presque doubler le salaire présidentiel au moment même où il remet en cause les acquis sociaux d'autres catégories –, son refus des contraintes collectives – narcissique, l'aventure dont il est le héros et le scénariste ne connaît qu'un personnage, lui-même.

Le délai de viduité non respecté après le divorce, l'avion de Bolloré après son yacht, le quart d'heure de retard à l'audience papale pendant laquelle il consultait ostensiblement son téléphone : toutes ces mauvaises manières n'expriment pas seulement la personnalité d'un homme parmi d'autres, elles disent aussi une conception de la politique, réduite à l'aventure personnelle sans limite d'un seul homme, dès lors élevé au-dessus du lot commun.

Et, dans ce tourbillon dont le culot ne cesse d'étonner et de surprendre – donc de faire causer, c'est aussi le but –, ce n'est pas tant l'action qui compte que le verbe. Le président parle bien plus qu'il n'agit. Ses discours sont le semblant du faire. S'il assume ne pas en être l'auteur, laissant son écrivain officiel, Henri Guaino, les commenter publiquement, c'est qu'ils n'ont qu'une importance relative : ils n'ont d'utilité que dans la mesure où ils garantissent le mouvement, créent l'agitation, suscitent l'exégèse.

D'où ce sentiment d'irréalité à l'écoute de discours qui sont autant de performances, c'est-à-dire des numéros d'acteur plutôt que des moments de vérité – là encore, des fictions.

Jugés faiblards à cette aune, les vœux télévisés du 31 décembre ont réussi à tenir en haleine les médias durant les deux jours qui les ont précédés par la seule annonce qu'ils seraient prononcés en direct, sans filet en quelque sorte comme on le dirait d'un acrobate de cirque. Quant à leur contenu, plutôt convenu, on retiendra cet étonnant rapprochement d'une proclamation définitive (« Je vous dois la vérité, je vous la dirai toujours, je ne m'autoriserai aucune hypocrisie ») et d'une promesse stupéfiante (« Nous ne résoudrons rien… si nous n'entreprenons pas de moraliser le capitalisme financier ! »), évident tête-à-queue au spectacle français de mélanges des genres affairistes recrudescents.

Ce genre de collision accentue le sentiment persistant d'irréalité. Tout comme, au souvenir du rapt par l'alors candidat Sarkozy de figures historiques du socialisme, on se pince à imaginer un Jean Jaurès ou un Léon Blum « bling bling », pour reprendre l'expression popularisée par le goût du clinquant élyséen.

C'est comme si les mots n'avaient plus de sens véritable, comme s'ils n'étaient plus que des leurres, entre appâts politiques et hameçons médiatiques.

Posté par werdna à 13:03 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mariage secret ....

Le Monde du jour :

Un mariage présidentiel qui ne passe pas inaperçu
Le Temps a rencontré Jacques Séguéla. L'homme de pub par qui Carla Bruni et Nicolas Sarkozy se sont rencontrés. Le journal suisse lui a posé cette question : n'est-ce pas un mariage à la va-vite ? Et comme la pub, Jacques Ségéla ne ment pas : "C'est une vraie histoire d'amour !" Il a même une explication limpide à la fulgurance de cette romance : "François Mitterrand avait pour devise de donner du temps au temps. Chirac, lui, a vécu à côté de son temps. Nicolas Sarkozy va plus vite que le temps." Attention tout de même à ne pas être en décalage avec le temps. Les sondages montrent que c'est un danger qui guette le président. Ce que relève l'IHT, qui insiste, comme El Pais, sur "l'effet Carla" ayant précipité la chute dans les sondages du président. L'IHT cite les noms des témoins du président. Ce n'est pas la rupture... Le Soir publie un article qui ressemble fort à un billet  acerbe sur la non- nouvelle du week-end. La chronique d'Edwy Plenel dans le même quotidien égratigne le "numéro d'acteur" permanent du président.

