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mardi 15 janvier 2008

Bientôt des puces RFID sous la peau des délinquants anglais ?

Benjamin Ferran - 14/01/2008 17:01  - L'Expansion.com  .

La puce RFID de VeriChip, à peine plus grosse qu'un grain de riz, s'implante sous la peau. La justice anglaise tient la solution pour désengorger les prisons : suivre à la trace les délinquants en leur implantant sous la peau une puce RFID. Cette pratique, qui suscite la polémique, a déjà été adoptée en entreprise.

RFID, la superpuce qui colonise la planète : Géolocalisation, biométrie, vidéo : les menaces de la "société de surveillance"

Le bracelet électronique, à peine adopté en France, ne suffit déjà plus aux Anglais. Trop encombrant et vulnérable, il pourrait être bientôt remplacé par une puce d’à peine un centimètre de long, implantée directement dans le bras des délinquants en liberté conditionnelle. Le ministère anglais de la Justice, confronté comme en France à la surpopulation carcérale, planche en tout cas très sérieusement sur le sujet. « Toutes les options sont sur la table, et c’en est une que nous aimerions approfondir », a confirmé un officiel du ministère au quotidien The Independent.  L’idée n’est pas nouvelle. Cela fait maintenant plus de cinq ans que l’Angleterre tergiverse ( The Register , 2002), refroidie jusqu'à présent par des considérations techniques et éthiques. Pour Ken Jones, président de l’association des officiers de police (Acpo), « le temps est venu ». Tel qu’il est présenté, le projet d’implantation sous-cutanée d’un mouchard concernerait donc les pédophiles et autres délinquants sexuels, volontaires pour subir une opération. La puce RFID encapsulée dans leur corps contiendrait une large variété de données personnelles, comme l'identité, l'adresse et bien sûr le casier judiciaire. 

Doutes sur la sécurité

Ce scénario de science-fiction se heurte toutefois à quelques contraintes. Pour communiquer avec l’extérieur, la puce RFID a besoin d’un complément externe. Le système ne fonctionne pas différemment des cartes de transport qui doivent frôler un lecteur. En clair, cela signifie que les volontaires ne devront pas s’éloigner d'un autre appareil, chargé de communiquer leurs coordonnées par satellite GPS. Autre problème, la technologie n’est pas tout à fait sûre. A la fois pour le délinquant – les effets sur la santé font l’objet d’études contradictoires – et pour les autorités, puisque la puce peut théoriquement être ôtée du corps, et ses données piratées. 

Autant d’arguments dont se saisissent les opposants aux « spychips », les puces espionnes. Un responsable de l’association des contrôleurs judiciaires dénonce cette surenchère technologique en assurant que le système actuel des bracelets GPS fonctionne finalement bien. « Traiter les gens comme des bouts de viande ne me semble pas représenter une avancée », estime Harry Fletcher dans The Independent. En face, les statistiques officielles pointent pourtant la hausse des failles. Sur 17.000 personnes portant un bracelet électronique, environ 2000 auraient échappé un temps au système, tandis que les infractions au couvre-feu (douze heures par jour minimum à domicile) auraient quadruplé en un an. 

Déjà 2000 implants humains

D’où le recours, pour les partisans des puces RFID, à une solution qui se banalise. VeriChip, le leader américain des puces sous-cutanée, en a vendu 7000 dans le monde, dont 2000 implantées dans des humains. Les visées sont le plus souvent médicales, pour les hôpitaux notamment. Ces puces sont aussi utilisées pour des accès hautement sécurisés, dans l’armée, et même dans une boîte de nuit espagnole. Le monde de l’entreprise n’est pas épargné : il y a deux ans, une société de vidéo-surveillance, CityWatcher.com avait déclenché une polémique en implantant une puce RFID pour contrôler les accès de ses salariés. Une pratique depuis peu interdite en Californie et dans deux autres Etats américains. 

On commence d’abord par les délinquants, et qui nous dit qu’il n’y aura pas ensuite ceux « qui travaillent plus » …

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Mobilisation pour sauver les palmiers de la Côte d'Azur

NICE (AFP) TV Infos - 14/01/2008

Une course contre la montre est engagée sur la côte méditerranéenne pour tenter de prévenir l'explosion d'un nouveau ravageur des palmiers du littoral, le charançon rouge, plus invasif, plus agressif, plus destructeur que ses prédécesseurs.

Détecté pour la première fois en Corse en septembre 2006, puis dans le Var, en novembre, l'insecte est considéré comme installé: "On estime que toute la côte varoise est contaminée", indique Céline Vidal, du Service régional de la protection des végétaux (SRPV) de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le charançon a également été observé dans les Bouches-du-Rhône et dans une pépinière des Alpes-Maritimes en 2006. "Nous n'avons découvert aucun foyer en 2007 dans le département, mais on ne se fait pas d'illusion, il y a de fortes chances qu'il soit présent. D'autant qu'il a été détecté en Italie, près de la frontière", rapporte François Bertaux, chef de l'antenne de Nice du SRPV.

