Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 25 janvier 2008

FRAUDE : La millionnaire condamnée pour avoir perçu six ans de RMI

Gaëtane Bossaert -vendredi 25 janvier 2008 | Le Parisien

DES MILLIONS d'euros de patrimoine et de capitaux placés, et un RMI, le revenu minimum d'insertion, qui tombe tous les mois, pendant six ans. L'escroquerie est reprochée à Laurence Pinault-Valencienne, 42 ans, fille du capitaine d'industrie français, et à son compagnon, Adda Osmani, animateur radio de 38 ans.

Hier soir, la quinzième chambre du tribunal correctionnel de Nanterre a condamné le couple à huit mois d'emprisonnement avec sursis, et 25 000 d'amende chacun.

Doublant les réquisitions du ministère public, les juges ont dit leur irritation face au « comportement inadmissible et insupportable » des prévenus. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de faire appel.

« On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa »
La justice reprochait à Adda Osmani d'avoir indûment perçu plus de 40 000 de revenu minimum d'insertion, entre février 1999 et mai 2005. A l'époque, ce jeune homme avait quitté le Val-de-Marne pour s'installer à Boulogne (Hauts-de-Seine), chez sa compagne, avec qui il venait d'avoir un enfant. Intermittent du spectacle, il perçoit le RMI : « C'était pour avoir une couverture sociale, en cas de problème de santé... Je gagne 70 par mois en animant deux émissions radios », évoque-t-il d'un ton poli. Mais lorsque son dossier le suit dans les Hauts-de-Seine, il est joint à celui de sa compagne, connue de la CAF parce que jeune maman. Tous deux signent alors, chaque trimestre, une déclaration destinée à la CAF qui ne mentionne que les maigres revenus d'Adda Osmani. Et tous deux perçoivent une allocation de quelque 600 mensuels, en tant que « couple sans ressources avec enfant ». « Sans ressources » n'est évidemment pas le terme qui qualifie le mieux la situation de Laurence Pinault-Valencienne, plusieurs fois assujettie à l'impôt sur la fortune, et poursuivie pour « complicité ».

Un bref examen des comptes en banque de la riche héritière ne la mettait pas en position de percevoir une allocation clairement dédiée aux plus démunis. Le tribunal évoque un patrimoine immobilier « objectivement conséquent », et un compte bancaire courant qui a vu circuler 650 000 de capitaux, entre 1998 et 2005. Manifestement, la fille laisse à son père le soin de gérer sa fortune. Et ne s'intéresse guère à la gestion de ses comptes. « Vous n'avez pas de prise directe sur ce que vous possédez ? » interroge la présidente, Isabelle Prévost-Desprez. « Non... » murmure la prévenue. « Il y a un mandat de gestion ? Vous ne savez pas ? » « Euh, non... » Le banc de la partie civile s'impatiente : « On ne peut pas constamment se réfugier derrière papa, il faut devenir adulte », râle l'avocate de la CAF des Hauts-de-Seine.

« Je n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé »
Petite blonde toute menue, Laurence Pinault-Valencienne plaide l'ignorance : « Je ne connaissais pas tous les tenants et aboutissants du RMI, assure-t-elle d'une voix plaintive. Adda m'avait dit de signer ces papiers pour la CAF, il avait l'air sûr de lui... Je n'aurais jamais signé si j'avais su que ce RMI m'était attribué ! Je n'ai pas ouvert de dossier RMI, je ne l'ai jamais demandé », assure-t-elle. « Vous ne l'avez pas demandé, mais vous l'avez perçu », rectifie la présidente. « Vous avez signé, quatre fois par an pendant six ans, un document extrêmement basique où il n'y avait rien de mentionné devant revenus de madame », insiste la procureur. Me Béranger Tourné tient la barre : sa cliente n'a « jamais eu d'intention frauduleuse ». « Je ne trouve pas une seule raison objective pour qu'elle ne déclare pas la réalité de son patrimoine », martèle l'avocat.

C'est un reportage de France 3, diffusé en novembre 2006, qui avait mis le feu aux poudres. Celui-ci révélait un rapport d'enquête confidentiel émanant de la CAF des Hauts-de-Seine, qui mettait en lumière la situation pour le moins incongrue de Laurence Pinault-Valencienne. La plainte alors déposée par la CAF pour vol et violation du secret professionnel avait lancé l'enquête. Aujourd'hui, l'héritière a remboursé deux ans d'allocations indues, soit 14 000 €.

Le conseil général, à qui incombe la gestion du RMI, n'a pas souhaité porter plainte.

Posté par werdna à 00:04 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Jusqu'à 278 contrats précaires cumulés pour six employés de la société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (SAPRR)

jeudi 24 janvier 2008, 21h53 | AFP – Le Parisien

Six anciens employés de la société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône, ayant cumulé jusqu'à 278 CDD sur une période allant de 3 à 6 ans, vont saisir les prud'hommes, a-t-on appris jeudi soir de source syndicale.

