mercredi 23 janvier 2008
PÉRIGUEUX.-- La fédération de la Libre pensée proposait samedi un colloque pour dénoncer les thèses créationnistes
SUD-OUEST 21/01/08
Dieu au pilori «Faut-il tuer Darwin (1) ? » Les personnes présentes samedi à la bibliothèque de Périgueux étaient d'accord pour répondre non à cette question. Mais aux yeux de la fédération de la Libre pensée de Dordogne (2), organisatrice de ce colloque sur le créationnisme, cette interrogation un brin provocatrice vaut bien le coup d'être posée.
« On estime qu'il y a urgence. À l'école, de plus en plus d'élèves remettent en cause la théorie de l'évolution et parlent de créationnisme », souligne Guillaume Lecointre, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, invité pour débattre sur le problème.
Un appui aux professeurs. La théorie du créationnisme, qui estime que la Terre et ses êtres vivants ont été créés par un être supérieur, trouve en effet peu à peu sa place dans les salles de classe. Notamment pendant les cours de sciences naturelles. Rien à voir avec ce qui se passe aux États-Unis, mais le phénomène inquiète.
« Il faut absolument que les professeurs soient appuyés, qu'on leur fournisse les connaissances pour réaffirmer la légitimité de la science de l'évolution », explique François Lusignan, professeur des écoles à l'école des sciences de Bergerac. « Certains groupes de pression contestent de plus en plus le contenu des cours, reprend Guillaume Lecointre. La science ne doit pas devenir un organe de la religion. C'est la laïcité à l'école qui est en jeu. » (1) Charles Darwin (1809-1882), naturaliste anglais auteur de la théorie sur l'évolution. Il a apporté la preuve scientifique que toutes les espèces ont évolué au cours du temps à partir d'un ancêtre ou d'un petit nombre d'ancêtres communs, grâce au processus de sélection naturelle. (2) Son président au niveau national est Marc Blondel. Il devait se déplacer mais était absent pour raison de santé.
Réactions de nombre de Parlementaires
LE MONDE par Patrick Roger
Les préfets doivent diffuser les voeux présidentiels aux fonctionnaires
Nicolas Sarkozy devait adresser ses voeux, vendredi 11 janvier, aux corps constitués et aux fonctionnaires, depuis la préfecture de région de Lille. Pour l'occasion, les préfets, sur instruction du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, ont été sommés d'organiser dans chaque département une écoute collective de la cérémonie, à laquelle devaient être invités les parlementaires.
Les députés et les sénateurs ont ainsi reçu des préfets de leurs départements une lettre leur demandant d'être présents lors de la retransmission de ces voeux présidentiels. "Eu égard à la portée du message que le chef de l'Etat souhaite adresser aux agents des trois fonctions publiques, une réception sera organisée dans chaque préfecture, afin d'assister au discours du président de la République, qui sera retransmis en direct sur une chaîne télévisée. Il me serait agréable que vous acceptiez de vous associer à cette réception", écrit un de ces représentants de l'Etat dans un courrier adressé aux élus de son département.
Nombre de parlementaires en ont été choqués, estimant que leur fonction ne les obligeait pas à faire office de "figurants convoqués pour écouter religieusement la parole présidentielle", ainsi que le dénonce le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, député de Loire-Atlantique.
"C'est invraisemblable, s'indigne Jacqueline Gourault (MoDem), sénatrice de Loir-et-Cher et présidente de l'Association des maires. Où va-t-on ? A croire que Nicolas Sarkozy considère les élus comme des fonctionnaires, mobilisables pour le service de sa communication." Il risque d'y avoir des chaises vides dans les préfectures.
No comment !
BUDGET Bercy annonce 38,4 milliards d'euros de déficit en 2007
NOUVELOBS. 22.01.2008 Extraits
Les recettes fiscales nettes ont atteint 266,7 milliards d'euros en 2007, une somme inférieure d'environ 500 millions d'euros par rapport aux prévision du collectif budgétaire.
Le ministère du Budget a annoncé, mardi 22 janvier, que le déficit de l'Etat s'est établi en 2007 à 38,4 milliards d'euros, à un niveau très proche de la prévision de loi de finances rectificative (38,3 milliards) et en amélioration de 3,6 milliards par rapport à la loi de finances initiale.
Si l'on tient compte de la recette liée à la cession de 3,7 milliards d'euros de titres EDF réalisée à la fin de l'année et destinée au financement du plan immobilier en faveur des universités, l'année 2007 s'est même achevée sur un déficit budgétaire de 34,7 milliards, précise Bercy.
Dans un communiqué, le ministère indique que le déficit budgétaire rapporté à la richesse nationale est de 2,1% du PIB (après 2,2% en 2006 et 2,5% en 2005) et le "solde primaire", c'est-à-dire hors les charges de la dette, est légèrement excédentaire (1,16 milliard).
"Ce résultat est la conséquence d'une maîtrise continue de la dépense publique et de la bonne tenue des recettes en dépit d'une conjoncture internationale moins favorable", selon Bercy.
Les dépenses de l'Etat s'établissent en 2007 à 266,8 milliards, soit un niveau inférieur de 47 millions au plafond de l'autorisation parlementaire.
"Un signe encourageant" - Les recettes fiscales nettes ont atteint 266,7 milliards d'euros en 2007, en amélioration d'1 milliard par rapport à la loi de finances initiale mais inférieures d'environ 500 millions d'euros par rapport à la prévision du collectif budgétaire.
L'impôt sur les sociétés, à 50,8 milliards d'euros, s'inscrit en plus-value de 5 milliards par rapport aux prévisions du budget 2007 mais est inférieur de 267 millions par rapport à celles de la loi de finances rectificative, selon Bercy, qui y voit "un signe encourageant sur la santé de nos entreprises et sur leur résistance à la crise des +subprimes+".
L'impôt sur le revenu, à 50 milliards d'euros, accuse de son côté une moins-value de 400 millions par rapport à l'évaluation retenue dans le collectif budgétaire "sous l'effet du coût grandissant des crédits d'impôt", indique Bercy dans son communiqué.
LA TVA se porte bien - Les recettes de TVA (131,5 milliards) sont quant à elles supérieures de 400 millions d'euros à l'évaluation du collectif, "illustrant la bonne tenue de la consommation des ménages". Elles sont toutefois en retrait de près de 2 milliards par rapport à la loi de finances initiale.
Les recettes de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) s'élèvent pour 2007 à 17,28 milliards d'euros, contre environ 18 milliards attendus dans le budget initial et 17,46 prévus dans le collectif budgétaire. Une baisse liée à "une consommation de carburant plus modérée que prévu en réponse au renchérissement des prix", explique Bercy.
Des recettes non fiscales en hausse - Les recettes non fiscales sont, quant à elles, supérieures de 1,2 milliard à la prévision du collectif budgétaire, sous l'effet notamment du versement par la SNCF d'une soulte de 640 millions intervenue en décembre en contrepartie de la reprise par l'Etat d'une partie de sa dette, imposée par l'Union européenne.
Les prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales se montent à 49,6 milliards d'euros et ceux destinés à l'Union européenne à 17,1 milliards, soit un total de 66,7 milliards
Moral en baisse au sommet de Davos
22 janv. 2008
Le forum de Davos s'ouvre demain, 23 janvier, au moment même où la planète est secouée par la crise des marchés boursiers, conséquence de celle des prêts hypothécaires américains – autant de sujets de conversation tout trouvés pour les grands patrons et dirigeants politiques réunis dans la station de ski suisse.
Dessin de Martyn Turner
paru dans The Independent (Londres)

