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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 19 janvier 2008

Sarkozy ne veut plus des quotas… pour la pêche

France 2 – 19/01/08

Le Président souhaite "sortir des quotas" fixés par l'Union européenne pour la pêche de certaines espèces. Nicolas Sarkozy s'exprimait samedi matin 19 janvier à Boulogne-sur-Mer à l'occasion d'une rencontre avec des marins-pêcheurs
"La première chose, c'est l'affaire des quotas: il faut qu'on en sorte et on a une opportunité pour en sortir, c'est que la France va présider l'UE du 1er juillet au 31 décembre", a-t-il lancé dans un discours devant 300 personnes.

"C'est une opportunité pour engager un dialogue très approfondi, très fort, avec la Commission européenne", a souligné Nicolas Sarkozy. "Il faut arrêter d'avoir d'un côté les scientifiques, et les pêcheurs de l'autre, parce que les premiers qui ont intérêt à sauver la ressource, ce sont les pêcheurs", a-t-il poursuivi. "A partir du moment où tout le monde dit que la ressource est revenue, il faut qu'on ait une réponse beaucoup plus souple sur les quotas."

Le chef de l'Etat a été accueilli chaleureusement par les marins-pêcheurs boulonnais, selon l'AFP. En novembre, en revanche, il avait été chahuté lors de son déplacement au Guilvinec (Finistère).
Samedi matin, Nicolas Sarkozy, accompagné du ministre de la Pêche Michel Barnier, a visité deux navires et rencontré plusieurs marins qui lui ont expliqué leurs difficultés.

Les marins-pêcheurs de Calais et de Boulogne-sur-Mer avaient organisé mercredi un blocus des ports pour dénoncer un "traitement régional de la pêche", les pêcheurs du Nord s'estimant plus touchés par la crise du gazole.

La solution : Pourquoi ne pas faire voter une loi ou déposer un amendement à l'assemblée ou au Sénat, obligeant le poisson à se repeupler dare dare ?

Posté par werdna à 15:26 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le rapport Attali prône la liberté totale des prix !

REUTERS : vendredi 18 janvier 2008 - Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - La commission Attali sur la croissance, qui doit rendre son rapport le 23 janvier, préconise "la remise en cause" des lois Galland et Royer-Raffarin, la première régissant les relations industrie-commerce et la seconde encadrant l'urbanisme commercial, selon un article publié vendredi sur le site Le Point.fr (http://www.lepoint.fr/)

Il s'agit "d'aider les commerçants et les fournisseurs indépendants à prendre part efficacement à la concurrence tout en restaurant complètement la liberté des prix et de l'installation de tous les acteurs de la distribution, de l'hôtellerie et du cinéma".

"Cela passe par la remise en cause des lois Galland et Royer-Raffarin, susceptible de faire gagner un point de croissance", précise-t-il.

Cette information confirme les indications annoncées en octobre dernier dans le rapport d'étape de la commission nommée par le président de la République et présidée par Jacques Attali.

Dans son pré-rapport, elle avait estimé qu'un renforcement de la concurrence dans la distribution devrait favoriser la création "de centaines de milliers d'emplois" et une croissance représentant environ 0,8% point de PIB".

Un coup de poker risqué avec le pouvoir d’achat …

Posté par werdna à 12:08 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bruxelles persiste sur les biocarburants

Libération -19/01/08

Les biocarburants ont de moins en moins bonne presse auprès des écologistes, néanmoins Bruxelles campe fermement sur ses positions, (soutenues par le lobby des industriels de l'agriculture et des semenciers). La Commission européenne a défendu vendredi le nécessité de porter à 10% la part des biocarburants utilisés pour les transports dans l'Union européenne d'ici à 2020, malgré un document de travail très critique élaboré par un de ses services et dont l'AFP a eu copie.

Ce rapport insiste sur les menaces pour l'environnement qu'entraînerait l'extension des cultures utilisées pour fabriquer les biocarburants, et souligne le coût énorme de cette proposition pour les contribuables européens (entre 35 et 65 milliards d'euros d'ici à 2020).