«Leurs dossiers vont être déposés d'ici la fin février au tribunal des prud'hommes de Dijon, la SAPPR ayant son siège social à Saint-Apollinaire (Côte d'Or)», a affirmé Thomas Novalic, juriste du syndicat FO dans le Rhône, confirmant une information à paraître vendredi dans le quotidien régional Le Progrès.

Ces anciens employés - un homme et cinq femmes âgés de 24 à 57 ans, dont une mère et sa fille - travaillaient comme receveurs de péage en région parisienne ainsi qu'à Dagneux (Ain).

Ils ont accumulé entre 130 et 278 contrats à durée déterminée (CDD) ou mission d'intérim d'affilée, et «tous ces employés ont cru jusqu'au bout à un CDI», a souligné M. Novalic.
Le juriste a précisé qu'il allait demander en leur nom une requalification de leurs contrats de travail précaires en CDI ainsi que des dommages et intérêts.
«On est devant un cas de flexiprécarité extrême», a ajouté M. Novalic, en précisant que sur les six ex-employés, deux avaient depuis été embauché en CDI ailleurs, les autres étant au chômage ou occupant des emplois précaires.

Le tribunal des prud'hommes de Lyon avait condamné le 12 mars 2007 la SAPRR à requalifier en CDI les contrats de travail de cinq salariées qui avaient cumulé entre 140 et 278 CDD en moins de 5 ans, et à leur verser des indemnités allant de 30.000 à 40.000 euros en fonction de leur ancienneté.
Les cinq femmes, âgées de 30 à 57 ans, avaient travaillé dans les cabines de la barrière de péage de Villefranche-Limas (Rhône) sur l'A6 pour des périodes allant de deux jours à trois mois, avant de ne plus être embauchées par la SAPRR. L'affaire doit être jugée en appel fin mars à Lyon.

Posté par werdna à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bien chers clients de la Sogé...

Vendredi 25 Janvier 2008 - François Manet, du blog Sobiz

Le « talent » de l'un de ses traders a fait perdre à la Société Générale cinq milliards d'euros. Mais rassurez-vous, la banque va bien : les petits usagers paient les pots cassés.

Cinq milliards d'euros, bon sang de bois. Plus de 7 milliards de dollars. L'équivalent du chiffre d'affaires annuel de Pernod-Ricard ou d'Accor. Y'a pas à dire, ce type est un génie. Jugez plutôt : un trader de la Société Générale arrive à paumer cinq milliards en loucedé sur les marchés financiers, dans la deuxième banque française, sans se faire prendre. Déjà, ça vous pose le bonhomme.

Mais quand le type en question y parvient avec des produits financiers parmi les plus réglementés et surveillés– les «Plain Vanillas», et au sein d'une banque dont les produits dérivés sont justement la spécialité, là, on touche au mythe. D'autant que selon des sources syndicales, le trader en question ne s'est pas enrichi personnellement, se contentant de couler sa boîte…

Une fraude de ce niveau-là, c'est du domaine de l'inédit. En 1995, un trader anglais, Nick Leeson, avait mené à la ruine la Barings, respectable établissement bancaire britannique vieux de plus de 200 ans, avec des prises de positions qui avaient coûté 1,3 milliard de dollars à son employeur, suite, notamment, à des paris foireux sur la bourse japonaise. Du pipi de chat à côté du coup du trader fou de la Société Générale, qui, avec 7,5 milliards de dollars envolés, fait cinq fois mieux.

Une réputation de sérieux à reconstruire
Résumons l'histoire : Max –appelons Max ce sympathique trentenaire actuellement introuvable, aux dires même du PDG de la Sogé ce matin ?? - est un trader de la Société Générale, où il est entré en 2000. Max est spécialisé dans les «futures», des produits financiers complexes qui permettent de spéculer sur l'évolution d'un indice boursier, du cours de matières premières etc. Il connaît bien la banque et ses procédures de contrôle, pour avoir un temps été chargé de leur mise en place. Ce qui lui a permis de masquer pendant de longs mois les pertes énormes qui s'accumulent.

La Société Générale a beau être le leader mondial des produits dérivés, avec des crânes d'œuf mathématiciens aux quatre coins du monde, elle ne va rien voir passer. En tout cas, c'est ce que Bouton assure dans sa lettre publique. Un aveu assez hallucinant, qui a valu au PDG de présenter sa démission au conseil d'administration de la banque, qui s'est empressé de la refuser. Bouton et son directeur général Philippe Citerne se sont engagés ce matin à renoncer à tout salaire pendant au moins six mois. Histoire d'expier leur faute et de sauver ce qui peut l'être de la réputation de sérieux de la SG.

