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mercredi 30 janvier 2008

Sécurité sociale : mauvaise voie

Encadrement magazine - CFE-CGC - janvier 2008

La loi de financement de la Sécurité sociale (lfss 2008) vient d’être publiée. Elle révèle un niveau de déficit historique de 11,7 milliards d’euros pour 2007 !

Les causes du déficit sont multiples mais l’accumulation des exonérations de cotisations qui prive la Sécurité sociale de recettes importantes y concourt largement. L’efficacité réelle de ces dispositifs d’exonérations de cotisations sociales devrait être mesurée : il est inadmissible  d’empiler les mesures d’exonération des cotisations sociales dont les effets n’ont pas été démontrés…

Malheureusement, la LFSS 2008 ne s’engage pas dans cette voie puisqu’elle prévoit de nouvelles exonérations non compensées alors même que le déficit prévu pour 2008 est de 8,9 milliards et que les efforts reposent presque exclusivement sur les assurés sociaux.

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Les branches maladie et vieillesse sont particulièrement touchées accusant respectivement un déficit de 6,2 et de 4,6 milliards d’euros. La franchise créée pour remédier en partie au financement de l’assurance maladie remet en cause la logique de solidarité qui fonde la Sécurité sociale tandis que le malade contribue déjà grandement à ce financement via le ticket modérateur ou le forfait hospitalier régulièrement réévalué. Ce nouvel effort de 50 centimes d’euro par boîte de médicaments et par acte paramédical et de deux euros par transport sanitaire, demandé aux patients, n’accorde aucun crédit à la promesse de plafonnement du forfait à 50 euros, les exemples passés ayant toujours montré une augmentation des forfaits, comme dans le secteur hospitalier, par exemple.

Les assurés ne doivent pas être les seuls à participer au redressement du financement de l’assurance maladie. La responsabilité de la maîtrise des dépenses doit être partagée par tous les acteurs du système : professions de santé, hôpitaux, entreprises pharmaceutiques !

Les difficultés d’équilibre du régime vieillesse s’expliquent pour une part par les phénomènes démographiques amplifiés par l’arrivée à la retraite des premières générations du baby-boom, ainsi que par la mise en oeuvre du dispositif pour carrière longue. Ainsi, la CFE-CGC approuve les mesures de la loi qui visent à taxer les entreprises qui ont recours aux dispositifs de préretraites et de mise à la retraite.

L’affectation du produit de ces taxations à la CNAV constitue un signe fort à l’égard des seniors : les maintenir dans l’emploi est déterminant pour assurer la pérennité de notre régime par répartition. La branche accident du travail et maladies professionnelles accuse un déficit de 400 millions d’euros. Ceci est d’autant plus préoccupant que les sous déclarations des accidents du travail et des maladies professionnelles ne sont pas entièrement compensées. La contribution de 410 millions à l’assurance

maladie laissée au même niveau en 2008 qu’en 2007, reste largement sous-estimée. Par ailleurs, la charge des victimes de l’amiante repose principalement sur la branche ATMP alors que l’État en partage largement la responsabilité.

Il est urgent de s’attaquer à la mise en place d’une tarification réellement incitative et d’une indemnisation à la hauteur de l’enjeu. En ce qui concerne la branche famille, la CFE-CGC  déplore le manque d’équité des mesures de la LFSS puisqu’elles excluent des mesures de nombreuses familles aux « revenus moyens » (modulation de l’allocation de rentrée scolaire en fonction de l’âge des enfants) alors que ces familles subissent elles aussi le coût important d’une rentrée scolaire, par exemple.

Enfin, il est juste d’empêcher les fraudes, afin de préserver notre système de Sécurité sociale. Toutefois, elle s’inquiète sur les méthodes susceptibles d’être utilisées. Pister les fraudeurs ne doit pas se traduire par une atteinte aux libertés individuelles des citoyens.

