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mercredi 30 janvier 2008

Les VIP d'Air-Sarko voyagent en classe affaires

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Le Canard enchaôné du 30 janvier 2008

Posté par werdna à 17:41 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kokopelli: biodiversité pour tous, la fin des illusions

SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée – 30/01/08

Les verdicts sont tombés, l'Association Kokopelli est lourdement
condamnée :
   - 12.000 ? pour le grainetier Baumaux
   - 23.000 ? pour l'état et la fédération des industriels de la semence  (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l'association Kokopelli, étant maintenues dans l'illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l'ONU, du Sénat, de scientifiques, d'agronomes affirmant l'urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l'état français refuse de libérer l'accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C'est ce qui permet aujourd'hui aux magistrats d'infliger ces lourdes peines à l'association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 ? augmenté de 10.000 ? et recevra 2.000 ? pour ses frais.

L'état français recevra 17.500 ? au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 ? seront consacrés aux frais et à l'information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l'association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd'hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l'environnement : il faut sauver la biodiversité ! Alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses  sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu'elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l'augmentation de la
population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu'elles sont vendues par KOKOPELLI ou d'autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l'association, mais dans ses actions. L'association propose aux jardiniers, aux paysans, d'être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c'est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d'être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l'agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l'heure où l'on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile,
sont les seules possibilités d'assurer notre alimentation, propager l'autonomie  semencière par l'exemple est devenu répréhensible. Ce qu'il faut retenir de ces condamnations, c'est la volonté affichée d'éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.


Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L'ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER.

Aujourd'hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à  l'uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie »  biodiversité basée sur la variabilité génétique d'une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l'ortie, les défenseurs de l'herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l'Environnement et les condamnations qu'il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l'état français mettra un point d'honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L'association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d'une extrême urgence. Si l'agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus
ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas. N'obscurcissez pas l'avenir, il l'est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !


Ce communiqué est consultable sur notre site
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

Posté par werdna à 11:35 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ces monopoles qui ne gênent pas Attali

Marianne - Mercredi 30 Janvier 2008 - Anna Borrel et Pauline Delassus

Le libéralisme proposé par Attali a ses limites : il ne remet en cause ni les grands corps d'état, ni la grande distribution, ni les oligopoles de l'eau ou des télécommunications.

« Les Français doivent passer d'une culture de la rente à une culture du risque », tempêtait déjà Jacques Attali avant même de rendre son rapport. D'ailleurs, dès le début du rapport, on retrouve son leitmotiv : « Supprimer les rentes, réduire les privilèges », credo qu'il ne cesse de décliner par la suite. Mais curieusement, tandis que les économistes de gauche fustigent ce libéralisme à tous crins, les fondus de la logique libérale ne semblent pas non plus satisfaits pour autant. Michel Godet, par exemple, ne cache pas son désaveu des 300 décisions pour changer la France. « C'est plein d'idées neuves et intéressantes, malheureusement, les idées intéressantes ne sont pas neuves et les idées neuves sont loin d'être intéressantes. » Car si Attali s'attaque courageusement aux riches rentiers que sont les coiffeurs, les taxis, les pharmaciens et même les notaires en proposant de dérèglementer leurs professions, l'ambitieux rénovateur a, semble-t-il, oublié de s'occuper de quelques unes des plus grosses rentes qui structurent l'économie française.

Les rentiers du dividende numérique
Lorsqu'il évoque l'attribution des fréquences hertziennes par exemple, le rapport ne dit pas un mot sur celles allouées gracieusement à TF1 et M6, sans contrepartie. Pour occuper les fréquences que va libérer la révolution numérique, les nouveaux entrants de la TNT ou de la téléphonie vont sans doute se battre. Mais pour ceux qui sont déjà en place, la rente tombe chaque année, avec une régularité mécanique. L'attribution de la fréquence de TF1 ainsi été renouvelée en 2006 pour une concession qui court jusqu'à 2012. Et si la chaîne ne respecte pas son cahier des charges (dans lequel figure notamment l'exigence du « mieux disant culturel »), ça ne dérange personne. Bouygues d'ailleurs, qui est propriétaire de TF1, jouit d'une autre rente de situation qui ne dérange pas non plus les chantres libéraux de la commission.