La banque de détail à la rescousse des golden boys
Le pire dans cette affaire, c'est que malgré cinq milliards d'euros de fraude et deux milliards de pertes, dues aux dépréciations d'actifs liées à la crise des subprimes, la Sogé affiche quand même un résultat net positif. Et tout ça grâce à quoi ? Grâce aux bons vieux péquins, clients de la banque de détail, qui paient au prix fort leurs découverts passagers et leurs retraits aux guichets des banques concurrentes.

La chair à canon financière qui sauve les rentiers et autres golden boys… Le discours fait un peu poujado, mais le parallèle est saisissant. De quoi méditer sur la légitimité d'un système financier qui peut perdre 5 milliards d'euros comme une vulgaire pièce de cinq centimes. Bon sang, j'espère que Max n'a pas touché à mon compte…

Comment les choses ont dérapé.....

societe_generale

Placide - http://www.leplacide.com/

Posté par werdna à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [1] - Permalien [#]

Après la lèche, le lâchage

Par Daniel Schneidermann - Libération vendredi 25 janvier 2008

Le soudain dévissage de Sarkozy dans les sondages de popularité marque sans doute le début d’une nouvelle période dans ses relations avec la presse.

Pendant les premiers mois du règne, ce fut un concert d’admiration. Enfin les réformes, la rupture, l’énergie, le volontarisme !, susurraient les cordes. Qu’on soit d’accord ou pas, de gauche ou de droite, il est très fort !, répliquaient les instruments à vent. Comme il a pulvérisé le Front national ! Et cette ouverture à gauche, quel coup de maître ! Et le chœur : ah !, cette manière de nous balader, nous les journalistes, de voyage en voyage, de thème en thème, de pêcheurs en curés, de policiers en infirmières, d’usines en pyramides, sans nous laisser le temps de respirer, quel coup de génie !

Il lui suffisait de donner le tempo : ils n’avaient d’autre choix que d’exécuter. Un certain nombre d’épisodes méconnus des débuts du règne sont ainsi passés à la trappe. Ainsi de la loi sur l’ouverture des magasins d’ameublement le dimanche. Il avait été assuré que le travail du dimanche se ferait sur la base du volontariat. Bug malheureux : le texte voté n’y fait plus référence. C’est qu’ils doivent travailler vite, les députés. Le programme est chargé, puisque le chef a décidé qu’on faisait tout en même temps. Mais peu importe. De toute manière, la presse n’a pas le temps de suivre, elle non plus. Elle relèvera au passage, en quelques brèves, la malfaçon législative, et passera au sujet suivant. Quand les conséquences de cette précipitation s’ancreront dans le réel, il sera toujours bien temps de voir.

Mais il en est de l’essaim des journalistes politiques comme des pétroliers. Virer de leur trajectoire leur prend du temps, mais quand ils ont tourné, ils ont tourné.

Quand lyncher Sarkozy sera plus vendeur que l’encenser, quand l’ironie et le scepticisme seront de mode, quand il sera séant de grincer, alors de quel secours seront les amis Bouygues, Bolloré, Dassault, Lagardère ?

Ça grince déjà, dans la France d’en bas, celle-là même qui l’a élu. Et si l’orchestre des «faiseurs d’opinion» met quelque temps à s’en apercevoir, c’est parce qu’il vit sur une autre planète. Pourtant, l’orchestre a assisté au basculement. Il était dans la salle, aux premières loges. Mais il n’a rien vu, rien entendu. C’était le jour de la grande conférence de presse de rentrée présidentielle. Plus de 600 membres de l’élite de la profession se pressaient sous les lambris de l’Elysée. Premier temps : à la stupéfaction des collègues étrangers, aucun des présents ne songe même à poser une question sur le pouvoir d’achat. Aucun, ou presque. Seule Christine Clerc (journaliste indépendante) prononce les mots qui fâchent.

Donc, pas de question. Mais tout de même, Sarkozy aborde le sujet. Et, au détour d’une envolée, lance : «Vous n’attendez pas de moi que je vide des caisses déjà vides !» Il offre ainsi aux JT une magnifique «petite phrase» pour leur sélection du soir. Et voilà le second miracle : parmi les trois principales chaînes, seule France 2 retient l’aveu. Les autres ne l’ont pas entendu.

L’envolée semble pourtant taillée sur mesure pour le JT. Elle semble se hisser d’emblée au niveau de ces grands moments charnières qui incarnent l’impuissance des politiques et font basculer les mandats présidentiels : tournant de la rigueur de Mitterrand en 1983, renoncement de Chirac à réduire la «fracture sociale» après seulement quelques mois de mandat, exclamation désabusée de Jospin - «l’Etat ne peut pas tout» - à propos de licenciements boursiers chez Michelin. Ces aveux, ces renoncements ont durablement poursuivi leurs auteurs.

