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dimanche 13 janvier 2008

Ils passent leur permis de conduire à l'étranger

Ouest-france - Tiphaine Boucher-Casel - Dimanche 13 janvier 2008

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Trop cher, trop dur, trop long. Pas facile d'obtenir le sésame rose. Une réalité qui conduit certains français à passer leur permis de conduire à l'étranger pour le faire valider ensuite en France.

" J'ai acheté mon permi de conduire au Sénégal. Ca m'a coûté 150 euros !". Parti travailler quelques mois dans une ONG, il y a dix ans, Frédéric en a profité. "Là-bas, il suffisait de payer. Ensuite j'ai appris à conduire avec des amis, dans la brousse."

Aujourd'hui, pour passer son permis de conduire à l'étranger, une seule solution : y résider au moins six mois. Une clause destinée à éviter le "tourisme du permis de conduire", mais qui n'est pas aplliquée partout avec la même rigueur. "Je n'avais pas l'attestation de résidence, se souvient Frédéric. Mais je connaissais quelqu'un qui connaissait quelqu'un... Tout s'est fait pas magouille, assez facilement."

Cécile, partie au Québec, Thomas, étudiant Franco-chilien ont ausi exploité cette recette. Les permis obtenus dans les pays de l'Union Européenne n'ont même pas besoin d'être échangés. Un français peut rouler toute sa vie avec un permis anglais ou espagnol. Tentant, pour les étudiants en échange universitaire dans des pays comme la Pologne (300 euros) ou l'Italie (850 euros mais une épreuve peu difficile). Alors qu'en France, le taux d'échec au premier examen est de 50% et le temps d'attente pour un deuxième pasage va jusqu'à 8 mois !

Une situation paradoxale, donc : alors que son objectif est d'accroître la sécurité sur les routes, le renforcement de l'examen favorise des pratiques à l'encontre du but recherché, sans parler de cas de plus en plus nombreux de conducteurs qui roulent sans permis.

des conducteur dont le permis est suspendu vont le repasser ailleurs, dans l'Union Européenne. Une pratique illégalle et peu fréquente, mais suffisamment préoccupante pour que la Commission de Bruxelles ait décidé de créer un modèle unique de permis avec une base de données centralisée. Mise en circulation prévue pour 2012.

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OGM : la méthode Bové plus efficace

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Chronique - '' Ecouter Voir '' par Jean-Claude Guillebaud

téléobs 05/11 Janvier 2008

Le temps s’immobilise …

Une parenthèse enchantée – et bénéfique – dans le silence du monde et le fracas de l’Océan.

Même les chroniqueurs, parfois, désertent le champ de bataille. Cet appareil médiatique dont on examine, à longueur de chronique, les dérives et soubresauts, il arrive qu’on s’en éloigne pour de bon. On n’en peut plus. Stop ! E finita la commedia ! Alors on coupe le fil. L’espace d’une fuite volontaire, on se retrouve ans radio ni télé et même, qu’on me pardonne, sans aucune gazette. Cela peut-être n’importe où. Cette fois c’est sur l’île d’Ouessant, extrémité Ouest de la France, ponant improbable de l’Europe occidentale, chahutée ces temps-ci par une grosse houle de nord-ouest. A la pointe de Pern, qui est en quelque sorte le finistère d’Ouessant , l’ouest de l’ouest, on aperçoit des fous de Bassan au ras des déferlantes. Pas un chat. Plus un mot. Ouf !

On est donc là débranché pour de bob de la rumeur médiatique, dans un curieux état de manque, les premiers jours.  Mais à ce manque on s’accoutume plus vite qu’on ne l’imagine. Un manque ? On ne sait plus rien des destinées « pipoles » de Nicolas sarkozy. On n’entend plus ni chroniques du matin de l’ami Guetta ni Guillaume Durand, quotidiennement électrique sur Europe 1. On n’évalue plus, sur Canal+, l’impertinence méridionale de Jean-Michel Aphatie. On oublie jusqu’aux gros titres, admonestations, dossiers exclusifs et scoops du siècle. On perd de vue – déjà ! – ces courants socialistes tourneboulés par les succès de la « gauche radicale ». Ici, comme aux Marquises chantées par Brel, « le temps s’immobilise ». Ni Georges W. Bush, ni Bagdad, ni commentaires ravageurs, et pas le moindre Alexandre Adler alentour …

De cet écart salvateur, assurément, il serait sot de se glorifier. On se contentera d’observer qu’à bien réfléchir, il fait partie du boulot du chroniqueur, de la même façon que le silence fait partie du langage. La fuite, le sevrage, la brève parenthèse permettent d’avoir, sur l’empire des médias, une sorte de vue cavalière. Cette fois-ci, avec le recul, on le perçoit de loin, de l’extérieur. En l’embrassant tout entier, on en mesure mieux l’utilité relative ( a voir à peu près ce qui se passe dans le monde ), tout en percevant avec plus d’acuité son vénéneux inconvénient quotidien.

