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samedi 26 janvier 2008

Non, « les adonaissants ne font pas la loi chez eux »

Ouest-France 25/01/08

À peine entrés au collège et, déjà, les 10-11 ans revendiquent plus d’autonomie et bousculent l’autorité des parents.

Dès l’introduction, Les adonaissants, paru en 2005 et disponible depuis septembre 2007 en version poche, bouscule quelques idées reçues. Alors que la notion « enfant-roi » continue à nourrir les débats sur les enfants et l’autorité parentale (ou l’absence d’autorité), l’enquête montre que les 11-13 ans ne se prennent pas pour des chefs de famille et ne veulent pas l’être. En revanche, ils veulent de l’autonomie de plus en plus tôt. « L’adolescence, qui était l’âge permis pour commencer cet apprentissage et pour revendiquer d’être soi-même, s’étend et descend progressivement, » analyse François de Singly, sociologue.

Le livre résume un travail de recherche de plusieurs années auprès de jeunes collégiens âgés de 11 à 13 ans, filles et garçons, de milieu cadre, moyen et populaire. Riche de données et d’analyses, il permet aux parents de (futurs) adonaissants de mieux comprendre ce nouvel âge et donne des pistes de réflexion pour faire face à ce mouvement d’individualisation précoce.

Hachette Littératures, Pluriel, 400 pages, 10 €.

François de Singly, rassure. Entretien Recueilli par Anne-Flore Hervé.

L’autorité ou plutôt l’absence d’autorité semble être responsable de bien des maux de la société… Qu’en est-il réellement ? 

Nous vivons une transformation importante de l’autorité. L’autorité verticale a vécu. Désormais, elle n’est plus un attribut mais une compétence. Cette dernière peut être évaluée par ceux qui obéissent. On parle même d’évaluer les ministres. Noter un chef était une notion inconcevable encore il n’y pas si longtemps. L’autorité parentale n’échappe pas à cette évolution.

C’est-à-dire ? 

L’autorité parentale traditionnelle, exercée uniquement par le père, n’existe plus. Aujourd’hui, chaque parent, quel que soit son genre, a autorité parentale sur ses enfants mais la façon dont il l’exerce est contrôlée. La convention des droits de l’enfant de 1989 le dit clairement. Depuis 2002, un enfant peut appeler un numéro de téléphone pour dénoncer une maltraitance. C’est une révolution. C’est ce que j’appelle l’individualisation de l’enfant.

D’où les expressions « enfant roi », « enfant-adulte » ? 

Ils ont des droits, donc ils sont rois. Ce sentiment repose sur une impression juste, à savoir que le statut de l’enfant et celui de l’adolescent ont changé. Mais il est partiellement erroné. Les enfants ont des droits comme une personne à part entière, certes, mais en même temps, ils sont toujours petits et ont des devoirs d’obéissance vis-à-vis de leurs parents. Mon enquête démontre que dans la grande majorité des familles, les adonaissants ne font pas la loi chez eux. Ils ne se prennent pas pour des adultes et ne revendiquent pas ce statut.

Que revendiquent-ils ? 

Une plus grande autonomie ainsi que l’accès à une culture et à un monde jeune. Un univers dans lequel l’adulte est dépassé. Ils s’émancipent en prenant appui sur les codes culturels (vêtements, musique, radio…) de leur génération. Parallèlement, ils souhaitent être sécurisés. Ils oscillent entre deux appartenances : la famille et les copains. Ils sont attirés par l’adolescence mais veulent aussi rester des enfants.

Comment réagissent les parents ? 

Leur rôle a changé. Avant, dans l’éducation traditionnelle, les parents transmettaient des repères. Ensuite, il suffisait de suivre la direction du progrès pour avancer. C’était simple. Aujourd’hui, le travail des parents consiste à apprendre à son enfant à devenir lui-même tout en continuant à le protéger. Lui donner de l’autonomie sans le mettre en danger. Cela passe par des négociations et des ajustements, et implique des règles et des contraintes ayant du sens pour l’enfant. Le but étant d’en faire un individu épanoui et responsable, capable de s’adapter dans un monde incertain. Cette nouvelle dimension est assez bien prise en compte par les parents dans la sphère personnelle (le temps des loisirs), mais l’est beaucoup moins dans la sphère scolaire qui reste majoritairement peu négociable. C’est dommage.