Pour Sarkozy, rien de tel. Sur le moment, les journalistes de la télé n’ont rien entendu. Aucune raison de s’en étonner : combien achètent quotidiennement eux-mêmes du pain, des fruits ou du poisson ? Quand ils disent «pouvoir d’achat», c’est comme s’ils parlaient une langue étrangère, dans une ville inconnue, leur manuel de conversation sous le bras. Quand, interrogeant un puissant sur un plateau, ils se glissent dans la peau de la ménagère pour soupirer sur le coût du panier, c’est comme s’ils passaient une audition dans un cours de théâtre.

Et se produit alors un phénomène inattendu : le grand public l’entend tout de même. Car c’est là le miracle : on a beau s’informer essentiellement par le journal télévisé, on voit tout de même ce que le JT cache, on l’entend malgré tout. Comment donc ? Par les chansonniers, les amis, radio cafète, radio bistrot, par mille canaux. Comme si l’on était sensible à des ultrasons. Après, les «leaders d’opinion» n’ont qu’à suivre, et suivront donc. Ça tombe bien, c’est ce qu’ils font le mieux.

Posté par werdna à 00:03 - Réflexions - Citations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Culture multimédia : subventions en berne

Libération - vendredi 25 janvier 2008 - MARIE LECHNER 

Budget. En se désengageant, l’Etat fragilise un secteur tout juste en train de se structurer.

Nouvelles coupes sombres dans le budget de la culture. Cette fois, c’est l’art multimédia qui subit le désengagement de l’Etat. Premières victimes : les ECM, espaces culture multimédia, un programme qui, depuis dix ans, sensibilise et initie le public aux technologies, prioritairement sous l’angle culturel, et soutient la création numérique. La rumeur bruissait depuis novembre : les ECM, convoqués au compte-gouttes par les directions régionales des affaires culturelles (Drac), se sont vus retirer leurs subventions. Des sommes qui peuvent paraître dérisoires (entre 10 et 30 000 euros), mais qui sont essentielles pour plusieurs de la centaine de structures concernées. Programmations annulées, postes menacés et plusieurs lieux voués à la disparition.

Difficultés.Le label recouvre des situations diverses. Certains ECM sont liés à des salles, comme El Mediator, à Perpignan, qui organise chaque année le festival Tilt, contraint de revoir son action culturelle à la baisse. D’autres, dont toute l’activité est tournée vers le multimédia, se retrouvent extrêmement fragilisées. Pour L’ECM4, à Bourges, adossé à l’association Bandits-Mages, les 18 000 euros supprimés représentent un tiers des subventions Drac. Conséquence : «La suppression de deux postes sur six, l’annulation de la programmation 2008 - Brian Holmes, Konrad Becker, Granular Synthesis, une Nuit du son et de la vidéo - et des ateliers avec les artistes sur les pratiques numériques. C’est aussi la remise en cause du travail commun avec Labomedia à Orléans et l’atelier nUM à Tours», selon la codirectrice Isabelle Carlier, qui craint que le désengagement de l’Etat n’entraîne de surcroît un retrait des collectivités locales. Malgré des équipes et des moyens réduits, les trois ECM de la région Centre ont mis leurs efforts en commun et ainsi accueilli le Poulpe, webradio expérimentale en réseau avec les Nantais d’APO33, avec atelier et installation dans chacune des villes.

Même situation à la Maison populaire à Montreuil, dont une grande partie de l’activité repose sur cette subvention. «Ça remet en cause toute la politique de diffusion de la culture numérique en région», constate la coordinatrice Jocelyne Quélo en soulignant que les ECM étaient loin d’être les seuls touchés. Les aides de la Drac au multimédia en Ile-de-France baissent de 70 %. La remise en cause de la politique de soutien à la création multimédia est accentuée par la suppression de 40 000 euros de subventions Drac, alloués à l’Aide à la création multimédia expérimentale d’Arcadi, et la suppression de celles allouées à Dédale, qui organise le festival Emergences.» Dédale fait partie des 19 structures touchées dans la région, avec Anomos et Synesthésie. «Nous pensions que la création multimédia faisait partie des priorités de la ministre», s’étonne l’association dans une lettre ouverte au directeur des affaires culturelles d’Ile-de-France, alors que «le secteur rencontre un engouement croissant de la part des artistes et du public, en particulier jeune». Ce gel des aides ne devrait qu’accroître «le retard de la France dans la production et la diffusion de la création artistique multimédia» et pénaliser «les artistes français qui ont beaucoup de difficultés à produire et diffuser leur travail en France».

