mercredi 23 janvier 2008
ÉDUCATION nationale - 1 250 enfants handicapés accueillis à l'école
Sud-Ouest 22/01/08
L'inspecteur d'académie, Philippe Carrière, a remercié chaleureusement les dix enseignants référents pour le handicap dans le département qui travaillent à l'intégration des enfants
Avant d'entrer dans sa période de réserve relative aux élections municipales et cantonales du 9 et 16 mars, l'inspecteur d'académie, Philippe Carrière, a tenu à accueillir, hier après-midi, les dix enseignants référents qui oeuvrent depuis deux ans à l'intégration des élèves handicapés dans les classes de primaire et du secondaire dans les Pyrénées-Atlantiques.
Ils veillent à l'application des projets pédagogiques, évaluent et vérifient la faisabilité d'une scolarisation.1 250 enfants sont ainsi accueillis dans les établissements soit en quatre ans, une progression de 85 % selon l'inspection d'académie. Philippe Carrière a donc voulu rendre hommage à son personnel « clé de voûte » du système d'intégration.
Philippe Carrière en a profité pour annoncer la création de deux postes supplémentaires d'enseignants référents l'année prochaine ainsi que la mise en place de deux nouvelles unités pédagogique d'intégration (UPI) dans les collèges.
En poste dans six collèges, Henri-IV à Nay, Tristan-Derème à Oloron, Maurice-Ravel à Saint-Jean-de-Luz, Elhuyar à Hasparren, Marguerite-de-Navarre à Pau et le collège de Morlaàs, ils sont l'interface entre la Maison départementale des personnes handicapées et les familles.Le PS qui soupçonne le gouvernement de préparer un plan de rigueur demande un débat sur l'économie avant les municipales
REUTERS : mardi 22 janvier 2008 - Jean-Baptiste Vey, Emile Picy
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste demande qu'un débat soit organisé la semaine prochaine à l'Assemblée nationale sur la politique économique du gouvernement qu'il accuse de préparer un plan de rigueur pour l'après-municipales.
Le PS, qui critique depuis plusieurs mois les hypothèses retenues dans le budget 2008, estime qu'elles sont totalement remises en cause par la crise financière actuelle. "J'entendais Nicolas Sarkozy demander un effort de transparence aux banques. Moi je demande à l'État et au gouvernement de faire un effort de transparence vis à vis des Français", a dit à la presse le premier secrétaire du PS, François Hollande, dans les couloirs de l'Assemblée.
"Nous demandons avant les élections municipales un débat sur la situation pour qu'on puisse vraiment être éclairé", avait auparavant déclaré e président du groupe socialiste, radical et citoyen, Jean-Marc Ayrault.
Selon lui, "il faut que les Français sachent si demain il y aura un plan de rigueur, si demain il y aura une augmentation de la CRDS, de la dette sociale, de la TVA sociale et s'il y aura des gels et des annulations de crédits". Le Parlement suspend ses travaux le 8 février pour six semaines à l'occasion de la campagne pour les municipales et les cantonales des 9 et 16 mars.
Lors des questions au gouvernement, François Hollande a déclaré que "si le débat n'a pas lieu avant les élections municipales, c'est qu'un plan de rigueur se prépare".
François Hollande, qui propose que le débat puisse se tienne "la semaine prochaine", a vivement interpellé la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, sur les hypothèses "infondées" du budget 2008.
Il a ainsi évoqué "une croissance de 2,5%, elle sera d'à peine de 1,5%, une inflation qui ne devait pas dépasser 1,6%, elle sera de 3%, des déficits budgétaires qui devaient être maîtrisés, ils ne le seront pas, un déficit du commerce extérieur qui devait être inférieur à 30 milliards d'euros, déjà 40 milliards sont annoncés".
"Avec la crise boursière, comment vos hypothèses pourraient-elles encore être valides ?", a-t-il poursuivi. Christine Lagarde lui a répondu en prônant "le sang froid et l'esprit d'équipe" des Européens face à des "corrections brutales de marché".
