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samedi 2 février 2008

L’avenir en jeu : Contestation par le pouvoir et les entreprises de l’enseignement des SCIENCES économiques et sociales

Libération du 02/02/08

On sent venir une opposition à l'enseignement des Sciences Economiques et Sociales, comme si on nous demandait de justifier notre utilité. Nicolas Sarkozy l'a dit un jour " faire des études de sciences humaines, c'est très bien, mais comme cela ne sert à rien, ce sera aux individus de les financer". Il y a donc désormais toute une culture à laquelle on risque de demander de justifier son existence.

Une Interview de Jean-Paul Fitoussi , Professeur des universités, président du Conseil scientifique de l'Institut d'études politiques de Paris, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques, membre du Conseil d'analyse économique auprès du premier ministre et Sylvain David Professeur agrégé de sciences économiques, président de l'association des professeurs de SES. Extraits ...

L'intelligence du monde est une valeur en soi !

L'enseignement des Sciences Economiques et Sociales (SES) n'a pas bonne presse en ce moment, accusé notamment de présenter une vision négative de l'entreprise. Le ministre Xavier Darcos ademandé un audit sur le contenu des manuels d'enseignement des sciences économiques et sociales. Qu'en pensez-vous ?

La pseudo-étude de Positive Entreprise, qui a lancé la polémique, ne fournit ni donnée chiffrée ni source ! Elle ne s'appuie sur aucun fait avéré. En fait, ce qui pose problème, c’est que certains lobbies ne souhaitent pas qu'on aborde ces questions sous un angle critique. Ils confondent regard critique et dénigrement. Selon eux, en montrant que les relations de travail peuvent être conflictuelles, on dénigre l'entreprise. De plus, les manuels ne sont qu'un support parmi d'autres. Penser qu'à travers eux, on peut résumer la pratique de l'enseignant, c'est soit de la méconnaissance, soit un procès d'intention - ce que je crois. Je préfère travailler sur des données de l'Insee plutôt que de m'appuyer sur des manuels scolaires vite périmés.

On propose que les représentants du monde de l'entreprise participent à l'élaboration des livres SES...

Toute la question est de savoir qui va définir ce que l'on doit enseigner. D'une certaine manière, il y a ici aussi un problème de laïcité. Le contenu des enseignements va-t-il être soumis à des groupes de pression qui vont frapper à la porte et dire : " Vous travaillez sur la famille, on pense que vous ne devez pas parler d'avortement !" Si l'on fait cela, c'est intenable. C'est aux universitaires de nous dire quels sont les savoirs suffisament consensuels et utiles, et comment les enseigner.

Cela n'empêche pas de dialoguer pour mettre en place des stages et des visites d'entreprises, mais dans un autre lieu. Nos détracteurs nous reprochent de consacrer trop de temps à la précarité, au chômage, etc. Quand nous le faisons, ce n'est pas pour stigmatiser les licenciements, mais pour analyser les évolutions, les catégories touchées, les politiques menées. Mais je me demande si ce qui les gêne, ce n'est pas le fait même d'en parler, s'ils ne voudraient pas cacher toute une partie de la réalité économique et sociale.

Le risque est que les bases que l'on veut enseigner à nos enfants deviennent des objets de forum ou de débat politique déconnectées du réel, ce qui est tout à fat contre-productif en matère pédagogique. Il y a aussi l'idée que les populations ne comprennent pas l'économie. Une idée fausse. Il y a derrière cela un enjeu politique. Si on veut nier cela, autant se dispenser d'un enseignement de l'économie et et faire place à de la communication !

Est-ce que bien présenter l'entreprise implique en même temps de mal présenter le salarié ?

Il ne s'agit pas d'opposer l'un à l'autre car rien n'est possible sans l'entreprise et rien non plus sans le travail. Dès qu'on prend le problème par ce petit bout, on arrive à une impasse. D'abord, on veut considèrer que si les français se réconciliaient avec l'économie de marché, l'économie irait beaucoup mieux. C'est un raisonnement très léger. Peut être que les français ont déja très bien compris les dysfonctionnements de l'économie de marché. Ensuite, on présente l'enseignement et la recherche comme le moyen privilégié de d'augmenter le taux de croissance.