«Péril». Touchées également, les structures de diffusion d’art vidéo et de cinéma expérimental, comme Vidéoformes à Clermont-Ferrand ou les Yeux de l’ouïe à Nancy. Le conseiller technique pour les nouvelles technologies au ministère de la Culture n’a pas donné suite à nos appels. «Ça met en péril tout l’écosystème, déjà très fragile en France du fait de l’absence de marché de l’art dans la culture multimédia, constate Gérald Elbaze, directeur du centre de ressources Médias-Cité. Ces lieux accueillent des artistes qui contribuent à développer un regard critique sur cette société de l’information. »

Posté par werdna à 00:03 - Culture - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Après avoir discuté et proposé un référendum, Dunlop préfère licencier

LUC PEILLON - Libération - vendredi 25 janvier 2008

La démocratie en entreprise a ses limites. Suite au rejet du projet de réorganisation du temps de travail par référendum, en octobre 2007, par 64 % des salariés de Goodyear-Dunlop à Amiens, la direction a répondu hier par l’annonce de 478 suppressions d’emplois sur un total de 2 700 salariés.

Une réduction d’effectifs équivalente au projet initial, sauf qu’à l’époque, promettait la direction, c’était «sans licenciements secs», et étalé sur trois ans. Cette fois-ci, c’est l’amorce d’un «plan de sauvegarde de l’emploi» (ex-plan social) qui a été présenté hier matin en comité central d’entreprise, et pour la seule année 2008.

«Acharnement». Deuxième coup de bambou : cette réduction d’effectifs, qui fait suite à une baisse programmée de la production de 23 %, ne serait qu’un début, suggère la direction. De nouvelles réductions d’activité pourraient suivre bientôt, avec, à la clé, d’autres licenciements. Sur place, c’est la consternation : «Ils nous font payer cash notre non au referendum», s’insurge Fabrice Bertin, délégué syndical CFDT du site, qui avait appelé à voter contre la mise en place des 4 x 8 en octobre dernier. Pour rappel, ce système prévoyait de faire travailler les salariés de la semaine sur vingt-deux week-ends par an ainsi que certains jours fériés, pour une augmentation de 64 euros net par mois. Pour les postés du week-end, le temps de travail passerait de 28 à 35 heures, mais sans hausse de salaire, si ce n’est le versement d’une prime de 1 000 euros. Le projet envisageait également des semaines de 45 heures durant la période d’été, «au pire moment de l’année, quand autour des machines la température atteint 40 à 50 degrés», souligne la CFDT.

Comme d’autres syndicalistes, Fabrice Bertin s’attend, lui aussi, à «une nouvelle vague de licenciements très rapidement».

Franck Buire, secrétaire de la section SUD de Dunlop, ne comprend pas «l’acharnement de la direction» et craint que «les deux sites ne finissent par fermer». Pour SUD, «le référendum a été organisé pour culpabiliser les salariés». A la CGT, on s’attendait déjà, depuis novembre, à des licenciements «par vengeance».

Côté direction, l’argument est toujours le même. Les coûts de fabrication seraient trop élevés et seule la suppression d’une équipe de travail pourrait permettre de redresser la barre. Et d’insister lourdement : «Ce projet de réduction de la production inscrit les sites d’Amiens dans un mouvement de déclin inéluctable.» Dans la foulée pourtant, elle invite les syndicats à venir renégocier le passage en 4 x 8 que les salariés avaient refusé massivement.

«Grève». Localement, les élus veulent encore y croire. Claude Gewerc, président socialiste du Conseil régional, invite tout le monde à la table des négociations, et promet d’aider l’entreprise si un accord est trouvé. Il reconnaît «la position dure de la direction», dont le groupe est «en position de force avec soixante sites dans le monde», mais rappelle que les salariés d’Amiens ne sont pas des jusqu’auboutistes. Preuve en est : «Aux Etats-Unis, les salariés aussi sont en grève.» Cet appel à la raison pourrait porter ses fruits : certaines organisations syndicales, face à la pression de la direction de Dunlop, seraient prêtes à renégocier. Ont-elles vraiment le choix ?

Posté par werdna à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Yannick Blanc, ex-directeur de la police générale «La mobilisation a pu me conduire à relâcher des gens sans-papiers »

Recueilli par CATHERINE COROLLER - Libération vendredi 25 janvier 2008

Interview de Yannick Blanc, ex-directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris, en charge des sans-papiers, démis de ses fonctions par décret du président de la République.

Jusqu’au 16 janvier, Yannick Blanc était le directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris, en charge notamment des étrangers en situation irrégulière. Ce jour-là, ce haut fonctionnaire a été démis de ses fonctions  En juillet 2006, une polémique avait opposé cet ancien du cabinet de Jean-Pierre Chevènement à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Dans une interview au Monde, Yannick Blanc avait affirmé que «plusieurs milliers» de familles sans papiers seraient «régularisées» dans le cadre de la circulaire du 13 juin. Ce texte, publié par Sarkozy en réponse à la mobilisation de collectifs comme le Réseau éducation sans frontières, ouvrait des possibilités de régularisation exceptionnelle aux étrangers en situation irrégulière, parents au moins d’un enfant scolarisé. Quelques jours plus tard, Sarkozy lui infligeait un cinglant démenti, affirmant que «tous ceux qui parlent de chiffres aujourd’hui parlent de sujets qu’ils ne connaissent pas».