C’est avec le temps que l’appareil médiatique entretient, décidément, des rapports empoisonnés. Il est tout entier gouverné par une nécessité qui se révèle illusoire : celle de l’urgence. «  A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgent, notait l’ami Edgar Morin, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel ». On ne saurait mieux dire.

Quelques jours de silence sur les chemins côtiers d’Ouessant, ou le grand vent couvre de ses clameurs toutes les radios du monde, nous rappellent simplement qu’il existe d’autres catégories de temporalités que celle d’un présent névrotique. Lorsque le temps s’immobilise, cela veut dire que nos vies, nos bonheurs, nos espérances, nos projets ne sont plus décomptés en heures, en minutes, en secondes. Ils se dilatent enfin dans une tout autre échelle de durée. Ils s’étirent à loisir, ils s’allongent vers de tout autres espaces-temps que ceux du métronome implacable des « nouvelles ».

Ainsi était-ce pour vérifier l’existence d’un tel ailleurs, disponible à tout moment, qu’on avait pris le large. La chose étant faite, rassuré, on va pouvoir reprendre le bateau vers le Conquet. Là-bas, sitôt dans la voiture, on rallumera la radio.

Jean-Claude Guillebaud est journaliste /écrivain /essayiste,ancien président de Reporters sans frontières

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EDUCATION - Un monde sans histoire, par Jean-Michel Dumay

LE MONDE | 12.01.08 |

Le constat laisse un goût étrange à la pensée : moins d'un tiers des écoliers sont "capables de cerner une notion historique". Telle est l'une des conclusions du bilan, à la fin de l'école primaire, sur les acquis en histoire, géographie et éducation civique. 15 % sont en grande difficulté. 27 % témoignent de "connaissances parcellaires dans tous les domaines".

Ainsi, rapportait Luc Cédelle dans nos colonnes, dans l'exemple du château fort, les élèves les plus capables le situeront au Moyen Age, seront en mesure d'indiquer une date, de nommer des personnages de cette période historique et de citer des événements importants, quand d'autres se contenteront d'identifier les éléments constitutifs du bâtiment en reconnaissant qu'il s'agit d'une fortification destinée à défendre un territoire.

Il serait facile de reporter la faute sur le système éducatif. Il est si facile de se décharger sur l'autre. Relevons seulement que cerner une notion historique, pour des enfants, comme pour des adultes, est de moins en moins évident dans le monde contemporain. Le présent et l'instant sont érigés en culte. Le passé, comme les mythes ou les idéologies, est abandonné aux oubliettes. Et l'avenir, à maints égards, apparaît obscur, pour ne pas dire fermé.

"L'histoire, écrivait François Furet (Le Passé d'une illusion, Robert Laffont, 1995), est devenue un tunnel où l'homme s'engage dans l'obscurité, sans savoir où conduiront ses actions, incertain sur son destin (...). L'idée d'une autre société est presque devenue impossible à penser. Nous voici condamnés à vivre dans le monde où nous vivons."

Peu avant sa mort, l'historien reformulait ce rêve évanoui : "Nous voici enfermés dans un horizon unique de l'histoire, entraînés vers l'uniformisation du monde et l'aliénation des individus à l'économie, condamnés à en ralentir les effets sans avoir de prise sur leurs causes." (Fascisme et communisme, Plon, 1998).

Le 11 septembre 2001 pourrait marquer sur ce point une étape nouvelle pour l'histoire et les historiens. Les écoliers de CM2, tout bambins qu'ils étaient en 2001, et plus sûrement les collégiens, ont vu l'histoire se faire sous leurs yeux à la télévision : un événement a émergé, automatiquement historicisé.

Comment alors penser l'histoire qui, jadis, n'a pas été donnée à voir ? C'est la gageure de l'école que d'ouvrir des fenêtres sur l'ailleurs pour livrer des repères dans l'espace et le temps.