La croissance économique devient le but premier et l'éducation l'instrument de cette croissance. Or, dans l'histoire, c'est l'éducation qui a toujours été le but prioritaire de l'enseignement. L'amélioration de notre savoir, de notre compréhension est un objectif hautement valable, indépendamment de ses conséquences ou non sur la croissance. L'aspiration à devenir plus intelligent face à notre environnement, il faut la satisfaire coûte que coûte !  Mais cela ne justifie pas l'enseignement. L'enseignement se légitime de lui-même. l'intelligence du monde est une valeur en soi. Malheureusement, cela se perd. Nous sommes en train de basculer dans une phase "utilitariste" de l'enseignement qui peut être très dangereuse.

Posté par Kozett à 15:30 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le maire du 8e arrondissement de Paris annonce avoir célébré samedi matin le mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni

LE MONDE.FR samedi 2 février 2008

François Lebel maire du 8ème arrondissement, interrogé sur Europe 1, a déclaré, samedi 2 février, avoir marié, dans la matinée, à l'Elysée, le président Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni. (AFP)

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Posté par werdna à 14:51 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jacques Chirac veut prouver qu'il n'a pas de comptes au Japon

NOUVELOBS.COM | 01.02.2008 |

L'ancien président de la République a fait enjoindre la Tokyo Star Bank de dire si elle avait eu "un compte au nom de Jacques Chirac ou au nom d'une société dont le bénéficiaire serait Jacques Chirac".

L'ancien président de la République Jacques Chirac a fait procéder au Japon à des vérifications afin d'établir qu'il n'avait jamais disposé de compte dans une banque nippone et ainsi mettre fin aux rumeurs, a indiqué, vendredi 1er février, auprès de son avocat, Me Jean Veil.
En septembre 2007, sur la demande Jacques Chirac, le président de l'Ordre des avocats de Tokyo a enjoint la Tokyo Star Bank de dire si elle avait eu "un compte au nom de Jacques Chirac ou au nom d'une société dont le bénéficiaire serait Jacques Chirac", a déclaré Jean Veil à l'AFP, confirmant une information du Point.
La Tokyo Star Bank avait repris en 2001 les activités de la Tokyo Sowa Bank (TSB), dirigée par Shoichi Osada, un homme d'affaires sulfureux qui se flattait de relations amicales avec Jacques Chirac jusqu'à sa faillite frauduleuse en 1999.

Pas de preuve absolue

En novembre, la Tokyo Star Bank a rapporté qu'il n'y avait pas de compte bancaire au nom de Jacques Chirac "à la date de la cession d'exploitation" de la TSB en 1999, selon l'avocat.
Cette vérification "ne peut pas complètement garantir évidemment" que l'ancien président n'aurait pas bénéficié d'un compte via une série de sociétés écran, a reconnu l'avocat. Mais selon lui, il est "impossible" d'apporter une preuve absolue de la non-existence d'un tel compte.
En mai 2006, Jacques Chirac avait démenti "catégoriquement" avoir jamais possédé un compte au Japon, estimant que ces "allégations (étaient) à rattacher à une campagne de calomnies" lancée avant la présidentielle de 2002.
Une enquête du général Philippe Rondot, conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros) et témoin clef de l'affaire Clearstream, avait conclu que des fonctionnaires de la DGSE, agissant hors du cadre hiérarchique, avaient "probablement" tenté en 2002 de "monter un dossier contre le président de la République à quelques semaines de la présidentielle", avait à l'époque affirmé l’avocat de l’ex-président, Me Eric Morain.

Peut être à l’insu de son plein gré, alors

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Remember....... le vendredi 15 Septembre 2006 par Placide - http://www.leplacide.com/

Procureur général de Paris: Chirac assure ses arrières

Ex-conseiller pour la justice de Jacques Chirac, directeur de cabinet du garde des Sceaux Pascal Clément, Laurent Le Mesle, 55 ans, a été nommé procureur général près la cour d'appel de Paris mercredi en Conseil des ministres.

La nomination comme procureur général de Paris de Laurent Le Mesle suscite l'indignation de la gauche et de magistrats, qui dénoncent une mainmise sur la justice alors que le chef de l'Etat va perdre l'immunité présidentielle à la fin de son mandat.

