samedi 29 décembre 2007
Un voyage du bon côté de la planète, avec l’association « Reporters d’espoirs ».
Libération : samedi 29 décembre 2007
Loin de l’humanitaire spectacle, des centaines d’initiatives discrètes cherchent à faire bouger le monde par sa base. Développement local, microcrédit, associations de quartier…
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Afghanistan, Guinée, Mauritanie, Sénégal, France… Partout dans le monde, des initiatives discrètes cherchent à créer les conditions d’un renouveau économique et social dans des zones, des pays ou des secteurs en crise, , des centaines d’associations et d’individus travaillent dans l’ombre sur des projets de développement à long terme qui changent concrètement la vie des plus démunis, au Sud comme au Nord.
Un Lorrain a créé une entreprise florissante de distillation en Afghanistan : roses, fleurs d’orangers et plantes médicinales.
L’association Univers-Sel des paludiers de Guérande diffusent dans les pays du Sud. Comme en Guinée, leur savoir-faire depuis 1994. L’association intervient aussi sur les rizicultures pour la gestion de l’eau.
Après trente ans, le microcrédit, développé par le Bangladais Muhammad Yunus a aidé plus de 100 millions de personnes dans le monde. L’outil financier s’avère aussi multiforme qu’adaptable aux situations économiques et aux besoins de chaque pays. Créée à la fin des années 80 pour importer et adapter le concept de microcrédit en France, l’Adie en est aujourd’hui le bras armé dans l’Hexagone, avec plus de 50 000 crédits délivrés, dont 10 000 pour la seule année 2007.
Un procédé simple mais révolutionnaire permet de faire pousser des arbres fruitiers au Sahel. Jacques Gasc, Français d’origine russe né au Brésil et habitant l’Afrique depuis quarante-cinq ans est agronome et économiste de formation. Depuis quinze ans, il plante au Sénégal près de 30 000 arbres chaque année, avec comme soutien principal le Rotary International.
Taddy Blecher fait partie de ces Blancs qui voulaient quitter l’Afrique du Sud en 1991. «Comme d’autres Blancs, j’avais décidé d’émigrer à cause des problèmes de criminalité, raconte-t-il. Mais, quinze jours avant mon départ, j’ai pris conscience qu’on pouvait lutter contre l’insécurité par l’éducation.» Taddy Blecher repose ses valises. Il fait le pari d’ouvrir une université gratuite. Pari gagné. Depuis 2005, Community and Individual Development Association offre des formations diplômantes en gestion, commerce et administration, des secteurs longtemps réservés aux enfants des familles aisées. Avec un taux de réussite de 70 %, le système fonctionne, et les deux tiers des étudiants trouvent un emploi dès l’obtention de leur diplôme.
Des veuves irakiennes obtiennent une pension de survie. Elles sont trois millions, soit une Irakienne sur six, et pourtant dépourvues de droits élémentaires. Trois millions de veuves dans un pays qui a connu trente ans de guerre et de violences. En 2006, les Iraki Rising Women (IRW), «les Femmes debout», ont lancé, avec d’autres groupes de femmes et d’étudiants, une campagne pour leurs droits. 2 250 veuves ont déjà obtenu une pension. Un chiffre modeste, car la reconnaissance des droits des veuves se heurte à la corruption et aux lourdeurs de l’administration.
La Chine filtre l’eau par les plantes. La technique permet de réduire de moitié la consommation au robinet. C’est l’entreprise française Phytorestore, spécialisée dans la dépollution écologique, qui a conçu, entre autres, les jardins filtrants de Jinhe.
C’est bien plus écolo, le diesel à l’eau. Vulcano est né dans la tête d’Alberic Barbette au début des années 2000. Son idée : consommer moins de carburant en utilisant de l’eau. Cet agriculteur du Nord-Pas-de-Calais reprend alors un prototype américain vieux de dix ans, l’améliore et l’adapte aux moteurs diesel. Depuis septembre, les nouveaux moteurs de l’entreprise équipent des bateaux et des appareils de travaux publics.