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SANTé : L'ostéopathie en partie reconnue

LE MONDE | 29.01.08

Dites le mot "ostéopathe" dans une conversation et vous aurez, à n'en pas douter, une histoire de guérison inespérée. Un mal de dos qui enfin disparaît, des maux de tête chroniques qui s'évaporent, des régurgitations qui n'empoisonnent plus le quotidien d'un nourrisson, etc. Forcément impressionné, vous prendrez l'adresse de ce "rebouteux" des temps modernes sans savoir s'il s'agit d'un médecin-ostéopathe, d'un kinésithérapeute-ostéopathe ou d'un "ni-ni" c'est-à-dire ni médecin ni kiné, mais ostéopathe "exclusif", ces derniers étant les plus nombreux.

Bien qu'elle ne soit pas remboursée par la Sécurité sociale, l'ostéopathie, thérapeutique manuelle classée dans les médecines alternatives, connaît depuis une vingtaine d'années un engouement croissant. De plus en plus de complémentaires santé proposent une prise en charge partielle des séances d'ostéopathie qui consistent à corriger des dysfonctionnements localisés en "rééquilibrant" le corps.

Pour tenter de faire le ménage dans le grand bazar de cette profession, la loi du 4 mars 2002 relative aux droits de malades a reconnu officiellement le "titre" d'ostéopathe. "Cela a été un pas énorme, nous sommes désormais présents dans le paysage de la santé", se félicite Jacques Weischenck, directeur du Collège ostéopathique Sutherland. Après moult tergiversations, les décrets d'application, réglementant les modalités d'agréments des établissements, les conditions d'exercice et les actes autorisés, sont finalement parus en mars 2007.

D'ici à cet été, les préfectures devront arrêter la liste des professionnels pouvant user du titre d'ostéopathe. D'ores et déjà, le nombre d'écoles habilitées à enseigner cette discipline a fondu comme neige au soleil : elles ne sont plus qu'une petite vingtaine contre plus de 80 avant les décrets. "Ces agréments vont assainir la profession et donner une garantie au public", résume M. Weischenck. Bref, limiter le charlatanisme.

Surtout, les décrets limitent les gestes des ostéopathes. Désormais les techniques internes (manipulations gynéco-obstétricales et touchers pelviens) leur sont interdites. De plus, les manipulations chez le nourrisson de moins de 6 mois et celles du rachis cervical ne peuvent être pratiquées que si le patient dispose d'un "certificat de non-contre-indication médicale" établi par son médecin traitant.

Ces nouvelles dispositions ne satisfont personne : ni le monde médical qui aurait voulu que tout recours à l'ostéopathie passe d'abord par une prescription médicale ni les ostéopathes non médecins qui voient dans ce "saucissonnage" une remise en cause du concept de "globalité" du patient, cher à l'ostéopathie.

Comme à chaque fois qu'il s'agit de réglementer une thérapeutique alternative, l'Académie nationale de médecine et l'Ordre des médecins ont bataillé pour limiter le champ d'action de l'ostéopathie. "Cette méthode manuelle s'appuie sur des a priori conceptuels dénués de tout fondement scientifique", fait valoir l'Académie. Les opposants les plus farouches parlent "d'imposition des mains" et de "doctrine ésotérique".

"Il existe un certain accord pour reconnaître l'intérêt de l'ostéopathie dans les lombalgies chroniques, pour le reste nous n'avons pas de preuves", explique Charles-Joël Menkès, professeur émérite de rhumatologie.

MÉDECINE COMPLÉMENTAIRE - Cette faiblesse des preuves n'empêche pas les Français de consulter et, pour beaucoup, d'y trouver leur compte. Son succès serait dû au temps pris pour l'écoute du patient et à la dimension "douce et naturelle" des soins prodigués.

"Les gens viennent nous voir parce qu'ils en ont marre de prendre des anti-inflammatoires qui leur bousillent le ventre", cite, en exemple, Dominique Blanc, président de l'Union fédérale des ostéopathes de France (UFOF).