Posté par Kozett à 13:00 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Exemple à suivre … ? Colloque au Québec : Médias et Démocratie

Le Soleil Québec dimanche 3 Février 2007

Québec - Les journalistes et la liberté de presse: la menace viendrait de l'intérieur par Daphnée Dion-Viens

À l’ère de la convergence et de la concentration des médias, la plus grande menace à la liberté de presse vient de l’intérieur. À un point tel que la majorité des journalistes demandent une intervention gouvernementale.

Voilà une des conclusions tirées d’une grande enquête réalisée par le professeur Marc-François Bernier, de l’Université d’Ottawa. Les résultats ont été présentés hier à Québec dans le contexte du colloque Médias et démocratie, organisé par la Fédération nationale des communications (FNC-CSN).

«Beaucoup de journalistes estiment que la première menace à la liberté de presse, ce sont les médias eux-mêmes, par leur organisation, la concentration et la convergence»,
explique M. Bernier en entrevue au Soleil. Ils demandent d’ailleurs au gouvernement d’agir pour limiter la concentration de presse. «Il n’y a pas si longtemps, c’était péché de parler d’intervention gouvernementale. L’ennemi, pour la liberté de presse, était en dehors de la salle de rédaction. Maintenant, le loup est dans la bergerie. C’est une transformation importante», souligne-t-il.

Pour réaliser son enquête, M. Bernier a fait parvenir un questionnaire à 1780 journalistes syndiqués du Québec. De ce nombre, 385 ont répondu à l’appel. En raison de contraintes techniques, les journalistes pigistes et non syndiqués n’ont pu participer à l’enquête. Parmi les sondés, 45 % sont des journalistes de Radio-Canada, 31 % de Gesca, 15 % de Quebecor et 9 % proviennent d’autres médias. La marge d’erreur est de 4,4 %, 19 fois sur 20.

La grande majorité des sondés considèrent que la concentration et la convergence des médias nuisent à une information de qualité et à la diversité des points de vue, en plus de menacer la liberté des journalistes et la libre circulation des idées. Ce sont d’abord les actionnaires et les propriétaires des médias qui en profitent, jugent les journalistes interrogés.

Intervention - La majorité des sondés (66 %) estiment d’ailleurs que «les gouvernements devraient agir pour limiter la concentration de la propriété des médias au Québec». Cette affirmation récolte un fort consensus chez les journalistes de Quebecor, «où il existe un important malaise professionnel» qui peut être perçu comme un «appel de détresse», écrit M. Bernier dans son rapport. Ces derniers sont particulièrement insatisfaits de leur emploi et très critiques par rapport aux effets de la convergence et de la concentration des médias. Les résultats détaillés de cette enquête sont disponibles à l’adresse suivante : www.fncom.org.

Environ 200 personnes ont participé hier au colloque Médias et démocratie, qui se termine aujourd’hui à Québec.

Posté par Kozett à 12:21 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables : Mariage secret

Mariage_secret

Posté par Kozett à 11:58 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Délocalisations : Le patron « voyou » voulait déménager à l'anglaise

Philippe Sauter lundi 04 février 2008 | Le Parisien

Grosse surprise ce week-end pour les salariés d'une entreprise de sous-traitance automobile. Le patron voulait déménager - discrètement - son usine en Slovaquie, sans en informer ses salariés. Ils l'ont retenu dans son bureau.

LES OUVRIERS de l'usine BRS à Devecey (Doubs) viennent d'imposer à leur patron anglais un week-end forcé dans son bureau. Depuis samedi, ils empêchent Mike Bacon, qui a repris il y a un an cette entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces pour l'automobile, de sortir des locaux de l'entreprise. « On ne le séquestre pas, il peut se promener dans l'usine. Simplement, on l'empêche d'aller ailleurs », explique l'un des ouvriers de faction.

