mardi 15 janvier 2008
Immobilier: les prix continuent de progresser, selon les notaires
TV5 infos - (AFP) - 15/01/2008
Les prix de l'immobilier continuent de progresser en France, selon les notaires qui font état d'une hausse de 5,6% sur un an fin septembre, s'inscrivant en faux contre l'idée d'un retournement de tendance.
La Fédération française de l'immobilier (Fnaim) annonçait la semaine dernière une hausse modérée de 3,8% en 2007. Les notaires, qui enregistrent toutes les transactions et revendiquent le "sérieux" de leur et avec la collaboration de l'Insee, montrent "une hausse de 5,6%, supérieure à l'inflation.
Pour le résidentiel dans l'ancien, la hausse est de 5,7% pour les appartements et de 5,6% pour les maisons. "Le rythme de la hausse est moins soutenu", relèvent les notaires. Elle s'était établie pour les appartements à 16,2% en 2005 et à 12,2% en 2006. En cinq ans, les prix de l'immobilier ont pris près de 86%, selon ce même indice.
Pour autant, "le marché ne va pas s'effondrer", a-t-il ajouté, "la demande restant très forte, notamment de la part des primo-accédants, et en raison de la valeur refuge" de la pierre, face à une offre encore trop faible et qui ne va pas s'améliorer, faute de foncier disponible.
Dans la capitale, les appartements anciens ont connu une augmentation de 8,7% sur un an pour un prix moyen de 6.181 euros/m2. Seul le XIXe arrondissement offre des prix en dessous de 5.000 euros le m2, tous les autres sont au-dessus, parfois très largement comme le VIe, le plus cher à 9.144 euros/m2.
En province, sur les 34 villes de plus de 100.000 habitants, c'est Aix-en-Provence qui arrive en tête avec un prix moyen de 3.563 euros le m2 pour les appartements anciens, suivi de Nice à 3.295 euros. Toutes les autres villes sont en-dessous de la barre des 3.000 euros.
Pour 2008, les notaires estiment que les prix seront "toujours globalement à la hausse" et "à un niveau supérieur à l'inflation", d'autant plus que les transactions seront réalisées "sur les marchés recherchés des grandes villes".
Pour autant, "dans certaines régions où l'activité économique est chancelante et où les étrangers sont absents, il faudra s'attendre à une stagnation des prix", ajoutent-ils en annonçant que "le temps de la hausse uniforme des prix est terminé".
La spéculation jusqu'où et jusqu'à quand ?
La vraie raison de la suppression de la pub sur les chaînes publiques...

Sarkozy, fou de Dieu
Mardi 15 Janvier 2008 - Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne.
A Ryad, le président de la République réitère ses bondieuseries et englobe l'Arabie saoudite dans sa « politique de civilisation ». Un comble !
Il faut surveiller Nicolas Sarkozy lorsqu'il voyage. Notre président de la République, hors des frontières peut se révéler un missionnaire passionné du Christ, comme lors de sa visite papale. En ballade en terre arabe, Nicolas Sarkozy transforme en zélote forcené de l'Islam. On l'avait remarqué lors de son déplacement en Algérie (lire la chronique du 13 décembre 2007 , « l'atome et le Coran »). Il récidive cette fois-ci en Arabie saoudite, où il a célébré, devant le Conseil consultatif du royaume « le Dieu unique des religions du Livre. Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect.» D'où l'on peut conclure que le président de la France est plus proche de Sainte Thérèse d'Avila que de Jules Ferry. D'ailleurs, si on le suit, la laïcité est chose à relativiser: « J'ai le devoir de faire en sorte que chacun, qu'il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationaliste, se sente heureux de vivre en France, se sente libre, se sente respecté dans ses convictions, dans ses valeurs, dans ses origines. Mais j'ai le devoir aussi de préserver l'héritage d'une longue histoire, d'une culture, et, j'ose le mot, d'une civilisation. Et je ne connais pas de pays dont l'héritage, dont la culture, dont la civilisation, n'aient pas de racines religieuses. »
Autrement dit: on a le droit, en France, de penser ce que l'on veut, mais la religion a un droit d'aînesse !