La préfecture de police de Paris s’était vu fixer, pour 2007, un objectif de 3 680 expulsions, vous n’en avez réalisé «que» 2 800, avez-vous été sanctionné pour ce motif ?

Le fait est que le chiffre n’a pas été atteint. Nous nous sommes heurtés à des difficultés qui sont liées à la crispation de deux institutions : l’institution judiciaire et les autorités consulaires. Du côté des consulats, il y a une réticence croissante à délivrer des laissez-passer [nécessaires pour toute expulsion, ndlr]. Et s’il est légitime que l’institution judiciaire contrôle la privation de liberté, il n’en demeure pas moins que l’on assiste depuis un an à un durcissement. A la cour d’appel de Paris, les décisions défavorables à l’administration ont augmenté de 250 % en un an. Ces autorités sont indépendantes du pouvoir. Mais, dans un cas comme dans l’autre, cela crée une situation difficile pour nous.

Payez-vous le clash avec Nicolas Sarkozy sur les chiffres d’expulsions de parents sans papiers d’enfants scolarisés ?

C’était il y a dix-huit mois. Cette affaire ne m’a pas donné bonne réputation, mais elle était pleine de malentendus. Le cabinet du ministre de l’Intérieur m’a mis devant les médias avec Arno Klarsfeld [nommé médiateur national pour étudier «les cas les plus difficiles», ndlr]. Il y a eu un bug dans la remontée d’infos, cela a énervé le ministre. Au Monde, j’ai dit «On a 10 000 demandes, compte tenu des critères fixés par le ministère de l’Intérieur, on régularisera plusieurs milliers de familles.» Le Monde a mis ce chiffre en exergue, cela a provoqué cet incident. Il y a un petit décalage entre ce titre et le contenu de l’interview.

Est-ce que la mobilisation citoyenne contre les expulsions à travers des collectifs comme RESF pèse sur les chiffres d’expulsions ?

Bien sûr. Elle pèse sur l’activité des services de police et sur la façon dont on conduit les procédures. Elle nous oblige à regarder les dossiers avec énormément d’attention. La loi donne au préfet le pouvoir d’apprécier les situations. La mobilisation de RESF a pu me conduire à relâcher des gens interpellés.

Certains militants de RESF regrettent ouvertement votre départ, avez-vous fait preuve à l’égard des sans-papiers de davantage d’humanité que le gouvernement Sarkozy ne l’aurait souhaité ?

J’ai fait avec RESF mon métier comme je l’ai toujours fait avec les interlocuteurs conflictuels de l’administration. J’écoute les gens, je négocie ce qui est négociable. Dans les dossiers signalés par RESF, il y avait des situations familiales, voire humanitaires, vraiment dignes d’intérêt. Dans le cadre de ma fonction, j’ai toujours fait mon métier, avec ma personnalité, mais cela n’a pas été défavorable à l’institution au sein de laquelle je travaillais.

Votre démission a-t-elle été décidée par l’Elysée ?

Le décret est présenté par le ministre de l’Intérieur, visé par le Premier ministre et signé par le Président.

Qu’allez-vous faire aujourd’hui ?

Je suis en instance d’affectation comme chargé de mission à l’Inspection générale de l’administration.

----------------------------------------------------------

Un autre tête pourrait tomber !

Après l’éviction de Yannick Blanc, des rumeurs courent sur celle d’un autre haut fonctionnaire marqué comme lui à gauche car ayant travaillé au sein du cabinet de Jean-Pierre Chevènement, alors qu’il était ministre de l’Intérieur. Selon Abdallah Zekri, chargé de mission auprès de Dalil Boubakeur (le président du Conseil français du culte musulman), Didier Leschi, le chef du bureau des cultes au sein du ministère de l’Intérieur serait sur le point d’être remercié. «A la dernière réunion du bureau, Leschi n’est pas venu. Des gens proches de la ministre nous ont dit qu’il était sur la sellette», affirme le responsable musulman.

Posté par werdna à 00:03 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Relou et corrigé

Libération jeudi 24 janvier 2008 - Paul Quinio

L’entretien de Bernard Laporte paru dans Libération du 23 janvier a suscité, mardi soir, au sein des services politiques et sports, frayeur, colère et interrogation sur l’exercice de notre métier.

