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jeudi 3 janvier 2008

BARTABAS : " Les raisons de la colère "

BARTABAS ECRIT A ALBANEL

publié dans Le Nouvel Observateur du 3 janvier 2007)

Convoqué à la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile de France le vendredi 21 décembre, trois heures avant le début de son spectacle, Bartabas s’est mis en colère et s’en est pris au mobilier de la DRAC en apprenant que l’Etat ne tiendrait pas ses promesses budgétaires envers l’Académie du spectacle équestre de Versailles. Interpellé deux heures plus tard et mis en garde à vue  jusqu’au lendemain en fin de matinée à la suite d’une plainte déposée par le directeur de la DRAC, il nous a confié cette lettre ouverte au ministre de la Culture et de la Communication.

Sachez, Madame la Ministre, que s’il vous est arrivé de me qualifier de "grand artiste, mondialement connu", je me considère, moi, comme un artisan qui jour après jour, du matin au soir, aux cotés de cinquante compagnons, travaille avec passion et dévouement à cette forme nouvelle que nous avons créée et qui, comme vous le dites, "enchante le public depuis plus de 20 ans".

Oui, le Théâtre Zingaro peut se targuer aujourd’hui de jouer à guichet fermé, où qu’il se trouve, en France comme à l’étranger.

Il a, pour en arriver là, soir après soir depuis 20 ans, tissé patiemment une vraie relation, faite de fidélité et de respect, avec son public ; sans jamais se compromettre dans les émissions crétinisantes de la télévision que vous financez en les assimilant abusivement à un service public.

Oui, Madame la Ministre, on peut proposer un travail exigeant, sensible, et pourtant populaire - si ces mots ont encore un sens pour vous.

Cette "œuvre" d’une vie n’a de sens que dans le respect absolu que nous portons à la représentation publique ; ce "rendez-vous" qui est sa raison d’être.

C’est pour cette raison, Madame la Ministre, que l’on ne convoque pas un artiste trois heures avant une représentation pour lui annoncer une telle nouvelle ; et lorsque celui-ci donne à son désespoir l’expression de la colère, on ne demande pas deux heures après les faits sa mise en garde à vue, l’empêchant de se rendre à son théâtre pour la représentation du soir.

C’est faire preuve de mépris, ou au mieux d’incompétence. Et sur ce point, Madame la Ministre, j’aimerais entendre vos excuses.

Parallèlement au Théâtre Zingaro d’Aubervilliers, j’ai rêvé l’Académie du spectacle équestre de Versailles pour affronter sans tricher ce que la génération qui m’a précédé – celle de 68 - a oublié d’assumer : la transmission du savoir.

Je la considère, moi, comme un devoir, une mission - mais ces mots ont-ils encore un sens pour vous ? A travers le parcours d’un homme et d’un cheval qui s’apprennent, je veux transmettre une conception du travail bien fait, dans l’écoute et le respect de l’autre, du public et de soi-même.

J’ai rêvé cette compagnie école pour dire aux jeunes d’aujourd’hui qu’il est possible de se construire en travaillant et non de se détruire au travail.

Cela, Madame la Ministre, je l’ai rêvé… et je l’ai créé, bénévolement, en y consacrant beaucoup de temps, d’énergie et de passion. Alors qu’il m’eût été facile d’enseigner mon art dans le monde entier contre une forte rémunération.

Cette Académie n’est pas la mienne ; elle appartient à ceux qui l’a font exister, jour après jour, prouvant ainsi la valeur de leur engagement.

Voilà cinq ans qu’ils se battent pour faire exister ce rêve et prouver sa pertinence. C’est aujourd’hui une école unique au monde, et que le monde vous envie !

Voilà plus d’un an que mes administrateurs et moi-même alertons les pouvoirs publics sur la nécessité de prendre en considération nos demandes somme toute très modiques, puisqu’elles concernent moins de 20% du budget général.

Depuis un an, ce ne sont de la part de vos services que méfiance, tergiversation et humiliation, jusqu’aux faits récents dont vous ne pouvez ignorer le détail.

Face à tant de mépris et d’arrogance, je ne comprends plus qu’à travers vous, Madame la Ministre, l’Etat français grâce à sa politique culturelle soit si fier de pouvoir compter Bartabas parmi les artistes représentant le mieux la France à l'étranger, lui dont le parcours jugé irréprochable a permis de créer l’une des plus importantes compagnies françaises.

