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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 9 janvier 2008

Sarkozy a peur du vide

Courrier International 8 janv. 2008

L'hyperprésidence du chef de l'Etat français ne serait qu'une forme subtile d'angoisse existentielle : prouver en permanence à une audience - qui pourtant le sait - que le président, c'est bien lui.

Il y a des formulations qu'on n'applique pas à un président de la République. Souvent traité avant son élection d'"agité du bocal" par ses ennemis, Nicolas Sarkozy élu a hérité d'une nouvelle appellation : "l'hyperprésident". Le changement de signifiant n'a pas obéré grand-chose du signifié : l'activisme de Nicolas Sarkozy a toujours suscité une certaine perplexité, qui n'a fait que s'approfondir. Son omniprésence, qui écrase non seulement son gouvernement, Premier ministre en tête, mais aussi d'autres rouages de l'Etat, est généralement critiquée, par le peu qu'il reste d'opposition, comme une politique délibérée d'occupation du terrain. Même son souci, aussi soudainement ressuscité que sa flamme amoureuse, d'étaler sa vie privée sous les objectifs des photographes, est porté au compte de sa volonté supposée d'occulter le manque d'effets de son action.
Osons pourtant l'hypothèse que, dans le cas de Nicolas Sarkozy, une clé importante de compréhension des ressorts de son action n'est pas de l'ordre du conscient. Ainsi, depuis le début de son quinquennat, l'ancien maire de Neuilly semble dépenser une énergie considérable à prouver à une audience qui, elle, le sait depuis six mois, que c'est bien lui qui a été élu président.

Le nouveau locataire de l'Elysée paraît absorbé dans une perpétuelle entreprise de comblement d'un vide, magistralement décrite par l'écrivaine Yasmina Reza. Et aujourd'hui, plus encore qu'avant son élection, paraît étrange le sentiment que donne Nicolas Sarkozy, suivant lequel si ce n'est pas lui qui parle ou arpente la scène, le silence serait assourdissant et la scène vide.

D'où aussi cette impression, que le président fonctionne par succession de spasmes, rythmés par ses intuitions ou angoisses du moment. A force de vouloir démontrer qu'il est là où il est (au sommet), Nicolas Sarkozy finit par donner l'impression qu'il ne fait pas ce qu'il doit (faire fonctionner la machine en produisant des résultats). Ses angoisses ne sont sans doute pas plus justifiées que les attaques de ses critiques. Mais, paradoxalement, il serait bon que le président français se rassure un peu sur lui-même. Question de pouvoir cesser d'y penser.

Jurek Kuczkiewicz Le Soir

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Australie et Nouvelle Zélande - Vive la décroissance !

Courrier International 080108

Refus de l’hyperconsommation, mode de vie moins polluant... En Australie et en Nouvelle-Zélande, ces idées font école, notamment chez les jeunes.

Les adeptes de la décroissance (down­shifters ou downsizers) [décélérateurs ou encore ralentisseurs] vivent dans les grandes villes comme dans les petites, mais aussi à la campagne. Ils traversent les générations et les professions, mais la plupart appartiennent aux classes moyennes ou supérieures. Ils parlent de liberté, de redécouverte des plaisirs simples, de bien-être, d’harmonie. Ils savent que moins peut être plus. Peut-être certains sont-ils vos voisins. D’ailleurs, avec la hausse des prix de l’alimentation, le poids de l’énergie dans les budgets et le spectre toujours présent d’un effondrement du marché de l’immobilier, tout le monde pourrait bientôt avoir à s’efforcer de vivre mieux avec moins.

Dans le livre Affluenza [terme désignant le “complexe d’opulence”], Clive Hamilton, directeur de l’Australia Institute, un groupe de réflexion plutôt de gauche, définit ainsi les adeptes de la décroissance : ce sont “des individus qui procèdent à un changement volontaire et à long terme de leur mode de vie, passant par des revenus sensiblement moins élevés et par une baisse de leur consommation”, et qui aspirent à mener une vie plus épanouissante, ayant plus de sens. Libérés du joug de la routine capitaliste, ils travaillent moins et dépensent moins, et le font de façon plus constructive.

L’ouvrage Affluenza est une dissection accablante de la perversion des valeurs de l’hyperconsommation. Les adeptes de la simplicité volontaire, assurent les auteurs, forment une force sociale puissante mais très méconnue, en butte à la culture de la consommation frénétique. Selon une étude de 2002 citée dans l’ouvrage, 23 % des adultes australiens ont “décéléré” d’une façon ou d’une autre au cours des dix années précédentes. Et Clive Hamilton estime que ce chiffre est en progression.