La frayeur d’abord, due à l’horaire de réception par mail de la version envoyée par nos soins au secrétaire d’Etat le matin à 11 h 30. Heure de retour de l’entretien relu et validé : 20 h 50. Autant dire tard, trop proche de l’horaire de bouclage du journal. Mais bon, nous avons l’habitude.

Réponse du staff de Bernard Laporte à nos appels : «L’entretien est en relecture à Matignon.» Car, désormais, au nom de la cohérence de la communication, les membres du gouvernement se plient à l’envoi de leurs entretiens, pour relecture, aux services du Premier ministre ou du chef de l’Etat. Une pratique - elle laisse pantois - qui alimente la chronique sur la dévalorisation d’un gouvernement à l’ère de l’omniprésidence. En caricaturant, un ministre serait digne et capable de négocier au nom de la France dans une réunion internationale, pas de s’adresser sans filet à la presse…

A la frayeur succéda la colère, quand les intervieweurs se sont aperçus qu’une question, jamais posée, avait été rajoutée… avec la réponse, jamais entendue. Le lecteur de Libération ne l’a évidemment pas lue, la décision de l’enlever de la version publiée s’imposant sans discussion. Mais l’anecdote en dit long sur ces frontières qu’il faudrait toujours repousser… Cette «innovation» ne nous aura pas fait avaler la pilule du lissage général de l’entretien (notamment sur le sujet du dopage). Pratique dont Bernard Laporte n’a malheureusement pas le monopole. «S’il n’était pas si tard, j’aurais peut-être supprimé ce papier», s’est exclamé le chef du service des sports, en ne plaisantant qu’à moitié.

Plus qu’une boutade, un sujet de réflexion. Pour les hommes politiques. Pour les journalistes aussi.

Posté par werdna à 00:03 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Se chauffer : La « débrouille » quotidienne

SUD-OUEST Landes 23/0108

Avec la hausse du prix de l'énergie, se chauffer devient de plus en plus difficile pour les foyers modestes, comme cette famille de neuf personnes installée à Lacquy. Ils vivent avec 2000 euros par mois

Marie-Laure et Jean-Jacques Pineaud se disent « heureux ». Il faut dire qu'avec sept enfants âgés de 9 mois à 11 ans, la maisonnée respire la joie de vivre. C'est sûr, il fait chaud dans cette famille installée dans une maison isolée au milieu des pins, à Lacquy. Mais l'ardeur qui règne dans ce foyer tient plus de la chaleur humaine qui s'en dégage que du thermostat des radiateurs, branchés au plus bas, quand ils ne sont pas tout simplement éteints. Et cela, qu'il fasse doux, comme ces derniers jours ou très froid.

Facteur, Jean-Jacques, 41 ans, gagne un peu plus de 1 000 euros par mois. Sa femme, âgée de 30 ans, est saisonnière agricole. Novembre et décembre ont été de bons mois pour le ménage. Marie-Laure travaillait alors dans les canards. De quoi améliorer un peu le quotidien, mais pas de quoi effacer les difficultés. Avec le soutien des allocations familiales, et une fois le loyer payé, les Pineaud vivent avec 2 000 euros par mois. Pour neuf personnes.

Tout est compté. Les jours sont certes heureux, ils n'en demeurent pas moins « de plus en plus durs ». L'inflation touche de plein fouet les foyers modestes qui sont nombreux dans les Landes où 80 % de la population peut prétendre à un logement social. « La nourriture, l'essence, les abonnements à EDF, au téléphone? On est obligés de tout calculer pour finir le mois pas trop dans le rouge », explique Marie-Laure. Il y a un an, elle a poussé la porte de l'association d'entraide la Ruche landaise, à Mont-de-Marsan. Depuis, elle s'y rend régulièrement pour acheter légumes, lait et viande à petit prix. Le reste des courses, elle l'effectue dans les discounts et « un peu » dans les grandes surfaces traditionnelles. Au total, entre 800 et 900 euros partent ainsi dans l'alimentaire. Dans la cour, quelques poulets et pintades offrent à la famille une légère part d'autosuffisance. « On se débrouille », lâche Jean-Jacques. « Sans aucune folie », reprend doucement son épouse. Le chauffage ne déroge pas à cette sobriété.