Si les choses devaient en rester là, je me verrais dans l’obligation de remettre toutes les distinctions dont l’Etat français a bien voulu m’honorer. (lire ci-dessous)

Elles ne représenteraient plus rien pour moi, et votre fonction à travers vous, pas grand-chose.

Bartabas

Bartabas a reçu les distinctions suivantes :

Chevalier de l’Ordre National du Mérite, remis par Madame Catherine Trautman, Ministre de la Culture et de la communication, le 01/04/1999

Chevalier du Mérite Agricole, remis par Monsieur Jean Glavany, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le 04/02/2002

Chevalier de l’Ordre National des Arts et des Lettres, remis par Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication, le 22 juin 2004.

Chevalier de la Légion d’Honneur, par décret de Monsieur le Président de la République, le 31 décembre 2004 – décoration non remise.

Posté par Kozett à 13:03 - Culture - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pierre Larrouturou, le poil à gratter du PS

Ouest-France - Michel URVOY – 02/01/08

L'économiste Pierre Larrouturou invite tous les socialistes à se mettre au travail.

Il en a assez des instincts suicidaires du PS, des mensonges économiques, des idées reçues sur le temps de travail ou la mondialisation. Et il le crie.

La semaine des quatre jours, vous vous souvenez ? C'est lui, Pierre Larrouturou, l'économiste chauve à la parole mitraillette. Même si ses ambitions se sont terminées sur le strapontin de « délégué national Europe » au PS, ce rocardien de 43 ans n'est pas du genre à renoncer. Il secoue le cocotier socialiste. Avec un livre et une pétition.

Le livre (1) : pas facile de résumer ces 380 pages préfacées par Michel Rocard. En gros : si le pouvoir d'achat baisse, ce n'est pas à cause des 35 heures ni de la mondialisation qui rapporte plus qu'elle ne coûte. Le phénomène est antérieur et observable dans tous les pays. La part de la rémunération dans la richesse produite baisse partout, beaucoup et depuis longtemps, au profit des dividendes distribués aux actionnaires. On assiste donc à un enrichissement d'une infime minorité et à une paupérisation générale des salariés, des précaires et des chômeurs. Et quand on fait la moyenne du temps travaillé, sans compter les chômeurs, on s'aperçoit, calcule Larrouturou, qu'on est en dessous des 35 heures, surtout aux États-Unis. D'où son idée de la semaine des quatre jours pour offrir des emplois, à masse salariale constante pour l'entreprise, à ceux qui n'en ont pas ou qui travaillent quinze heures. Et ça décoiffe ainsi sur les déséquilibres internationaux, la croissance qui n'est nourrie que par la dette, les retraites...

Des solutions, Larrouturou en a plein. Nationales, sur le temps de travail, la précarité, la recherche... Européennes, à travers un impôt sur les bénéfices du niveau de l'impôt américain, un traité social... Il n'est sans doute pas facile de « modéliser » ce foisonnement passionné d'analyses et de propositions. Pour le faire, encore faut-il que les socialistes les lisent. « Quelques-uns l'ont fait... »

La pétition : « L'appel pour que le PS se mette au travail » (www.nouvellegauche.fr) a été signé par une quinzaine de parlementaires, dont Michel Rocard, Patricia Adam (Finistère), Claude Saunier (Côtes-d'Armor), des élus locaux, dont Claudy Lebreton (président des Côtes-d'Armor) et des milliers de militants. Le but : bosser pour reconstruire. Selon les statuts du PS, il faut 5 000 signatures pour déclencher une convention extraordinaire.

« Après 25 ans de crise et trois défaites aux présidentielles, si on se met au travail, en quelques mois, on peut construire une alternative globale ». 

(1) Le Livre noir du libéralisme, aux éditions du Rocher. 18 €.

Posté par werdna à 12:12 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L’inapplicable volet de la loi sur la récidive est retouché en catimini

ONDINE MILLOT - Libération jeudi 3 janvier 2008

A fabriquer des lois dans la hâte… on est parfois obligé de les détricoter tout aussi rapidement. C’est l’expérience faite par Rachida Dati, avec son emblématique loi contre la récidive qu’elle a dû amender discrètement le 16 novembre, quatre mois après son adoption en urgence le 10 août. Le texte avait pour fonction d’incarner la «fermeté» du tout nouveau gouvernement face à la délinquance. Il instaure notamment des «peines planchers» en cas de récidive. Dans un volet moins médiatisé, la loi s’emploie également à durcir les conditions de remise en liberté anticipée (libération conditionnelle, semi- liberté, réduction de peines…) et de permission de sortie pour certains détenus.