Le Président encense le féodalisme
Comme chez notre chanoine honoraire rien n'est tout à fait gratuit, même l'amour de Dieu, cette déclaration a une fonction : nous faire croire que la France et l'Arabie Saoudite partagent bien davantage que des intérêts bien compris et réciproque. Après tout, le but réel du voyage présidentiel n'est-il pas de vendre des canons et des centrales nucléaires, de négocier l'entrée de fonds souverain saoudien dans les plus grandes entreprises françaises, et de s'entendre sur le sort du Liban et de la Syrie ?
Non, nous hurle Sarkozy depuis Riyad : « La France et l'Arabie saoudite partagent les mêmes objectifs d'une politique de civilisation »…. Oui, vous avez bien lu : Nicolas Sarkozy englobe, dans ce concept « rapté » à Edgar Morin, le royaume saoudite, tenu par une famille de féodaux qui se refilent la couronne à la manière des Francs sous Mérovée, adeptes et soutiens du wahhabisme, une doctrine obscurantiste, appliquent la chariah et ses peines barbares, et exclut toute autre religion que l'Islam du pays au motif qu'ils contiennent les lieux saints, etc.
Comme la situation du royaume est bien connue, notre voyageur fait l'éloge de l'ouverture du roi Abdallah, qui a permis, rendez-vous compte, à six femmes de siéger au Conseil consultatif, qui comme son nom l'indique n'a aucun pouvoir !
Ridicule
Les discours à vocation religieuse de notre président-chanoine ont quelque chose de ridicule : celui du Latran additionnait les clichés éculés, qui ne s'enseignent même plus dans les cours de catéchisme, comme « la France, fille aînée de l'Eglise » depuis Clovis. Dans son discours, on apprit ainsi l'admiration du pêcheur Nicolas pour la chasteté des clercs catholiques. Un hommage du vice à la vertu, en présence de Jean-Marie Bigard (qui s'y connaît) et de son – hypothétique - future belle-mère, c'est un comble ! Il en conclut alors que le prêtre était définitivement supérieur à l'instituteur dans l'échelle des valeurs, sans doute parce que l'un dompte la chair (ou tente de le faire) et pas l'autre. Le discours de Riyad n'a pas dérogé : « le grand élan de piété, de foi, qui allait tout emporter sur son passage » et autres « salut (…) à toute la communauté des croyants », émaillent le texte. Sarkozy est un nouveau riche, sa religion sent aussi le neuf !
On peut s'amuser d'un tel fatras de lieux communs, dans un pays qui a fourni parmi les plus subtils théologiens du christianisme. Mais la révérence avec laquelle la presse française minimise, ou pire, s'abstient d'en rendre compte est consternante. Comme si la parole de Nicolas Sarkozy atteignait au sacré.
Le Medef a désigné un patron très politique à la tête de l'Unedic
Libération mardi 15 janvier
Le Medef a désigné Michel de Mirville pour succéder à Annie Thomas (CFDT) à la présidence de l'Unedic. Les règles du paritarisme veulent en effet qu'un représentant des employeurs succède tous les deux ans à un salarié, à la tête de l'assurance chômage, dont le conseil d'administration se réunit le 31 janvier.
Agé de 62 ans, Michel Davy de Virville a été en 1984 conseiller social de Laurent Fabius à Matigon, avant de devenir directeur de cabinet de Jean-Pierre Soisson, ministre du Travail "d'ouverture" dans le gouvernement Rocard (1988-1991). En 1993, Louis Schweitzer le fait venir à Renault et lui confie en 1998 les ressources humaines du groupe.
Il est l'auteur en 2004 d'un rapport prônant l'instauration d'un contrat de mission. Il devrait devenir le "monsieur social" du Medef, après la mise à l'écart de Denis Gautier-Sauvagnac président de l'Union des indsutries et métiers de la métallurgie qui dirigea l'Unedic en 2004-205.
Lire aussi notre article du 4 janvier "Fusion ANPE-Unedic : le Medef attend qu'on lui passe le volant"
Laurence Parisot voit des charges partout.
Libération vendredi 15 janvier
Laurence Parisot, patronne de Medef, assurait hier matin sur France-Inter que les entreprises françaises battent un record mondial : celui des charges !