"Ce rapport n'est qu'une contribution parmi beaucoup d'autres et non un véritable rapport scientifique", a balayé un porte-parole de la Commission qui a défendu les biocarburants au nom de l'indépendance énergétique. Avant de préciser que l'objectif de 10% ne concerne pas "n'importe quel biocarburant, seulement les biocarburants durables !"

A la Commission européenne, quelques uns se font du blé en douce...

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«La trame verte, un outil contre le bétonnage des espaces naturels»

Christophe Aubel, responsable de France Nature Environnement.

Recueilli par GUILLAUME LAUNAY - Libération samedi 19 janvier 2008

La préservation de la biodiversité est un des grands chantiers issus du Grenelle de l’environnement, même si les OGM ou l’écopastille lui ont fait de l’ombre. Le comité opérationnel chargé de la «trame verte et bleue», destinée à relier les espaces naturels du territoire, tiendra lundi sa première réunion mensuelle. Ce groupe réunit associatifs, agriculteurs, forestiers, collectivités, Etat, patronat… et devrait plancher pendant deux ans. Décryptage des enjeux avec Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC et responsable du pôle nature de la fédération France Nature Environnement, partie prenante des discussions.

Qu’est-ce que cette «trame verte et bleue» ?

C’est un outil qui permet la continuité de la nature, y compris les cours d’eau, donc la circulation des espèces, et qui doit assurer le bon fonctionnement des écosystèmes en luttant contre le bétonnage des espaces naturels. On estime que, tous les dix ans, l’équivalent d’un département disparaît sous le bitume. Pour des mammifères, on peut créer des corridors, d’une forêt à l’autre. Pour des insectes ou les fleurs, il s’agit plutôt d’empêcher le fractionnement des milieux : une mare seule ne jouera plus son rôle, un réseau de mare le jouera.

Quels sont les objectifs du comité ?

Créer un outil qui implique toute la société en sortant du clivage entre protection de la nature et activités humaines. Tous les acteurs, notamment économiques, doivent s’approprier la démarche. On va débattre de modifications du droit de l’urbanisme, pour intervenir en amont. On doit aussi définir des zones à protéger, en rendant cohérent ce qui existe déjà (parcs naturels, espaces Natura 2000), et à leur mise en réseau.

Pourquoi rendre la trame «opposable» ?

Ce qu’on veut, c’est que la réglementation protège mieux les espaces. Que la trame soit obligatoirement prise en compte par exemple dans les plans d’urbanisation ou de grande infrastructure. Ce sera le sujet le plus difficile. Car si tout le monde est d’accord pour préserver la biodiversité, dès qu’il s’agit d’être concret, les intérêts divergent souvent. Aujourd’hui, la nature n’est opposable à rien. On n’accepte de la prendre en compte que quand ça ne gêne personne. Voyez les parcs nationaux qui se sont surtout développés en montagne, dans des zones peu peuplées, alors qu’aujourd’hui, c’est la situation de la zone Atlantique, très urbanisée, qui est préoccupante. Mais tout ne sera pas opposable de la même façon, cela dépendra de la qualité des milieux et du type d’activités, et c’est pour ça qu’il faut, une fois l’objectif défini avec tous, cartographier, pour hiérarchiser les choses. Le but n’est pas de geler le territoire.

Posté par werdna à 11:42 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le sort des sans papiers dépend de notre solidarité

Libéblog 19/01/08 - Richard Moyon

Aujourd’hui, samedi 19 janvier, journée européenne de mobilisation contre l'enfermement des étrangers sans papiers. Selon les pays, ces prisons portent des noms différents, les sans papiers y sont enfermés pour des durées variables,  32 jours en France, 6 mois en Belgique, sans limitation de durée en Grande-Bretagne.

Mais partout le principe est le même : celle ou celui qui n'a pas les bons papiers, les bons tampons et le reste est traqué, arrêté, enfermé et promis à l'expulsion. L'antichambre de l'exil, privation de liberté et de parole, cellules, barbelés, gardiens, pour des hommes, des femmes, des enfants, le plus jeune retenu était âgé de trois semaines.