Bloquées. En effet, avant la loi, l’expertise psychiatrique était une condition nécessaire pour pouvoir remettre en liberté des personnes condamnées aux infractions les plus graves du code pénal : meurtre ou viol de mineur, crimes avec actes de torture et de barbarie. Avec la nouvelle loi Dati, la condition nécessaire et indispensable de l’expertise psychiatrique est étendue à de nombreuses autres infractions (violences conjugales, incendies volontaires, exhibition sexuelle, destruction et dégradation de biens, etc.). «En clair, résume David De Pas, juge d’application des peines (JAP) et secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature, des personnes qui avaient l’habitude d’obtenir régulièrement des permissions de sortie se sont retrouvées du jour au lendemain bloquées dans leur établissement, en attente d’une expertise psychiatrique, ce qui prend au moins six mois. Quant aux demandes de libération conditionnelle en cours, poursuit-il, elles ont été également freinées brusquement.»

«Goulets d’étranglement». Dans un contexte de prisons surpeuplées (au 1er décembre 2007, il y avaient 65 000 personnes placées sous écrou en France ; parmi elles, 62 000 étaient incarcérées), une telle mesure ne pouvait qu’accroître dangereusement la pression. «Avec, d’un côté, un manque crucial d’experts et, de l’autre, de plus en plus d’expertises demandées par la Justice, c’est vrai que la loi allait créer d’importants goulets d’étranglement», reconnaît une source proche de la Chancellerie.

Alertée, la ministre de la Justice a donc fini par réagir en novembre avec un décret qui marque un net retour en arrière. Désormais, l’expertise psychiatrique n’est plus obligatoire pour les infractions les moins graves. «Un décret qui modifie en douce une loi médiatique quelques semaines après son adoption, c’est un procédé choquant, voire théoriquement illégal» , s’insurge De Pas.

La «rétention de sûreté» à l’Assemblée

Ces rétropédalages n’arrêtent pas la machine : les lois répressives s’enchaînent. Mardi prochain sera examiné à l’Assemblée le texte sur la «rétention de sûreté», préparé en urgence à la demande du Président de la république suite à l’affaire Evrard d’Août 2007.

Posté par werdna à 10:49 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En 2008, la rupture aussi avec 2007 ?

«  l'année 2008 ouvrira une "deuxième étape": "celle d'une politique qui touche  davantage encore à l'essentiel, à notre façon d'être dans la  société et dans le monde, à notre culture, à notre identité, à nos valeurs, à notre rapport aux autres....Je ne crois pas à la brutalité comme méthode de gouvernement." - Nicolas Sarkozy

Egalement "mettre au coeur de la politique le souci de  l'intégration, de la diversité, de la justice, des droits de  l'Homme, de l'environnement", et surtout "moraliser  le capitalisme financier "...   

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Posté par werdna à 04:49 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fadela Amara dit qu'elle ne votera pas Nicolas Sarkozy en 2012

REUTERS : jeudi 3 janvier 2008 - Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - La secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville, Fadela Amara, dit, dans un entretien publié par Le Point, qu'elle ne votera pas pour Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle en 2012.

"Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", dit-elle à l'hebdomadaire.

Priée de dire si elle votera pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle répond : "non et il le sait".

Elle explique qu'elle votera socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendra. Le meilleur candidat du PS serait selon elle François Hollande.

La secrétaire d'État siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Elle précise qu'elle se considère comme socialiste mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère".

"C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le XVIe, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle.

Fadela Amara doit présenter le 22 janvier un plan consacré aux problèmes des banlieues.

Bien sûr la pseudo-ouverture a provoqué une "purge" au PS. Est-il nécessaire de rappeler que dans l'opposition socialiste nombreux sont ceux qui n'ont pas cédé aux sirènes de l'Elysée et qui continuent à accomplir avec honnêteté leurs fonction d'élus dans la capitale, les régions et les départements ?

Posté par werdna à 04:35 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le bilan officiel des violences du Nouvel an contesté

REUTERS : mercredi 2 janvier 2008 - Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Le bilan officiel des violences de la nuit de la Saint-Sylvestre en France, présenté par le ministère de l'Intérieur comme relativement calme et en baisse par rapport à l'an dernier, est contesté par l'opposition socialiste qui demande la publication du "vrai" total.