Souvent, le choix de lever le pied part de considérations pratiques, mais le réexamen critique qu’il entraîne conduit aussi à une prise de conscience écologique. Ce fut le cas pour Bevan Woodward et son épouse, Gera. Quand ils se sont rencontrés, ils étaient tous deux en train de revoir leur façon de vivre pour être en phase avec leurs nouvelles valeurs. Bevan a quitté son emploi de directeur commercial il y a dix ans après s’être rendu compte qu’il était profondément malheureux et qu’une Harley Davidson ou une énième chemise à 300 dollars n’y changerait rien. Gera, qui gagnait autrefois jusqu’à 100 000 dollars par an dans le marketing, a vu ses valeurs changer après la naissance de son fils Jerome. Elle travaille aujourd’hui pour Plunket, une société néo-zélandaise de soins de santé pour les enfants. Bevan, de son côté, est devenu fou de vélo. Il dirige désormais un groupe de défense des intérêts des cyclistes et mène des actions de sensibilisation pour des organismes écologistes et sociaux, pour un salaire bien loin de ce qu’il gagnait auparavant. Le couple projette par ailleurs de s’installer dans un écovillage.


Le bien-être, que ce soit au sens moral ou en tant que plaisir, voilà ce qui a conduit Niki Harre et son mari, Keith Thomas, à la décroissance dans leur vie de famille. Keith, qui travaillait comme artiste, s’est lancé dans la plantation et l’entretien de potagers et de vergers dans la région d’Auckland. Niki, qui est la sœur de la femme politique aujourd’hui retirée Leila Harre, est psychologue à ­l’université d’Auckland. Tous deux tiennent compte des répercussions sociales et écologiques de tout ce qu’ils consomment, et cela se traduit par une décroissance progressive. “Il suffit de lire un article sur les méfaits des verres en plastique et vous ne pouvez plus vous en servir, explique Keith Thomas. Cela finit par faire partie de ce que vous êtes.” Niki précise : “Bien sûr, on fait des entorses, mais on les regrette. Cela nous est désagréable.”

Leur but ? Redonner un sens au “vivre ensemble” - Avoir un comportement respectueux de l’environnement n’est ni difficile ni pénible, assurent-ils. “A certains égards, c’est plus compliqué du point de vue pratique, il faut évaluer tout ce qu’on fait, reconnaît Niki Harre. Mais ce mode de vie a ceci de beaucoup plus simple que vous vous appuyez sur un cadre solide pour déterminer tout ce que vous faites. Cela clarifie tout.”
En 1981, Duane Elgin créa l’expression “simplicité volontaire” pour définir la démarche des individus voulant vivre mieux avec moins, consommer de façon responsable et faire l’examen de leur vie pour déterminer ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Loin d’être un renoncement au matérialisme, une vision romantique de la pauvreté ou même une privation auto-infligée, la philosophie de la simplicité volontaire consiste à vivre selon ses moyens et ses valeurs
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Suite : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=81112

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MICROSOFT - Bill Gates fait ses adieux au monde de l'informatique

NOUVELOBS 08.01.2008

Le multimilliardaire, qui se consacrera désormais exclusivement à sa fondation humanitaire, dresse sa vision de ce que sera la deuxième décennie numérique.

Bill Gates a pour la dernière fois dessinée sa vision du monde de l'informatique, dimanche 6 janvier, à l'occasion de son ultime discours inaugural du Consumer Electronic Show de Las Vegas, qui devrait être son onzième et dernier.
Le co-fondateur de Microsoft, qui est l'un des hommes les plus riches du monde, va en effet quitter son poste de directeur technique de Microsoft en juin prochain. Il compte se consacrer entièrement à sa fondation humanitaire.
"Ce sera la première fois depuis que j'ai eu 17 ans que je n'aurai plus mon boulot à temps complet chez Microsoft", a lancé Bill Gates, âgé de 52 ans. "Je ne sais pas comment sera mon dernier jour, ce sera bizarre."


Evolutions technologiques
- Bill Gates a prédit dans son discours une décennie d'évolutions technologiques encore plus rapides que celles des dix dernières années.
Devant une foule de professionnels, il a dessiné un avenir dans lequel Internet serait disponible partout, les données accessibles sur n'importe quel appareil, la vidéo haute-définition envahissant toutes les surfaces, y compris les tables ou les murs, ou encore des mondes virtuels de plus de plus sophistiqués.
"La première décennie numérique a été un énorme succès. Mais ce n'est qu'un début: rien n'empêche que nous allions encore plus vite et encore plus loin durant la deuxième", a-t-il lancé.
Bill Gates a affirmé que plus d'un milliard d'ordinateurs sont en fonctionnement actuellement sur la planète et que 40% de la population possède un téléphone portable. "Les applications seront installées sur internet, en 'nuage' comme on dit", a-t-il déclaré.

"Interfaces naturelles"
- Cette analyse remet en question le cœur de métier de Microsoft, qui repose actuellement sur la vente de logiciels que chaque utilisateur doit installer sur son propre ordinateur. "Accéder à vos données partout sera considéré comme acquis", a dit Bill Gates, "les utilisateurs n'auront plus besoin de se rappeler sur quel appareil ils les ont placées".
La deuxième décennie numérique sera selon lui dominée par les "interfaces naturelles", comme les écrans tactiles et les contrôles gestuels.

Vidéo -
Lors de sa dernière "keynote", Bill Gates a montré une courte séquence dans laquelle il joue son propre rôle, sous un jour plus humoristique.

http://www.usatoday.com:80/tech/products/2008-01-06-gates-interview_N.htm

Posté par Kozett à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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