Un pari aussi, une mission : l'étude citée en introduction a bien relevé que les résultats aux tests de connaissances en histoire sont moins bons "dès lors qu'ils doivent mettre en jeu des repères temporels et spatiaux" : les items "dater" et "remise en ordre chronologique" étant ceux, parmi les résultats des élèves, qui recueillent le moins de bonnes réponses.

Sur le métier d'enseigner, qui livre des repères, la romancière Cécile Ladjali, également professeur de lettres (en Seine-Saint-Denis et à la Sorbonne nouvelle), a posé ce mois-ci dans la revue Etudes des mots forts, presque amoureux : "L'école est sans doute ce lieu rare où le temps se suspend pour permettre le silence, l'écoute de soi et l'autre."

Elle y redit l'importance du langage dans l'acquisition des savoirs. "Ne pas oublier les mots, c'est ne pas oublier l'Histoire." Et livre son constat de tous les jours : "Nous vivons dans un monde de vitesse et de bruit, où le contingent prend le pas sur l'essentiel. Le maître a donc en charge de faire vivre aux élèves des moments qui s'inscrivent à rebours de leur comportement journalier. (...) Et ces moments de discussion entre soi et soi (la lecture d'un poème conduit à cela) construisent l'être et lui donnent son assise, à jamais. Cette éternité-là "vaut" tous les autres paris sur la vitesse et le bruit."

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Le travail ne fait plus la richesse des villes et des territoires

Marianne 12/01/08 - Extraits de La République et ses territoires

Laurent Davezies, docteur en urbanisme, met en lumière un paradoxe de la mondialisation : les régions les plus productives sont souvent celles où la population est la plus pauvre, et inversement.

Paris et le désert français un souvenir ? La « fracture » française et la désertification des campagnes à mettre aux oubliettes ? Au vu des écarts démographiques et productifs entre la capitale et ses marges, cette affirmation semble être quelque peu hardie. Laurent Davezies dans son essai La République et ses territoires, l’affirme, du point de vue du développement, un fossé se creuse entre la concentration du dynamisme de quelques métropoles au détriment de périphéries peu compétitives - et la réalité géographique. Désormais, les dynamiques de développement et le bien-être social d'une région donnée ne dépendent plus de la richesse qu'elle produit.

Mieux, il se pourrait même que ces deux données soient inversement proportionnelles.

Le travail déconnecté de la richesse
La Côte-d'Azur, en queue de wagon pour la croissance, accueille ainsi les revenus des plus riches alors qu'à l'inverse, l'Ile-de-France, fer de lance de l'économie française, reste la région où le revenu par habitant progresse le moins vite, et où l'on compte le plus grand nombre de RMistes. Les exemples de ces paradoxes abondent et témoignent en fait de spécificités françaises en termes de circulation de richesse. Les transferts publics (Sécurité Sociale, aides sociales), grands injecteurs de revenus, en sont les premiers vecteurs. Y participent aussi les pensions de retraite, qui apportent des revenus à une population qui ne fait que consommer sans contribuer à la valeur ajoutée des entreprises. Les touristes étrangers, de plus en plus nombreux en France, introduisent également de l'argent dans l'économie sans faire partie de sa force de travail. Les travailleurs eux aussi, à l'instar des résidents de l'Aube employés en Ile-de-France, habitent parfois ailleurs que dans la région au PIB duquel ils contribuent. Résultat : les écarts de revenu entre les territoires ne cessent de se réduire et de ne plus dépendre de leur production ou de leur contribution économique. On constate en outre que les régions les plus attractives pour ces résidents à revenus d'origine diverse – retraite, fortune personnelle, salaire injectée par une autre région - sont souvent celles considérées comme improductives par les économistes.

La décentralisation désorganise
A la lumière de la dissociation revenu/travail dans l'hexagone, l'auteur conclut que la seule production de richesse n'est plus un critère pertinent pour comprendre les ressorts de la nouvelle économie française. Dans un pays où l'on circule volontiers, où l'on va finir ses vieux jours loin de son ancien lieu de travail, se fonder sur l'analyse des revenus de la population et l'attractivité des territoires est bien plus opératoire. La décentralisation est dans ce tableau sujet à inquiétude. L'autonomie et la compétition des territoires entre eux, en ne tenant pas compte de leur complémentarité, risque fort de désorganiser le territoire plus que de l'optimiser. Elus politiques et experts économiques feraient bien d'aborder la question sous un œil nouveau et… moderne.