Cette détection reste très aléatoire, rendant la lutte difficile: "L'attaque du charançon est invisible durant des mois, voire des années car il mange le palmier de l'intérieur. Quand les symptômes extérieurs apparaissent, c'est trop tard, l'arbre est condamné", explique Didier Rochat, chercheur à l'INRA de Versailles.

Insecte tropical originaire d'Asie, ce ravageur de quelques centimètres au corps orange vif a voyagé jusqu'au Moyen-Orient et au nord de l'Afrique dans les années 80-90 avant d'aborder l'Europe via l'Espagne et l'Italie. Autant de zones contaminées d'où la France a importé des palmiers, sains d'apparence, durant des années.

La réglementation européenne a imposé en mai 2007 une quarantaine très stricte aux palmiers importés. Mais pour les spécialistes, le ver est déjà dans le fruit. "On est pessimiste. 2008 va voir l'insecte exploser", prédit Céline Vidal. Outre son travail invisible, le charançon se distingue par sa reproduction très active tout au long de l'année.

Le pessimisme est renforcé par l'observation des dégâts dans les pays touchés: "A Palerme, à Naples (Italie), comme à Valence ou Malaga (Espagne), il n'y a plus un seul palmier debout", poursuit Mme Vidal. "Les zones contaminées ont connu une modification radicale de leur environnement végétal", décrit M. Rochat. Aucun protocole de lutte chimique contre l'insecte n'a encore prouvé son efficacité. "On n'éradiquera pas le charançon mais on peut essayer de juguler son invasion par la prévention", explique François Bertaux.

Mais le contrôle des dizaines de milliers de palmiers de la Côte d'Azur est compliqué par le nombre d'arbres plantés sur des propriétés privées: "Il faut sensibiliser le grand public à cette menace et le convaincre que la seule solution est l'abattage total des arbres contaminés qui doivent être emballés puis brûlés. Pas évident quand on sait que cette opération coûte entre 1.000 et 2.000 euros par palmier", témoigne le SRPV de Nice.

Une centaine d'arbres ont déjà été abattus dans le Var. La ville de Nice, comme d'autres communes du littoral, a décidé fin 2007 de stopper toute nouvelle plantation de l'arbre emblème de la douceur de vivre.

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Le déclin inexorable du nucléaire

Par ISABELLE CHEVALLEY, présidente d'Ecologie libérale -
Tout le monde parle de la relance du nucléaire, mais qu'en est-il vraiment ? Aujourd'hui, ses représentants continuent de faire peur à la population sans aucune raison (pénurie de pétrole attendue, pauvreté des énergies renouvelables, etc…). Aussi longtemps que celle-ci se voilera la face et refusera de décider elle-même de son sort, ce mensonge durera.

En 1974, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prévoyait une capacité installée dans le monde correspondant à 4450 réacteurs. La diminution rapide des ressources en uranium devait être compensée par la mise en circuit des surgénérateurs, appelés à produire plus de plutonium qu'ils n'en consomment, et devenir donc une source inépuisable d'électricité bon marché. En 1977, André Giraud, alors patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), voyait se profiler une crise énergétique «en tout cas avant la fin du XXe siècle», à moins que les programmes nucléaires ne soient nettement accélérés. Il ajoutait qu'il y aurait 540 surgénérateurs de la taille de Superphénix en service dans le monde à la fin du XXe siècle.

Aujourd'hui, trente ans après ces prédictions, la situation du nucléaire est bien différente. En 2005, le CEA dénombrait 440 réacteurs nucléaires en service dans le monde, soit moins de 10% des projections faites par l'AIEA trente ans plus tôt. Le Gouvernement français a fermé le surgénérateur Superphénix, qui a quand même coûté la somme de 10 milliards d'euros à la France pour ne jamais fonctionner. Aucun surgénérateur au plutonium de taille industrielle n'est en service dans le monde.

Fin 2003, la Finlande décidait de construire un prototype EPR. Depuis cette date, aucun nouveau réacteur nucléaire n'a démarré en Europe alors que dans le même temps huit réacteurs ont été définitivement arrêtés. La dernière commande américaine date de 1973, aucune construction de centrale nucléaire n'ayant été entreprise depuis lors.

Dans le monde, 34 réacteurs sont actuellement en cours de construction dont certains depuis plus de quinze ans et on ne sait pas si ils seront terminés un jour. La plupart des études faites sur la rentabilité du nucléaire (incluant celles relevant d'organismes officiels, comme le Massachusetts Institute of Technology ou le Britain's Royal Institute of International Affairs) concluent que de nouvelles centrales construites par le secteur privé, avec des actionnaires assumant tous les risques, ne seraient pas rentables sans subventions.