La crise a débuté samedi matin. Un responsable des expéditions découvre en passant - par hasard - devant l'usine que des camions sont en manoeuvre dans la cour. « Le seul problème est qu'aucune expédition n'était prévue ce week-end. Alors, on a trouvé ça très suspect », indique-t-il. Rapidement, l'alerte est donnée et plusieurs salariés arrivés sur place bloquent la sortie avec leurs voitures. Trois camions slovaques ont été immobilisés durant toute la journée de samedi. « Ils étaient remplis de pièces détachées et de matières premières. Comment on aurait fait si on avait découvert ça en arrivant lundi matin ? »

« Si on le laisse partir, on ne le reverra plus »
Très en colère, les salariés obtiennent sur-le-champ que les camions interceptés soient vidés. Ils décident également d'empêcher leur boss de quitter les lieux. « Si on le laisse partir, on ne le reverra plus », clament-ils. Le chargement devait gagner la Slovaquie, où Utilux, l'industriel anglais propriétaire de l'usine de Devecey, dispose d'un autre site de production. Il semblerait toutefois que trois camions aient pu quitter l'usine dans la nuit de vendredi à samedi.

Enfermé dans son bureau, Mike Bacon, le patron anglais, ne nie pas ses intentions de délocaliser : « Il y a trop de charges en France. La Slovaquie est aujourd'hui le pays où tous les industriels de l'automobile sont présents », explique-t-il..

Autre problème, le patron anglais n'a pas versé les salaires de janvier à la quarantaine de salariés français.

« Nous allons attendre lundi (aujourd'hui) et l'emmener avec nous au tribunal de commerce. On veut qu'il déclare officiellement l'entreprise en liquidation judiciaire et savoir comment il va verser nos salaires », explique Renaud Cornu, responsable commercial.

Posté par werdna à 03:05 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

«Pour que les OGM se vendent, on leur invente une utilité sociale»

Recueilli par FLORENT LATRIVE et GUILLAUME LAUNAY - Libération lundi 4 février 2008

Peut-on se passer des OGM ? Entretien avec le chercheur Christian Vélot.

Christian Vélot est maître de conférences et chercheur en génétique moléculaire à l’université Paris-Sud à Orsay (Essonne). Membre du conseil scientifique du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), il donne des conférences sur les OGM et a apporté son soutien aux faucheurs volontaires. En délicatesse avec sa direction, son contrat de recherche ne sera pas reconduit l’an prochain.

Le projet de loi sur les OGM, première traduction législative du Grenelle de l’environnement sera débattu au Sénat à partir de demain

Pourquoi les scientifiques sont-ils si divisés ?

Que la communauté scientifique soit divisée n’est pas propre aux OGM. Pour lever les controverses, en général, on fait des expériences. Mais avec les OGM, on est dans une situation de carence d’évaluation. Quand on parle d’un maïs pesticide, qui produit un insecticide, la moindre des choses serait qu’il soit évalué comme un pesticide. On ne dit pas que les études prouvent que cet OGM est toxique, on dit qu’elles sont suffisamment inquiétantes pour au moins demander à ce que des tests soient refaits par un laboratoire indépendant.

Vous doutez de cette indépendance ?

Les études sont faites par des laboratoires choisis par la firme semencière, au prétexte du secret industriel. Et chaque fois qu’on a voulu avoir accès aux données brutes, ça a été au prix de batailles juridiques et administratives monstrueuses. Une pétition lancée par des chercheurs contre le moratoire sur le maïs OGM a reçu plus de 1 000 soutiens…Ces chercheurs se réfugient derrière la prétendue neutralité de la science pour donner plus de poids à leurs arguments. Le principal problème, ce n’est pas tant les lobbys financier ou semencier, c’est le lobby scientiste. Ils restent persuadés que la science va répondre à tout.

Que pensez-vous de la polémique qui a suivi la suspension du maïs Mon 810 ?

Pour la première fois, on avait à côté des scientifiques un collège économique et social. Et pour la première fois, un comité d’experts a pris en considération un certain nombre d’études de ces dernières années qui jusqu’ici avaient été ignorées ou négligées, et qui mettent en évidence que le pollen ne s’arrête pas à 50 mètres, comme le nuage de Tchernobyl.