Les Indégivrables : La Bourse

Lycées Professionnels : Les BEP condamnés
sud-ouest 22/01/08
ÉDUCATION. --La suppression des BEP comptabilité et secrétariat dès la rentrée 2008 oblige les lycées professionnels à trouver des parades. Exemples dans les lycées rochelais Doriole et Fénelon
Sur le papier, la réforme se veut simplificatrice. Jusqu'à présent, en fin de classe de troisième, les élèves orientés vers la voie professionnelle avaient le choix entre CAP ou BEP (deux ans d'études) avant de poursuivre, s'ils le souhaitaient, vers un bac professionnel (deux ans de plus).
La réforme du bac professionnel instituée par Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, prévoit de remplacer les BEP par un bac pro en trois ans au lieu de quatre. Officiellement pour mettre fin à la coexistence, de deux diplômes de même niveau.
Suppression de postes. Mais sur le fond comme sur la forme, cette réforme inquiète les enseignants, en particulier ceux du privé, qui dénoncent le manque de concertation et d'information. « Fin janvier, nous n'avons toujours pas de note officielle du rectorat disant quelles sections seront fermées à la rentrée prochaine. Que dire aux élèves de troisième qui veulent aller en BEP ? Sans compter qu'il y aura forcément des suppressions de postes d'enseignants. En plus, tous les élèves n'ont pas les capacités d'aller en bac professionnel », s'alarme Angélique Perché, enseignante en BEP au lycée Fénelon-Notre-Dame à La Rochelle.
Jean-Claude Fourmaux-Lainé, le directeur de cet établissement, préfère rester positif. « Tous les élèves qui ont entamé le cursus pourront continuer jusqu'à l'obtention du BEP mais on ne prendra plus de nouveaux élèves. Sur le plan pédagogique, cette réforme va permettre d'écourter le temps de formation des élèves et de favoriser l'accès au bac professionnel, qui offre plus de débouchés : en Poitou-Charentes, le taux d'employabilité des titulaires d'un bac pro comptabilité, par exemple, était de 59 % en 2007 contre 38 % pour le BEP. »
Le proviseur du lycée émet toutefois quelques réserves: « La réforme s'avérera positive à condition de maintenir les CAP à côté pour ceux qui ne peuvent pas aller en bac pro et de nous laisser mettre en place des projets pédagogiques : une seconde d'orientation pour guider les élèves dans le choix de leur filière, la création de passerelles entre bac pro et CAP par exemple. Nous veillerons, en tout cas, à ce qu'il n'y ait pas de suppression de postes à travers, notamment, la fusion avec les CAP. Ce qui est sûr, c'est que pour des transformations aussi rapides, il va falloir qu'un maximum d'enseignants jouent le jeu? »
Pertes « compensées ». Le proviseur du lycée professionnel Pierre-Doriole de La Rochelle, Catherine Blazy, accueille elle aussi cette réforme avec pragmatisme. « Hors bac pro, point de salut, c'est un discours que l'on tenait déjà aux élèves pour leur future insertion professionnelle. Savoir qu'ils n'auront plus ''que'' trois ans d'études au lieu de quatre peut en motiver certains pour aller en bac pro. Mais il va falloir être inventifs pour donner à ces élèves le goût de la réussite. »
Selon le rectorat, une cinquantaine de sections BEP et 160 emplois (« mais seulement 100 en équivalent temps plein ») vont ainsi disparaître à la rentrée prochaine dans la région Poitou-Charentes. Un manque compensé, selon Bernard Chaigneau, le secrétaire général, par « la baisse démographique dans les lycées professionnels » soit 300 élèves de moins en septembre 2008 dans l'académie.
Dessin de Pancho : Sondages

Relents d'omerta sur l'Université
Karl Laske – Contre journal le 22/01/08
«Le mouvement étudiant a été réduit au “blocage”, l’information sur les interventions policières a été scandaleusement insuffisante, les prises de position syndicales ont été peu relayés», accuse Françoise Asso, écrivain, maitre de conférences de Littérature française à l’Université de Lille 3, et membre du Collectif Sauvons l'Université. Au delà d'une forme de censure, l'équipe de Nicolas Sarkozy impose son désintérêt aux acteurs sociaux.