"Avant, les ostéopathes étaient consultés uniquement pour des problèmes articulaires, désormais les rendez-vous concernent aussi la migraine, les troubles digestifs...", assure M. Weischenck.

"Nous récupérons souvent des échecs thérapeutiques, constate le docteur Christian Caldagues, président de la Société française d'ostéopathie (SFO), mais aussi les torticolis et autres lumbagos au lendemain d'un déménagement, d'un week-end de jardinage, de sport ou de bricolage."

Thierry Picarel, ostéopathe "exclusif" parle d'une médecine "complémentaire". "Il s'agit simplement d'un regard différent porté sur la prise en charge des douleurs qui empoisonnent la vie quotidienne".

Références :

Origines : l'ostéopathie a été inventée par l'Américain Andrew Still en 1874. Présente dans plusieurs pays (Etats-Unis, Suisse, Grande-Bretagne), elle s'est développée en France depuis les années 1970. Technique manuelle à visée curative et préventive, l'ostéopathie part du principe que tout est lié dans l'organisme.

Effectifs : 1 194 médecins ostéopathes sont inscrits au tableau de l'ordre. Aucun chiffre officiel ne recense, pour l'heure, les non-médecins. Ils seraient plus de 6 000.

Formation : les médecins sont titulaires d'un diplôme interuniversitaire de médecine manuelle et d'ostéopathie reconnu depuis 1996. Les non-médecins sont formés dans des écoles privées. Accessibles après le bac, elles recrutent notamment, depuis le début des années 2000, parmi les "recalés" de la première année de médecine. Les décrets imposent un minimum de 2 660 heures ou trois ans d'enseignement (1 250 heures pour ceux qui sont déjà kinés) pour obtenir le diplôme d'ostéopathe.

Champ d'intervention : il peut être "structurel" (colonne vertébrale et articulations), "viscéral et crânien" (pour les troubles fonctionnels tels que les problèmes de transit intestinal).

A lire : L'Ostéopathie, de François Le Corre et Serge Toffaloni (Que sais-je ?, PUF, 127 pages).

Rapport du 10 janvier 2006 de l'Académie nationale de médecine sur l'ostéopathie et la chiropraxie disponible en ligne (www.academie-médecine. fr).

Adresses : le Web regorge de sites plus ou moins fiables consacrés à l'ostéopathie. Parmi les associations ou organismes dits "représentatifs", on peut citer SFDO, SNOF, UFOF, SFO, AFO.

Le Monde Mercredi 30 Janvier 08

Prise en main

Les ostéopathes ouvrent leur portes. Bilan gratuit offert.

http://www.osteofrance.org:80/

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Alerte NATURE. Cherchez la reine

SUD-OUEST Mardi 29/01/08

Arrivé dans une poterie de Chine en 2003, le frelon asiatique a peu à peu envahi le Sud-Ouest. Un recensement est lancé en Charente-Maritime

Imaginez la scène : une vingtaine de frelons asiatiques (1) volettent en rang serré devant une ruche de bonnes et vaillantes ouvrières bien de chez nous. Dès que l'une d'elles rentre au bercail avec sa précieuse cargaison, elle se fait immédiatement houspiller puis carrément décapiter par un des prédateurs, qui rapporte la tête de l'abeille dans son propre nid pour nourrir sa famille.

Simple mais cruelle loi de la nature ? Non, car le frelon asiatique est un intrus. Il est arrivé par hasard dans une poterie de Chine importée, vraisemblablement, en Lot-et-Garonne en 2003. Depuis, les apiculteurs ne cessent de constater sa progression dans le Sud-Ouest, au gré des découvertes d'essaims.
En Charente-Maritime, les premiers cas ont été signalés l'an dernier au sud du département, dans le Pays royannais. Mais tout va très vite puisque le nid qui a été rapporté à Christian Giraudet, le président du Syndicat apicole départemental, vient de Mazeray, à côté de Saint-Jean-d'Angély ; au nord-est, donc.

L'ADN des frelons. « Une merveille de logis isolé du froid. Le frelon secrète une forme de papier léger. Il confectionne ainsi 7 à 14 strates », explique Christian Giraudet, dont le fils exploite les Ruchers de Cybèle à Charron.
Parce que ce frelon asiatique n'a rien à faire sous nos latitudes et qu'il menace nos abeilles, le Muséum d'histoire naturelle de Paris, qui n'ignore pas l'importance des abeilles pour l'équilibre de la nature, a décidé de lancer un recensement des populations de ces visiteurs indésirables. Et ce sont les apiculteurs de Charente-Maritime qui ont été choisis pour mener l'enquête.

Première étape du processus : le piégeage. Une bouteille en plastique, découpée et un peu bricolée avec un fond de bière, suspendue près des ruchers suffit pour attirer la bête. « Il faut contrôler les pièges régulièrement afin de libérer les insectes non ciblés. »
Un fois pris au piège, le frelon est enfermé dans une fiole d'alcool à 90 degrés et envoyé au Muséum ; « Ils veulent prélever l'ADN de chaque frelon pour savoir si c'est la même reine qui est la mère de tous ».
Avec ses 700 apiculteurs, le département devrait pouvoir fournir de nombreux spécimens aux scientifiques. But du jeu : chercher la reine.
(1) Vespa velutina nigrithorax.

Frelon

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CROISSANCE - Le torchon brûle : Jean-François Copé dénonce les attaques d'Attali

NOUVELOBS 29.01.2008 | 18:03

Critiqué sur son rapport, Jacques Attali s'en était pris à Claude Goasguen, parlant de "république des imbéciles", et à Jean-Pierre Raffarin, dont la "façon de gouverner la France fut un désastre". Le patron des députés UMP s'insurge.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a dénoncé mardi 29 janvier "les propos tout à fait choquants et même indignes" tenus par Jacques Attali contre des parlementaires UMP.
"Je veux dire combien je regrette les propos tout à fait choquants et même indignes qu'a tenus M. Attali à l'endroit d'un certain nombre de nos collègues députés, et notamment de Claude Goasguen", a-t-il déclaré à l'issue de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée nationale
.

"République des imbéciles" - "
Ces propos n'honorent pas leur auteur, c'est le moins que l'on puisse dire", a-t-il ajouté. La semaine dernière, en réponse à leurs critiques sur ses propositions, Jacques Attali s'en était pris vivement au député Claude Goasguen, parlant de "république des imbéciles", ainsi qu'au sénateur Jean-Pierre Raffarin, dont la "façon de gouverner la France fut un désastre".
Selon François Copé, les députés UMP "ne sont pas du tout opposés aux propositions du rapport Attali" pour relancer la croissance mais "ils veulent être à la fois respectés sur la forme et entendus sur le fond".


Deux députés UMP écrivent à Sarkozy -
Par ailleurs, deux députés UMP, Marie-Jo Zimmermann et Denis Jacquat, viennent d'écrire au président Nicolas Sarkozy pour "s'opposer" au rapport Attali.

"Etant en total désaccord" avec les conclusions de ce rapport, les deux élus de Moselle préviennent qu'ils  "refuseront de voter la suppression des allocations familiales pour les familles sur critères de revenu", ainsi que toute réforme constitutionnelle introduisant "une forme de discrimination soi-disant positive".

Marie-Jo Zimmermann et Denis Jacquat s'opposent par ailleurs à "la déréglementation sans discernement" de certaines professions, "en particulier pour les pharmaciens en zone urbaine et les taxis en province".

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Dessin de Pancho : Trader ...

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Monsanto et la vitamine A

Article publié le 29/01/2008 par Genfi – Erzine.com


Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas dire de mal de Monsanto... Monsanto vient de faire une chose intéressante: un maïs enrichi en vitamine A.

Intéressant car réalisé sans faire appel aux OGM. Pour ce faire, la génétique a été utilisé à bon escient. Une grande variété de maïs a été étudié pour déterminer ensuite le croisement naturel qui permettrait d'obtenir ce maïs enrichi en vitamine A.