Pourquoi ? 

Car le domaine scolaire, c’est son avenir professionnel. Pour les adonaissants, surtout pour les garçons, les études, c’est pour les parents. Du coup, ils estiment que ne pas en faire beaucoup est normal ! Ils pensent que se réaliser doit se faire en dehors du travail scolaire…

L’autorité parentale n’est pas si défaillante finalement ? 

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de conflits qu’il n’y a pas d’autorité. Il ne faut pas confondre acte d’autorité et autorité. Et dans le mot autorité, il faut entendre « autoriser ». Autoriser son enfant à lire jusqu’à 21 h 30, parce que son besoin de sommeil le lui permet, est une forme d’autorité. Quant à la nostalgie de l’autorité verticale, c’est juste une bouffée d’oxygène pour ceux qui se sentent dépassés par un monde où l’incertitude domine. La place de l’enfant a évolué, il faut en tenir compte. Aujourd’hui, le travail des parents, ce n’est pas être auteur de leur enfant, c’est l’autoriser à être auteur de lui-même.

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NEUILLY se mobilise contre le « parachutage doré » de David Martinon.

Nouvel Obs – Janvier 2008

Chaque dimanche, Jean-Christophe Fromantin, candidat divers droite aux municipales de Neuilly fait son jogging. Clin d'oeil au fameux jogging de Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly ? Pour ce marathonien qui se présente comme un "chef d'entreprise et père de famille", c'est une façon de se faire connaître et de pratiquer sa passion. 

Dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine candidat divers droite mais sans étiquette, il avait comme adversaire il y a encore peu, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, initialement désignée par l'UMP. Suppléante de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était député. Elle lui avait succédé lorsqu'il était entré au gouvernement.


Puis vient l’annonce de la « nomination » de David Martinon, le jeune porte-parole du gouvernement et « poulain » de Sarkozy comme futur Maire de Neuilly. Beaucoup d’habitants de Neuilly n’ont pas compris les raisons de ce parachutage très médiatique et le pourquoi de la mise à l’écart de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Certains neuilléens réagissent et poussent la candidature de Jean-Christophe FROMANTIN.

Ce que l’intéressé en dit : « Ce parachutage est terriblement vexant car il suppose que personne à Neuilly ne soit en mesure de prendre en main le développement et la gestion de la ville (…) David Martinon a sans doute besoin de Neuilly pour démarrer un itinéraire politique, mais Neuilly n’a pas besoin de David Martinon pour assurer son avenir. Notre ville a besoin d’un nouveau projet avec une équipe entièrement issue de Neuilly, motivée par la ville et en mesure d’adresser toutes les attentes de la population (…) Neuilly doit se prendre en main et ne pas attendre de l’Elysée des candidats ou des consignes de vote ; c’est surréaliste ! ».

Neuilly a soutenu, c’est vrai, l’ascension de Nicolas Sarkozy mais ne doit pas pour autant devenir un « parachute doré ». La très faible participation de la population à l’élection cantonale partielle (80% d’absentions) prouve l’absence de mobilisation des habitants de Neuilly qui ont l’impression que les véritables choix leur échappent. Or Neuilly est comme toutes les autres villes, elle a besoin d’un débat, d’idées nouvelles et de perspectives ambitieuses. »   Le Blog de J-C Fromentin

Les rebelles de Neuilly. Depuis quelques semaines des équipes se mettent en place autour de Jean-Christophe FROMANTIN et travaillent sur tous les sujets importants pour la ville. « Cette candidature est issue de Neuilly, elle a pour seul objectif de représenter tous les neuilléens et de construire l’avenir de notre ville ; c’est un projet très mobilisateur qui génère un formidable enthousiasme » se réjouit un membre de l’équipe de campagne.

Ona beau habiter la commune la plus riche de France, on peut quelquefois aussi aimer jouer les rebelles.

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La valise diplomatique - Jacques Attali, magicien

Le Monde diplomatique vendredi 25 janvier 2008

« Tout ce que vous proposerez, je le ferai », avait promis M. Nicolas Sarkozy au moment de confier à M. Jacques Attali la responsabilité d’un rapport destiné à « libérer la croissance française ».