Bouygues : le bon élève de la rente
Dans le passage consacré aux dividendes numériques, les auteurs soulignent bien la situation d'oligopole qui prévaut dans la téléphonie mobile, où « trois opérateurs se partagent 90% du marché et où les forfaits ont augmenté en moyenne de 40% entre 1999 et 2006 ». Pas très « pouvoir d'achat » tout ça. Mais si Attali et ses amis préconisent l'ouverture du marché à un quatrième acteur, ils oublient de revenir sur les conditions d'attribution de fréquences aux acteurs déjà en place. Là encore, Bouygues ne remplit pas le cahier des charges : « Tous les opérateurs devaient équiper 20% du territoire en norme téléphonique 3G pour permettre l'accès à Internet par le téléphone, rappelle Edouard Barreiro, chargé de mission télécoms et commerce à UFC-Que choisir. Bouygues n'a pas rempli son obligation, mais il n'y a eu aucune sanction… » Une fois les fréquences numériques attribuées, les rentes fonctionnent à plein. Mais il est peut-être plus difficile de s'y attaquer que de s'en prendre aux coiffeurs… D'ailleurs, UFC-Que choisir, qui porte plainte contre l'autorité de régulation de la téléphonie mobile devant le conseil d'Etat, ne manque pas de fustiger le poids des lobbies dans ce domaine. Tout juste l'UFC espère-t-elle que l'entrée d'un quatrième opérateur pourra permettre de faire jouer la concurrence et de faire baisser les prix…

Distribution peu partageuse
Mais de concurrence véritable, il n'y en a guère de possible sur le marché de la grande distribution. Autre marché, autre situation d'oligopole, où cinq géants pèsent de tout leur poids, non pas pour faire baisser les prix au consommateur comme le clament certains, mais bien plus pour faire baisser les prix des petits fournisseurs. En proposant de dérèglementer le marché, notamment par l'abrogation de la loi Galland, «le rapport Attali ne fait que reprendre les revendications d'Edouard Leclerc et de ses amis, sans aucune contrepartie pour les fournisseurs. Au nom du pouvoir d'achat, il accélère et codifie la concurrence déloyale. C'est un vrai renforcement des rentes de la grande distribution», se désole Christian Jacquiau, auteur du Livre noir de la grande distribution (Albin Michel). Le rapport constate que les législations en place n'ont pas permis de protéger les fournisseurs et le petit commerce des grosses enseignes, mais ne propose aucun garde-fou solide pour y remédier. En proposant d'étendre (si cela est encore possible) la part du territoire desservie par les hypers, les décisions du rapport changeraient peut-être la France, mais elles permettraient surtout d'engraisser un peu plus les rentes des acteurs surpuissants sur ce marché fermé à tout nouvel entrant.

Des Attali partout ?
Enfin, la société conçue par l'énarque Attali ressemble beaucoup, à certains égards, à celle qui l'a formée. Un petit chapitre s'attaque aux grands corps d'Etat (décision 247). Mais il n'aborde pas l'une des rigidités critiquée par les plus fervents partisans d'une société libérale mondialisée. «C'est assez superficiel, relève Ghislaine Ottenheimer, journaliste et auteur d'un livre d'enquête sur les inspecteurs des finances, Les Intouchables (Albin Michel).