La relance du nucléaire n'est qu'une poudre aux yeux des personnes qui ne veulent pas prendre la seule solution qui s'impose: arrêter de gaspiller l'énergie ! Alors, libérons la recherche de ses entraves et passons vite aux énergies renouvelables !

Le Nouvelliste.ch (Suisse) - 12 janvier 2008

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CLIMAT La fonte des glaces s'accélère

NOUVELOBS | 14.01.2008

D'après l'étude réalisée par la revue Nature Geoscience, la fonte des glaces s'est accélérée de 75% en dix ans le long des côtes du continent antarctique. Une quantité d'eau suffisante pour noyer l'ensemble des Pays-Bas.

Selon une étude publiée dans la revue Nature Geoscience, dimanche 13 janvier, la fonte des glaces s'est accélérée de 75% en dix ans le long des côtes du continent antarctique, atteignant en 2006 quelque 192 milliards de mètres cubes, une quantité suffisante pour noyer sous 4,6 mètres d'eau l'ensemble des Pays-Bas.
Cette fonte des glaces est concentrée en aval des glaciers sur l'ouest du continent (132 milliards de m3 avec une marge d'erreur de plus ou moins 60 milliards) et la péninsule antarctique (60 milliards de m3 avec plus ou moins 46 milliards de m3 de marge d'erreur), ont constaté Eric Rignot, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA et son équipe internationale de chercheurs.

Une accélération persistante -
Sur l'est du continent, en revanche, la calotte glaciaire est restée stable. Etalée sur l'ensemble de la surface des océans, la fonte de 192 milliards du mètres cubes de glace représente une élévation supplémentaire annuelle de 0,5 millimètre du niveau des mers, qui s'ajoute à la hausse due à l'expansion thermale, une masse d'eau étant plus volumineuse si elle est chaude. "Les pertes de masse (de glace) dans la région d'Amundsen et le nord de la péninsule sont provoquées par une accélération persistante (des glaciers), alors que le niveau d'enneigement a augmenté entre 1980 et 2004, en particulier dans la péninsule", selon l'étude.

Une élévation minimale de 18 centimètres -
Les chercheurs ont utilisé des mesures prises par satellites couvrant 85% de la côte du continent antarctique. Les experts internationaux sur le climat (Giec) ont, dans leur dernier rapport officiel remis en 2007, renoncé à extrapoler la hausse maximale du niveau des océans à la fin du siècle, du fait des incertitudes pesant sur la rapidité de la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique. L'élévation minimale a été fixée à 18 centimètres jusqu'à la fin du siècle par le Giec, qui a renoncé à fixer une limite maximum, auparavant fixée à 59 centimètres.

Un rythme sans précédent -
Selon une étude de novembre du Climate Institute australien, le niveau des mers pourrait monter en cent ans de 1,40 mètre. Le réchauffement du pôle Nord est deux fois plus rapide que celui de l'ensemble de la planète. Les glaces de la région arctique, près du pôle nord, ont fondu à un rythme sans précédent l'an dernier, et le phénomène devrait s'amplifier du fait de la diminution de la réflexion des rayons du soleil sur la neige et la glace.

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Le fond public de pension norvégien dénonce la production d'armes à sous-munitions

FINANCE : Pour des motifs éthiques, le fonds public de pension norvégien n'investira plus dans le sud-coréen HanWha, qui produit des armes à sous-munitions, ainsi que dans le britannique Serco et l'américain GenCorp, qui construisent des armes nucléaires.

Le 5 décembre, à Vienne en Autriche, quelque 130 pays participaient à une conférence visant à interdire, dès fin 2008, l'utilisation mondiale des bombes à sous-munitions, particulièrement meurtrières et dont 98% des victimes sont des civils, surtout des enfants.

A l'image du processus d'Ottawa qui a abouti il y a dix ans à la signature du traité d'interdiction des mines antipersonnel, le processus d'Oslo vise à l'adoption d'un traité interdisant d'ici fin 2008 ces armes qui, lorsqu'elles explosent, disséminent sur des kilomètres des centaines d'autres munitions explosant à leur tour, parfois plusieurs années plus tard.

Organisée par l'Autriche et les responsables de la Coalition contre les bombes à sous-munitions (CMC Cluster Munition Coalition), cette conférence s'inscrit dans le processus d'Oslo lancé en février par la Norvège.

De telles bombes sont encore utilisées en Irak et l'ont été lors du conflit au Liban l'an dernier. Elles continuent de faire des victimes parmi les populations civiles au Laos -- 208 millions de ce types d'armes y ont été utilisées par les troupes américaines entre 1969 et 1973 -- en Afghanistan et dans les Balkans notamment, plusieurs années après avoir été lancées par les troupes en guerre.