François Bayrou, président de l'UDF, a déploré cette nomination: "Je n'aime pas l'idée qu'en France ce type de nomination passe par la proximité avec le pouvoir", a-t-il déclaré sur Canal+, en évoquant "des manquements" aux principes républicains. "Dans le projet républicain, on sépare l'exécutif du législatif et du judiciaire pour que le citoyen ait un recours. Et là, l'exécutif nomme à l'intérieur du judiciaire, de manière qu'il y ait une très grande intimité entre eux", affirme t-il.

François Hollande, a jugé "choquante" cette nomination, "parce qu'elle peut viser le citoyen Jacques Chirac qui demain, au terme de son mandat de président de la République, pourrait avoir à répondre des accusations qui ont pu être faites quant aux emplois fictifs de la Ville de Paris".  "Aujourd'hui, Jacques Chirac, par cette nomination, est en train de prolonger son immunité" après son départ de l'Elysée, a-t-il déclaré.

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Posté par werdna à 00:25 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Europe : le débat de ratification du traité de Lisbonne planifié à l’assemblée mercredi «au beau milieu de la nuit»

Libération - samedi 2 février 2008

Quelle mouche a piqué le gouvernement, maître de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale?

C’est la question que pose l'ooposition par la voix de Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste au Palais Bourbon, qui s’est insurgé contre l’organisation du débat de ratification du traité de Lisbonne mercredi «au milieu de la nuit» et demandé qu’il se fasse «en plein jour». «Je juge honteux - pour l’Assemblée, pour les Français et pour l’Europe - la décision du gouvernement d’organiser le débat sur le nouveau traité de l’Union à toute allure […]», a-t-il protesté.

Le programme de travail de l’Assemblée indique que le débat commencera, en séance de nuit, mercredi à 21 h 30, se poursuivra le jeudi matin et sera clos l’après-midi par un vote solennel. La discussion du minitraité ne pourra avoir lieu qu’après la révision constitutionnelle qui doit être adoptée lundi par le Congrès réuni à Versailles.

«Non content d’escamoter le droit pour les Français de se prononcer directement par référendum, le gouvernement réduit à rien la délibération des députés», ajoute Ayrault qui juge que «ce symbole d’un débat à la sauvette est également désastreux pour l’Europe et le traité lui-même».

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Corinne Lepage «Je voudrais que les citoyens n’aient plus à faire la chasse à l’information environnementale»

Recueilli par Guillaume Launay - Libération samedi 2 février 2008

Corinne Lepage a rendu vendredi soir à Jean-Louis Borloo son rapport sur la transparence environnementale, l’information et l’expertise. La vingtaine de spécialistes réunis autour de l’avocate, ancienne ministre de l’Environnement, a formulé 88 propositions, traductions concrètes des débats du Grenelle de l’environnement.

Pourquoi parlez-vous d’une «culture du secret» française ?

En France, la liberté d’accès aux informations est l’exception dans l’esprit des administrations. Je voudrais inverser la règle, que les citoyens n’aient plus à faire la chasse à l’information. Nous demandons aussi qu’il n’y ait plus de secret industriel quand il s’agit de santé et d’environnement.

Jusqu’à créer un délit de rétention d’information…

Je trouve choquant que quand une personne a connaissance d’un risque avéré, elle le dissimule. Je vise par exemple les études que les cigarettiers avaient sous le coude sur le tabagisme passif.

A l’inverse, vous souhaitez protéger les «lanceurs d’alerte». Il faut permettre à un chercheur ou à un salarié, du public ou du privé, qui a connaissance de l’impact négatif d’un produit ou d’une technologie, de lancer l’alerte en interne. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour la recevoir, et de l’argent pour l’évaluer. Et si l’entreprise ou l’administration ne le fait pas, pouvoir externaliser l’alerte, auprès d’une haute autorité.

Comment améliorer l’information au quotidien ?

Pour que les consommateurs puissent s’y retrouver, nous proposons un étiquetage santé-environnement simple, comme pour les étiquettes énergie.

Vous évoquez aussi la presse…

Il faut que les choses soient claires, rappeler périodiquement à qui appartient un journal ou une chaîne de télé et qu’une fois par an, chaque média publie la liste de ses principaux annonceurs.