Laurent Davezies, La République et ses territoires, la circulation invisible des richesses, Seuil, 2008, 110 p., 10,5 €.

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A Lille, Jaurès fait son come-back

20 Minutes –11/01/08 

On l’avait presque oublié depuis la campagne présidentielle. Dans une ville de Lille traditionnellement à gauche, Nicolas Sarkozy n’a pu s’empêcher de faire à nouveau référence à Jean Jaurès. Comparant les grands mythes de la fonction publique – Richelieu, Jean Moulin – à ceux de la politique, il a ainsi cité Jaurès au milieu de Mitterrand, Gambetta ou Blum.

Aux sourires naissant sur les visages de l’assemblée, le chef de l’Etat est alors sorti de son discours pour préciser : «Ah oui, Jaurès. C’est vrai que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas cité celui-là… »

Si c’est pour fait rire, pourquoi s’en priver ?

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Justice sous pression - Réforme du divorce

NOUVELOBS. | 12.01.2008

Les avocats font face à "une crise d'une gravité inédite"

Dans une "lettre à tous les avocats de France", Paul-Albert Iweins, président du Conseil national des barreaux, prévoit des "boulerversements de grande ampleur" après que le gouvernement a affiché sa volonté de "déjudiciariser" notamment le contentieux du divorce.

Les avocats doivent être prêts à "affronter une crise d'une gravité inédite", a affirmé vendredi 11 janvier Paul-Albert Iweins, président du Conseil national des barreaux (CNB), dans une allusion à la volonté du gouvernement de "déjudiciariser" notamment le contentieux du divorce.
"L'importance des enjeux est telle que chacun d'entre nous doit se préparer à affronter une crise d'une gravité inédite", écrit Paul-Albert Iweins dans une "lettre à tous les avocats de France" (environ 46.000 au total) que son organisation représente.


Le président du CNB critique par ailleurs la faible part laissée aux avocats dans la composition du groupe de travail créé par la Chancellerie pour réfléchir à la réforme du divorce.
"Le gouvernement n'a guère pris de risques quant au sens des conclusions attendues", déplore-t-il en rappelant que parmi la trentaine de membres du groupe qu'installera Rachida Dati le 18 janvier il y a seulement trois avocats, membres du CNB

"Bouleversements" - Le projet de confier aux notaires, et non plus aux juges face à des époux assistés d'un avocat, la responsabilité de prononcer les divorces par consentement mutuel "ne doit donc pas être analysé seulement comme la volonté de favoriser une profession voisine, mais comme le signe annonciateur de bouleversements de plus grande ampleur", affirme Paul-Albert Iweins.
"Toutes nos activités sont concernées (droit civil et de la famille, droit pénal, droit social et droit des affaires)", poursuit-il.
Pour le président du CNB, derrière la volonté de réforme affichée par le gouvernement se cache "le souci de +déjudiciariser+ par tous moyens, pour réduire les dépenses",
et "dans cette stratégie, l'avocat paraît être conçu comme un adversaire".

"Le gouvernement n'a guère pris de risques" -
Paul-Albert Iweins ne précise pas quelle forme prendra l'opposition de la profession au projet de réforme du divorce après la grève massivement suivie du 19 décembre. Mais il juge "indispensable que des groupes d'action soient constitués au sein de chaque barreau" pour "formuler des propositions".

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Dans les commerces d'Angers, « achats futés = poubelle allégée »

Ouest-France – 12/01/08 - Jean-Michel HANSEN.

Sept grandes enseignes angevines proposent à leurs clients, dès lundi, une vingtaine de produits générant peu de déchets. Une initiative d'Angers Loire Métropole.

Au lieu d'acheter les rouleaux de papier toilette par six, prenez des paquets de vingt-quatre. Plutôt que de racheter un distributeur de savon, optez pour une recharge. Pour éviter de vous encombrer d'une barquette plastique, choisissez votre fromage ou votre jambon à la coupe... Autant d'achats futés, censés alléger les poubelles des consommateurs.

L'opération démarre lundi, pour six mois. Pratiquement toutes les grandes surfaces de l'agglomération angevine y participent : Carrefour, Leclerc, Intermarché, Géant Casino, Système U, Caba Biocoop et Monoprix. Chaque hypermarché ou supermarché propose une vingtaine de produits, présentés en grand conditionnement, en vrac, en éco-recharge, en concentré... Des produits signalés par des étiquettes, des affiches, des flyers. Tous de couleur verte, avec un même slogan : « Moins de déchets, plus d'avenir ».