Françoise Asso. «Qui a lu, qui a pu lire le texte de loi sur les Libertés et Responsabilités des Universités ? Qui a lu sa première mise en œuvre, rendue publique le 13 décembre, le “Plan pour la réussite en licence” ? Qui a lu la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Xavier Darcos portant sur la réforme de l’Enseignement secondaire ? Qui a lu, à défaut des documents précédents, les réelles analyses (elles existent) de ceux-ci ?
Qui, mis à part des étudiants et des enseignants, peut savoir réellement ce que signifie la vaste réforme de l’Enseignement qui se met en place, réforme à laquelle il y a une opposition non négligeable, mais une opposition qui n’est évoquée dans les médias, quand elle l’est, que comme le fait d’une minorité de “gauchistes”, ou comme la preuve une nouvelle fois donnée du “conservatisme” bien connu des enseignants, opposés par principe à toute réforme ?
La responsabilité des médias dans l’ignorance de ce qui se passe là, et qui en principe intéresse tout le monde, cette responsabilité est indéniable. Quelques-uns la perçoivent intuitivement mais ne savent pas toujours comment faire pour savoir vraiment de quoi il retourne ; quelques-uns la dénoncent, ceux qui savent : mais ils n’ont, forcément, pour la dénoncer que des espaces privés ou des lieux d’information “alternatifs”, ces lieux mêmes qui ne sont hantés que par eux et leurs semblables : c’est donc entre gens déjà “informés” que, sur Internet, sur les sites de “Sauvons l’Université” et de “Sauvons la Recherche” en particulier, s’échangent des renseignements sur le travail de “désinformation” auquel se livrent la radio et les journaux — et même ceux dont on pouvait attendre qu’ils donnent aux opposants à cette loi une parole au moins égale en quantité à ceux qui la défendent et en prônent l’application.
Il faut donc aller sur le site de “Sauvons l’Université” pour lire, par exemple, la réponse précise et argumentée de quelques universitaires à un article d’Alain Renaut publié dans Le Monde (réponse que le journal a refusé de publier), article dans lequel il se demandait pourquoi le principe de “l’autonomie” apparaissait en France comme une menace pour les valeurs démocratiques. Il faut aller sur ce même site, ou sur ceux de “Sauvons la Recherche” et de ”L’Autre campagne”, pour voir le film de Thomas Lacoste, “Universités, le grand soir”— film qui devrait être diffusé à la télévision à une heure de grande écoute, voire à la place du Journal télévisé, lequel n’informe plus de rien depuis longtemps (les exemples sont innombrables).»
« Parallèlement à ce silence sur la loi elle-même et sur les raisons profondes de l’opposition à celle-ci, la radio et les journaux ont un peu parlé de “la situation dans les universités” : à de rarissimes exceptions près (comme telles inoubliables, mais qui ne contrarient pas, étant donné leur rareté, la tendance générale), n’a été évoqué que le mouvement étudiant, lequel a été réduit au “blocage” ; l’information sur les interventions policières a été, au mieux, scandaleusement insuffisante ; quant aux menaces et pressions diverses dont certains étudiants et certains membres du personnel ont pu être l’objet ici et là, il n’en a pas été question ; enfin, pour ce qui est de l’opposition des enseignants, les médias agissent d’une manière qui n’est pas sans rappeler le comportement du Ministère : tout comme celui-ci ne reconnaît comme interlocuteurs que les syndicats — ce qui ne signifie pas qu’il les écoute —, la presse et la radio ne rendent compte, de manière parcimonieuse, que des prises de position syndicales, en les limitant de surcroît à des revendications “corporatistes”.
Parler de censure à propos de ce silence ou de cette manipulation de l’information serait inexact. On sait que le Pouvoir en place depuis quelques mois peut pratiquer la censure, mais celle-ci ne s’exerce évidemment qu’à l’égard de ce qui intéresse ledit Pouvoir. Or, à l’évidence, celui-ci ne s’intéresse absolument pas à ce que disent et pensent enseignants et étudiants, non plus qu’à tout ce qui peut se dire ici et là qui ne serait pas conforme à la vision du monde et au système de valeurs de Nicolas Sarkozy et de ceux qui travaillent pour lui. Il est probable que ce désintérêt est fondé sur la certitude ou le sentiment que les médias s’en désintéressent également. Nous sommes donc arrivés à un point qui se situe, en termes de désinformation, bien au-delà de ce qu’on appelle “censure”, celle-ci supposant en effet qu’il y ait, face au Pouvoir, une puissance à même de s’y opposer, et qui publie, tente de publier des articles, des textes, des livres susceptibles de déranger.
