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vendredi 4 janvier 2008

Les Indégivrables : Fini la clope

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Plantu : Voeux 2008

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COLOMBIE : Le chef des FARC appelle à une "offensive générale" en 2008

LEMONDE avec AFP | 03.01.08 | 20h08 

Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Manuel Marulanda, demande à ses troupes de "commencer à préparer les conditions d'une offensive générale" contre le gouvernement du président colombien Alvaro Uribe.

Ce message de fin d'année, daté du 24 décembre, a été publié jeudi 3 janvier par l'Agence bolivarienne de presse (ABP), proche de la guérilla. "Il faut profiter de la crise générale que traverse le gouvernement et de la fatigue de certaines unités militaires", affirme le guérillero, âgé de 77 ans. Il juge nécessaire de mener "des actions armées sur les routes, dans les hameaux, les centres urbains, les villages et les casernes sans laisser de trêve à l'ennemi".

Le fondateur de la guérilla, en rébellion contre les autorités depuis 1964, ne fait aucune allusion à l'opération humanitaire visant à remettre trois otages au président vénézuélien Hugo Chavez, qui a capoté en début de semaine, quand les FARC ont indiqué que des opérations de l'armée les empêchaient de libérer la collaboratrice d'Ingrid Betancourt Clara Rojas, son fils né en captivité et une ancienne députée.

Mais il rappelle que les FARC demandent la démilitarisation des municipalités de Florida et Pradera, dans le sud du pays, afin d'organiser un échange entre plus d'une quarantaine d'otages, dont Ingrid Betancourt, et quelque 500 guérilleros emprisonnés. "Si le président Uribe avait fait procéder à un retrait militaire à Florida et Pradera, le problème aurait été réglé depuis des années. Et ainsi, personne n'aurait perdu, tout le monde aurait gagné", estime Manuel Marulanda.

Le chef de l'Etat colombien s'est toujours opposé à une telle démilitarisation, estimant qu'elle permettrait à la guérilla d'étendre ses positions.

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Plantu : Evaluation individuelle

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Plantu : Légion d'honneur

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Pessin : Baril en augmentation

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Il croit dur comme fer en la maison en terre

Ouest-France – 02/01/08 - Patrice MOYON.

À Kaboul, un architecte franco-afghan plaide pour des maisons construites en terre. Et trouve une oreille attentive en France.

Depuis sa mise au point par un Français, Louis Vicat, au début du XIXe siècle, le béton s'est imposé dans la construction. Hégémonique à Paris ou au Japon et même dans les régions les plus reculées du globe. Comme à Kaboul où l'eau et l'électricité se font rares. « Absurde », soupire Ashmat Froz.

Frais en été, chaud en hiver

Formé à Rennes, cet architecte franco-afghan aurait pu surfer sur la vague de l'immobilier en Bretagne. Mais l'ami d'enfance du commandant Massoud a voulu rester fidèle à son pays. Il est revenu à Kaboul où il vit désormais une partie de l'année. Professeur à l'université polytechnique, il plaide pour le retour de l'architecture en terre crue. « C'est le matériau traditionnel utilisé en Afghanistan pour la construction des maisons. Renouvelable, il garde les maisons fraîches en été et les protège du froid en hiver. »

Kaboul, la ville de tous les extrêmes. Et pas seulement parce que les habitants vivent la peur chevillée au corps. Dans l'angoisse des attentats suicide. Perchée à 2 000 mètres d'altitude, traversée par une chaîne de montagnes, on y gèle en hiver, étouffe en été. Ici tout manque. Dans des quartiers éventrés par la guerre, des immeubles poussent pourtant à la hâte. « On fait, ici, ce que vous essayez d'abandonner en France : des habitations gourmandes en énergie qui utilisent des matériaux difficilement recyclables », peste-t-il. Dans les embouteillages, son vieux break japonais se fraie un passage au milieu des troupeaux de chèvres et des convois sécurisés de la Force internationale.

Devant l'université construite par les Russes, des hommes en armes surveillent les entrées et les sorties. Des enfants descendus de la montagne font la navette, chargés de jerricans pour approvisionner en eau leur famille. Dans le ciel noirci par les gaz d'échappement, une tache de couleur : celle d'un cerf-volant bricolé avec des sacs en plastique.

C'est ici que Ashmat Froz a installé un laboratoire expérimental soutenu par la coopération française. L'idée : innover pour améliorer les techniques traditionnelles de la terre crue. « Avec les seules ressources locales, sans électricité, on peut reconstruire des villages. Être moderne tout en restant fidèle à nos traditions architecturales. »

En France aussi

Rien à voir avec la France ? « C'est ce que vous croyez », sourit-il. « Dans le bassin de Rennes, jusqu'à la fin du XIXe siècle, une bonne partie de l'habitat était en torchis et donc en terre. » Tout comme dans le Dauphiné avec le pisé. « C'est pour sauver ce patrimoine que l'école d'architecture de Grenoble a commencé à s'y intéresser. » Avec le laboratoire CRAterre (1) installé dans ses locaux, elle bénéficie d'une chaire à l'Unesco et travaille en lien avec l'ENTPE (l'École nationale des travaux publics) de Vaulx-en-Velin.

En Normandie, les artisans du bâtiment, membres de la Capeb, s'y mettent à leur tour. Ils ont créé Asterre, l'Association nationale des professionnels de la terre crue afin de former des professionnels (2). « On voulait maintenir des compétences et sauvegarder le patrimoine normand », explique Pascal Dufour, secrétaire régional de la Capeb de Haute-Normandie. « Le Grenelle de l'environnement devrait nous aider à populariser nos idées. »

(1) www.cratere.archi.fr

(2) www.asterre.org

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