Les OGM permettraient d’utiliser moins de pesticides…

On nous ment en nous faisant croire que les OGM sont la solution aux pesticides. Effectivement, l’agriculteur n’a plus à pulvériser l’insecticide, mais ce pesticide est toujours dans l’environnement puisque le maïs le fabrique en permanence.

Ont-ils vraiment un impact sur la santé ?

Je ne peux pas répondre à cette question. Au regard des données brutes que l’on a pu obtenir à partir de tests sur des animaux, on voit des perturbations des paramètres hépatiques et rénaux. On dit donc : «Soyons prudents, prenons le temps.» Le problème, c’est que le temps de l’évaluation scientifique n’est pas compatible avec l’urgence du brevet et des profits.

La France ne menace-t-elle pas sa recherche en se coupant des OGM ?

De quelle recherche parle-t-on ? On fait beaucoup d’amalgames avec les OGM. Ça fait trente ans qu’on s’en sert en recherche, je suis utilisateur de cette technologie. C’est un outil utilisé de manière routinière dans les laboratoires, c’est un peu la clé à molette du biologiste moléculaire. Dire qu’on prend du retard en recherche n’est pas vrai. Concernant le domaine agricole, ce n’est pas dans la recherche qu’on va prendre du retard, mais dans les applications dans les champs et dans les assiettes. Mais est-ce qu’on peut vraiment parler d’un retard ? Est-ce qu’on doit absolument concurrencer les Etats-Unis sur tout et n’importe quoi ? On pourrait au contraire jouer la carte de la biosécurité.

Mais les OGM ne sont-ils pas une solution aux crises alimentaires mondiales ?

Le problème de la faim dans le monde n’est pas scientifique et technologique mais politique. Sinon, il faudrait qu’on m’explique pourquoi, alors qu’on produit deux fois plus que les besoins, il y a des gens qui meurent de faim. On veut nous faire croire qu’on va résoudre la faim dans le monde avec des OGM dont le seul but pour les firmes semencières est de mettre des brevets sur des plantes et d’avoir la mainmise sur l’alimentation mondiale.

Qu’attendre alors du débat sur le projet de loi ?

La discussion c’est toujours bon à prendre. Mais il faut qu’elle prenne en compte les conclusions du Grenelle, notamment sur les questions de responsabilité, de transparence. Dans son discours, Nicolas Sarkozy a pour la première fois - on peut lui rendre ça - désigné les OGM agricoles par leur nom : des «plantes pesticides». Mais on ne trouve pas une seule fois ce terme dans le projet de loi. J’ai peur que ce soit à nouveau du vernis sur des ongles sales, qui va permettre en fait d’autoriser la contamination par les OGM.

Posté par werdna à 03:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le patronat de 15 branches (commerce alimentaire, grands magasins) systématiquement opposé à la réévaluation des bas salaires.

NOUVELOBS.COM | 04.02.2008 | 11:01

C'est ce que dénonce un rapport du ministère du Travail qui sera présenté vendredi aux partenaires sociaux.

« Qu'attendez-vous de moi ? Que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre ? », avait fait valoir Nicolas Sarkozy le 8 janvier devant la presse. Le rapport de la Direction générale du travail (DGT), sera soumis à l'examen des partenaires sociaux, vendredi, lors du comité de suivi de la négociation salariale.

Finalisé la semaine dernière, il dénonce la situation de branches qui, pour certaines, n'ont conclu aucun accord salarial depuis 2000. Sur les 45 branches que la DGT a passées au crible (hors BTP et métallurgie), 35 disposent de niveaux de rémunération inférieurs au salaire minimum (8,44 euros brut de l'heure), celui-ci ayant été revalorisé de 2,05 % le 1er juillet dernier. Les quelque 2 millions de salariés concernés ne sont évidemment pas rémunérés en deçà du SMIC. Mais, à défaut de négociations, leurs rémunérations sont « écrasées » au bas de l'échelle salariale.