Cette expérience montre à elle seule la nécessité de préserver la biodiversité. Ce n'est qu'en disposant d'une multitude de variétés différentes que nous pouvons grâce aux biotechnologie réaliser des croisements judicieux pour répondre aux grands défis de la planète sans avoir à recourir aux OGM.

Aujourd'hui, la biodiversité est menacée. Nous le savons tous. Nous savons que chaque jours des espèces animales et végétales disparaissent. si les OGM peuvent apporter une solution dans un monde stérile, dans notre monde, tel qu'il est fait aujourd'hui, c'est la biodiversité qui est la clé de nos problèmes. Au lieu d'attendre des années de pratiques, de croisements infructueux, d'essais ratés, etc, la biotechnologie est capable de faire gagner un temps énorme à la le recherche.

En mémorisant la fiche génétique de chaque espèce dans une base de donnée, il devient possible de lancer des algorithmes pour rechercher les croisements judicieux à réaliser. Exactement comme vient de le faire Monsanto pour le maïs.

Le seul véritable problème, c'est que ce n'est pas une méthode très rentable... comment breveter ce que tout le monde peut faire, même la nature..? La biotechnologie peut servir sans difficulté les intérêts de l'humanité, mais pas vraiment ceux des financiers... Une fois qu'on sait qu'il suffit de croiser telle variété naturelle avec telle autre pour obtenir un croisement efficace, tout le monde peut le faire... Alors qu'avec les OGM c'est verrouillé. Le résultat est brevetable car il n'a rien de naturel.

J'encourage volontiers Monsanto à poursuivre dans cette voie, et pour que cette voie puisse être efficace, je les encourage également à ne pas mettre en danger la biodiversité avec leur OGM, mais à la préserver. La biodiversité n'est rien d'autre que la banque de donnée dans laquelle nous pourrons puiser nos solutions de demain. c'est en la préservant que nous prendrons soin de l'humanité. L'Humanité, qui n'est qu'une composante de la biodiversité...

http://www.enerzine.com/448/Monsanto-et-la-vitamine-A/participatif.html

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Président de l'assemblée : Bernard Accoyer relaie au perchoir la grogne des députés de la majorité

LE MONDE | Lundi 28.01.08

Faut-il croire que la présidence de l'Assemblée nationale émancipe le titulaire de la fonction ? Bernard Accoyer, auparavant réputé pour peser soigneusement ses propos et ne pas s'écarter d'une prudente ligne de conduite à l'égard de l'exécutif, s'est illustré, ces dernières semaines, par des prises de position tranchées, que ce soit sur la réforme des institutions, sur la suspension des OGM ou encore sur les propositions de la commission présidée par Jacques Attali pour "libérer la croissance".

Aussi faut-il prendre au sérieux ses avertissements quand il met en garde sur "une désorientation de l'électorat de droite". Recevant récemment quelques journalistes, le président de l'Assemblée a redit sans ménagement son hostilité aux remèdes préconisés par M. Attali, craignant que ceux-ci ne soient "éloignés de la réalité" et ne s'avèrent pires que le mal. Il a de plus été passablement irrité des ultimatums formulés par le président de la commission afin que ses propositions soient reprises en bloc.

"JACK LANG, C'EST INCOMPATIBLE" - Pour M. Accoyer, pas question de laisser les "experts" prendre le pas sur les élus. "Il ne faut pas que les experts disqualifient ceux qui ont une représentativité authentique, affirme-t-il. Surtout lorsque ces mêmes experts, quand ils étaient au service de François Mitterrand, ont fait la démonstration de leur capacité à nous mener droit dans le mur. On lui a demandé un conseil, c'est déjà beaucoup d'honneur compte tenu de son parcours. On ne lui en demande pas plus." "La République des experts, poursuit M. Accoyer, ce n'est pas bon pour la démocratie, car ils ont un peu trop l'ivresse - ou la nostalgie - du pouvoir."