Pourquoi réformer l’expertise ?

C’est un débat en pleine actualité avec les OGM. Les décideurs doivent avoir les bons outils et le public doit avoir confiance. Cette nouvelle expertise doit être pluridisciplinaire. Si les OGM ne sont évalués que par les spécialistes en biologie moléculaire, c’est une catastrophe. L’autre mot-clé, c’est le pluralisme : les différents avis au sein d’une discipline doivent être représentés. Enfin, il faut un vrai débat contradictoire, avec les «experts de parti» pour clarifier les problèmes de conflits d’intérêt. Et qu’il n’y ait pas que les experts de Monsanto et ceux de la Confédération paysanne qui s’expriment en tant que tels. Tout cela sera contrôlé par une haute autorité.

Le dernier chapitre porte sur la responsabilité.

En matière de dommages et intérêts, nous voulons étendre à l’environnement le principe de responsabilité pour faute, afin de traduire le principe pollueur-payeur. Nous souhaitons aussi des dommages et intérêts punitifs, pour sanctionner financièrement les entreprises. Sur le plan pénal, un délit de délinquance environnementale permettrait de généraliser les dispositifs existants. Nous avons en revanche réduit la voilure sur la responsabilité des sociétés mères, en la limitant aux cas de défaillance des filiales. Mais c’est déjà un grand progrès, qui aurait permis d’éviter l’affaire Metaleurop.

Le principe de précaution, qui sous-tend beaucoup de vos propositions, est décrié notamment par la commission Attali.

Ce principe subit une attaque en règle en ce moment. On nous dit que c’est antirecherche : cet argument est de très mauvaise foi alors que, justement, ce principe encourage à plus de recherche. Quant à prétendre qu’il a un impact négatif sur la croissance, c’est faux : le principe n’est pas de ne plus rien faire mais de respecter certaines règles.

Quel avenir aura votre rapport ?

Ça ne dépend plus de moi. Mais il est censé n’être qu’une première étape, la seconde concernant la présidence française de l’Union européenne.

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Encore des vaches maigres pour les étudiants stagiaires

VÉRONIQUE SOULÉ - Libération samedi 2 février 2008

«Il n’y a aucune avancée. Avec quelque 380 euros par mois, un stagiaire n’a pas de quoi payer un loyer», regrette Julien, du collectif Génération précaire.

«Le gouvernement fait l’aumône aux étudiants, c’est du réchauffé et le montant de la rémunération prévue est un affront pour les stagiaires», dénonce l’Unef, première organisation étudiante. On note bien quelques «avancées», concède la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), plus modérée, «mais il y a un risque considérable de nivellement par le bas».

Le décret publié, vendredi, au Journal officiel, sur la gratification des stagiaires étudiants en entreprise a été mal reçu. Le gouvernement avait suscité des espoirs en créant, en septembre, un comité regroupant des organisations étudiantes qu’il entendait consulter pour mettre fin aux nombreux abus - multiplication des stages non payés dans une entreprise pour éviter d’embaucher, emplois sans rapport avec sa formation, sous-qualifications, etc. En octobre, il avait présenté une première version du décret, très critiquée. Il l’avait retirée et on avait cru déceler la volonté des ministres - du Travail, Xavier Bertrand, et de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, - de prendre en compte les attentes.

Selon le texte final, les stages devront être payés à partir de trois mois consécutifs, sur une base minimale équivalant à 31,1% du Smic brut, soit 398,13 euros par mois. Il s’agit du montant de la franchise de cotisations sociales instaurée en 2006 pour les entreprises employant des stagiaires. Comme les organisations l’avaient demandé, le paiement sera mensuel et commencera le premier jour du quatrième mois - en cas de rupture de la convention, le stagiaire sera ainsi payé au prorata de son temps de présence.

Mais les organisations réclamaient au moins 50 % du Smic. Elles voulaient aussi l’assurance d’un encadrement pédagogique - de nombreux stagiaires sont laissés à leur sort et n’apprennent pas grand-chose. Elles demandaient enfin un contrôle renforcé sur les entreprises qui souvent emploient un stagiaire en lieu et place d’un salarié, ce qui est interdit par la loi. Le décret ne leur impose aucune contrainte, hormis celle de tenir à jour la liste des conventions de stage.