Alors que la Direction générale de la police nationale (DGPN) fait état de 372 véhicules incendiés cette année, dont 144 en Ile-de-France et 228 en province, une totalisation préfecture par préfecture semble aboutir à des chiffres supérieurs, déclare dans un communiqué le porte-parole du PS Julien Dray.

Il prend l'exemple du Bas-Rhin où la DGPN parle d'une "vingtaine" de véhicules brûlés alors que la préfecture de Strasbourg a publié officiellement le chiffre de 51, en hausse par rapport à l'an dernier.

"A ce rythme, on comprend comment la ministre arrive à se targuer d'une baisse de 30% des incidents. Nous demandons la publication nationale, préfecture par préfecture, du bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre", dit Julien Dray.

Une polémique similaire avait éclaté l'an dernier, six mois avant les élections présidentielles. Le gouvernement, où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, faisait état initialement de 397 véhicules brûlés lors du Réveillon 2006, chiffre qui s'était avéré être très sous-évalué.

Une enquête journalistique d'Europe 1 auprès des préfectures, reprise alors par plusieurs médias, avait abouti à un total de 683 voitures brûlées.

La discordance semble venir du fait que le ministère utilise des chiffres de la DGPN arrêtés très vite, à 06h00 du matin, alors que tous les incidents n'ont pas encore été pris en compte statistiquement.

Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy ont cette année communiqué sur les chiffres contestés de la DGPN pour avancer que leur action avait porté ses fruits.

"Le bilan de cette nuit est satisfaisant. Il y a eu globalement moins de départs de feux volontaires et quasiment aucun affrontement entre bandes ou avec les forces de police", a déclaré le président mardi lors de sa première cérémonie de voeux à l'Elysée, devant des personnels ayant travaillé pendant la nuit.

Ces violences du Nouvel an, apparues au début des années 90 notamment à Strasbourg, se répètent désormais chaque année comme un rituel, notamment dans les banlieues pauvres.

Elles donnent lieu à une importante mobilisation policière, même si l'on s'en tient aux chiffres officiels. Le ministère parle ainsi pour cette année de 259 interpellations et d'un bilan de quatre fonctionnaires de police légèrement blessés.

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Les syndicats demandent un vrai débat sur les retraites

REUTERS : mercredi 2 janvier 2008 - Jean-Baptiste Vey 

Des syndicats ont accusé mercredi le gouvernement d'avoir déjà décidé l'allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, privant les Français de tout débat démocratique sur cette question.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a critiqué le rapport transmis lundi au Parlement et qui évoque ces futurs allongements. "Il intègre comme s'il était naturel 41 ans en 2012 et 41,5 ans en 2020. Nous ne sommes pas d'accord", a-t-il déclaré sur France Inter. "Nous demanderons le blocage des compteurs à 40 ans", lors du rendez-vous sur les retraites prévu en 2008, a-t-il ajouté.

Selon la Fédération syndicale unitaire (FSU), le premier syndicat de fonctionnaires, le gouvernement "essaye d'imposer l'idée qu'il n'y pas d'alternative" à cet allongement. "La FSU refuse que le nécessaire débat démocratique sur l'évolution des retraites soit interdit par l'énoncé de règles technocratiques au nom de contraintes présentées comme objectives, alors qu'elles portent des choix politiques de société qui sont ainsi masqués aux yeux de l'opinion", lit-on dans un communiqué.

Le syndicat estime que "le slogan 'travailler plus longtemps parce que l'on vit plus longtemps' n'est là que pour cacher la baisse programmée des pensions, qui est le véritable objectif de ces réformes".

La loi de 2003 stipule que la durée de cotisation pour une retraite à taux plein évolue "de manière à maintenir constant, jusqu'en 2020", le rapport constaté en 2003 entre durée moyenne de cotisation et durée moyenne des retraites. Elle prévoit l'allongement à partir de 2009 de la durée de cotisation "d'un trimestre par année pour atteindre quarante et une annuités en 2012" sauf si ce rapport a évolué entre-temps.

Le texte rendu public lundi s'appuie sur les conclusions du Conseil d'orientation des retraites (COR), chargé d'examiner ces questions et qui estime que l'application de la loi de 2003 devrait déboucher sur le passage progressif à 41 ans d'ici 2012 et 41,5 ans d'ici 2020.

