mardi 22 janvier 2008
Sarkozy lance une opération séduction à Sartrouville
Des solutions immédiates pour la reconquête des banlieues !
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Placide - http://www.leplacide.com/
L’abbé Pierre « Est-ce qu'il nous manque ? La question est presque saugrenue »...
Ouest-France 22/01/08
Un an après...
Jean-Michel Mancolin dirige la Maison de la rue, à Paris : « Quand il s'asseyait sur une chaise dans la rue et qu'il disait : ' Je ne bougerai pas d'ici, tant qu'il n'y aura pas de solution ', ça avait de la portée. La solution, elle arrivait dans l'heure. Bon, il reste Emmaüs et, Emmaüs, pour les Français, ça tient la route, c'est quelque chose. »
Jean-Baptiste Eyraud, président de Droit au logement (Dal) : « Comme il nous manque, l'abbé ! C'était notre force. Il serait encore là, il n'y aurait plus un flic ici depuis longtemps et Boutin (la ministre du Logement) aurait commencé à négocier. L'abbé Pierre, je l'ai rencontré en 1991. On est devenus amis et complices. » Des propos recueillis, début novembre, rue de la Banque, à Paris, où « bivouaquaient », dans le froid et l'humidité, trois cents familles qui réclamaient des logements décents.
Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives : « Est-ce qu'il nous manque ? La question est presque saugrenue. Bien sûr qu'il nous manque. L'abbé Pierre fait partie de cette poignée d'hommes qui ont marqué profondément le XXe siècle. Il disait lui-même : je ne serai pas remplacé. Nous avons la charge de prendre le relais, car il a construit des choses qui tiennent solidement. Il n'était pas simplement une voix, un prédicateur. Il était celui qui a créé un mouvement qui continue la route. »
Abdelatif Lagdhiri, sans-abri de Paris : « Il fait froid tous les hivers avec ou sans l'abbé Pierre. C'est quoi son message ? C'est simple. Il disait : personne n'est à l'abri d'être sans abri un jour. Moi comme toi. »
L'abbé Pierre dort sous un Christ de récup'
Jusqu'au dernier souffle et au dernier jour. Désormais, il est au pays. Et pour longtemps. Il repose sous un Christ en fonte qui pèse un homme mort et qui fut récupéré sur une décharge. Sous un lit de gravier. L'abbé Pierre est entouré de Lucie Coutaz, la secrétaire des temps héroïques et du fameux Georges, le désespéré qui voulait se suicider et, faute de mourir, a passé sa vie à aider les autres. Le premier cercle des insurgés du Bien a vu passer 30 000 visiteurs cette année. On ne dépose rien. Par contre, on peut pousser jusqu'à la halte Emmaüs. Y boire un café ; laisser quelque chose. Et lire, à tout prix, la petite phrase scotchée sur le carreau d'une fenêtre : « Le plus bel hommage, c'est de continuer. »
Des unités de police de quartier formées à l'activité en milieu difficile, assurant une présence active, visible et dissuasive ?
Placide - http://www.leplacide.com/ 
Un coeur et une voix solidaires
A écouter sans restrictions, cette chanson-révolte que Pink dédicace au président Bush.
Chanteuse pop / R&B américaine née en 1979. Alecia Moore, plus connue sous le sobriquet de Pink, a commencé à 14 ans à écrire ses propres chansons. Elle apparaît aujourd'hui comme une star internationale incontournable.
L'amérique c'est aussi cela, mais on ne nous le montre guerre.....
http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE
A peu de choses près, on pourrait chanter cela à beaucoup de nos gouvernants et économistes....
Que sont les globe-trotteurs devenus ?, par Bertrand Le Gendre
LE MONDE | 19.01.08
Qu’il est loin le temps où l'on pouvait partir le nez au vent sur les pistes du Sahara, dans la cordillère des Andes ou sur les bords du Mékong ! Désormais, qui prétend voyager hors des sentiers battus passe pour une tête brûlée ou un irresponsable. Le monde est dangereux, dit l'air du temps. Enigmatique et inamical. Le Rallye Paris-Dakar 2008 a été annulé. Des pays entiers sont marqués au fer rouge par le Quai d'Orsay, qui déconseille aux voyageurs de s'y risquer. Message reçu : les Français partent de moins en moins à l'étranger.