Le président de la République a-t-il une fois de plus pris la mesure de son impulsivité — et de son imprudence ?

En tout cas, deux des principales recommandations de la commission Attali — la suppression du département et l’abandon du « principe de précaution » dans le domaine de l’environnement — ont d’ores et déjà été remisées aux oubliettes par le chef de l’Etat.

Il en reste trois cent quatorze (1). Dont deux au moins qui représentent des monuments de cautèle politique et sociale : la possibilité « [offerte] à chacun de retarder, s’il le désire, son départ à la retraite », la faculté pour les parents « de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants ». « S’il le désire », « librement » : comment s’opposer à tant de libéralité ?

Lire sur : http://www.monde-diplomatique.fr:80/carnet/2008-01-25-Attali

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FRANCHISES MEDICALES "Grèves des soins" : Sarkozy interpellé

NOUVELOBS. | 25.01.2008 |

Des associations de patients ont envoyé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour qu'il suspende le système des franchises médicales, après une "multiplication des grèves des soins".

Préoccupées par la "multiplication des grèves de soins" contre les franchises médicales, des associations de patients demandent à Nicolas Sarkozy la suspension de cette mesure.
"Les Chroniques Associés observent avec une très grande inquiétude la multiplication des grèves de soins ou des grèves de la faim décidées par des personnes malades opposées aux franchises médicales", écrit dans une lettre ouverte ce collectif qui regroupe notamment Vaincre la mucoviscidose, Aides (VIH/sida) et Europa Donna (cancer du sein).

"Ces grèves sont dangereuses, répétons-le encore. Répétons aussi que nos associations reçoivent chaque jour des témoignages de personnes exprimant une exaspération, un ras-le-bol et une souffrance communes face à une réalité quotidienne de plus en plus difficile", poursuit-il.

"Appel direct et franc" -
"Conscients du caractère ultime des modes de combat (...) et conscients des critiques de l'opinion sur le système des franchises, les Chroniques Associés, ont choisi de s'adresser solennellement au président de la République", indique-t-il.

Dans une "lettre ouverte" à Nicolas Sarkozy, ces associations écrivent notamment: "Après avoir échangé en vain avec le gouvernement et les parlementaires, nous vous lançons, Monsieur le Président de la République, un appel direct et franc pour que les franchises soient suspendues et discutées dans le cadre du grand débat sur le financement de la santé que vous avez promis".

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VIOLENCES URBAINES Clichy-sous-Bois : un procès possible des policiers

NOUVELOBS.| 25.01.2008

Les deux gardiens de la paix, poursuivis pour "non-assistance à personnes en danger" après la mort de deux adolescents le 27 octobre 2005, vont pouvoir être renvoyés en correctionnelle.

Un arrêt de la cour d'appel de Paris a ouvert la voie, vendredi 25 janvier, au procès de deux policiers à propos de la mort de deux adolescents le 27 octobre 2005 dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l'origine d'une vague de violences dans les banlieues.

Clichy

La chambre de l'instruction a confirmé une décision du juge d'instruction de Bobigny Olivier Géron, qui refusait la mise en examen de trois autres policiers ainsi que de nouvelles auditions, et refermait l'enquête, a-t-on appris de source judiciaire.
Le juge va donc pouvoir renvoyer en correctionnelle les deux gardiens de la paix poursuivis pour "non-assistance à personnes en danger". En raison des délais légaux de règlement de l'affaire, le procès ne pourra se tenir avant 2009.

Poursuivis par des policiers, trois adolescents s'étaient réfugiés dans un transformateur EDF. Deux d'entre eux, Zyed Benna et Bouna Traoré, sont morts électrocutés. Le troisième, Muhittin Altun, a été gravement blessé.


Violences urbaines -
Le drame avait déclenché des violences urbaines dans toute la France, les plus graves depuis la Seconde guerre mondiale. Elles ont duré jusqu'au 17 novembre et se sont soldées par 300 bâtiments et 10.000 véhicules incendiés, ainsi que 130 policiers et émeutiers blessés.
Dans leur déclenchement, les familles des victimes de Clichy jugent déterminants les propos du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré le lendemain des faits la police hors de cause et assuré que les jeunes gens décédés étaient impliqués dans un vol sur un chantier.
L'enquête menée par l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices") a établi qu'il y avait eu deux poursuites successives de policiers sur des jeunes et confirmé une intrusion préalable sur un chantier privé, sans qu'elle puisse être imputée aux victimes.