Aucun accord depuis 2000

Parmi les branches mises en cause, une grande majorité devraient conclure un accord dans les prochaines semaines, estime toutefois la DGT. C'est le cas des employés de maison, des organismes de formation et des industries du bois, par exemple.

Une quinzaine de branches, en revanche, font figure de mauvais élèves chroniques. Dans les grands magasins (43.000 salariés), par exemple, les salaires minimaux n'ont pas été revalorisés depuis 2001. De ce fait, toute la grille des employés est inférieure au SMIC. C'est également le cas dans le secteur de l'habillement (55.628 salariés), où aucun accord salarial n'a été trouvé depuis 2000. Dans plusieurs secteurs, la responsabilité patronale est directement en cause. Dans le commerce alimentaire (640.000 salariés), par exemple, la négociation salariale a été longtemps suspendue par la partie patronale (FCD), qui entendait protester ainsi contre la suppression d'une partie des allégements de charges « Fillon », indique la DGT. L'accord qui vient d'être soumis à la signature des syndicats n'a pas empêché ceux-ci de lancer un appel à la grève (lire ci-dessous). En attendant l'issue du conflit, c'est toute la grille des employés et la quasi-intégralité (7 sur 8) de celle des ouvriers qui se trouvent sous le niveau du SMIC. Les représentants des hôtels-cafés-restaurants (422.000 salariés) ont également suspendu les négociations pour protester contre la limitation des aides aux employeurs aux 30 premiers salariés de chaque établissement, dans la dernière loi de Finances.

Considérés comme acquis

Ces deux exemples montrent à quel point le patronat estime comme acquis les allégements de charges accordés aujourd'hui (lire). D'autres secteurs sont confrontés à des difficultés économiques et à une forte concurrence internationale, qui freinent les négociations salariales, reconnaît la DGT. C'est le cas, par exemple, dans l'industrie de la chaussure, qui emploie quelque 30.000 salariés.

Observées depuis des années, ces situations de blocage conduisent le gouvernement à intervenir plus fermement. L'avancement au 1er janvier de la date de fixation du SMIC, à partir de 2009, devrait permettre aux entreprises de négocier sur les salaires en connaissance de cause. La possibilité de réserver les allégements de charges à celles qui négocient pourrait également changer la donne, mais elle se heurte, pour l'instant, à une résistance farouche des organisations patronales.

Posté par werdna à 03:02 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Allégements de charges : le Conseil d'orientation pour l'emploi tenté d'édulcorer le projet gouvernemental

[ 04/02/08  ] Les Echos

Le Conseil d'orientation pour l'emploi doit remettre mercredi un avis sur la réforme du SMIC et la mise sous condition des allégements de charges. Sur ce point, il serait tenté d'atténuer le projet qui lui a été soumis par le gouvernement.

La recherche du consensus ne pousse pas forcément aux réformes les plus radicales. En témoignent les travaux actuellement menés par le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) sur la réforme du SMIC et la subordination des allégements de charges à la politique salariale des entreprises. Après une séance plénière et deux réunions de travail, les membres du conseil (experts, patronat, syndicats) ont prévu une dernière séance de débat, mercredi, pour finaliser leurs propositions. Ces dernières pourraient être assez différentes de celles qui leur ont été soumises par le gouvernement, le 20 décembre dernier.

« Pot de confiture » Sur la question des allégements de charges, celui-ci a, en effet, présenté des propositions précises. Le dispositif qu'il suggère est censé comporter deux niveaux de sanction. Les entreprises n'ouvrant pas de négociations salariales au titre de 2008 perdraient 50 % de leurs exonérations en 2009, puis 100 % en 2010. Un autre mécanisme doit permettre de toucher, indirectement, les entreprises n'ayant pas d'obligation légale de négocier. Aujourd'hui, les allégements de charge sont calculés par rapport au niveau du SMIC (8,44 euros brut de l'heure). Cela ne serait plus le cas des branches ayant des minima inférieurs au minimum légal. Pour elles, les allégements de charges seraient calculés à partir de leur niveau salarial le plus bas (7,50 euros brut par exemple).