On estime à environ 800 000, soit près d’un étudiant sur deux, le nombre de stagiaires. Selon l’Unef, la grande majorité ne bénéficiera pas du décret, leur stage étant trop court. Valérie Pécresse a ainsi rendu obligatoire un stage en entreprise en troisième année de licence, de trois mois maximum.

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Paris-IX-Dauphine veut faire payer plus ses étudiants

L'annonce d'une hausse substantielle des frais d'inscription à l'université de Dauphine a provoqué un tollé dans le monde étudiant.

Selon le projet de de la direction diffusé sur le site de l'université, chaque étudiant devra débourser en moyenne 800 euros de plus pour l'année. Une réforme "choquante et injuste" a dénoncé le Président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost, car Dauphine "qui a un statut de grand établissement" et peut, à ce titre, sélectionner ses 8 500 étudiants - "est financée à 85% par l'argent public". Le président de Dauphine, Laurent Batsch, a démenti augmenter les "droits d'inscription", parlant d'une "contribution complémentaire" afin de financer le travail en petits groupes  et les 500 heures de cours annuelles (contre 350 habituellement).

un conseil d'administration devra se prononcer le 25 février. En attendant, la ministre de l'Enseignement supérieur, qui a promis une stabilité des droits d'inscription, a rappelé que Dauphine pouvait augmenter ses frais pour les diplômes maison mais non pour les diplômes nationaux (licence, master, etc.). Tout abus sera puni a-t-elle averti

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Les patrons pêcheurs, endettés, se ruent sur les primes à la destruction de bateaux

LE MONDE | 01.02.08 | Laetitia Clavreul

L'enveloppe explose. Alors que le ministère de l'agriculture et de la pêche avait prévu 25 millions d'euros pour un programme de destruction de bateaux de pêche, il en faudrait 56 millions pour répondre à toutes les demandes envoyées par les patrons pêcheurs.

Selon le cumul des dossiers que les directions départementales des affaires maritimes devaient envoyer avant le 25 janvier au ministère, c'est 210 bateaux que la profession souhaiterait voir envoyés à la casse, a indiqué, jeudi 31 janvier, la direction des pêches au Monde.

Le principe est simple : le patron s'engage à arrêter définitivement ses activités, et bénéficie, en contrepartie, d'une aide publique. Les doutes sur l'avenir du métier et l'attractivité de la subvention - un hauturier peut par exemple toucher 500 000 euros - ont attiré les candidats.

Dans le milieu, il se disait qu'il y aurait bien plus de volontaires que les quelque 100 bateaux envisagés à partir de l'enveloppe de 25 millions. Priorité sera donnée notamment aux bateaux les plus endettés. Le plan sera assorti de mesures sociales pour les marins.

"C'est le sauve-qui-peut général", estime Hubert Carré, le directeur du Comité national des pêches, qui représente la profession. Déjà, entre 1990 et 2005, la flotte métropolitaine a fondu de 40 %. Il reste aujourd'hui environ 5 200 bateaux de pêche en France métropolitaine.

Depuis quinze ans, les plans de "sortie de flotte" - l'appellation administrative de tels programmes -, se sont succédé, afin de restructurer une activité touchée par la diminution des ressources, et plus récemment par l'envolée des cours du carburant. Le dernier plan, lancé en 2006 par le ministre Dominique Bussereau, avait vu 89 bateaux envoyés à la casse. Problèmes de trésorerie, inquiétudes sur les perspectives du métier, ras-le-bol, incitent à prendre une telle décision. En outre, les bateaux d'occasion ne se vendent plus, ou en tout cas bien moins cher que les sommes proposées pour la démolition.

Mais pour ce plan de sortie de flotte, des critères précis ont été définis. Selon une directive publiée le 21 novembre 2007, l'objectif est "de mieux ajuster les capacités de pêche françaises à la disponibilité des ressources halieutiques", en favorisant les "unités qui ciblent les stocks les plus fragilisés". Sont visés les pêcheurs d'anchois, d'espèces profondes comme l'empereur, ou encore de cabillaud et de sole sur certaines zones.