Indice de ce repli sur soi, les figures du coopérant et du routard ne font plus rêver. Dans le rôle du coureur de continents qui suscitait les vocations, il restait le "French Doctor", l'humanitaire intrépide et altruiste. Les mésaventures de L'Arche de Zoé au Tchad l'ont à son tour dévalorisé.
Echaudé par cette affaire et par d'autres, le ministère des affaires étrangères se montre de plus en plus précautionneux. Dans leurs "conseils aux voyageurs", les services de Bernard Kouchner égrènent, pays après pays, les bonnes raisons de rester chez soi :
"Le Bénin subit actuellement des coupures d'électricité fréquentes, inopinées, et parfois prolongées, y compris en ville, cause possible d'insécurité. (...) Il est en conséquence recommandé (...) d'éviter les trajets à pied." L'Afrique noire vue de mon 4 × 4...
Thaïlande : "Durant les périodes pré- et post-électorales, il est recommandé de se tenir (...) à l'écart des rassemblements (...). Les violences se poursuivent au sud du pays. Un risque d'extension à Bangkok n'est pas exclu."
Argentine : "Buenos Aires, parce qu'elle ressemble sous bien des aspects à Paris ou à Madrid, peut susciter un sentiment relatif de sécurité. Pour éviter tout désagrément, cette première impression doit être dépassée. L'insécurité est bien réelle en Argentine.
Egypte, où Nicolas Sarkozy s'est aventuré en vacances, sous bonne escorte, il est vrai : "Comme l'ensemble des pays de la région, l'Egypte est exposée au risque terroriste, en particulier les stations balnéaires du sud du Sinaï."
Le plus étonnant, c'est que cette suspicion généralisée, cette frousse officielle, englobe des pays que l'on croyait sans danger.
Monaco, par exemple : "Quelle que soit la qualité du maintien de l'ordre mis en place par les autorités, il est toutefois exclu d'imaginer que ce pays soit à l'abri de tout acte terroriste, compte tenu de ses activités diplomatiques et des personnalités du monde de la finance, du sport et de la politique internationale qui y passent."
Effroi sans frontières. Prétention, en même temps, de la France à l'universalité. Cette contradiction émousse, à force, notre expérience de l'autre, qui ne repose plus que sur des archétypes : damnés de l'Afrique subsaharienne, Asiatiques dopés à la mondialisation, Latinos aimantés par le Nord... A l'heure, justement, où il faudrait nuancer.
L'excuse est toute trouvée : la planète serait un guêpier, sinon un coupe-gorge. Plus qu'hier ? Une tradition en tout cas s'est perdue, qu'illustraient pour le meilleur et pour le pire le colon et l'explorateur, le missionnaire et l'aventurier.
Aujourd'hui, la plus bénigne épidémie de grippe aviaire, le moindre tremblement de terre survenus à des milliers de kilomètres de l'Hexagone mettent le "20 heures" de TF1 en émoi. Informés en temps réel des drames petits et grands surgis à l'autre bout du monde, les Français surréagissent. Ils sont de plus en plus casaniers.
Ils voyagent moins. Selon la direction du tourisme, 11,979 millions de Français sont partis à l'étranger en 2004 et seulement 11,682 millions en 2005. En 2006 - derniers chiffres connus -, ils n'étaient plus que 11,385 millions.
Près de 600 000 Français ont ainsi renoncé à visiter un pays tiers en trois ans. En plus, ceux qui franchissent les frontières s'aventurent rarement très loin. Deux tiers de ces voyages (66 %) ont pour destination un pays européen ; 15,5 % l'Afrique, le Maroc et la Tunisie surtout ; 7 % les Amériques ; et 5,1 % l'Asie ou l'Océanie.
