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mercredi 30 janvier 2008

La meilleure banque du monde, par Dominique Dhombres

LE MONDE | 29.01.08

L'affaire de la Société générale prenait un tour nouveau lundi 28 janvier. Certes, Jérôme Kerviel était conduit au pôle financier du tribunal de Paris avec une escorte policière digne d'un terroriste international, comme on pouvait le voir dans les journaux télévisés du soir. Mais les deux juges d'instruction décidaient de remettre en liberté, sous contrôle judiciaire, le jeune courtier accusé d'avoir fait perdre près de 5 milliards d'euros à sa banque. Il était mis en examen, notamment pour faux et usage de faux, mais pas pour escroquerie. Le grand résultat de la journée était que le courtier, qui avait été traité de tous les noms par le PDG de la Générale, Daniel Bouton, paraissait un peu moins coupable, et ce dernier un peu moins innocent. Pour couronner le tout, on voyait Nicolas Sarkozy suggérer, en termes à peine voilés, la démission du PDG. Tard dans la soirée, sur France 2, le magazine"Mots croisés" était consacré aux déboires de la Générale. Et, là encore, les oreilles de M. Bouton ont dû siffler.

"Cinq milliards d'euros, c'est ce que l'Etat doit réduire en dépenses publiques, chaque année, pour être au rendez-vous de l'équilibre en 2012. Il faudra bien que M. Bouton en tire les conséquences", disait Frédéric Lefebvre, secrétaire national de l'UMP chargé de l'économie.

"Aux Etats-Unis, il aurait déjà démissionné", renchérissait Emmanuel Lechypre, rédacteur en chef de L'Expansion. Il était beaucoup question du revenu annuel, 11 millions d'euros stock-options comprises, de l'intéressé. Son offre de renoncer à la moitié de son salaire, qui ne constitue qu'une fraction de ce total, faisait petit bras. Et dire que la Société générale a été jugée en 2006 meilleure banque du monde ! Que penser, dans ces conditions, des autres ?

Il y avait de la dérision dans l'air sur le plateau de"Mots croisés", ce qui n'est pas fréquent avec un sujet de ce genre. "M. Bouton a dit ce matin qu'il ne spéculait pas. Il spécule sans arrêt !", s'exclamait l'économiste Bernard Maris.

"Mme Lagarde, avec son Tout va très bien madame la marquise , est exaspérante. Ce n'est pas vrai. Il y a des conséquences sur l'économie française. Il y a des conséquences sur les finances publiques", s'écriait le député socialiste Pierre Moscovici.

C'était un peu un jeu de massacre. Yves Calvi arbitrait habilement ces échanges en jouant au Huron avide d'explications. L'exercice avait cependant ses limites. Les économistes présents ce soir-là n'étaient manifestement pas d'accord entre eux, ni sur les moyens d'éviter la répétition d'événements de cette nature, ni même sur l'idée que la banque aurait dû avertir aussitôt les pouvoirs publics au lieu d'attendre, pour le faire, d'avoir liquidé les positions aventureuses prises par le jeune courtier. 

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GRANDE-BRETAGNE - Les conservateurs réclament un référendum pour le traité de Lisbonne

NOUVELOBS| Mardi 29.01.2008 |

"Nous pensons y arriver et nous pensons que le Parlement ne sera pas en mesure de ratifier le traité avant que le recours en justice soit examiné", indique un important donateur du parti conservateur qui a déposé le recours en justice.

Un important donateur au parti conservateur, Stuart Wheeler, a annoncé, mardi 29 janvier, avoir déposé un recours en justice pour contraindre le gouvernement britannique à soumettre le traité européen de Lisbonne à un référendum.


Mais Gordon Brown, arguant que le traité est fondamentalement différent du projet de Constitution, rejeté en 2005 par les Français et les Néerlandais, soutient qu'il n'est pas nécessaire de soumettre le texte à un
référendum.

"C'est absolument choquant" -
Les députés de la chambre des Communes, la chambre basse du Parlement britannique, ont commencé à se pencher sur le texte, qui pourrait être l'objet d'une rude bataille pour le gouvernement malgré une confortable majorité des sièges.
Stuart Wheeler, qui a fait fortune grâce à une société de paris, indique qu'il se satisfera de tout délai occasionné à la ratification du traité.
Il conteste l'argumentaire de Gordon Brown qui soutient que le traité et la Constitution sont fondamentalement différents et souligne que "les autres leaders européens ont mis en valeur le fait qu'il n'y a pas dans les faits de changements" entre les deux projets. C'est absolument choquant".

Cet homme d'affaires, qui a versé un don record de 5 millions de livres (6,7 millions d'euros) aux Conservateurs en 2001, conteste la décision du Premier ministre Gordon Brown de ne pas soumettre le texte du traité aux électeurs et de le faire simplement ratifier par le Parlement.