Des lieux de promiscuité et de violence. Le plus souvent en dehors des villes, mais près des lieux d’embarquement. On y interdit aussi la lecture d’un livre pour enfant jugé «subversif» apporté par une  visiteuse à la petite Séphora.

A la différence des prisons, celles et ceux qui y résident n'ont commis aucun crime, aucun autre délit que celui de n'être pas né au bon endroit à la bonne époque, survivance anachronique des privilèges liés à la naissance pourtant officiellement abolis à la fin du XVIIIe siècle.

Pour n'être pas bien nés les sans papiers se retrouvent, sur simple décision administrative, promis à la pire des peines : le bannissement, la coupure brutale d'avec tout ce qui jusqu'alors faisait leur vie. Ils sont partis un matin, ils ne rentrent pas le soir et, quelques jours ou quelques semaines plus tard, se retrouvent à des milliers de kilomètres de leur travail, de leur logement, de leurs amis, de leur famille, de leurs enfants parfois. 

Les autorités, les ministres, tous ceux qui s'aveuglent sur le caractère inhumain des expulsions, se félicitent de la relative propreté des centres de rétention français, rénovés pour la plupart ou en voie de l'être. C'est ne rien comprendre. C'est la notion même d'enfermement d'innocents qui est monstrueuse. Avec, au bout, non pas un nouvel exil, comparable à celui que constitue toute migration, mais le sentiment insupportable d'avoir été chassé de la société où on avait recommencé à bâtir sa vie, d'être rejeté, non désiré. D’être un paria. Sentiment qui mine la vie de nombre des expulsés.
Ce sont profondément les raisons qui font qu'on ira manifester demain samedi devant les centres de rétention.

Parce que leur sort dépend aussi de notre solidarité !

RESF (Réseau Education Sans Frontières) : http://www.educationsansfrontieres.org/?article10854

Lire aussi : le député Mariani poursuit sa croisade contre les sans-papiers

Le député UMP Thierry Mariani est obsessionnel. Après avoir réussi à glisser les tests ADN pour surveiller les regroupements familiaux, le revoilà poursuivant son travail de harcèlement. Il veut désormais s’attaquer à l’aide médicale d’Etat (AME), un dispositif qui permet de prendre en charge les frais de santé des personnes vivant en France en situation irrégulière.

Selon le Figaro de vendredi, Thierry Mariani va, avec son confrère Claude Goasguen (UMP), déposer un projet de loi envisageant une réforme «drastique» de l’AME.....

MARCHE UNITAIRE samedi 19 janvier 14 heures à Paris.
Départ : CITE de l’IMMIGRATION (Porte Dorée) pour aller au Centre de Rétention de VINCENNES

Posté par werdna à 11:31 - Immigrations - Rétroliens [2] - Permalien [#]

Centre de rétention : « C'est une prison qui n'en a pas le nom »

Ouest-France 19/01/08 - Recueilli par Fanny ROCA.

Une journée européenne d'action contre les centres de rétention administrative est prévue ce samedi. Un homme en situation irrégulière, à Angers, témoigne sous couvert d'anonymat.

« Quand je suis arrivé en France, en 2006, j'ai demandé l'asile politique. Dans mon pays d'origine, les gens sont assassinés ou persécutés. Moi, j'avais été jeté en prison. Parce que ma famille était soupçonnée d'entretenir des relations avec les rebelles. Ils sont tous partis, maintenant. »

J'étais en danger là-bas

« Mes frères et soeurs ont trouvé refuge en Europe ou au Canada. Mes trois enfants sont avec ma soeur dans un autre pays d'Afrique. Moi, l'asile en France m'a été refusé. On m'a alors débouté et dirigé vers la commission des recours des réfugiés. Il y a six mois, j'ai réussi à réunir des documents provenant de mon pays. Des preuves que j'étais en danger là-bas. Avec ces nouveaux éléments, je pouvais faire une demande de réexamen. Ce que j'ai fait. »

Une convocation piège

« La préfecture m'a convoqué une semaine plus tard. C'était une convocation piège. Ils ont voulu que je signe un papier. J'ai refusé. Mais j'ai suivi les agents en civil sans rien dire. On m'a placé en garde à vue 24 heures. Le lendemain, on m'a mis dans une fourgonnette et menotté, comme si j'étais un délinquant. Sauf que je n'avais rien fait. »

Elle m'a dit « Débrouillez-vous »

« Je me suis retrouvé au centre de rétention de Rennes. J'ai demandé un formulaire pour faire un recours. Ils me l'ont fourni. J'ai alors réclamé un stylo pour le remplir. Mais les crayons, comme les livres et les journaux, sont interdits à l'intérieur. La dame m'a dit : « Ah, je n'y peux rien, débrouillez-vous. » Alors, quand elle s'est retournée, j'en ai piqué un sur son bureau. »

Un avocat commis d'office

« 48 heures plus tard, j'étais convoqué chez le juge pour étudier mon recours. C'est la procédure habituelle. J'avais droit à un avocat commis d'office, qu'on voit cinq minutes avant de passer devant le juge. Et lire un dossier de 40 ou 50 pages en cinq minutes... D'ailleurs, il m'a dit : « Ne vous faites pas d'illusion, la demande va être rejetée. » Ce qui s'est passé. »

Irakiens, Turcs, Maliens...

« Là-bas, j'étais avec des Irakiens, des Iraniens, des Turcs, des Maliens, des Sénégalais. Beaucoup de Chinois, aussi. On a entamé une grève de la faim. Ils l'ont fait cesser, mais au moins, ils ont ouvert le chauffage. Jusque-là, la nuit, il faisait zéro degré. »

Des caméras partout

« La vie au centre ? On n'a aucune intimité. Les portes des toilettes et des douches sont conçues de façon à ce que ça ne ferme pas. Les chambres sont constituées d'une grande porte vitrée qui donne sur la cour. Il y a des caméras partout et des haut-parleurs qui nous appellent régulièrement pour qu'on se présente à n'importe quelle heure de la journée, devant un portail, pour être identifiés. »

Bourrés de médicaments

« À partir de 20 h, on est enfermé dans nos « cages » jusqu'à 6 h, avec la télé à fond toute la nuit, a priori sur la chaîne qu'on a demandée le matin. On ne dort pas puisqu'il y en a qui peuvent être libérés à 2 h du matin. On est juste bourrés de médicaments et d'anxiolytiques. Et pour ceux qui arrivent à dormir, le matin, certains gendarmes donnent un grand coup de pied dans la porte pour qu'on se réveille en sursaut. »

C'est une prison

« Les gardiens entrent parfois sans frapper. Moi, je leur ai demandé de ne plus le faire, alors, vers la fin, ça allait mieux. Mais la majorité de ceux qui sont là-bas ne parlent pas le français et n'arrivent pas à se faire comprendre. En fait, c'est une prison qui n'en a pas le nom. »

Sans argent ni pyjama

« Je ne m'attendais pas vraiment à tout ça avant d'y entrer. On ne voit pas ça aux informations... Et puis, j'ai été libéré seize jours plus tard. Ils m'ont déposé devant le tribunal de Rennes, sans argent ni pyjama. Pendant une demi-heure, je suis resté là sans bouger, à me demander ce que j'allais faire. »

Des gens pour m'aider

« Je suis reparti à Angers, où j'ai trouvé des gens pour m'aider. Mais je suis toujours en situation irrégulière. J'attends une nouvelle convocation. J'ai fait des demandes dans d'autres pays, d'ailleurs. Ce n'est pas que je veux absolument rester ici. Je cherche juste une protection. En France ou ailleurs. Même en Afrique. »

Posté par werdna à 10:41 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'économie faiblit, l'Amérique réagit

ofof13

Un gros « paquet fiscal »

Ce plan devra être « temporaire » et « agir immédiatement ». Il sera fondé sur « de vastes baisses d'impôts sur le revenu » afin de « laisser plus d'argent aux ménages pour augmenter leur consommation ». Ce plan devra aussi comprendre des incitations fiscales aux entreprises « pour leurs investissements de cette année ».

Posté par werdna à 10:35 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Loi ou " fait du prince" ?

Loi ou " fait du prince" ?