Poêle, électricité et bois. Les Pineaud pourraient obtenir les félicitations de la ministre de l'Économie? tant ils usent avec parcimonie de l'énergie. Pas de vélo comme le conseillait il y a quelques mois Christine Lagarde, mais une gestion du chauffage très raisonnée. Voire chronométrée.
La maison de 100 mètres carrés qu'ils louent est équipée de trois systèmes différents. Un gros poêle à pétrole dans le séjour, une cuisinière à bois dans la cuisine et des radiateurs électriques dans les chambres. Les trois sont rarement allumés simultanément, les pièces étant chauffées en fonction du nombre de personnes qui s'y trouvent. Seules exceptions, les deux chambres des enfants, où les radiateurs restent branchés au minimum. « Je me lève à 5 heures et, avant de partir travailler, j'allume le poêle, explique Jean-Jacques. Comme ça, quand les petits se réveillent, il fait chaud au rez-de-chaussée. »

Les régimes gros pulls et bonnes chaussettes sont associés à cette frugalité. Par cette organisation, le ménage espère ne pas dépasser les limites qu'il s'est fixées : « Les 20 mètres cubes de bois qu'on a rentrés doivent nous tenir tout l'hiver, précise Marie-Laure. On ne peut pas se permettre d'en racheter, le bois étant de plus en plus cher, autour de 45 euros le mètre cube. » Pour le pétrole, ce sont cinq bidons maximum à dépenser par mois, soit 100 euros au total. Quant à l'électricité, les nombreuses machines à laver n'aident pas à faire baisser la facture mensuelle, qui s'élève aussi à une centaine d'euros.

« Mais vous savez, même si nous devons faire attention à tout, nous ne vivons pas si mal », insiste la jeune femme. « Maman comblée », Marie-Laure n'aspire maintenant qu'à une chose : « trouver un emploi stable pour pouvoir partir en vacances. » Les dernières remontent à plusieurs années.

D_brouille

Posté par Kozett à 00:03 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les partenaires sociaux ouvrent le chantier de la représentativité syndicale

PARIS (AFP) - 24/01/2008

Les partenaires sociaux ont décidé jeudi de se retrouver tous les jeudis, au moins jusque fin mars, pour travailler sur trois thèmes: la représentativité des organisations syndicales, leurs modes de financement et le dialogue social dans les entreprises.

Au cours de leur première réunion de trois heures au siège du Medef, la partie patronale (Medef, UPA et CGPME) et la partie syndicale (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) se sont mises d'accord pour commencer lors de la prochaine réunion par la représentativité: la définition des critères et les outils de mesure de l'audience des syndicats notamment.

Plusieurs syndicats ont indiqué que la question de la durée du travail, que le gouvernement et le patronat souhaitaient inclure dans le champ de la négociation, en a été exclue. Le Medef "a exprimé son intérêt" pour cette question mais a convenu qu'elle ne pouvait pas être traitée dans l'immédiat.

L'autre élément -- la représentativité des organisations patronales --, a été renvoyé au moins en fin de négociation, selon les organisations syndicales. Mais le représentant du Medef, Patrick Bernasconi, a affirmé qu'elle ne "rentrait pas dans le périmètre".

Pour René Valladon (FO), il faut pourtant bien parvenir à un texte, comme l'arrêté de 1966, recensant les organisations patronales représentatives. Jean Lardin (UPA, patronat de l'artisanat), s'est rallié à la position du Medef, mais "sans renoncer sur le fond" à aborder un jour ce dossier.

Des divergences sont apparues sur les thèmes de discussions retenus. Tous ont cité la mesure de la représentativité, le financement et les moyens alloués aux syndicats, ainsi que le développement du dialogue social, en particulier dans les PME. Pour M. Valladon (FO), cela comprend "les entraves au dialogue, les seuils (de déclenchement des institutions représentatives du personnel), ou encore la protection des salariés détachés et la question de la validation des accords".

Mais le Medef veut aussi que soit mise à l'ordre du jour "l'articulation entre la loi et les accords collectifs", ce que refusent les syndicats.

"Si un employeur et un salarié peuvent se mettre d'accord pour remettre en cause une loi, ça veut dire qu'il n'y a plus de loi", a mis en garde Philippe Louis (CFTC).

Enfin, pour la méthode, une "note de problématique" devrait être préparée par le Medef. Mais la CGT et la CFE-CGC ont indiqué qu'elles ne se priveraient pas de faire des notes et des propositions car "c'est quand même un sujet, la représentativité syndicale, qui concerne les salariés: on est motivés".

Face à cette négociation, tous les syndicats n'ont pas le même positionnement. La CGT et la CFDT affirment haut et fort qu'elles sont "demandeuses" "depuis dix ans", pour la première, et "15 ans" pour la seconde, ont rappelé leurs négociateurs, Michel Doneddu (CGT) et Marcel Grignard (CFDT).

Les trois autres syndicats sont moins enthousiastes, même s'ils sont d'accord pour dire que les critères retenus pour la représentativité des syndicats sont un peu désuets.

Jeudi prochain, les négociateurs devraient commencer à parler de la mesure de l'audience des syndicats, et de la fixation éventuelle de seuils de suffrages, pour obtenir le label de représentativité. La Commission Attali a proposé des seuils allant de 10 à 15%. La présidente du Medef, Laurence Parisot, suggère une fourchette entre 5 et 12,5%.

Posté par werdna à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »