lundi 21 janvier 2008
Qui a dit : «A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple» ?
Un indice : il a été élu par 53% des Français en mai 2007...
Citation intégrale : Nicolas Sarkozy, 9 mai 2004, Conseil national de l'UMP, Aubervilliers :
« Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec.
Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.
Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ?
Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français. »
Lundi 21 Janvier 2008 - Marianne2.fr
Ce que vous pensez des pistes pour «changer la France»?
20Minutes éditions du 18/01/2008 –
A quelques jours de sa remise officielle à Nicolas Sarkozy, le rapport de la commission Attali sur la croissance a été défloré débattu par des internautes... voici ce certains d'entre eux en ont pensé:
Pour slek167, «avant de réformer l'Etat, il faudrait réformer la classe politique qui, dans sa globalité gauche-droite, n'est plus représentative, et réimpliquer les Français dans la vie de leur pays». Quand à Teddykgb, il estime que «Mr Attali est un homme de gauche irresponsable qui préconise une immigration massive pour relancer la croissance… le fait qu'il y ait encore deux millions de chômeurs en France devrait pourtant inciter à faire le contraire...»
Salaires des consommateurs
Lemoco pense, lui, que «ce qu'il y a de plus anti-social et de plus anachronique, c'est de faire un transfert des charges patronales vers les consommateurs. Alors qu'on cherche la croissance, et que l'on sait que 80% de la croissance en France se fait par la consommation, donc par le pouvoir d'achat, on se propose d'amputer le pouvoir d'achat. C'est idiot. Ce qu'il faut c'est supprimer les charges salariales, donc augmenter les salaires, et compenser avec une TVA sur les produits de grands luxe…»
Pour karamba, il y a quelques «pistes intéressantes» mais «c'est vrai que certaines propositions laissent assez froid (ex: profondément contre tout ce qui se rapproche d'un quota, inutile dès lors qu'on chasse correctement la discrimination évidente)». Il ajoute: «Je ne suis pas contre les commissions, il faut chercher des solutions vu qu'on a des problèmes et pour cela il faut bien poser une réflexion, c'est ce qui manque souvent et se traduit par des mesures hâtives, ponctuelles et précipitées.»
Le salaire du président
De son côté, Maître Pierre écrit: «L'une des idées d'un vrai bon rapport: baisser les salaires du président, ministres, sénateurs, députés, qui cumulent déjà pour un bon nombre des salaires de maires, de conseillers généraux et régionaux, présidents de région... Instaurer le salaire au mérite au président soumis au référendum des Français...»
La cote de PlanPlan dépasse maintenant la cote de BlingBling
Placide - http://www.leplacide.com/ |
Pauline, étudiante volontaire et bénévole aide Sulexshana à passer le cap du CP
Ouest-France 15 janvier – Jeunes citoyens - Initiatives solidaires
Étudiante en biologie, Pauline utilise de nombreux livres de photographies pour faire progresser en français Sulexshana, d'origine tamoule.
Rozenn Le Berre l'a rencontrée.
Les bras chargés de livres, Pauline, 21 ans, se rend chez Sulexshana, 6 ans. À la porte de chez elle, la fillette l'accueille avec un sourire pétillant. Comme toutes les semaines, l'étudiante en biologie consacre un peu de son temps à Sulexshana, qui vient d'entrer en CP. Ce volontariat fait partie du programme d'accompagnement à la lecture, mis en place depuis deux ans par l'Afev, Association de la fondation étudiante pour la ville.
« Avec Sulexshana, la plus grosse partie du temps est tout simplement consacrée à parler français. » La famille, d'origine Tamoule, ne maîtrise pas encore bien la langue. Pas facile donc pour la petite fille de combiner l'apprentissage de la lecture et de l'écriture à celui de la langue elle-même. Mais « elle a énormément progressé depuis l'année dernière », indique Pauline, constatant l'évolution depuis le début de son accompagnement, à la rentrée 2006.
Après avoir fait ses devoirs sous le regard attentif de sa maman et de Pauline, Sulexshana choisit un premier livre et commente les photographies. « J'utilise beaucoup les livres de photos. Ils changent des livres d'images, très bien pour apprendre le vocabulaire, mais un peu terre-à-terre. Avec une photographie, c'est plus créatif, il y a quelque chose qui sort de l'image et qui interpelle l'imaginaire de l'enfant. »
Sortie à la bibliothèque
L'enthousiasme de la fillette face à son livre suffit à confirmer l'intérêt de l'activité. Elle écoute avec attention les conseils de Pauline, et laisse éclater un large sourire de satisfaction lorsqu'elle a compris tel ou tel mot. Et se fait une joie de l'expliquer ensuite à sa maman.
Afin de mieux aider Sulexshana dans la découverte de la lecture, Pauline va rencontrer prochainement son instituteur. L'accompagnement devient une continuation de l'enseignement fournit à l'école. Avec le bénéfice d'un appui individuel, et dans un cadre bien familier, celui de la maison.
Mais être bénévole à l'Afev, c'est aussi essayer d'ouvrir les yeux de l'enfant sur le monde qui l'entoure, et notamment grâce aux sorties. « On en fait beaucoup, surtout à la bibliothèque ». Une manière de découvrir la culture par une autre voie que celle de l'école.
Engagée avec l'Afev depuis les tout débuts de l'association à Rennes, il y a quatre ans, Pauline n'a pas pour autant perdu son énergie des premiers jours. Et si elle « espère avoir été pour quelque chose » dans les progrès de Sulexshana, elle reste persuadée d'avoir elle-même beaucoup appris. « Je n'aurais jamais imaginé recevoir autant que ce que je donnerais, sinon plus ! »
Pratique. L'Afev recherche des étudiants qui souhaitent donner des cours à domicile. Contact : 8, rue de Quercy à Rennes, tél. 02 99 65 75 82, claire.ballero@afev.org
Evaluation à la ministre académy : alors ce bulletin trimestriel ??

Culture - 8 400 professionnels ont fait de Nantes un sommet anti-Sarkozy
LE MONDE | 18.01.08 | NANTES ENVOYÉE SPÉCIALE
Des responsables du spectacle inquiets pour leurs budgets
Le ministère de la culture le dit, et le répète depuis des semaines. Et encore une fois à l'AFP, le 16 janvier : l'Etat subventionnera le spectacle vivant (théâtres, centres chorégraphiques, opéras, musiques actuelles, etc.) "au même niveau en 2008 qu'en 2007". La ministre, Christine Albanel, "a donné des instructions en ce sens à la direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS), qui va faire redescendre l'information auprès des directions régionales des affaires culturelles (DRAC)".
Cette déclaration vise à couper court au refrain du désengagement de l'Etat entonné par les nombreux professionnels (directeurs de lieux, diffuseurs, producteurs) venus assister aux Biennales internationales du spectacle (BIS), à la Cité des congrès de Nantes, les 16 et 17 janvier.
Absente de la troisième édition, qui a connu une affluence record - 8 400 participants contre 4 800 en 2006 -, Mme Albanel a envoyé au front le patron de la DMDTS, Jean de Saint-Guilhem. A charge pour lui d'essayer de mettre fin à la bataille des chiffres. A l'automne, la ministre avait présenté un budget d'"austérité" avant d'annoncer un gel de 6 % des crédits. Devant la fronde des acteurs du spectacle vivant, emmenés par le principal syndicat du secteur, le Syndeac, Mme Albanel avait obtenu un déblocage de 34,8 millions d'euros (Le Monde du 17 décembre 2007).