Nul n'est censé ignorer la loi. Cet adage populaire qui nous vient de l'antique Rome est censé s'appliquer à toutes les composantes de la société. Sauf que l'Etat s'en affranchit régulièrement en ne respectant pas les textes qu'il fait lui-même voter ! Le mauvais exemple vient donc d'en haut, au risque de provoquer une perte de repères auprès des citoyens "lambda" que nous sommes.

Dernier avatar de cette situation extravagante : le taux du livret A. Un règlement (2003-03 du 24 juillet 2003) publié au Journal Officiel imposait un mode de calcul bien précis qui aurait du aboutir à faire passer le taux à 3,9 %.

Beaucoup trop pour les épargnants modestes qui, c'est évident, n'ont pas besoin de ce cadeau : leur pouvoir d'achat risquerait d'augmenter ! Alors on excipe de circonstances exceptionnelles pour ne faire passer ledit taux qu'à 3,5%.

Serait-on en guerre ? Un cataclysme naturel aurait-il ravagé la France ? Un krach financier aurait-il ruiné notre réseau bancaire ? Alors ? L'inflation établie à 2,6% par l'Insee ? Pas de quoi fouetter un chat.

Et, si ces circonstances sont si exceptionnelles que ça on se demande bien pourquoi les pensions du régime général ne vont augmenter que de 1,1 % en 2008 : probablement une mesure géniale pour augmenter le pouvoir d'achat !

            Mais les exemples de "lois" non respectées par l'Etat sont innombrables : le plus célèbre - qui fera les choux gras des étudiants en Droit - reste la loi sur le CPE de mars 2006. Rappelez-vous. Votée et promulguée par le chef de l'Etat, ce dernier demandait aussitôt de ne surtout pas l'appliquer !

Le plus scandaleux reste celui des conditions d'incarcération des prévenus et des condamnés : les articles 714 et suivants du code de procédure pénale prévoient explicitement des obligations très strictes sur la séparation entre ces deux catégories de "prisonniers". Or, dans la réalité ces "lois" n'ont jamais été respectées !

De même pour les dispositions concernant la détention et exigeant une seule personne par cellule…On atteint ainsi le comble du comble : des personnes incarcérées pour non respect de la loi sont emprisonnées dans des conditions…qui ne respectent pas la loi ! Et il ne passe rien…

En fait, les citoyens n'ont aucun recours quand l'Etat ne respecte pas la loi et agit par le "fait du prince".

            Le mal est profond : le 1er décembre dernier le Président du Sénat lui-même déclarait que "…sur un peu plus de 1 000 textes législatifs adoptés et promulgués depuis 1981, 222 attendent toujours d'être appliqués".

L'argument le plus souvent utilisé pour justifier cette aberration est le fait que les caisses sont vides. Vides ? Non, vidées serait plus exact !

Je m'explique : en 2006, derniers chiffres connus, les caisses publiques contenaient 910 milliards d'euros, soit 40 milliards de plus qu'en 2005. La France est riche…mais elle gaspille beaucoup parce qu'elle est mal gérée.

Parcourez les rapports de la Cour des comptes ou des Chambres régionales et vous serez édifié. Vous, citoyen lambda, essayez donc d'expliquer à votre percepteur que vos caisses sont vides et qu'en conséquence vous ne paierez qu'une partie des vos impôts !

Le "fait du prince" permanent que nous subissons est un véritable déni de démocratie. Faute de pouvoir y remédier , soyons vigilants et dénonçons ces abus du pouvoir sans faiblir !

Charles Durand

Le Brûlé - Saint-Denis

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Retrouver la République : VOEUX DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

Paris le 3 Janvier 2008 : VOEUX DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

La ligue des Droits de l'Homme réagit au discours de Sarkozy à Latran. Efficace et acéré.

En ce début d'année 2008, c'est d'abord aux instituteurs de la République que la Ligue des droits de l'Homme tient à adresser ses voeux les plus solidaires. A ces instituteurs que le Président de la République, inconscient des devoirs de sa charge, a insultés dans l'homélie qu'il a prononcée le 20 décembre dernier comme « chanoine du Latran ».

Selon Nicolas Sarkozy, « dans la transmission des valeurs et dans l' apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance ».

Le monde est plein de « fous de Dieu » qui, portés par une « espérance » délirante, poussent leur « engagement » jusqu'à « la radicalité du sacrifice de leur vie ». et de centaines d'autres vies innocentes. Le tout au nom de « la différence entre le bien et le mal » et de la purification des âmes.

Qu'en tant qu'individu Monsieur Sarkozy mette ces valeurs au pinacle n'est qu'un signe de plus de son ancrage, derrière l'agitation d'une communication « décomplexée », dans les valeurs les plus traditionalistes de la société française.

Mais qu'en tant que Président de la République française il mette le curé au-dessus de l'instituteur comme responsable de « la transmission des valeurs », qu'il ignore à ce point ce que sont précisément les valeurs de la République qu'il est censé représenter, témoigne de l'ampleur de la crise politique et morale qu'aggrave son exercice de la fonction présidentielle.

L'article 1er de la Constitution définit la République françaisecomme « laïque, démocratique et sociale ».

« Laïque », elle refuse le mélange entre convictions religieuses et exercice des responsabilités politiques.

« Démocratique », elle refuse la concentration des pouvoirs entre les mains d'un « Président-Soleil » entouré de « collaborateurs » etde courtisans.

« Sociale », elle refuse la juxtaposition d'un « bouclier fiscal» pour les plus riches et de la régression du « bouclier social » pour les plus pauvres.

Ce n'est pas seulement dans les jets privés, les yachts et au « Fouquet's » que s'étale le mépris des privilégiés pour cette fameuse « France qui se lève tôt ». C'est aussi dans le cynisme avec lequel sont foulées aux pieds, jour après jour, les valeurs républicaines.

La LDH salue donc d'abord, aujourd'hui, ces instituteurs qui, à ses yeux, restent les mieux à même de transmettre le respect des valeurs de liberté, d 'égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité. Et elle souhaite que 2008 donne à tous les Français plus d'occasions qu'en 2007 de retrouver, face au spectacle que donne la représentation politique, confiance en l' avenir de la République

Posté par Kozett à 00:05 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Entre Jean Lassalle et Nicolas Hulot : Passe d'armes épicée

SUD-OUEST 18/01/08

ENVIRONNEMENT. -- Le présentateur, mis en cause par le député dans les « Grosses têtes » sur RTL, lui a répondu par courrier

Ces deux-là n'iront pas randonner en montagne ensemble. Mercredi dernier, le député Jean Lassalle était l'invité d'honneur des « Grosses têtes », sur RTL. En fin d'émission, Philippe Bouvard lui demande : « Qu'est-ce que vous reprochez à Nicolas Hulot ? ». En effet, l'élu béarnais n'épargne pas le présentateur écologiste dans son livre « La parole donnée » (Ed. Cherche-Midi), publié cette semaine. à l'antenne, Lassalle en remet une couche : « Je reproche à Nicolas Hulot son manque de sincérité. Il est sur une posture qui lui vaut beaucoup de louanges, qui le classe parmi les personnalités les plus aimées, mais il fait semblant ». Et d'accuser Hulot, « dans ses grands shows payés par les firmes qui polluent le plus au monde », de filmer « les paysages de rêve », mais de ne pas pencher les caméras sur les enfants en train d'y mourir de faim.

On pouvait s'en douter, l'homme de télé n'a pas apprécié l'agression. Et dès le lendemain, c'est par courrier qu'il adresse la réponse du berger à la bergère. « A mon égard, votre attitude tourne déjà à l'obsession. Je crains qu'ajoutée aux séquelles physiologiques et psychologiques de vos jeûnes successifs, cette aigreur permanente vous affecte trop profondément et je crains pour votre santé. [?] Vous êtes dans le mensonge, les préjugés et l'ignorance ; ces trois pestes des relations humaines qui vous semblent si familières ».

Conclusion de Nicolas Hulot : « Je hais les procureurs. Il y a des amitiés qui dérangent. Il y a des inimitiés qui flattent. Continuez de me haïr, c'est ma fierté ». Séquence détestation, comme aurait pu dire l'animateur, à l'époque d'« Ushuaïa ».

Posté par Kozett à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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