Il faudrait vraiment réformer le recrutement des élites françaises. Encore aujourd'hui, les énarques ou les inspecteurs des finances bénéficient d'une forme de rente au sens où ils sont sûrs d'être propulsés aux plus hautes fonctions. Mais ce qu'il y a de plus grave encore, c'est que la formation qu'ils ont reçue ne les prépare pas forcément aux postes qu'ils sont amenés à occuper. Le cas de Daniel Bouton en est un exemple récent… » Tandis que les entreprises du monde entier «castent» leurs dirigeants en fonction de leurs besoins, en France, il suffit encore d'être estampillé d'une grande école pour être considéré, à vie, comme efficace. Au mépris des talents qui n'ont pas toujours eu la chance d'accéder au concours d'entrée…

En plus des situations de rente abordées dans le rapport, soit timidement comme les grands corps d'Etat, soit carrément pour les renforcer comme la grande distribution, on ne compte pas celles qui en sont carrément exclues. Comment le duopole qui règne sur le marché de l'eau, par exemple, que se disputent Véolia et Suez. A-t-il pu échapper à l'œil du libéral, au moment même où des élus tentent de fronder contre cette rente indue que communes et administrés payent comptant ?

« Le problème, analyse l'économiste Liêm Hoang-Ngoc, c'est que la concurrence n'est pas forcément le remède aux situations de rente. Il est très difficile, dans des marchés où prime la concentration comme les télécommunications ou la grande distribution, de faire intervenir de nouveaux entrants. En réalité, ce rapport, qui est très fortement marqué par un dogmatisme idéologique, nie les phénomènes de concentration. » Peut-être la boîte à outils d'Attali ne lui permet-elle pas de se confronter à ces situations ? Peut-être, également, que la crainte d'affronter certains mastodontes de l'économie française a fait reculer Attila.

Posté par werdna à 10:21 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La grande illusion bancaire : les dirigeants de banques vivent avec l'espoir fou de contrôler le risque.

Marianne - Mercredi 30 Janvier 2008 - Bernard Maris, journaliste et écrivain.

Peut-on contrôler la finance internationale, et les agissements des banques ?

Donc à Londres se sont réunis quatre Grands l’, italien, Allemand, Anglais, et Français. Le Français a dit : «Il est temps de mettre de la transparence, des nouvelles règles prudentielles dans les systèmes financiers, et de préférer prêter de l'argent à celui qui entreprend et crée de la richesse plutôt qu'à celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer.»

C'est une magnifique question posée par le président français, déjà posée en 1944 par le Général de Gaulle et en 1981 par François Mitterrand. Si l'on regarde l'exposé des motifs des lois qui nationalisèrent le système bancaire en France en 1944 et en 1981, on est frappé par la similarité des objectifs invoqués : mettre la Banque au service de l'entreprise. Faire de la banque un simple outil, un simple intermédiaire, sans plus, qui favorise les créateurs de richesse.

Ce qui pose la question de savoir ce qu'est une banque ?

Une société qui n'a pas un sou, qui emprunte de l'argent pour le re-prêter, et, au passage, prend sa petite commission. Elle transforme de l'argent que vous déposez à vue, au jour le jour, en des prêts à 20, 30 ans ou plus. Elle transforme l'instant en de la durée. Mais une banque doit-elle spéculer ?

On peut imaginer que son travail de spéculation soit marginal, et en tout cas totalement séparé de la gestion paisible en bonne mère de famille des économies des bons pères de familles. Et qu'elle n'utilise pas les économies des épargnants pour spéculer. Or aujourd'hui, la spéculation représente (je parle de la Société Générale) près de la moitié de ses profits ! Or, à la différence du joueur du Casino, qui sait au fond, qu'il ne gagnera pas, la Banque elle, croit qu'elle domine le risque, Voilà sa grande candeur, sa naïveté, et sa faute majeure, ses dirigeants croient qu'elle domine le risque par ses techniques de prévision, ses modèles mathématiques et ses nouveaux produits financiers. Elle construit donc une gigantesque industrie du risque, une industrie financière, elle fabrique du risque pour tuer le risque, elle chasse par la porte le risque qui revient par la fenêtre. A qui profite la spéculation ? Aux spéculateurs. D'abord et surtout aux spéculateurs.

Le dicton du jour
: toujours un dicton de mon ami banquier : «si les petits prêteurs arrivent en Bourse, alors il est temps d'en partir.»

Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.