Enseignes, associations, élus... tous d'accord

« La démarche est exemplaire, se réjouit Philippe Bodard, vice-président d'Angers Loire Métropole, délégué à la gestion des déchets et à l'environnement. Pour la première fois, nous avons réussi à rassembler, autour d'une même table, les représentants de la grande distribution, les associations de consommateurs, les élus et les services de l'agglomération. Pour travailler à une réduction des déchets à la source. »

Les patrons des grandes surfaces confirment : « Nous nous inscrivons dans une démarche citoyenne. La grande distribution est souvent montrée du doigt. Mais là, nous ne pouvons plus occulter le problème des emballages et des déchets. Nous sommes solidaires de cette démarche et nous irons jusqu'au bout », assure Marcel Poligné, propriétaire de l'Intermarché des Ponts-de-Cé.

« Nous n'inventons rien en termes de produits. Mais c'est une façon de sensibiliser nos clients autrement », précise Dominique Massonnaud, directeur de Carrefour, dans le quartier Saint-Serge. « C'est dans la durée qu'on peut faire changer les habitudes », ajoute Christophe Maniable, du Super U de Saint-Barthélemy.

« Nous faisons déjà beaucoup de vrac, souligne Béatrix Dusser-Guénal, de la Caba, coopérative d'alimentation biologique et d'écoproduits. Cela fait moins de déchets et c'est moins cher. »

Reste aux consommateurs et aux industriels à accélérer le mouvement, comme dans d'autres pays européens. Déjà, les Angevins trient davantage (la collecte a progressé de 14 % l'an dernier) et jettent moins (l'usine d'incinération voit son tonnage baisser de 10 %). Tout bon pour la nouvelle usine qui traitera les déchets de l'agglomération, par méthanisation, dans quelques années.

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Crise financière passée et à venir : Paierons-nous les paris manqués de l’économie-casino ?

Alternatives Libertaires - Grégoire Mariman (AL Paris-Sud) – décembre 2007

Des difficultés de quelques ménages américains à la crise financière mondiale… On aimerait pouvoir se passer du monde de la Bourse et de son verbiage technocratique. Malheureusement le joujou des financiers est très fragile et, régulièrement, se sont nous qui payons leurs paris manqués.

Début 2007, quelques milliers de ménages américains se sont retrouvés dans l’incapacité de rembourser des crédits subprimes (voir encadré) auprès de leurs banques. Leurs maisons ont été saisies, mais du fait de la saturation du marché de l’immobilier, les sociétés spécialisées dans les subprimes ont été incapables de les revendre et se sont donc elles-mêmes retrouvées en défaut de paiement vis-à-vis de leurs banques.

Le mythe de la régulation du marché

Cette crise n’est que la continuité d’une série de crises financières toujours plus importantes commencée à la fin des années 1980. Régulièrement, des bulles éclatent, les dernières en date étant la bulle des pays émergents en 1997-98 et la bulle Internet en 2001. On peut alors se demander pourquoi personne n’a été capable de prévenir et de désamorcer ces crises.

Pour les idéologues libéraux, ces crises sont en fait bénéfiques pour l’économie mondiale, car elles permettraient à la finance de « s’autoréguler » en faisant éclater ses bulles et à l’économie réelle de se débarrasser de ses « branches mortes » : les entreprises les moins dynamiques. Ce point de vue cynique fait complètement abstraction des travailleuses et des travailleurs, de leurs conditions de vie, supposées pouvoir se dégrader à l’infini pour pouvoir absorber les chocs économiques. Il permet également de nier l’évidence : il n’y a personne au volant de cette machine folle qu’est le capitalisme mondial.

En gros, pour éviter ces crises, il faudrait que les entreprises et les banques ouvrent leurs livres de compte. Les risques propres aux différentes actions émises seraient alors beaucoup mieux évalués. Se fâcher tout rouge lors des crises économiques est une des habitudes des politiciennes et des politiciens. Ces grosses colères aboutissent systématiquement à… rien. Le secret des comptes des entreprises est justement une des conditions de la spéculation et il est hors de question pour la finance internationale de revenir dessus, ce que savent très bien, par exemple Sarkozy et Merkel. Pourtant, si elle avait lieu, l’ouverture des livres de compte serait une avancée pour les salarié-e-s… et ne servirait pas juste aux politiciens à faire diversion.