Des patrons en manque de rentabilité d'autres pêcheries, qui auraient volontiers profité de l'opportunité, ne pouvaient donc se porter candidats. Pas plus que ceux dont l'entreprise est en redressement judiciaire. Sur les quais, il y a des mécontents. "C'est les grosses coopératives qui vont en profiter, pas les artisans qui ont besoin d'argent", estime un patron cherbourgeois non éligible.

Dans les retenus, il y aura beaucoup de chalutiers, trop nombreux en France (50 % de la flotte) et très consommateurs de carburants. Parmi eux, on comptera des hauturiers, "la force vive de la pêche française", selon M. Carré.

"Il s'agit du choix individuel de chefs d'entreprise, mais cela aura une incidence sur la collectivité", redoute ce dernier. Il craint ainsi de voir l'avenir de certains ports contrarié par ces désaffections, qui auront un impact sur l'activité des ravitailleurs, des mareyeurs ou des transformateurs. Ce que contredit la direction des pêches, qui estime que les quotas restant inchangés, il n'y aura pas de diminution de production. "Au lieu d'avoir dix bateaux en difficulté, on espère en garder neuf rentables", explique M. Ligeard.

La direction des pêches ne donne pas le détail de l'origine géographique des candidats, mais estime que l'impact sera fort pour les ports de pêche à l'anchois de l'Atlantique.

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Précarité mode d'emploi : une journaliste a accepté plusieurs de ces boulots offerts aux demandeurs d'emploi.

Magazine Challenges | 31.01.2008 |

Et pourtant je me suis levée tôt... Elsa Fayner, Panama, 172 pages, 15 euros.

Le candidat Sarkozy fustigeait les «assistés» qui refusaient du travail. L'auteur, journaliste, a fait plusieurs de ces boulots offerts aux demandeurs d'emploi. Dur, dur d'y rester. Extraits (p. 68 à 70).

«A côté de moi, Najet, elle, a pris le pli. Elle est devenue une championne. Elle s'investit à fond, se penche sur le clavier, parle avec les mains, rigole avec les prospects. Elle vient de vendre deux forfaits en une heure. Quand un télévendeur fait une vente, il doit s'applaudir, ce qui donne le signal au plateau, qui tout entier se met à battre des mains. Alors même que, pour la plupart, nous sommes en pleine conversation téléphonique. On ne s'entend plus. Alain, lui, adore. Il s'impose des défis supplémentaires. Comment fait-il ? Delphine en a déjà marre, elle cherche un emploi ailleurs. Djamila progresse de jour en jour.

On est passés devant Melun ! hurle tout à coup un manager.
La meilleure équipe gagne un pot de confiture. Puis :
- Melun nous rattrape ! Qu'est-ce que vous faites ? Vous voulez que je vous achète des mains ou quoi ?
- Ce serait une bonne idée pour les tickets à gratter, marmonne Djamila.


Car, quand un vendeur a de bons résultats, c'est un Morpion ou un Banco qu'il remporte !
Les filles de l'équipe ont du mal à s'y faire, trouvant le système humiliant, et infantilisant. Elles se font une autre idée de la vente, du conseil au client. Elles doivent se forcer pour insister. Mais elles devraient ravaler rapidement leurs réticences, à en croire certains «anciens», qui sont là depuis trois, quatre, parfois sept mois. Peu s'attardent dans le secteur. De manière générale, dans les centres d'appels téléphoniques, le taux de rotation du personnel est estimé à 30%, comparable à ce que l'on rencontre dans la restauration rapide. Deux tiers des effectifs ont moins de cinq ans d'ancienneté. [...]