Tony Blair avait promis un référendum -
Sur la radio BBC Four, Stuart Wheeler a déclaré : "nous pensons y arriver et nous pensons que le Parlement ne sera pas en mesure de ratifier le traité avant que le recours en justice soit examiné".
Les Conservateurs, premier parti d'opposition britannique, réclament que le traité de Lisbonne qui réforme les institutions européennes soit soumis à un référendum, rappelant que le parti travailliste alors dirigé par Tony Blair avait promis en 2005 d'organiser un référendum sur le projet de Constitution.

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La spirale des saisies immobilières continue aux Etats-Unis

NEW YORK (AFP) - 29/01/2008

Près de 1,3 million de foyers américains ont perdu - ou étaient sur le point de perdre - leur logement l'an dernier, faute d'avoir remboursé des emprunts souvent devenus plus chers que le prix de leur logement, et cette série noire risque de continuer encore un ou deux ans.

Plus de 1% des ménages américains ont été visés l'an dernier par des procédures de saisie, à des stades plus ou moins avancés, a indiqué mardi le cabinet spécialisé RealtyTrac.

Le nombre de logements concernés a augmenté de 79% sur un an, dont plus d'un million entrés dans cette spirale infernale depuis juillet. Le phénomène s'est accéléré en décembre, avec une hausse de 7% par rapport à novembre. "Le nombre total de procédures a dépassé les 2 millions l'an dernier", un logement pouvant faire l'objet de plusieurs contentieux. "Un certain nombre de logements sont à peine au début du processus, qui se concluera par des saisies en 2008", a prédit James Saccacio, PDG de RealtyTrac.

La multiplication des saisies a transformé certaines banlieues américaines en quartiers fantômes vidés de leurs habitants. Ce ne sont pas que les propriétaires qui doivent partir, mais aussi les locataires quand le propriétaire est saisi: selon l'association des banques hypothécaires MBA, un logement saisi sur cinq n'est pas habité par son propriétaire.

Le phénomène est concentré dans les quelques Etats où la spéculation immobilière a atteint son pic début 2006: Californie, Nevada, Floride et Michigan, a souligné l'analyste Patrick Newport, de Global Insight.

Une nouvelle baisse des taux de la Fed, lors de sa réunion cette semaine, ne changera pas grand chose. Seul "un petit nombre pourra renégocier des emprunts à taux fixes plus bas, et pour les saisies, la baisse des taux ne fait pas grande différence", a commenté à l'AFP M. Newport.

"Ces saisies sont concentrées dans des Etats où les prix s'effondrent depuis début 2006: l'emprunt devient supérieur à la valeur du logement et les gens préfèrent renoncer, cela ne vaut même pas la peine de le refinancer. Quoi que fasse la Fed, cela n'y changera rien, et on ne pourra pas pas éviter une augmentation des saisies encore un an ou deux", a-t-il expliqué.

"Il s'agit surtout d'emprunts contractés en 2005, 2006 et 2007, dont les problèmes se feront sentir deux ou trois ans plus tard", lorsque les mensualités sont contractuellement revues à la hausse. "Il est trop tard pour aider ceux qui se sont mis dans cette situation, a jugé l'analyste.

D'autant que les prix immobiliers ne cessent de chuter, sans signe de redressement. Selon le département au Commerce, le prix médian des logements neufs a dégringolé de 10,4% en 2007.

Dans les 20 plus grandes villes du pays, le prix des logements a baissé en novembre de 7,7% sur un an, selon l'indice S&P/Case-Shiller, avec des baisses de plus de 10% à Miami, San Diego, Las Vegas, Detroit, Phoenix et Tampa.

Les banques et organismes de crédit continuent de payer la crise qu'ils ont alimentée en proposant leurs prêts de manière inconsidérée.

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La Somalie encore pire que le Darfour, déclare le HCR

REUTERS : mardi 29 janvier 2008 - Emma Batha, version française Jean-Loup Fiévet

LONDRES (Reuters) - Le niveau de malnutrition et les difficultés d'acheminement de l'aide font de la Somalie la crise humanitaire la plus urgente au monde, a estimé mardi à Londres un responsable du Haut-Commissariat de l'Onu pour les Réfugiés.

"Je n'avais encore jamais vu une situation comparable à celle de la Somalie", a déclaré à la presse Guillermo Bettocchi. "La situation est très grave. Il s'agit de l'urgence humanitaire plus urgente dans le monde aujourd'hui - c'est même pire que le Darfour soudanais".

La guerre civile s'est traduite par le déplacement forcé de plus d'un million de personnes dans l'ancienne colonie italienne de la Corne de l'Afrique où le gouvernement de transition, aidé par l'armée éthiopienne, est confronté depuis un an à une guérilla islamiste.

Selon le responsable du HCR, 15% de la population souffre de malnutrition aiguë et les services de base (eau, hébergement, etc...) et de santé sont très précaires.

Le pays, où l'Etat de droit n'existe plus de même que toute autorité centrale, est livré à l'anarchie depuis le renversement, il y a 17 ans, du président Mohamed Siad Barré.

Posté par werdna à 00:01 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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