CHACUN CHEZ SOI, CHACUN POUR SOI - Ces chiffres le montrent : la France a de moins en moins le goût de l'ailleurs. On la savait hostile à l'immigration, sinon xénophobe. On la découvre pantouflarde. C'est que les deux sont liés, rejet de l'autre et repli sur soi.
Alors que tombent les barrières douanières, l'incompréhension s'installe entre les peuples. Chacun chez soi. Chacun pour soi. Clash des civilisations en vue. Le principe de précaution, l'excès de précautions plutôt, donne corps à cette menace, tandis que la liste des pays à éviter s'allonge. Celle que le Quai d'Orsay tient minutieusement à jour en témoigne.
Victimes expiatoires de cet ostracisme, les Mauritaniens et les Sénégalais s'alarment de l'annulation du Rallye Paris-Dakar pour cause d'attaque terroriste. Cette annulation - cet arrêt définitif peut-être - n'a guère ému les "bobos", qui se font, de loin, une idée moins pétaradante de l'Afrique.
Blessé par tant d'indifférence, le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, auteur du film Bamako, a eu ce cri du coeur dans Libération : "Je vous invite à venir en Mauritanie comme nous avons continué à aller (...) à Madrid, à Londres, à New York après des attentats autrement meurtriers."
Qui l'entendra ? Qui se risquera demain sur les rives du fleuve Sénégal d'où viennent les Soninké qui peuplent nos banlieues ? Que sont les globe-trotteurs devenus ? Les Rimbaud, les Ella Maillart, les Bruce Chatwin...
La SNCF devrait proposer des billets à bas prix toute l'année
LEMONDE avec AFP | 20.01.08
La SNCF va proposer 500 000 billets par an à prix cassés à partir du 28 janvier pour remplir ses trains, indique Le Parisien dans son édition de dimanche 20 janvier. Des offres avec des rabais de 40 à 60 % devraient être en vente sur Internet de trois à dix jours avant le départ
" Très en vogue dans le transport aérien, le système est à la SNCF une révolution", indique le quotidien populaire. Selon lui, il s'agira pour la compagnie ferroviaire de "pratiquer le déstockage des places qui n'ont pas trouvé preneurs en vertu d'un raisonnement simple selon lequel il vaut mieux vendre même à très bas prix un siège plutôt que de le laisser vide ".
Le journal précise que les offres seront disponibles dans les agences de voyage en ligne et feront l'objet d'une rubrique permanente baptisée "les bons plans du net" sur le site Voyages-sncf.com
Nicolas Sarkozy cherche à reconquérir les seniors
LE MONDE | 21.01.08
En perte de vitesse dans les sondages, dépassé par son premier ministre, Nicolas Sarkozy va travailler son "cœur de cible" : les plus de 65 ans, dont les deux tiers ont voté pour lui lors de l'élection présidentielle. Car ce sont eux qui, dans les dernières semaines, lui ont fait le plus défaut.
Le chef de l'Etat aurait perdu dix points en deux mois dans cette catégorie d'âge, selon le dernier sondage Ifop pour Le Journal du dimanche du 20 janvier. Et même dix-huit points, selon les enquêtes de TNS/Sofres pour Le Parisien, qui mesurent "la confiance pour résoudre les problèmes qui se posent actuellement en France". Cette tendance est d'autant plus inquiétante pour le président que, comme l'explique le directeur général de CSA, Stéphane Rozès, "les personnes âgées sont celles qui, de tout temps, et quelle que soit la couleur politique du président, sont normalement sensibles à sa légitimité".
Pour M. Sarkozy, la première alerte est apparue dès décembre 2007, lors de l'examen du projet de loi de finances. Prévu depuis trois ans, l'alignement des conditions d'exonération de la redevance sur celles de la taxe d'habitation aurait dû entrer en vigueur en 2009. Conséquence, 800 000 retraités à revenus modestes auraient perdu l'exonération dont ils bénéficiaient jusqu'alors. Après la levée de boucliers d'une grande partie des députés UMP et de certains membres du gouvernement, comme le ministre du travail Xavier Bertrand, le président a choisi de reporter ce débat. Mais le mal est fait : "La redevance télé est systématiquement évoquée par les plus de 65 ans dans les enquêtes qualitatives", explique Jean-Luc Parodi, directeur de recherche à Sciences Po Paris.