Selon la coalition, au moins 34 pays produisent toujours ce type d'armements et au moins 75 pays détiennent toujours d'importants stocks sur leur territoire. Les grands pays producteurs comme la Russie, la Chine et les Etats-Unis ne veulent pas d'un traité pour interdire mondialement ce type d'armement.

D'autres comme l'Allemagne et la France souhaitent inscrire des exemptions dans le Traité dont un premier jet, issu de la conférence de Lima en mai, doit être peaufiné à Vienne.

Une nouvelle conférence est prévue à Wellington en Nouvelle Zélande en février 2008 et une réunion finale à Dublin en Irlande en mai de la même année avec l'idée de signer le traité d'ici la fin de l'année.

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Le midi à sa porte

Hélène Naudy Revue 3ème millénaire - Extraits …

L'épreuve de philo était pourtant simple. Le sujet traitait de vérité. Je me rappelais d'Edmund Husserl, « quiconque veut vraiment devenir philosophe devra se replier sur soi-même. »

A cet instant, je me demandais : « comment laisser émerger de soi sa propre pensée quand on est encombré de celles des autres ? »...
Non, décidément je ne savais plus, je ne savais même plus ce que voulait dire « vérité », ce mot devint soudain étranger. J’écrivis des choses à la va vite sur mon brouillon :  « A chacun sa vérité. »« Les illusions perdues sont des vérités trouvées. »

J'ai alors parlé de cette expression « chacun voit midi à sa porte ». A la fois, je remarquais, comme une évidence, que l'être humain se targue de détenir des vérités qu'il aime à partager, parfois même à prouver, qu'il préfère se mentir aveuglément en pensant que ses vérités sont les vérités, que son midi à sa porte est plus prometteur que celui de sa voisine.
Je pensais alors : si l'on est religieux, chrétien, juif, musulman, bouddhiste, etc…, on va proclamer que la vérité est une et unique, et moi avec mes petites vérités,... que deviens-je ? Qu'est-ce que j'en fais de mes petites vérités quand j'entreprends de devenir l'élève de...

« La vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité ! » Cette phrase, même si je la trouvais banale, soulignait l'évidence que chaque individu porte en lui sa manière de concevoir le réel, de le mettre en mot.


J'écrivais sur mon brouillon : « Détenir même une seule vérité, comme cela est trop fatiguant. Il faut l'élaborer, la revendiquer, l'approuver souvent, la cultiver comme on cultive la propreté d'une maison, il faut se l'approprier et qu'elle reste bien à soi, il faut être déterminé à la préserver contre vent et marée, il faut la mettre en valeur lors de ces grandes discussions que les grandes gens affectionnent, il faut même pour certains la discipliner, la justifier, montrer par A plus B que l'on a raison, parce qu'en fait, détenir une vérité n'a de sens que si l'on cherche à tout prix la reconnaissance de l'autre, que si l'on espère son approbation, que si l'on est en mal d'originalité, de singularité, de popularité... de pouvoir. »


Je poursuivais : « Ce que j'aime dans la nature, c'est qu'elle ne sécrète pas de vérités, qu'elle n'en fabrique pas, ce mot d'ailleurs, me semble avoir été inventé par l'homme en mal de pouvoir. Toute proclamation d'une vérité est signe d'ignorance, d'infantilisme. Les grandes personnes ont muselé tant leurs esprits par des vérités qui n'en sont pas, qu'elles ignorent que leur intellectualisme et leurs réflexions reposent sur leur inconscience. L'homme ne désire voir que la surface des choses, les profondeurs lui font peur même s'il prétend le contraire. »

Alors pourquoi diable écrire sur ce sujet, tant l'évidence était simple : un vécu, une vérité.
Nostalgique, je me disais : la vérité, c'est qu'on n'écoute jamais l'autre mais seulement soi-même, alors pourquoi écrire sur la vérité si ce n'est pour soi-même. ...

Soudain je me suis vu oubliant les annotations de mon correcteur, je découvrais que sa notation lui appartenait, que le monde de la réflexion était un monde si particulier tant il était indispensable d'entrer ne serait-ce qu'un instant dans celui qui écrivait, que je me voyais douter des compétences de ce juge qui clorait ma réflexion par quelques mots et des chiffres validant ou invalidant. La réalité était qu'il y avait un élève et un professeur, la réalité était de passer ce baccalauréat, ma réalité était que je doutais de lui comme je pouvais douter de moi.

A cet instant précis, je maudissais l'éducation nationale vis-à-vis de laquelle je me sentais soudain l'esclave. Malgré tout et par cette vision, j'imaginais une folie, rendre ma copie blanche par provocation et seulement écrire « ma vérité : ne point corrompre ma pensée en la racornissant en quelques lignes. »

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