Raisonnement un peu rapide. "Si on ajoute les cotisations sociales, 11% du PIB en 2004, et les impôts sur les sociétés, 2,8% du PIB, la France figure dans le haut du panier des charges des entreprises, concède Mathieu Plane économiste à l'OFCE (1). Mais cela ne veut rien dire si on ne tient pas compte du coût du salaire unitairequi intègre les gains de productivité". Où la France est l'une des économies les plus compétitives des pays riches. Par ailleurs, il faut aussi prendre en compte les infrastructures (éducation, santé, transport...), financées par les charges.
Selon une étude d'Ernst & Young (2) de 2006, la France est le deuxième pays le plus attractif derrière le Royaume-Uni et devant l'Allemagne. Pour la Cnuced (3), elle était troisième en 2006 pour les investisements directs étrangers - 88,4 milliards de dollars - ... devant la Chine.
(1) Observatoire français des conjonctures économiques - http://www.ofce.sciences-po.fr/
(2) Ernst & Young France est un cabinet regroupant près de 5 000 experts de l’Audit, du Conseil, du Droit et de la Finance
(3) Cnuced : Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement
Le grand écart de Sarkozy sur les fonds souverains
Libération mardi 15 janvier
Sarkozy, ou le double discours vis-a-vis des fonds souverains, ces fonds d'investissements contrôlés par les Etats. Il ya une semaine, lors de sa conférence de presse, le président s'en prenait aux "fonds spéculatifs extrêmement agressifs" et aux "fonds souverains qui n'obéissent à aucune logique économique". La Caisse des dépôts était présentée comme un rempart à ces attaques.
Hier à Ryad, Sarkozy a affirmé que la France "était ouverteaux fonds souverains", si leurs intentions sont sans ambiguïté" et si leur "gouvernance est transparente".
Note : D'ici à 2015, le matelas financier des pays émergents pourrait atteindre 12 000 milliards de dollars. L'été n'a pas seulement été marqué par la crise financière, mais aussi par les annonces de prises de participations spectaculaires (dont les montants atteignent plusieurs milliards de dollars) opérées par de discrets acteurs financiers publics du Qatar, de Dubaï, de Singapour et de Chine connus sous le nom de « fonds souverains » ( « sovereign wealth funds »). La Bourse de Londres, le Nasdaq, la banque Barclay's, les chaînes de grands magasins Sainsbury et Barneys, le groupe de casino MGM Mirage...
Défense : A Abou Dhabi, Nicolas Sarkozy signe la construction d’une base militaire française.
Libération mardi 15 janvier 08
La France et les Emirats Arabes Unis (EAU) devraient signer aujourd’hui un mémorandum sur « la possibilité de stationner plusieurs unités navales françaises) à Abou Dhabi."
Selon le journal Le Monde qui dévoile l’information, la construction de cette base aux émirats « s’inscrit en droite ligne de l’accord de défense conclu entre les deux pays en janvier 1995 ».
La base militaire sera installée face aux côtes iraniennes, dans une zone à haut risque !
Avant le départ du Sarkozy, l’Elysée avait souligné que son passage à Abou Dhabi serait l’occasion de « renforcer la coopération militaire ».
Que va-t-on faire dans cette galère et combien de tribunaux pourrait-on conserver en France pour le prix d’une base militaire aux émirats ?
Finie la politique de "rupture", c'est celle de la ci-vi-li-sa-tion !
Après avoir incarné le gendre idéal, le Brutus Balladurien, puis l'Iznogood de Bercy, voici l'esquisse d'une nouvelle politique volontariste

Philippe Tastet - http://www.philippetastet.com/
Les Indégivrables : Cool ...

Le nouveau siège de l'Opac crée la polémique
lundi 14 janvier 2008 | Odile Plichon - Le Parisien
Le premier bailleur social de Paris doit faire face à de nombreuses critiques sur les travaux engagés dans son nouvel immeuble. Leur coût, jugé trop élevé, aurait largement entamé le budget promis pour 1 500 logements dans la capitale.