Le "décrochage" des retraités est plus profond. Martelé depuis huit mois, le slogan "travailler plus pour gagner plus", ainsi que les deux lois votées pour favoriser les heures supplémentaires et le rachat des RTT ne les concernent pas. M. Sarkozy prépare donc un plan de reconquête sur le thème du pouvoir d'achat, mais aussi sur celui de la sécurité.
Pour illustrer ce second thème, qui a aussi fait le succès de sa candidature auprès des plus âgés, le président devrait effectuer deux déplacements cette semaine : à Pau et Bordeaux, mardi, puis dans un commissariat de la banlieue parisienne. Sur le pouvoir d'achat, de nombreuses pistes figuraient dans son programme de candidat (revalorisation du minimum vieillesse de 27 % en cinq ans, augmentation de 54 % à 60 % des pensions de réversion). "Son programme comprenait de nombreuses mesures ciblées et explicites qui lui ont permis d'engranger des voix dans cette catégorie et de créer un clivage jeunes/vieux, encore plus marqué que celui des catégories socioprofessionnelles", souligne Brice Teinturier (TNS-Sofres).
Mais aucune de ces mesures n'a été mise en œuvre. Le gouvernement voulait attendre la négociation de 2008 avec les partenaires sociaux sur la réforme du régime général des retraites pour dévoiler en même temps, selon M. Bertrand, des mesures "généreuses" et "courageuses" (augmentation de la durée de cotisation).
Le temps presse, et le président préférerait abattre ses cartes avant les municipales. Peut-être le 6 février, à l'occasion d'un discours sur la protection sociale. "Il faut donner de la visibilité sur ces questions du pouvoir d'achat des plus de 65 ans" confirme M. Bertrand.
Outre la revalorisation accélérée du minimum vieillesse, le gouvernement envisage un rattrapage du niveau général des pensions – qui concerne 13 millions de personnes – sans attendre, comme la loi le prévoit, un bilan triennal. Le ministre du travail le confirme au Monde : "On ne va pas attendre trois ans. C'est inimaginable." M. Bertrand dit "attendre les prochains chiffres annuels de l'inflation", d'ici quelques semaines, pour procéder à une éventuelle correction. Et faire oublier la maigre augmentation des retraites de 1,1 % au 1er janvier.
Ces messages tardifs seront-ils suffisants pour inverser la tendance ? M. Rozès en doute : "C'est la catégorie la plus sensible à la dimension symbolique et imaginaire du président, liée à la fonction qu'il incarne : or les Français ne sont pas prêts à accepter l'exposition de la vie privée du président." Un problème qui relève moins de la politique que mène le président que de l'image qu'il donne de lui-même.
Œufs plus chers dans le panier de la ménagère
Ouest-France 22/01/08 - Jean-Paul LOUÉDOC
La hausse est de 15 %, depuis le début de 2007, dans les rayons de supermarchés. La faute à la flambée de l'aliment pour les poules.
« Les oeufs vendus au détail ont pris 2,3 % en ce début janvier, note Claude Poissemeux, le directeur de l'Intermarché de Séné, dans le Morbihan. Le renchérissement des matières premières pour l'alimentation animale perturbent les prix. Toutefois, l'incidence est moindre sur les oeufs que sur les produits laitiers. »
Les étiquettes ont quand même grimpé de 15 % à 20 % depuis le début 2007. Dans un Casino de la périphérie lorientaise, l'oeuf fermier affiche 1,71 €, la boîte de 6, et 1,33 €, en marque distributeur. Pour les six Mas d'Auge plein air et Label Rouge, il faut débourser 2,64 €, et 3,06 € pour les six « bio » de chez Matines. La hausse des prix est la conséquence directe de la flambée des aliments pour les poules. « On est passé de 170 €/tonne, en avril 2007, à 255 €/tonne aujourd'hui », souligne Michel Burban, éleveur chez Armor OEufs (groupe Glon), et président de la section oeufs de l'UGPVB (Union des groupements de producteurs de viande) en Bretagne. « L'incidence est de 0,22 € par kilo d'oeuf. »
14,9 milliards d'oeufs hexagonaux
L'aliment pèse la moitié du coût de revient. « Si nous n'avions pas passé des revalorisations de prix, nous serions tous aujourd'hui en faillite », insiste Philippe Domet, éleveur dans l'Oise et président du Snipo, le Syndicat national des industriels en produits d'oeufs.