Posté par werdna à 04:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

OGM: un "délit de destruction de champs" instauré en commission au Sénat

PARIS (AFP) - 29/01/2008 – Tv5 infos

Un "délit de destruction de champs" ( !!) a été introduit par la commission des Affaires économiques du Sénat dans le projet de loi sur les OGM, examiné en séance publique au palais du Luxembourg à partir du 5 février, a annoncé mardi le sénateur UMP Jean Bizet, rapporteur de ce texte.

Au cours d'une conférence de presse, M. Bizet a présenté l'instauration de ce délit, passible de 2 ans de prison et 75.000 euros d'amende, comme la "contrepartie" de l'obligation de transparence, fixée par le projet de loi "au niveau de la parcelle".

Le délit de fauchage sera aggravé lorsque la destruction portera sur un essai de recherche, la peine pouvant être portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Le sénateur de la Manche, qui s'était vivement ému de la décision du gouvernement de recourir à la clause de sauvegarde pour interdire la culture de maïs transgénique en France, a souligné qu'avec ce texte il s'agissait d'abord de transposer une directive européenne visant à "assurer la coexistence des cultures".

"J'ai l'espoir que nos débats permettent d'apaiser quelque peu ce dossier et de laisser ouverte la porte à la recherche en biotechnologie végétale, si importante pour l'avenir de notre pays", a-t-il dit.

Selon un communiqué, la commission a adopté une cinquantaine d'amendements visant à "favoriser un équilibre du texte conforme au principe consensuel dégagé par le Grenelle de l'environnement, à savoir la liberté de consommer ou produire des OGM, ou de ne pas le faire". S'agissant du principe de responsabilité, en cas de contamination d'une parcelle bio par des OGM, l'indemnisation relèvera d'un fonds privé, constitué par les cultivateurs d'OGM et les semenciers, en attendant que se mette en place un dispositif assuranciel, a dit M. Bizet.

Le Sénat souhaite en outre consolider le volet recherche du projet de loi, en proposant la création d'un dispositif d'incitation fiscale à l'investissement dans les biotechnologies végétales.

Une loi "spéciale Bové"...

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Les Créatifs culturels - Soleil Levant

Soleil Levant - Editorial de février 2008 par Jacques Durand.

Depuis toujours, la créativité a joué un rôle essentiel dans la vie des hommes. En symbiose avec la nature, ces derniers ont conçu des objets, des instruments de musique, des peintures rupestres… Par région, ils ont contribué à développer une culture, tout en affinant le langage, la pensée, les émotions.

A l’heure actuelle, l'économique a pris le pas sur le culturel, voire le politique. De cette crise mondiale des valeurs, des pertes de repères, où la culture  officielle (individualisme + capitalisme + divertissement) se fait à grand renfort de marketing, un nouveau mode de vie est en train d'émerger et de se constituer en culture. Ces acteurs de terrain sont désignés comme les Culturels Créatifs.

D'après une étude datant de 1999, faite aux Etats-Unis, ils représentaient alors 23.4 % de la population.  En France, selon une enquête récente, 17 % des sondés se reconnaissent dans les valeurs suivantes : écologie et développement durable - place des femmes et des valeurs féminines dans la société - prédominance de l'être sur l'avoir - reconnaissance d'un travail d'introspection (de la psychologie à la spiritualité) - implication solidaire dans la société (pensons globalement, agissons localement) - ouverture culturelle en acceptant la différence.

Dans la position que j'occupe depuis 14 ans en tant que directeur de revue, j'ai pu voir les choses évoluer, surtout ces 4 dernières années : une sorte d'accélération d'un processus, des groupes qui, à priori ne communiquaient pas entre eux, opèrent des rapprochements.

Aurait-on imaginer, il y a 10 ans, proposer un colloque "économie – écologie - spiritualité", certains l'ont fait, des ponts existent. Dans ce brassage de valeurs, les Créatifs Culturels  sont en pointe sur tous les secteurs d'innovation apportant des idées neuves. Cependant le politique, avec ses visions à court terme, est beaucoup plus réfractaire aux changements en cours.  L'approche spirituelle est certainement la plus difficile à intégrer dans la grille moderniste des médias et des dirigeants.