D’où vient que les journalistes ne se sentent pas concernés par la disparition de l’Université comme lieu de recherche, par la disparition programmée de certaines disciplines considérées aujourd’hui comme “inutiles”, celles qui aident et donnent à penser ? d’où vient que, comme le Président et son équipe, ils ne prêtent aucune attention aux propos de ceux qui dénoncent cette loi et ses dangers, tant sur le plan de la “gouvernance” que sur le plan des missions de l’Université ?
A ces questions, qui peuvent sembler rhétoriques, il y a des réponses : on les trouve dans les livres, et grâce à eux.»
L’orientation active expérimentée en 2007 : des effets limités
Point de Vue : Christophe Clergeau – Conseiller régional des Pays de Loire - 22.01.2008
Les effets de l'orientation active, expérimentée en 2007, sur les choix d'inscription à l'université "ont été limités", affirme un rapport rédigé par le délégué interministériel à l'orientation.
La loi LRU a rendu obligatoire la pré-inscription à l'université à compter de la rentrée 2008. En 2007, celle-ci a été expérimentée sous le nom «orientation active» par 67 universités volontaires dans 23 académies. Le principe : sur les bases du dossier scolaire du futur bachelier, les universités lui expliquent si la filière qu’il envisage est faite pour lui ou si une autre orientation serait plus… «pertinente» (sic).
Premier constat du délégué interministériel à l'orientation : ce sont les «bons élèves» qui ont participé à la démarche plutôt que ceux qui avaient le plus besoin d'information et de conseil. Le chiffre est éloquent : parmi les 86% des élèves qui ont mentionné leur série du bac, 76% relèvent des filières générales. Et le rapport le confirme évidemment : l'opération n'a pas affecté les critères de choix des bons élèves qui se destinent aux CPGE. On s’en serait douté.
Deuxième constat : il y a une confusion, entre les concepts d'orientation, de pré-inscription et de candidature, ce qui a légitimement accentué la crainte d'y voir une forme de sélection. D’ailleurs, le rapport relève «une implication inégale des services académiques et l'absence complète de certains lycées, accréditant l'idée qu'on y privilégie l'orientation vers les filières sélectives, et que l'on y craint une procédure de sélection déguisée susceptible de permettre à l'université de capter des candidats aux CPGE ou STS».
On se permettra de rajouter que faute de moyens nouveaux accordés par l'État, les Universités n'ont pu expérimenter ce dispositif que sur un nombre limité de filières, et que la relation avec les étudiants et leur famille s'est souvent limitée à un bref entretien s'achevant par un "oui" ou "non" sans travail approfondi de définition du parcours de formation le plus adapté aux compétences des jeunes et à leurs aspirations.
Un vrai dispositif d'accueil et d'orientation des jeunes entre le lycée et l'université reste donc à inventer. Il doit permettre d'atteindre plusieurs buts simultanément :
- donner une information complète et crédible sur les réalités de l'enseignement supérieur, à la fois pour réhabiliter l'université et permettre des choix en toutes connaissance de cause ;
- réguler l'accès aux filières les plus saturées et pour lesquelles l'absence de débouché professionnel suffisant se traduit par un déplorable gâchis humain et financier ;
- faire du premier semestre universitaire un semestre d'accueil individualisé des étudiants ce qui implique de pouvoir les accompagner dans la confirmation ou la modification de leur choix initial d'orientation et de leur offrir des remises à niveaux quand cela est nécessaire pour leur donner, dès le départ, toutes les chances de réussite dans la filière qu'ils auront choisi.