A 20 heures, la journée de travail se termine. Elle a duré neuf heures et demie.
La longue pause du midi ne permet pas de rentrer chez soi, nous habitons trop loin pour la plupart. Et cela coûterait deux tickets de bus de plus. Mais il faut s'adapter à l'emploi du temps des prospects : ceux-ci sortent de chez eux entre 14 heures et 16 h 30, paraît-il. Alors, le soir, chaque télévendeur rentre entre 21 et 22 heures, dîne rapidement, se couche, crevé. Certains ont mal aux oreilles, mal à la mâchoire, à la gorge, envie de pleurer, une soif permanente pour quelques-uns, des cauchemars pour d'autres, et des tensions un peu partout. Najet dort de plus en plus difficilement. Nina a mal au dos.
Un soir, dans le bus, au retour, une collègue s'étonne de se sentir aussi épuisée qu'après une journée d'effort physique. Elle ne comprend pas pourquoi. A coup sûr, elle a trop «rebondi», «amorti», contré, désamorcé, lutté, elle a peut-être même cherché, à chaque appel et de toutes ses forces, à «entraîner le client dans une logique positive». Mais, comme la blonde jeune femme est en intérim, il n'est pas question pour elle de ménager ses efforts. Après les pots de confiture et les tickets à gratter, peut-elle espérer voir venir le CDI ?»

Notre avis. Souvenez-vous, c'était l'an dernier : Nicolas Sarkozy s'était autoproclamé candidat de ceux qui se lèvent tôt. Comprenez de ceux qui ne se laissent pas «assister». Elsa Fayner l'a pris au mot. Suffit-il de le vouloir très fort pour sortir du chômage ? Jeune journaliste, elle s'est glissée, trois mois durant, dans la peau d'une demandeuse d'emploi lilloise cherchant un poste au smic. Elle a certes trouvé du travail, mais pour mieux découvrir la précarité. Tour à tour télévendeuse, serveuse dans une cafétéria Ikea et employée d'étage dans un hôtel quatre étoiles, elle décrit son labeur quotidien : le temps partiel imposé (740 euros brut par mois), la pression exercée par une responsable fière d'être surnommée «FBI», le télévendeur humilié en public, les douleurs physiques des collègues, les cauchemars, la soumission, l'absence de perspective... Le récit est émaillé de données économiques bienvenues sur l'état du salariat.

Au final, un livre qui donne de furieuses envies de grasses matinées. 

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Ecole nationale de la magistrature: Dati annonce une réforme de la formation

BORDEAUX (AFP) - 01/02/2008

La ministre de la Justice, Rachida Dati, a annoncé vendredi à Bordeaux "une réforme de la formation et du rôle" de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), stigmatisant "une formation trop technique et insuffisamment attentive aux qualités humaines".

Orientée autour de trois axes, cette réforme, confiée au directeur de l'ENM, Jean-François Thony, doit permettre de "développer les qualités humaines des magistrats", "d'inscrire la formation dans une politique de ressources humaines" et de "donner une nouvelle dimension à l'ouverture de l'école".

Affirmant que "le concours (ndlr: d'entrée) sera redéfini", la garde des Sceaux a évoqué la présence d'un psychologue dans le jury de sélection et mentionné "l'organisation de tests psychotechniques". L'objectif, selon Mme Dati, est d'évaluer "les qualités humaines des candidats" et d'apprécier "leur expérience, leur motivation et leurs repères éthiques".

Dans son allocution, prononcée à l'occasion de l'audience solennelle de prestation de serment des auditeurs de justice de la promotion 2008, la ministre a également souligné sa volonté de "valoriser (les magistrats) qui prennent des initiatives, ceux qui s'engagent au-delà de leur simple fonction", estimant que "les carrières dépendent trop de l'ancienneté dans le grade".

Concernant la présence d'un psychologue dans le jury de sélection, Rachida Dati a évoqué "une piste" devant la presse, assurant que la seule "compétence technique" n'était pas suffisante et que "le drame d'Outreau" avait montré qu"'une certaine sensibilité" était nécessaire.

A la suite de l'affaire d'Outreau, une vaste affaire de pédophilie dans laquelle le travail du jeune juge Fabrice Burgaud avait été mis en cause, une réflexion avait été engagée sur la formation des magistrats. L'affaire d'Outreau s'était soldée par treize acquittements.

Olivier Joulin, vice-président du tribunal de grande instance de Bordeaux et membre du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), a critiqué devant la presse les propos de la ministre, jugeant "choquant que le corps judicaire soit désigné comme un corps malade" et dénonçant "la psychiatrisation" de la société.

Les propositions de réforme de l'ENM formulées par M. Thony sont attendues avant le 20 février et seront présentées fin mars au conseil d'administration de l'ENM, après débat avec le corps enseignant, les syndicats et les auditeurs de justice.

Posté par werdna à 00:03 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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