Conversations radio - Les éléments fondant les mises en examen des policiers sont des conversations radio lors du drame.
Le premier mis en examen est un gardien de la paix présent sur le terrain, qui déclare notamment trois fois à ses collègues avoir vu les deux jeunes gens se diriger vers le transformateur EDF et lance : "S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau".
Le second mis en examen est un policier ayant reçu les alertes à la salle de contrôle. Il est reproché aux suspects de ne pas avoir prévenu EDF pour que l'électricité soit coupée dans le transformateur. (Reuters)

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Loi de 1905 : Alliot-Marie aussi pour des aménagements

NOUVELOBS.| 25.01.2008

La ministre de l'Intérieur, responsable des Cultes, est favorable à l'adaptation de "certaines modalités" de la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Dans une interview au quotidien La Croix publiée vendredi 25 janvier, Michèle Alliot-Marie estime que "certaines modalités" de la loi de 1905 (sur la séparation des Eglises et de l'Etat, ndlr) "doivent être adaptées". Rebondissant sur le tollé provoqué par les propos de Nicolas Sarkozy sur la laïcité, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes estime que "certains ont une conception assez archaïque, voire sectaire, de la laïcité".

La ministre de l'Intérieur, interrogée sur un éventuel retour "sur la loi de 1905", indique qu'"il n'est pas question de rouvrir des querelles qui ont profondément divisé notre pays". Cependant, "la société a changé" depuis l'adoption du texte, affirme-t-elle. "Certaines modalités de la loi de 1905, qui créent des entraves à l'exercice des cultes, doivent être adaptées", ajoute-t-elle en citant le cas des carrés confessionnels dans les cimetières.

Revoir l'attribution de subventions - Elle estime aussi que la séparation entre associations cultuelles et culturelles "mérite sans doute d'être revue". Actuellement, les associations cultuelles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques. Selon la ministre, "il faudra voir selon quelles modalités se feront ces évolutions, décrets, circulaires, mais dans le cadre de la loi de 1905".

A la question de savoir si les sectes ne vont pas tenter d'obtenir à cette occasion une reconnaissance de leur caractère cultuel, la ministre répond que "nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales".

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Tous les déplacements du Président sur une planisphère

Depuis le début de son mandat, Nicolas Sarkozy a parcouru quelque 200.000 kilomètres, soit cinq fois le tour du monde. Son voyage en Inde, avec l'éventualité d'une petite boucle au Taj Mahal en amoureux, ajoute encore quelques bornes à cet énorme parcours.

Il en va de même pour ses projets de déplacement au Brésil, en Guyane, en Afrique du Sud et dans les différentes capitales d'Europe avant l'été. Les services de l'Elysée ne désirent pas répondre aujourd'hui sur la question du coût écologique de tous ces déplacements.

La ville indienne d'Agra, qui abrite le célèbre mausolée Taj Mahal, se prépare à accueillir samedi le président français Nicolas Sarkozy, peut-être accompagné de son amie Carla Bruni, ont indiqué vendredi des responsables officiels indiens.

M. Sarkozy, en visite d'Etat depuis vendredi en Inde, sera à Agra, à 200 km au sud de New Delhi, samedi après-midi après avoir assisté dans la matinée à la parade militaire de l'anniversaire de la proclamation de la République indienne le 26 janvier 1950, dont il est l'invité d'honneur, ont indiqué ces responsables à New Delhi, sous couvert de l'anonymat.



Sur 20minutes.fr, depuis le début du mois de juillet, nous consignons tous ses déplacements sur la Sarko map. La voici :


Agrandir le plan 


  La sarko map de 20minutes.fr: tous les déplacements du Président

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Loi du silence

Edito du Monde | 25.01.08

Voilà deux histoires qui jettent le doute sur la liberté de parole des hauts fonctionnaires en France. Directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris, chargé des étrangers en situation irrégulière, Yannick Blanc a confié au Monde, en juillet 2006, que "plusieurs milliers" de sans-papiers allaient être régularisés. Le propos, politiquement inopportun, a déplu à son ministre de tutelle, Nicolas Sarkozy.