Dans un premier temps, la profession a applaudi. Pourtant, depuis quelques jours, de nombreux professionnels ont été informés d'une diminution de leur dotation. "Il faut laisser aux agents du ministère le temps de redistribuer les crédits", explique M. de Saint-Guilhem, qui fixe le 31 janvier comme date-butoir. "Sur l'enveloppe de 34,8 millions d'euros, précise-t-il, entre 10 millions et 15 millions permettront d'apurer la dette liée à l'investissement dans des lieux culturels (Centre dramatique national de Montreuil, Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence...). Le reste sera affecté en priorité au fonctionnement des institutions décentralisées, puis aux établissements publics nationaux."
RÉINVENTER SES OUTILS - Invité du "grand débat" sur la politique culturelle, jeudi à Nantes, le patron de la DMDTS a été sifflé. Dénonçant la "bonne conscience culturelle", M. de Saint-Guilhem a fini par faire de la provocation : "Peut-on augmenter le financement de la culture ? Son image est difficile et la culture arrive en tête des préoccupations de 6 % seulement des Français", a-t-il asséné. Durant ces deux jours, Nicolas Sarkozy a servi de repoussoir à une profession en désarroi, qui peine à réinventer ses outils. "Un permanent du spectacle !" a grincé la philosophe Marie-Josée Mondzain, devant un auditoire acquis. Pour les participants, l'affichage du président de la République à Disneyland est le symbole de "la déculturation des élites".
Les élus socialistes présents, Jean-Marc Ayrault, député et maire de Nantes, et Jean-Jack Queyranne, député et président de la région Rhône-Alpes, ne pouvaient rêver meilleure tribune à quelques semaines des élections municipales. "Comment peut-on être ministre de la culture dans un gouvernement aussi anticulturel ?" a résumé Jacques Blanc, directeur de la scène nationale Le Quartz, à Brest. Voilà de quoi pimenter les "Entretiens de Valois" que Mme Albanel va mener à partir du 1er février avec les acteurs du spectacle vivant
Le discours pro-américain de Nicolas Sarkozy devant le corps diplomatique français.
Auteur : La République des Lettres, samedi 19 janvier 2008
Relations internationales : Discours de Nicolas Sarkozy devant le corps diplomatique français.
Devant le corps diplomatique réuni vendredi 18 janvier à l'Elysée pour la traditionnelle cérémonie de voeux du Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy a tenu un discours confirmant de nouveau sa volonté d'aligner la politique étrangère de la France sur celle des Etats-Unis.
Exprimant une "vision" du monde toute inspirée par la politique menée par le dirigeant le plus belliqueux de la planète, George W. Bush, Nicolas Sarkozy s'est livré à un tour d'horizon des grands dossiers internationaux, expliquant la nouvelle croisade que doit mener la France en matière de relations internationales.
Pour le président français, qui a pris soin de camoufler sa doctrine atlantiste et son islamophobie sous une rhétorique du dialogue et de la tolérance -- "diplomatie de la réconciliation", "projet de civilisation", etc... -- le principal défi à relever en 2008 par la France est de "combattre le fanatisme religieux". Estimant que le retour du religieux dans nos sociétés est désormais "une réalité incontournable", Nicolas Sarkozy prône l'engagement total dans ce "combat fondamental [...] contre les réseaux terroristes globaux de type Al-Qaeda qui rêvent d'une confrontation entre l'Islam et l'Occident". À l'instar de l'Amérique des néoconservateurs, la France du XXIe siècle qui n'oublie pas ses racines religieuses se doit elle aussi de participer activement à l'établissement d'un nouvel ordre moral sur la planète, en particulier dans tous ces pays qui n'ont rien compris à la religion du capitalisme occidental. Qu'on le comprenne bien, il ne s'agit pas de s'engager dans une "guerre des civilisations" mais simplement de replacer la France "au sein de sa famille occidentale" !