La critique du mode de gouvernance voulu par Nicolas Sarkozy depuis son élection est implicite. Si les élus de la majorité ont approuvé l'ouverture quand elle permettait de semer le trouble dans les rangs de l'opposition, ils se montrent aujourd'hui beaucoup plus réservés. Pour eux, l'habileté tactique du chef de l'Etat ne saurait prendre le pas sur la lisibilité de son action. Si celui-ci décidait de pousser plus loin les feux de l'ouverture, il risquerait de se heurter à des réticences exacerbées parmi ses troupes. "Jack Lang, c'est tout à fait incompatible avec l'électorat de Sarkozy et les députés de l'UMP", prévient crûment M. Accoyer.

Le choix du président de la République de s'investir dans les élections à venir ne fait pas plus l'unanimité. "La politisation des municipales n'est pas forcément bien vécue", reconnaît le député de la Haute-Savoie. Longtemps membre de la commission d'investiture du RPR puis de l'UMP, il estime - "c'est arithmétique" - que ces élections ne devraient pas être favorables au camp majoritaire. "En faire des élections politiques, cela va compliquer les choses", conclut-il.

Elu au "perchoir" en juin 2007, le député UMP de la Haute-Savoie, médecin ORL de formation, n'hésite plus à donner de la voix. Il est aujourd'hui, parmi les responsables de la majorité, un des mieux placés pour faire remonter le malaise de l'électorat de droite ressenti par les parlementaires. L'ancien président du groupe UMP de l'Assemblée continue à bénéficier de la confiance de bon nombre d'élus, qui viennent fréquemment s'ouvrir à lui des difficultés qu'ils rencontrent "sur le terrain". Lui-même invite régulièrement à l'Hôtel de Lassay des petits groupes de députés afin de "prendre le pouls".

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Colère d'un directeur de théâtre lyonnais

LE MONDE | 25.01.08 | LYON CORRESPONDANTE

Le label scène nationale refusé à la Croix Rousse

L'homme se dit "trahi", "désillusionné" et pourfend "la désinvolture de l'Etat" qui, selon lui, "n'a plus aucune considération pour les artistes". Philippe Faure, le directeur du Théâtre de la Croix-Rousse (9 000 abonnés) depuis 1994, a vivement dénoncé mardi 22 janvier, aux côtés du maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), le "non-respect des engagements du ministère de la culture". L'objet de sa colère : la remise en cause de la labellisation scène nationale de ce théâtre subventionné, qu'aurait promise Renaud Donnedieu de Vabres, le prédécesseur de Christine Albanel.

L'engagement du ministre ne va pas au-delà du terme "envisager", mais les acteurs lyonnais expliquent qu'ils ont eu confirmation orale du ministre et du directeur régional des affaires culturelles (DRAC) de la labellisation avant le 31 décembre 2007. "Le ministre m'avait même autorisé à utiliser pour la communication officielle le label", explique Philippe Faure.

Le directeur a, effectivement, anticipé la labellisation, se revendiquant sur son site Internet ou ses plaquettes de saisons "scène nationale". Alors que Mme Albanel n'a apporté aucune confirmation de la décision.

Interrogée le 8 janvier à l'Assemblée nationale par le député Pierre-Alain Muet, la ministre, absente, a fait répondre par l'intermédiaire de Martin Hirsch que "l'attribution d'un label reste à l'étude mais, comme en Picardie, il a été décidé de suspendre en 2008 l'attribution de tout nouveau label dans l'attente d'une réflexion sur les perspectives du spectacle vivant afin que les labels "collent" bien avec la réalité". La ville de Lyon, qui a déjà porté sa contribution de 300 000 euros à 550 000 euros de 2001 à 2007, estime ne pouvoir aller au-delà.

"La convention préparée donnerait un point d'appui très fort au théâtre. L'Etat est le seul agent public à ne pas respecter ses engagements. Toutes les institutions culturelles lyonnaises sont menacées ou affectées par son désengagement", estime Patrice Beghain, l'adjoint du maire de Lyon à la culture.