Selon le COR, la situation financière des régimes de retraite s'est dégradée plus qu'il n'avait été anticipé en 2003. Alors que la réforme avait pour objectif d'assurer l'équilibre financier des régimes à l'horizon 2020, leur besoin de financement atteindrait 24,8 milliards d'euros en 2020, estime-t-il.

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Légion d'Honneur: ça coince pour la promotion 2007

Source AFP mercredi 2 janvier 2008

Publiée en principe le 1er janvier, la liste de promotion est toujours en préparation. Cause du retard: la parité n’était pas respectée.

Chaque 1er janvier est publiée la liste de promotion de la Légion d'Honneur. Un classique. Sauf cette année: Pas de trace des promus dans le journal officiel de mardi!

Raison avancée par l'Elysée: le retard de publication de la promotion de l'ordre du Mérite, attendue depuis le 11 novembre... «La liste de l'ordre du Mérite n'étant toujours pas sortie, cela bloque la promotion de la Légion d'honneur» explique -t-on à demi-mot à l'Elysée.

Pourquoi ce retard? Tous les dossiers ont été revus à la demande de Nicolas Sarkozy. «Il n'a pas hésité à retourner des propositions aux différents ministères parce qu'il estimait que la parité n'était pas du tout appliquée» apprend t-on dans les couloirs de l'Elysée.

De quoi satisfaire le réseau d'associations féministes «Demain la Parité» qui dénonçait le faible pourcentage de femmes (23%) promues au titre de la légion d'Honneur lors de la promotion du 14 juillet 2007.

Il ne dort ni ne sommeille...

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La fiabilité des éthylotests contestée

LIBERATION.FR : mercredi 2 janvier 2008

Un tribunal a donné raison à un avocat qui a contesté la fiabilité des éthylotests utilisés par les forces de l’ordre. Une mauvaise utilisation est en cause.

Un avocat spécialisé dans le code de la route, Me Jean-Baptiste Iosca, a indiqué aujourd’hui avoir contesté avec succès devant un tribunal la fiabilité des éthylotests employés par les forces de l'ordre.

L'avocat a ainsi confirmé une information du Parisien d’hier. «Selon les rapports d'utilisation et d'approbation des modèles utilisés, il faut attendre 30 minutes entre le moment où l'automobiliste est arrêté et le moment où il souffle dans l'éthylotest pour être certain que le niveau de nicotine ne viendra pas vicier le test. Or les policiers ne respectent jamais ce délai», a indiqué Me Iosca. Pour lui, «la plupart du temps, le délai entre le moment où est arrêté l'automobiliste et le contrôle d'alcoolémie est de trois minutes».

C'est ce qu'il a plaidé devant le tribunal de grande instance de Lure (Haute-Saône) où il défendait un automobiliste poursuivi pour un taux d'alcoolémie de 1,4 g/l.

Le tribunal lui a donné raison le 26 octobre. «Cette décision judiciaire fait jurisprudence car elle est particulièrement bien motivée», souligne Me Iosca.

«Cela risque de faire tomber toutes les procédures»
Cécile Petit, déléguée interministérielle à la sécurité routière, a indiqué pour sa part que «cette décision tout à fait isolée ne saurait sérieusement porter atteinte à la fiabilité des éthylotests et à la manière dont ils ont été utilisés».

Pour elle, «le cadre juridique est clair: les éthylotests utilisés sont labellisés et homologués et les agents de police judiciaire sont formés pour les utiliser».

«C'est la première fois qu'on plaidait ce vice de procédure et le tribunal nous a entendu», se réjouit Me Iosca. «Cela risque de faire tomber toutes les procédures» pour abus d'alcool au volant, note-t-il en estimant que «c'est une bonne nouvelle pour tous les citoyens car la loi va être mieux appliquée».

Me Iosca a attendu pour communiquer sur cette décision judiciaire la fin du délai de deux mois pendant lequel l'avocat général peut faire appel de la décision.

Cécile Petit, relevant qu'il y a eu près de 10 millions de contrôles d'alcoolémie en 2007, a également rappelé que «l'alcool est devenu le premier facteur de risque sur la route en France et que si tous les conducteurs avaient respecté le taux légal en 2007 près de 1 300 vies auraient été sauvées».

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Bientôt des centres de rétentions pour les fumeurs clandestins

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