Otan : Concrètement, c'est-à-dire militairement, cette "rupture" par rapport à la politique étrangère d'indépendance française menée précédemment consiste tout d'abord à "rénover" la relation avec l'OTAN. Nicolas Sarkozy "l'américain" avait déjà exprimé cette volonté de soumettre l'Europe à l'Empire dans son discours de fin août dernier devant les ambassadeurs. Pour lui, "L'Europe de la Défense et l'ancrage atlantique sont les deux volets d'une même politique de défense et de sécurité". C'est donc promis et réaffirmé: lorsqu'il prendra la présidence de l'Union Européenne le 1er juillet prochain, il lancera des "propositions ambitieuses" pour développer avec l'OTAN une "Europe de la Défense efficace". Une orientation qui doit résonner délicatement aux oreilles de feu le Général de Gaulle qui considérait l'OTAN comme parfaitement inutile et qui a tout fait pour ne pas lier la défense de l'Europe à celle des Etats-Unis. "Ce repositionnement n'est en rien un abandon ou une quelconque atteinte à notre indépendance ou à notre liberté de parole et d'action", soutient Nicolas Sarkozy, car "en se plaçant clairement dans sa famille occidentale, la France accroît sa crédibilité, sa marge d'action, sa capacité d'influence". C'est pour lui "essentiel d'affirmer avec clarté où la France se situe et quelles sont les valeurs qui sont pour elle essentielles."
Nouvel Ordre mondial - Ces valeurs sont bien entendu des valeurs de "tolérance", "liberté", "humanisme", "démocratie", et d'une façon générale toutes celles couramment utilisés avec force trémolos par George W. Bush pour justifier ses guerres contre l'islamisme et le terrorisme aux quatre coins de la planète, provoquant du coup encore plus de violence terroriste et encore plus de fondamentalisme islamiste. C'est d'ailleurs pour ce nouvel ordre occidental éminemment pacifiste et moral que Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, ont tenu à rencontrer ces derniers mois un grand nombre de dirigeants plus ou moins fréquentables du monde arabo-musulman et même de l'axe du Mal, de Mouammar Kadhafi (Lybie) à Mahmoud Abbas (Palestine) en passant entre autres par Abdelaziz Bouteflika (Algérie), le roi Abdallah (Arabie Saoudite), Bachar El-Assad (Syrie) ou encore Khalifa Bin Zayid Al Nahyan (Émirats Arabes Unis). Si Paris a déroulé le tapis rouge pour Mouammar Kadhafi, c'est par exemple pour signifier aux Kim Jong-il (Corée du Nord) et autres Mahmoud Ahmadinejad (Iran) qu'ils ont tout à gagner à devenir eux aussi les amis des Etats-Unis et d'Israël. Mais attention, qu'on ne vienne pas dire à Nicolas Sarkozy que son objectif est de vendre des armes et des usines nucléaires ou de signer des accords pour installer des bases militaires françaises aux ordres des fauteurs de guerre israélo-américains dans les endroits stratégiques de la planète comme le Golfe persique.
La mission civilisatrice de Nicolas Sarkozy est avant tout de réduire les facteurs de tension dans le monde et il entend pour cela d'abord "dialoguer avec tout le monde". Cette "diplomatie de la réconciliation" basée sur "nos valeurs et nos principes" ne sera en rien une "diplomatie de la complaisance" en matière de Droits de l'Homme !
Dossiers 2008 - Qu'on se le dise donc, pour Nicolas Sarkozy, le cap de la diplomatie française est désormais fixé sur les vraies valeurs morales et stratégiques incarnées par l'Amérique de George W. Bush. La France sarkozyste vibrionnante soutiendra sans réserves cette grande oeuvre civilisatrice dont on mesure les effets sur toute la planète et notamment en Irak, en Afghanistan et dans tout le Proche-Orient.