La première demande formulée auprès du ministère par le maire de Lyon date du 7 juin 2005. Après une année et demie d'échanges, la ville recevait, en janvier 2007, une lettre dans laquelle le ministre de la culture expliquait qu'il accordait au théâtre une aide financière supplémentaire de 100 000 euros et qu'il "envisageait dans le courant de l'année d'attribuer au théâtre un label scène nationale".

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Infos : Ouest France - Tour des municipales

Le Monde Mardi 29/01/08

Le site du quotidien Ouest France lance le "Vidéotour Municipales 2008".

Trois studios mobiles partent à la rencontre des candidats, sillonnant une cinquantaine de villes à travers les douze départements de diffusion du journal. Une grande première pour la rédaction, qui entend développer son contenu multimédia par le biais de portraits et entretiens vidéo. L'opération a commencé officiellement samedi à Saint-Malo, Hérouville et Fontenay-le-Comte, et ces contenus sont également en ligne sur le site maville.com. Le journal prévoit déjà, après les élections, de développer sa production d'images pour couvrir d'autres événements d'actualité. 300 des plus de 500 journalistes du quotidien ont même reçu une formation pour actualiser en temps réel les contenus en ligne. 

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Sandrine Bonnaire dénonce l'état de la psychiatrie publique

NOUVELOBS| mardi 29.01.2008 |

A l'occasion de la sortie en salle de son documentaire intitulé "Elle s'appelle Sabine", où elle raconte la vie de sa soeur autiste, l'actrice revient sur l'état des hôpitaux psychiatriques en France.

A l'occasion de la sortie en salle de son documentaire intitulé "Elle s'appelle Sabine", l'actrice Sandrine Bonnaire revient, dans Libération de mardi 29 janvier, sur l'état des hôpitaux psychiatriques en France.

A travers l'histoire de Sabine, sa sœur autiste, internée pendant quatre ans dans différents établissements psychiatriques, l'actrice raconte comment elle a vu, au fil de ces hospitalisations successives, son état "décliner". "Je n'ai rien contre les hôpitaux, mais quand on voit comment Sabine en est ressortie…" (...) "Peut-être est-elle restée ici trop longtemps ? Tout notre problème est de trouver des lieux de vie relais. On n’en avait pas alors", déplore-t-elle.
"L'hôpital est un lieu de soins et de transition, en aucun cas un lieu de vie", expliquait Sandrine Bonnaire dans le dernier numéro du Nouvel Observateur. "Ma soeur a été condamnée à cinq ans de prison pour un crime qu'elle n'a pas commis. Pour moi, c'est une sentence. C'est comme une grosse erreur judiciaire."

"On fait aussi ce qu’on peut avec ce qu’on a" - Pour Sandrine Bonnaire, la prise en charge de sa sœur n'était pas adaptée, et la famille livrée à elle-même. Trop de médicaments, trop d'isolement, que les médecins, en charge de sa soeur à l'époque et qu'elle a accepté de revoir pour Libération continuent à justifier : "Croyez-moi, ce n’est pas l’hôpital qui l’a rendu malade…", affirme le Dr Brehier, psychiatre aux Murets, avouant tout de même : "L’hôpital psychiatrique, c’est le lieu de toutes les grosses misères. Il n’y a que deux à trois infirmiers en permanence pour 25 malades. On fait aussi ce qu’on peut avec ce qu’on a".

Ma sœur "a été abîmée car il n'y avait pas de solution", déplorait l'actrice dans le Nouvel Observateur. "L'objectif est de réduire peu à peu le traitement. Aujourd'hui, on l'aide à s'épanouir et non plus à changer. Elle reprend confiance."
A Libération, l'actrice conclut : "Ce n’est pas de la colère que je ressens, c’est de la tristesse. Les réponses que l’on nous a données, non, elles ne nous ont rien appris."

Posté par Kozett à 00:02 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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