Cette démarche doit également s'inscrire dans une action continue d'échange et de coordination entre enseignement secondaire et supérieur qui s'ignorent aujourd'hui largement. Cette politique demande un effort de l'État et mobilisera des ressources importantes. Mais le coût initial de ce choix sera largement compensé par la dynamique nouvelle de l'enseignement supérieur dans notre pays et par l'économie réalisée en évitant les nombreuses années d'échec connues par des centaines de milliers d'étudiants dans notre pays.

Les Français ont le sentiment d’avoir de plus en plus de mal à boucler leur fin de mois...
Pourtant, à en croire l’Insee, le pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages, qui retrace l’évolution de tous les revenus (travail, prestations sociales, épargne), déduction faite des impôts et de l’inflation, aurait progressé en moyenne de 2,5% par an ces dernières années.

Philippe Tastet - http://www.philippetastet.com/
La TV sans pub va nous coûter de l'argent
Ouest-France 22/01/08 - Stéphane Geufroi
« Comment ça, le téléviseur que j'ai vu chez vous, en vitrine, hier, coûte 30 euros de plus aujourd'hui ? « Ah mais, c'est la nouvelle taxe pour la télévision publique, nous n'y pouvons rien ». « Mais les chaînes publiques, moi, je ne les regarde jamais ! »
Futur dialogue (de sourds) imaginaire acheteur-vendeur ? Pas forcément !
Le chef de l'État l'a encore réaffirmé hier, il ne veut plus de spots publicitaires dans l'audiovisuel public. Et ce dès l'an prochain : « Les recettes seront intégralement compensées par un financement très largement mutualisé sur la totalité des nouveaux moyens de communication ». Pas question d'augmenter la redevance !
C'est vrai, un petit écran public sans publicité, ça coûte. À vue de nez 830 millions d'euros de manque à gagner pour France Télévisions (45 millions pour Radio France). Augmenter la redevance ? Surtout pas ! Ce serait comme un impôt de plus. Que deviendrait alors le pouvoir d'achat des Français ?
Alors, pourquoi ne pas taxer le chiffre d'affaires global des TV privées ? Et un petit peu celui des opérateurs de téléphonie mobile ? Le problème, c'est que taxer - de 5% par exemple - les TV privées (et de 1% les opérateurs) ne rapporte que 400 millions. 230 millions d'euros manquent donc à l'appel.
Qu'à cela ne tienne : il suffira, en plus, d'augmenter l'impôt sur le chiffre d'affaires des fabricants d'électronique grand public qui vendent dans l'Hexagone. 1,1% de taxe sur les 18 milliards d'euros de vente réalisées en France et le tour est (presque) joué !
Évidemment, avec une taxe comprise entre 1% et 2% du prix de vente de chaque appareil, à laquelle se rajoutera la TVA et la marge du vendeur, le client se retrouvera vite avec un produit 3% à 4% plus cher. Déjà qu'il payait pour la copie privée et le recyclage du matériel électronique...
Mais après tout, si chaînes et radios publiques, à la longue, reviennent trop cher, il sera toujours temps pour le gouvernement de sacrifier leur excellence sur l'autel du budget. Et de les privatiser ?
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PARIS (AFP) - 22/01/2008 – TV5 Infos
Le président du CSA, Michel Boyon, a estimé mardi que le projet de suppression de la publicité dans l'audiovisuel public était une "chance", en soulignant que l'Etat devait prendre des engagements "fermes et solennels" pour compenser le manque à gagner financier.
"Nous avons besoin d'un service public fort. C'est une chance pour lui car il est enfin libéré de la dictature de l'écran publicitaire", a déclaré le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) lors de sa cérémonie de voeux.
Lorsque le président Nicolas Sarkozy a annoncé ce projet le 8 janvier, "j'étais heureux car j'attendais ça depuis 1986, quand j'ai participé à l'élaboration de la loi sur la liberté de communication", a commenté en marge de sa cérémonie M. Boyon, qui a pris la tête de la haute autorité audiovisuelle il y a un an.
Il a dit néanmoins "comprendre les interrogations et inquiétudes" suscitées par cette annonce. "Ce sera difficile mais on peut trouver des ressources durables, pérennes qui ne s'évanouissent pas" pour compenser le manque à gagner de la suppression de la publicité, selon lui.