« Nous aurions même dû imposer des hausses plus importantes, mais nous ne savions pas que la spéculation sur les matières premières agricoles prendrait une telle ampleur. »
La facture a augmenté de 30 %, en 2007, pour les clients biscuitiers et pâtissiers mais le prix de base de l'oeuf industriel est sensiblement plus bas que celui destiné à la distribution. Il ne supporte ni le coût du marketing ni celui du conditionnement en boîtes.
Dans ce contexte, la France - premier producteur européen avec 14,9 milliards d'oeufs - a marqué un léger repli en 2007. Les oeufs de plein air grignotent des parts de marché et représentent pratiquement 20 % des ventes en grande surface.
Le 1er janvier 2012 marquera une nouvelle grande étape. Dans le cadre des normes bien-être européennes, les éleveurs devront équiper leurs bâtiments avec des cages de 750 cm2 minimum par poule (contre 550 cm2 aujourd'hui) avec nid et perchoir.
L'entraide a un visage humain
20 Minutes du 21/01/2008 - Stéphane Colineau
Ils sont une vingtaine, tous bénévoles. Un coup de fil et ils sautent dans une voiture pour passer vous prendre. Ils vous déposeront au supermarché, chez votre médecin, même au musée ou au cinéma si cela vous chante. C'est à votre convenance, et en plus c'est gratuit. Mais ne rêvez pas, ce service n'est pas à la disposition de Monsieur Tout-le-monde. C'est une opération de solidarité réservée aux personnes âgées et handicapées, mise en place par la mairie de Vaux-le-Pénil (77) et par des associations locales.
D'autres maires feraient bien d'en prendre de la graine. Car cette idée venue de Seine-et-Marne se révèle être la plus séduisante de toutes les initiatives municipales en matière de solidarité, selon les personnes interrogées cette semaine par LH2 pour 20 Minutes et RMC.
Invités à classer des actions préalablement dénichées par les lecteurs de 20 Minutes et les auditeurs de RMC, les sondés ont également salué « l'embauche des jeunes pour aider des personnes en difficulté dans les quartiers modestes » et « le soutien des jeunes dans la réalisation de leurs projets ».
De manière étonnante, comme le relève le sondeur François Miquet-Marty, le coup de pouce municipal au pouvoir d'achat n'est donc pas perçu comme le geste le plus solidaire de tous. Le paiement partiel des factures d'eau, de gaz et d'électricité des travailleurs pauvres n'est cité qu'en neuvième position sur les dix soumises aux personnes interrogées. Preuve que dans l'esprit des Français, la solidarité reste une affaire humaine, pas seulement une histoire de porte-monnaie.