La "Biodiversité Culturelle" est en marche. Et comme le dit Yves Michel dans son interview publiée en pages 4 et 6, de notre revue  "C'est l'ensemble de ces 6 pôles de valeurs (évoqués plus haut) qui peut nous permettre de changer radicalement de société et d'éviter un désastre; une approche globale est en effet indispensable, avec de la créativité et de la bonne volonté".

Posté par Kozett à 00:04 - Réflexions - Citations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les pièges d'Internet expliqués aux parents

Ouest-France 30/01/08 - Agnès CLERMONT

Chaque jour, 56 % des enfants et adolescents se connectent sur la messagerie instantanée MSN. Mais discuter en ligne n'est pas toujours sans danger.

Une augmentation des signalements. Le prédateur sexuel aime Internet, et adore l'anonymat qu'il procure, confirme-t-on à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC). « Il s'invite dans les messageries instantanées, c'est vrai. Mais aussi dans les chats, les forums. Il n'est pas pressé, son entreprise de corruption peut prendre des semaines. »

A force de « t'es pas cap », « tu m'avais promis », ils arrivent parfois à leurs fins. En 2006, une plate-forme de signalement en ligne (www.internet-mineurs.gouv.fr) a été ouverte pour lutter contre la pédophilie. Par ce biais, notamment, les faits de corruption de mineurs, via Internet, sont aussi signalés. « Et leur nombre augmente corrélativement au taux de pénétration du haut débit dans les foyers. » Soit 94 % des internautes français en 2007.

Il abusait de mineurs via MSN. Le 9 janvier, un homme d'une quarantaine d'années a été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes à six mois de prison ferme. Sur MSN, la messagerie instantanée préférée des mineurs, il se faisait passer pour Carla, 14 ans. Il avait pu convaincre un garçon de moins de 15 ans de se dévêtir devant la Webcam... avant de l'inciter à violer sa petite soeur de 8 ans. La maman avait déposé plainte.

Qu'est-ce qui peut arriver ? Il faut éviter à tout prix la rencontre en face-à-face avec des personnes qu'on ne connaît que sur Internet. L'OCLCTIC confirme qu'en prenant ce risque, de jeunes internautes ont été victimes d'attouchements, et même de viols. Pour éviter que le prédateur virtuel ne fasse irruption dans la vie réelle, les policiers spécialisés martèlent les règles à respecter : ne jamais donner son nom, son adresse, le nom de l'établissement scolaire fréquenté.

« Et attention aux blogs, prévient le commissaire Aghroum, de l'OCLCTIC. Qui laisserait son enfant déployer une affiche devant sa fenêtre, avec sa photo et son numéro de téléphone ? » C'est pourtant comparable à ce qui se passe avec les minisites personnels accessibles à des milliers de personnes. Moralité : surtout, y déposer le moins de renseignements possible.

Un DVD pour les cyberparents paumés. Intéressante initiative de l'association e-enfance : à partir du 31 janvier, son DVD Enfants-ados, l'internet sans danger sera disponible dans le réseau Fnac (1). Soit 45 minutes de reportage-documentaire à destination des parents: chat, messagerie, blog, moteur de recherche, jeux... Les activités en ligne les plus fréquentes sont bien décryptées. Seul petit bémol, on serait tenté de le visionner avec ses enfants, mais ce sera délicat avec les moins de 12 ans: les réalisateurs ont choisi (et pourquoi pas) de jouer la transparence en donnant des exemples d'images choquantes.

(1) En vente pour 8 €. L'intégralité des bénéfices de la vente sera reversée à l'association.

Posté par werdna à 00:03 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Il part à Cuba soigner une grande brûlée

La Provence - lundi 28 janvier 2008 – D.M.