Pour cela, "l'Etat doit prendre des engagements pluriannuels très fermes, très solennels", a-t-il souligné.
"Tant que l'on arrivera à trouver et respecter une identité claire pour chacune des chaînes du service publique, les chaînes n'ont à se poser aucune question sur leur appartenance au service public", a-t-il ajouté.
On peut faire confiance au CSA et à son jugement impartial comme il se doit….
Habiter LA CAMPAGNE …
SUD-OUEST 21/01/08 Extraits
Charente-Maritime - LA CAMPAGNE? EN CAMPAGNE. Attirer une population nouvelle sans dénaturer la vie de village. Tel sera l'un des enjeux dans certaines communes rurales, comme Muron, en pleine zone de marais
Certains signes ne trompent pas. Avec la livraison prochaine d'un lotissement de 19 parcelles ou encore la probable ouverture d'une sixième classe, Muron compte parmi les petites communes du monde rural qui n'ont pas de souci à se faire pour leur avenir. En moins de dix ans, le village serait passé de 996 habitants à 1400, un chiffre officieux avancé par Hervé de Changy, maire sans étiquette et candidat à sa succession. Lequel donne plusieurs explications.
Premièrement : la situation géographique de Muron situé à seulement une quarantaine de kilomètres de Niort, Saintes et La Rochelle.
Deuxièmement : le prix du foncier encore abordable sur la commune. « Plus on s'éloigne des grandes villes, plus le prix du foncier baisse. C'est une tendance nationale qui est aussi vraie pour Muron », confirme un agent immobilier de Rochefort.
Résidences secondaires. Face à l'accroissement de sa population, Muron a donc dû s'adapter et répondre aux besoins des néo-ruraux qui avaient quitté la ville bon gré mal gré pour la campagne.:
Après être restée fermée un an, la boulangerie a pu rouvrir grâce au coup de pouce de la mairie qui a racheté les murs puis installé un boulanger.
La place du village a été rénovée,
la toiture de la cantine refaite.
Depuis trois ou quatre ans, Muron compte même une dizaine de résidences secondaires achetées par des Parisiens et des Anglais, dernier signe d'une réelle attractivité. Quand certaines communes luttent pour leur survie et contre la désertification, l'enjeu pour Muron, plantée au coeur des marais, est bien de veiller à ne pas se faire déborder.
« L'avenir c'est de continuer à accueillir de nouveaux habitants mais pas en grande quantité. La commune doit rester un village vert. Nous tenons à notre qualité de vie et à nos particularités rurales qui peuvent parfois être des désagréments pour les gens de la ville qui viennent s'installer chez nous. Mais c'est à eux de s'accommoder. Les cloches de l'église vont continuer de sonner et le coq de chanter ! » poursuit Hervé de Changy.
En 2005, le maire a modifié le Plan local d'urbanisme pour interdire toute construction de plus d'un étage et tout bâtiment qui pourrait venir défigurer le paysage.
Critique. Mais pour ses adversaires, Hervé de Changy n'irait pas encore assez loin pour garantir la quiétude du village. « Le PLU a libéré 31 hectares de surfaces constructibles. Mais si on accueille 300 nouveaux habitants comme on peut l'entendre, je ne vois pas comment la commune pourra gérer ça. Il n'y avait pas besoin de modifier le plan d'occupation des sols de 2001. Je suis pour une évolution et accueillir des jeunes mais il ne faut pas prendre Muron pour Tonnay-Charente ou Surgères ! », confie Jean-Claude Petit, qui fut premier adjoint de la précédente équipe et qui pourrait figurer sur une liste concurrente lors des prochaines municipales.
L'agriculteur aujourd'hui à la retraite regrette certaines dispositions du PLU qui jouerait contre le milieu agricole et rural.
« Aujourd'hui, je ne peux céder mon exploitation ni vendre une ferme à cause de la proximité d'un lotissement inscrit dans le cadre du PLU », poursuit-il.
À deux mois des élections municipales, l'urbanisation du village sera certainement l'un des principaux débats qui feront parler dans la commune.