De leur côté, les financiers n’ont eu de cesse de fustiger les banques centrales, qui refusaient de baisser leurs taux d’intérêts. Ceux et celles qui passent habituellement leur temps à critiquer le « trop d’État » dans l’économie, en viennent donc à implorer l’État de bien vouloir rattraper leurs paris ratés. Baisser les taux directeurs, c’est faciliter les emprunts, donc permettre une relance de l’investissement des entreprises et recréer les conditions de la spéculation

Enrayer une crise… en amorçant la prochaine

Les banques centrales sont dans une situation délicate. Trop attendre peut approfondir la crise financière actuelle, au risque de provoquer une véritable crise économique. À l’inverse, trop baisser les taux sans avoir attendu que les « branches mortes » se soient bien cassées peut inciter des banques peu sûres à se relancer à corps perdu dans la spéculation. Au vu des sommes en jeu, c’est la crise monétaire et l’inflation qui guettent, avec à la clé une crise économique due à la sous-consommation. Le risque d’une généralisation de la crise actuelle à l’économie est bien réel.

Les banques centrales tentent de trouver un compromis entre les deux options. Ceux-ci ont tout à gagner à faire des paris risqués : s’ils gagnent, ils s’en mettent plein les poches, s’ils perdent, les conséquences sont tellement importantes que les États sont forcés d’intervenir pour rattraper leurs erreurs avec l’argent public. On comprend mieux alors pourquoi les crises sont de plus en plus violentes.

Les spéculateurs sauvés par l’argent public

Une seule chose est sûre : en cas de crise économique, se sont les gens qui paieront. Les crises économiques augmentent la pression des marchés sur les entreprises. Pour maintenir leurs bénéfices, celles-ci réduisent leurs coûts de production en baissant les salaires, en augmentant la durée de travail, en délocalisant, en se restructurant… Soit elles font faillite et les travailleurs sont au chômage, soit elles se maintiennent mais au prix de lourdes concessions des salarié-e-s. On entre alors dans le cercle infernal : la baisse des salaires entraîne la baisse de la consommation, donc plus de compétition entre les entreprises pour écouler leur production, donc une baisse des coûts de production etc. Ainsi la vie des gens dépend de la « finance-casino ».

En dernier ressort, ce ne sera donc pas le marché, les financiers ou les politiciens qui décideront de l’issue d’une crise économique éventuelle, mais bel et bien les consommateurs, en réussissant ou non à imposer d’autres choix de société.

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EXPULSION Manifestion de soutien à une mère sans-papiers

NOUVELOBS.| 12.01.2008 | 16:14

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne pour s'opposer au placement en centre de rétention et à la possible expulsion d'une mère de famille sans-papiers congolaise.

Des manifestants se sont rassemblées en fin de matinée samedi 12 janvier, devant l'école primaire Makarenko, où sont scolarisés les deux enfants de 10 ans et 5 ans de Nakezu Sebowa, mère sans papiers menacée d'expulsion, originaire de la République démocratique du Congo. Les manifestants se sont ensuite rendus en cortège à la mairie, derrière une banderole disant "des enseignants, des parents en colère. Rendez leur mère à nos enfants". Selon Jeanne Zerner, représentante des parents d'élèves FCPE de l'école Makarenko, ils ont été rejoints par des membres de l'équipe municipale sur le parvis de la mairie. Le maire (PCF) Pierre Gosnat leur a apporté son soutien.

"Une histoire de paperasserie" - "Une situation qui aurait dû être limpide est devenue kafkaïenne à cause de démarches qui ont traîné en longueur. C'est une histoire de paperasserie", s'est indignée Jeanne Zerner. Nakezu Sebowa, dont l'arrêté de reconduite à la frontière a été confirmé mercredi par le tribunal administratif de Melun, a été placée au centre de rétention de Plaisir dans les Yvelines, a indiqué l'élue FCPE.

Cette mère de famille élevait seule son fils de 10 ans, et sa fille de 5 ans, scolarisés à Ivry depuis 2002. Elle avait déposé une demande de régularisation dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006 sur les parents sans papiers d'enfants scolarisés en France, qui a été rejetée. Les enfants ont été pris en charge par une tante depuis l'arrestation de leur mère le 4 janvier devant son domicile, ont précisé des parents d'élève.

Posté par Kozett à 00:02 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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