En 2008, l'Elysée et le Quai d'Orsay travailleront dans ce sens, tout à la fois pour les pays d'Afrique noire (qu'on ne lui parle plus de la "Françafrique" de ses prédécesseurs), pour l'Afghanistan "talibanisé" (la France accueillera la prochaine conférence de soutien financier au régime du président Hamid Karzaï), pour le Pakistan (les grandes puissances du monde se concerteront à son initiative pour sauver le soldat Pervez Musharraf), pour les pays méditerranéens (la réalisation du "grand projet de civilisation" qu'est l'Union pour la Méditerranée, un sommet est d'ores et déjà prévu à Paris les 13 et 14 juillet prochains), pour l'Iran ("fermeté" sur le dossier du nucléaire iranien), pour le Liban (qui doit sortir "maintenant" de la crise "alimentée de l'extérieur", suivez mon regard), pour l'Irak (il faut "apaiser les tensions entre sunnites et chiites"), pour le Kosovo (l'Union européenne doit soutenir "avec fermeté" son indépendance, quitte à provoquer un clash avec la Serbie de Boris Tadic et la Russie de Vladimir Poutine), et bien entendu pour le Proche-Orient, où Ehud Olmert poursuit en toute impunité ses massacres de civils palestiniens et sa politique de colonisation ("la paix est possible entre Israéliens et Palestiniens" qui doivent "prendre tous les risques" afin de créer un Etat palestinien avant la fin de l'année 2008 -- date du départ de George W. Bush de la Maison blanche -- quitte à réduire ce futur état à une colonie croupion d'Israël et à terminer le génocide opéré actuellement dans la Bande de Gaza.
Après le "succès éclatant de la conférence des donateurs de Paris", Nicolas Sarkozy se rendra d'ailleurs lui-même en Israël et en Palestine au printemps prochain pour soutenir ce "processus de paix").
Bref, de grands enjeux pour la diplomatie française et beaucoup de pain sur la planche pour François Fillon, Rama Yade et Bernard Kouchner qui ont très "religieusement" écouté la stratégie du caniche d'Ehud Olmert et George W. Bush. La France, investie de sa nouvelle mission, est de retour sur la scène internationale.
http://www.republique-des-lettres.fr/10259-nicolas-sarkozy.php
Des malades arrêtent de se soigner pour dénoncer les franchises
LE MONDE | 18.01.08 paru le 19/01/08
Affirmant agir au nom de "toutes les personnes exclues du système de santé", M. Chevalier ne prend plus son traitement depuis fin septembre 2007 mais n'a rendu publique son action qu'après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier. Jeudi 17 janvier, l'Association française des diabétiques a fait savoir qu'un patient traité à l'insuline avait lui aussi cessé son traitement, mettant dorénavant "sa vie en jeu". Un insuffisant rénal a fait part de la même initiative.
Depuis le début de l'année, les assurés sociaux ne sont plus remboursés de 50 centimes d'euros par boîte de médicament et acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, dans la limite d'un plafond de 50 euros par an. Ces franchises, qui s'appliquent notamment aux malades en affection longue durée (ALD), s'ajoutent au forfait d'1euro sur le remboursement des consultations médicales, instauré en 2004, et aux 18 euros sur les interventions hospitalières dépassant 91 euros.
Un "collectif national contre les franchises médicales et pour l'accès aux soins pour tous", a été mis en place à l'automne 2007, réunissant partis de gauche et associations de patients, et soutenant une pétition de plus de 86 000 signatures. C'est "pour aller plus loin" que l'action symbolique du collectif, qui lui a apporté son soutien, que M. Chevalier, responsable du centre communal d'action sociale de Morsang-sur-Orge (Essonne), ancien militant d'Act-Up et d'Aides, a décidé d'entamer sa grève de soins. Affirmant "être fatigué, mais pas à l'article de la mort", il dissuade les personnes qui le contactent sur son blog (www.grevedesoins.fr) de l'imiter.
Le 3 janvier, il écrivait à Nicolas Sarkozy, pour demander "l'abrogation de cette loi injuste". "Avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable voire coupable d'être malade, et, par cette faute, nous allons devoir payer pour l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé", écrivait-il.