Au début de cette année, le 16 janvier, un décret signé par le président de la République a mis fin à ses fonctions. Contrôleur de gestion au ministère des affaires étrangères, Jean-François Percept s'est confié au Monde, le 21 novembre 2007, pour dire qu'il comprenait qu'"on puisse avoir honte d'être fonctionnaire". Avec promptitude, le Quai d'Orsay l'a sanctionné

Voici ainsi reposée la question du devoir de réserve imposé aux fonctionnaires. Un devoir qu'il ne faut pas confondre avec une loi du silence dont toute transgression serait assimilée à un délit d'opinion. Au nom de la neutralité de l'Etat, dont ils sont les serviteurs, les fonctionnaires ne sont pas toujours regardés comme des citoyens comme les autres. Les fonctionnaires civils ont dû attendre 1924, quarante ans après les salariés, pour se voir reconnaître un droit syndical. Et, en 1935, le Conseil d'Etat a consacré la notion de devoir de réserve, obligeant les fonctionnaires à émettre leurs opinions avec mesure et discrétion, en dehors de leurs fonctions.

Préparée par le communiste Anicet Le Pors, alors ministre de la fonction publique, la loi du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires, dispose, dans son article 26, qu'ils "doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont eu connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions". Cette même loi garantit la "liberté d'opinion" aux fonctionnaires, conformément à la Déclaration des droits de l'homme, qui proclame que "tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi".

Les hauts fonctionnaires ont donc des obligations et des responsabilités particulières. Mais ils ne sauraient être des citoyens de seconde zone. M. Blanc s'était exprimé avec le feu vert du préfet de police. M. Percept, qui n'avait parlé ni de ses fonctions ni de ses opinions politiques, a dû présenter des "excuses" sans que cela lui évite d'être privé de son poste.

Ainsi, en France, en 2008, des hauts fonctionnaires se font tirer l'oreille comme des mauvais élèves quand ils enfreignent un devoir de réserve compris comme un engagement au silence. Pratiques d'un autre âge, incompatibles avec la "démocratie irréprochable" et la "politique de civilisation" dont M. Sarkozy se fait le chantre.

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Médias et Pouvoirs - Temps de parole : les sénateurs PS demandent une révision de la Constitution

NOUVELOBS.| 25.01.2008 |

Ils veulent déposer un amendement au prochain projet de loi de révision de la Constitution pour inclure le temps de parole audiovisuel du président de la République dans celui du gouvernement.

Les sénateurs socialistes ont annoncé jeudi 24 janvier leur intention de déposer un amendement au prochain projet de loi de révision de la Constitution pour inclure le temps de parole audiovisuel du président de la République dans celui du gouvernement.

"Depuis la dernière élection présidentielle, on assiste à une multiplication des interventions du président dans les médias", mettent en avant dans un communiqué les sénateurs PS pour qui cette situation contribue "à rompre les conditions de l'équilibre des expressions politiques, telles que définies par le CSA".
Ils suggèrent que l'expression politique obéisse à la "règle des trois tiers": "un tiers du temps pour le président de la République et les membres du gouvernement, un tiers du temps pour les personnalités appartenant à la majorité parlementaire, un tiers du temps pour les personnalités appartenant à l'opposition parlementaire".

Pétition signée par 11.000 personnes - "La prochaine réforme de nos institutions devra asseoir cette nouvelle règle sur un fondement constitutionnel que les sénateurs socialistes proposeront lorsqu'un projet de loi révisant la Constitution sera présenté au Sénat", conclut le communiqué.

Après une fin de non-recevoir du CSA, le premier secrétaire du PS François Hollande a demandé le 16 janvier une modification de la loi ou de la Constitution pour inclure le temps de parole audiovisuel du président de la République dans celui de la majorité et du gouvernement.

Le député PS Laurent Fabius a de son côté lancé une "pétition populaire pour l'égalité audiovisuelle" actuellement signée par "plus de 11.000 personnes".

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Les Indégivrables : hold-up à la Banque

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Posté par Kozett à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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