Les entreprises courent cependant peu de risque. Au COE, les représentants des organisations patronales et les DRH de grands groupes (PSA, etc.) ont multiplié les interventions pour défendre les 20 milliards d'euros d'allégements de charges existants. Ecarté des instances dirigeantes du Medef, Denis Gautier-Sauvagnac s'est montré l'un des plus virulents. « Les allégements de charges constituent un pot de confiture sur lequel lorgnent l'ensemble des ministres », a-t-il indiqué lors d'une réunion. « Nous n'accepterons pas la moindre réduction de nos droits. Il y a 800.000 emplois en jeu », a menacé de son côté Jean-François Veysset (CGPME).

« Le plus applicable possible » Les réticences ne se limitent cependant pas au camp patronal. « La suppression de 50 % puis de 100 % des allégements de charges semble excessive à la majorité des membres du conseil », indique l'un des experts. Marie-Claire Carrère-Gée, la présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi, refuse pour sa part d'y voir un recul : « Notre seule préoccupation est de mettre en oeuvre le dispositif le plus applicable possible, sans polluer la situation de l'emploi », indique-t-elle.

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Un salarié sur vingt jongle entre plusieurs emplois pour ne pas tomber dans un gouffre financier.

Aline Gérard lundi 04 février 2008 | Le Parisien

Environ 1,2 million de salariés ont plusieurs employeurs en France, sans compter tous ceux qui échappent aux statistiques. Beaucoup cumulent deux emplois pour vivre correctement. La faute aux petits salaires et aux temps partiels.

«LA FRANCE qui se lève tôt », ils connaissent. « Travailler plus pour gagner plus », aussi, mais le slogan sonne amèrement à leurs oreilles. Le nombre de salarié(e)s qui cumulent les emplois serait de plus d'un million dans notre pays. Soit un salarié sur vingt, selon l'Insee, à jongler entre plusieurs employeurs ou plusieurs métiers. Depuis 2003, leur nombre a augmenté de 13,5 %. Ces « cumulards » n'ont souvent pas le choix. Pour eux, il s'agit de joindre les deux bouts en fin de mois, quand arrivent les traites de la maison à payer, les impôts, les factures. Quitte à basculer dans le travail illégal.

Casse-tête
« Le Parisien » - « Aujourd'hui en France » est allé à la rencontre de ces « pluriactifs » inclassables, ni travailleurs pauvres, ni salariés classiques, inconnus des associations de chômeurs et largement ignorés par les enquêtes officielles. La plupart ont un point commun : une durée hebdomadaire de travail trop faible dans leur emploi principal, conjugué à un salaire mensuel très bas. Côté salaires, en effet, c'est maigre, « 680 € en moyenne » si le salarié occupe un temps partiel dans le poste, « 1 515 € s'il s'agit d'un temps complet », explique un expert de l'Insee.

Un véritable casse-tête quand on a une famille à charge ou quand survient un imprévu, comme l'obligation de déménager et d'avancer l'argent de la caution pour le nouveau logement. Du coup, pour s'en sortir, la tentation est grande d'offrir ses services à un autre employeur pour parvenir à boucler les fins de mois. « C'est du 17 heures chez l'un et du 18 heures chez l'autre au prix d'emplois du temps minutés à l'extrême et d'une vie professionnelle ultra-fatigante », résume Louis Maurin, le directeur de l'Observatoire des inégalités (voir ci-dessous). Un mode de vie que connaissent des millions d'Américains, où la double journée de travail est une pratique courante. Surtout vécue par les femmes, premières victimes de la précarité.

Posté par werdna à 03:00 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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