"Alors que l'actualité est de plus en plus noire et relate nombre de faits divers sordides et négatifs, j'avais envie de montrer que les actes solidaires et la générosité existent toujours, chez la plupart des gens et cela, on en parle pas assez", indique Pierre Dubert, bénévole pour le comité local de la Croix-Rouge, en partance pour Jaguey Grande, petit village cubain à deux heures de route de la Havane.

"J'ai choisi d'aider la petite Anet, dix ans, brûlée au troisième degré après un accident de voiture qui a coûté la vie à trois membres de sa famille, renchérit-il. La Croix-Rouge a déjà de nombreuses actions en cours et aide, sur Martigues, nombre de familles en difficulté, aussi j'ai décidé de m'investir personnellement avec l'aide de quelques médecins, pharmaciens et laboratoires pharmaceutiques". Il part aujourd'hui avec, dans ses valises, l'équivalent de 1500 en médicaments, nécessaires à soigner la petite fille pendant une année entière. 

"J'emporte également plusieurs vêtements et paires de chaussures pour les offrir à la famille qui m'accueille car, à Cuba, tout coûte très cher y compris les pommades et compresses permettant d'apaiser et de guérir une petite fille"
souligne-t-il. Afin de mener son projet à bien, Pierre Dubert a sollicité l'aide de nombreux médecins et spécialistes de la santé. Plusieurs ont répondu à l'appel et lui ont procuré un grand nombre de bandelettes et crèmes cicatrisantes permettant de renouveler la peau de l'épiderme en effaçant les chéloïdes (excroissances cutanées). "Également, le responsable d'un laboratoire aubagnais n'a pas hésité à faire 140km pour m'apporter, à mon domicile, trois vêtements compressifs, ce qui manquait pour une bonne cicatrisation de la peau."

Pierre Dubert entame son dixième voyage vers Cuba, île qu'il affectionne particulièrement. C'est d'ailleurs au retour d'un séjour qu'il a choisi de donner un peu de sa personne en devenant bénévole à la Croix-Rouge.

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Dépassement d'honoraires : Bachelot favorable à des sanctions contre les médecins


Challenges.fr | 29.01.2008 |

La ministre de la Santé veut contraindre les médecins à présenter un devis écrit au patient avant d'engager des soins coûteux.

Les médecins seront bientôt contraints de "présenter un devis écrit au patient avant d'engager les soins" les plus coûteux, affirme la ministre de la Santé Roselyne Bachelot dans "La Croix" mercredi 30 janvier.
"Au-delà d'un certain montant fixé par arrêté, les médecins et les chirurgiens-dentistes seront obligés de présenter un devis écrit au patient avant d'engager les soins", explique-t-elle. "Ce devis précisera le tarif de l'acte ainsi que la nature et le montant des dépassements qui lui seront facturés".
"Pour l'instant, nous n'avons pas encore fixé de manière définitive la somme à partir de laquelle ce devis sera obligatoire", précise la ministre. "Mais cela pourrait tourner autour de 80 à 100 euros, soit un niveau suffisamment élevé pour cibler les actes importants où les dépassements sont fréquents".

"Un vrai sujet de préoccupation"
Interrogée sur le développement des dépassements d'honoraires des médecins, Roselyne Bachelot y voit "un vrai sujet de préoccupation". "Il n'est pas acceptable que certaines personnes renoncent à se faire soigner ou retardent leur accès aux soins faute de pouvoir payer ces dépassements", prévient-elle.
Pour lutter contre ce phénomène, "la priorité pour moi est d'améliorer l'information sur les différents tarifs médicaux". Et "si l'abus est réel, le médecin pourra être sanctionné par des pénalités financières équivalant au montant des dépassements demandés", affirme-t-elle. (AP)
 

sarkozy_bachelot

Placide - http://www.leplacide.com/

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Papier de verre : Vente

    papier de verre

Hervé Le Tellier
Aujourd'hui, "vente Mitterrand" à Drouot : écharpes, pantoufles, costumes lui ayant appartenus. Je me réserve pour la "vente Kouchner" : il y a, entre autres, une magnifique veste retournée.

Check-list : Le Monde du mardi 29/01/08

Posté par Kozett à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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