Dans sa réponse, datée du 14 janvier, le chef de l'Etat justifie les franchises, en affirmant que, "lorsque la situation de l'assurance-maladie est dégradée, les nouveaux besoins en matière de santé supposent de nouveaux financements". Rappelant que les franchises devraient permettre de mieux prendre en charge les malades d'Alzheimer, du cancer ou en soins palliatifs, il affirme qu'elle ne prive nullement de soins "les plus vulnérables", puisque les bénéficiaires de la couverture maladie universelle, les enfants et les femmes enceintes en sont exonérés, "soit 15 millions de personnes".
M. Sarkozy estime par ailleurs que le plafonnement des franchises, équivalent à 4 euros par mois, "est une somme modique". "Toutes les objections faites à ce dispositif me semblent occulter cette réalité", écrit-il.
Au passage, le président de la République énonce une contre-vérité. Il affirme que "les franchises sont assurables par les organismes complémentaires dans le cadre des contrats responsables, ce qui offre un niveau de protection supplémentaire". Or la loi 2008 de finances de la Sécurité sociale exclut le remboursement des franchises dans le cadre des "contrats responsables", qui représentent la quasi-totalité de l'offre des mutuelles et des complémentaires santé. Le principe de ces contrats, instaurés en 2004, est de ne pas rembourser les forfaits et franchises, afin de responsabiliser les patients dans leur consommation de soins, tout en n'augmentant pas le coût des cotisations.
Selon la Mutualité française, si elles devaient être prises en charge par les complémentaires santé, les franchises impliqueraient une hausse de 15 % à 20 % des contrats.
JO de pékin : les prépératifs menés tambour battant

Aux 9èmes rencontres internationales du dessin de presse,
le dessin de la Nantaise Anne-Gaëlle Poirier, qui a gagné le concours grand public.
Flotte baleinière japonaise : Nouvel incident
LE MONDE | 18.01.08 TOKYO CORRESPONDANCE
Les deux militants écologistes détenus depuis le 15 janvier sur un baleinier japonais, dans l'océan Austral, ont été libérés. Les deux hommes ont été transférés, jeudi 17 janvier, sur l'Oceanic-Viking, un patrouilleur des douanes australiennes, avant de rejoindre le Steve-Irwin, navire du mouvement de protection des écosystèmes marins Sea Shepherd.
D'après cette organisation, les deux hommes ont été retenus à bord du Yushin-Maru-no 2 alors qu'ils souhaitaient remettre une lettre mentionnant l'illégalité de la chasse à la baleine. Les Japonais affirment, quant à eux, les avoir arrêtés alors que la sécurité du baleinier se trouvait menacée.
La fin de cet incident n'empêche pas la poursuite de l'affrontement entre la flotte déployée depuis novembre 2007 par le Japon pour chasser près de 1 000 baleines - officiellement à des fins scientifiques - et les protecteurs de l'environnement. "Nous allons tout tenter pour les empêcher de tuer des baleines", a déclaré, jeudi, Paul Watson, capitaine du Steve-Irwin.
La campagne de chasse japonaise suscite de vives oppositions en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis. Tokyo affirme s'en tenir au cadre de la Convention internationale de régulation de la chasse à la baleine. Pour ses opposants, le Japon agit à des fins commerciales, violant ainsi le moratoire en vigueur depuis 1986. L'essentiel des coûts des campagnes est couvert par la vente des produits de la chasse, aux restaurateurs nippons notamment.
L'Australie a confié à l'Oceanic-Viking la mission de suivre et de surveiller la flotte nippone, afin de recueillir des éléments prouvant la finalité commerciale. Canberra souhaite également éviter toute violation du sanctuaire baleinier qui entoure l'Antarctique depuis 1994 et de son propre sanctuaire, inclus dans ses eaux territoriales.