LOCAUX BAIGNÉS dans un puits de lumière naturelle, végétalisation de l'immeuble, salle de conférences surmontée d'une coupole en verre... C'est un siège résolument écolo et assurément haut de gamme que le premier bailleur social de Paris, l'Opac, devait inaugurer en février. Seulement voilà : le « coupé de cordon » n'aura lieu qu'au printemps .
Est-ce parce que le chantier a pris du retard, ou parce qu'à la veille des municipales, dévoiler un projet immobilier de 130 millions d'euros aurait pu être mal perçu (cette somme représente un quart des recettes locatives en 2006) ?
Ce report, en tout cas, ne fera pas taire la polémique : implantation du nouveau siège dans l'arrondissement le plus cher de Paris, coût très élevé des travaux... voici les principaux points en débat.
Un nouveau siège situé à côté de l'ancien... Les dirigeants de l'Opac souhaitaient regrouper 600 collaborateurs disséminés sur trois sites en un seul lieu. Mais où ? S'il a un moment été question de « partir » dans le XIIIe, certains ont estimé cet arrondissement trop « mal desservi ». « Les collaborateurs ne souhaitaient pas être excentrés », confirme le directeur général de l'Opac, Jean-François Gueullette. Le nouvel immeuble siégera au 21 bis, rue Claude-Bernard, dans le Vème arrondissement, entre le jardin des Plantes et celui du Luxembourg. Soit, surtout, à dix minutes à pied des anciens locaux (situés au 49, rue du Cardinal-Lemoine, dans le Ve). Un choix surprenant pour cet organisme « social » : le Vème reste l'un des quartiers les plus onéreux de Paris.
... et beaucoup plus cher. Si l'ancien siège social, un très bel hôtel particulier, classé monument historique, a été revendu pour 35,3 millions d'euros, les nouveaux locaux, achetés au journal « le Monde », ont pour leur part été acquis pour la coquette somme de 80 millions d'euros en 2004. Avant de subir une « restructuration complète », précise le site Internet de l'Opac : non seulement, il a fallu intégrer les équipements souhaités (amphithéâtre, etc.) mais le bâtiment comme le chantier devaient être « durables » (pas de clim, matériaux non polluants, etc.) Il a donc fallu démolir avant de reconstruire. Ajoutez à cela moult imprévus, un an de retard, du fait de problèmes de désamiantage, et vous obtenez une addition salée : le coût global de l'opération avoisine 130 millions, contre 123 millions prévus en octobre 2007.
« Horizon Claude-Bernard ». Les salariés de l'Opac n'ont eu ni la crèche ni la salle de sports mais, pour le reste, ils ont été choyés : depuis trois ans, les 2 000 collaborateurs ont régulièrement reçu la lettre d'information sur le futur siège, un spécial quatre pages tout en couleurs baptisé « Horizon Claude-Bernard » : point sur les travaux, implantation des services... Un groupe de travail « mobilier » de 15 personnes, un autre intitulé « restaurant d'entreprise » ont planché plusieurs mois durant. Et en mai 2007, la direction de l'Opac a loué des showrooms à Saint-Lazare, afin que les salariés puissent tester bureaux et sièges. Les « rois du pétrole », résume Alain Paviet, du Supap-FSU. « Des outils de communication interne normaux », rétorque Jean-François Gueullette.
Mais où sont les 1 500 logements promis ? En 2005 comme en 2006, le président du conseil d'administration de l'Opac de Paris, Jean-Yves Mano, avait annoncé que « le produit de la vente (NDLR : du siège) permettrait à l'Opac de disposer de fonds propres pour produire 1 500 logements dans le centre et l'Ouest parisiens » (lire ci-dessous). A aucun moment, il ne précisait qu'il faudrait loger les salariés de l'Opac ailleurs... et donc financer de nouveaux locaux.
Le gaspillage des fonds publics est évident ... que devient l'enquête de la mairie de Paris sur les loyers des hauts fonctionnaires ? Chirac, Juppé, Gaymard, etc... avaient bien déménagé ou remboursé, eux jadis...là rien ne se passe, c'est agaçant ces connivences des élus de gauche et de droite, tout comme leurs régimes spéciaux de retraites injustes qui sont maintenus !