1. Mettre à disposition des véhicules et des chauffeurs bénévoles pour les personnes handicapées ou âgées (médecin, courses, loisirs) (Vaux le Pénil Seine et Marne) 47%
2. Embaucher des jeunes pour aider les personnes en difficulté dans les quartiers modestes (démarches administratives, mise en relation avec les voisins, courses...) (Lille) 37%
3. Soutenir les jeunes dans la réalisation de leurs projets (soutien financier, logistique ou documentaire) (Saint-Jean de Luz) 36%
4. Financer une partie du permis de conduire des 18-25 ans en échange de leur participation à un projet humanitaire ou autre (Toulouse) 34%
5. Mettre à disposition des hébergements pour les SDF amenés par un car de la mairie (Antony) 33%
6. Créer une épicerie solidaire avec des réductions de 80 à 90% sur les produits alimentaires ou de première nécessité (Eragny Val d'Oise) 29%
7. Proposer des activités aux personnes âgées et aux retraités (ateliers sportifs, voyages, échanges avec les enfants...) (Clermont Ferrand) 23%
8. Favoriser l'attribution de marchés publics aux entreprises qui recrutent des chômeurs (Communauté d'agglomération de Grenoble) 22%
9. Aider les travailleurs pauvres : paiement partiel des factures (eau, gaz, électricité), aide alimentaire (Rézé) 19%
10. Créer un conseil pour le respect de la dignité humaine, pouvant être saisi par toute victime (Lyon) 11%
Ne se prononce pas 2%
Les dix meilleures idées soumises aux sondés :
L’homme dont le fils Sarkozy a percuté la voiture est harcelé au téléphone
L’homme dont le fils Sarkozy a percuté la voiture harcelé au téléphone
RENAUD LECADRE - Libération mardi 22 janvier 2008
Deux poids, deux mesures. La famille Sarkozy semble conçue pour valider l’adage. Louis, 10 ans, fils de Nicolas et Cécilia, a récemment été victime de menaces téléphoniques sur son portable : «Tu vas mourir !» Comme l’a révélé le Point, deux hommes ont promptement été arrêtés et seront jugés en correctionnelle dès le mois prochain.
M’Hamed Bellouti, 37 ans, ne bénéficie pas d’une telle sollicitude judiciaro-policière. Lui-même fait l’objet de menaces téléphoniques : «Tu as bien trois enfants ?» Mais sa main-courante déposée en décembre auprès de la gendarmerie reste lettre morte.
L’assureur a très vite retrouvé l’identité de l’illustre scootériste, dont la plaque d’immatriculation avait été relevée. Lequel ne répond pas. M’Hamed se résout à porter plainte, mais le commissariat égare le bout de papier… Par contre, la police fait preuve d’une remarquable célérité lorsque, en janvier 2007 à Neuilly, Sarkozy fils se fait dérober son scooter. Au moyen d’un dépistage ADN, l’engin est retrouvé en moins de dix jours.
Pendant ce temps, M’Hamed Bellouti persiste à réclamer ses 260 euros. Faute de diligence policière, il se résout à citer Sarko junior en correctionnelle. Une audience de procédure se déroule en septembre dernier, objet d’un premier tapage médiatique.
Une semaine plus tard, premier appel anonyme - le numéro de portable de M’Hamed Bellouti figurant sur sa plainte. «Une voix métallique, déclinant des informations détaillées qui m’ont refroidi.» Après avoir évoqué un rendez-vous avec son avocat, nouveau coup de fil : «Ce sera l’occasion de se voir.»Le procès Bellouti contre Sarkozy devait avoir lieu le 4 décembre. Me Thierry Herzog, avocat de Sarkozy père et fils, obtient alors un report de six mois, le temps de diligenter une expertise, la BMW ayant subi un autre accident.
Extravagante audience, pour une simple affaire de 260 euros, généralement expédiée en dix minutes. Jean Sarkozy : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Le président : «Le tribunal estime qu’une expertise contradictoire s’impose, dans le souci d’une manifestation de la vérité.» Le procureur : «Je m’en remet à la sagesse du tribunal.» La défense de M’Hamed Bellouti avait alors fait venir un témoin de l’accident.
Peu après, la mère de ses enfants reçoit à son tour un appel anonyme : «On s’occupera de vous.» Elle habite pourtant en Suède… «C’est la preuve qu’ils ont des moyens, s’inquiète M’Hamed Bellouti. Je n’accuse personne, le destin s’est simplement abattu sur moi depuis qu’un connard m’est rentré dedans.» Mais que fait la police ?
Quel rapport entre les deux affaires ? M’Hamed Bellouti semble avoir eu le tort de porter plainte contre Jean Sarkozy, 21 ans, fils cadet de Nicolas, suite à un banal accident de la circulation : en octobre 2005, le scooter de Sarkozy junior aurait embouti la BMW de M’Hamed, place de la Concorde. Les dégâts matériels ne sont pas énormes : 260 euros pour réparer le pare-choc.