Grenoble embauche les exclus. En mars 2002, une charte pour l’insertion par le développement local a été adoptée par le conseil communautaire de la Metro, la communauté d’agglomération de Grenoble. Elle demande que les chantiers publics soient attribués aux entreprises qui s’engageront à embaucher des personnes en réinsertion. «Pour décrocher un marché d’un million d’euros, les entreprises doivent recruter, pour un contrat d’un an, une personne exclue du marché de l’emploi» : cette clause (autorisée par le code des marchés publics) est incluse dans le contrat.
Et puis encore …. Comment les Milanais alimentent leurs producteurs de pain bio, au Laos et au Cambodge des ex-braconniers qui sauvent les forêts, Nancy Abeiderrahmane, diplômée en physique nucléaire, fondatrice de Tiviski à Nouakchott, première laiterie de lait de chamelle ; Dora Akunyili, diplômée en pharmacie, qui lutte contre la contrefaçon de médicaments au Nigeria… et tant d’autres que le numéro spécialde reporters d’espoir honore et soutient, etc...
Bref, une planète solidaire se met en marche ….. alors en 2008, si on se bougeait tous ?
Hôpitaux: les anesthésistes-réanimateurs appellent à la grève à partir du 3 janvier
NouvelObs - AP | 28.12.2007 | 18:34
Deux syndicats d'anesthésistes-réanimateurs en milieu hospitalier ont déposé des préavis de grève de la permanence des soins à partir du 3 janvier pour protester contre l'inaction du gouvernement concernant leur temps de travail et les nombreuses heures supplémentaires qu'ils accomplissent.
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) et le Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires (SMARNU) rejoignent ainsi le mouvement de grève illimité entamé lundi par les urgentistes de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF).
"Depuis plusieurs mois, le SNPHAR présente aux pouvoirs publics des propositions constructives, à ce jour sans écho. Le SNPHAR décide donc de s'associer à la grève initiée par les médecins urgentistes", annonce le syndicat dans un communiqué publié vendredi.
L'objectif de ce préavis de grève de la permanence des soins à partir du 3 janvier "est d'obtenir des avancées sur les dossiers en suspens présentés par les syndicats de la Fédération de la permanence des soins hospitalière (FPSH)", poursuit le communiqué. Le SNPHAR et le SMARNU réclament l'ouverture de négociations sur une série de problèmes qui, selon eux, entraînent "une baisse de l'attractivité des carrières médicales, notamment pour les médecins".
Le SNPHAR réclame ainsi "le règlement du devenir du compte épargne-temps", la "revalorisation de la permanence des soins, gardes et astreintes, à concurrence des rémunérations proposées aux médecins libéraux ou aux médecins mercenaires dans les hôpitaux publics" et "un statut de médecin hospitalier rénové".
Faute de négociation, prévient le syndicat, le gouvernement s'expose à "un conflit durable et dur avec le corps médical hospitalier investi dans le travail de nuit et de week-end". Le SMARNU parle de son côté d'une "grève d'avertissement".
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé lundi qu'une concertation s'ouvrirait à partir du 7 janvier sur les heures supplémentaires et le paiement des jours de congés, deux des points soulevés par les grévistes urgentistes.
Le 7 janvier, c'est précisément la date choisie par le SNPHAR pour réunir son conseil d'administration et "décider de la suite à donner à ce mouvement, en fonction des signaux émis par le gouvernement". AP
Mise en cause de la durée légale du travail : tollé syndical
Ouest-France – 29/12/07
Comment obliger les salariés à travailler plus sans être payés plus et sans que l'État ne débourse un sou ? Matignon planche sur l'équation.
Le 1er janvier, le contrat de travail sera obligatoire en Chine. Tout comme l'embauche en CDI, au bout d'un an, des intérimaires. Enfin un grand bond en avant social, qui intervient au moment où, en France, les syndicats redoutent un grand pas en arrière !
C'est le Premier ministre qui a allumé la mèche, envoyant aux partenaires sociaux un « document d'orientation » dans lequel il leur demande de se prononcer sur ce qui, en matière de durée du travail, doit être fixé par la loi, par accord collectif ou par accord individuel.
« C'est inacceptable », s'étrangle Jean-Claude Mailly (FO). « C'est la reprise quasi in extenso de la revendication du Medef », constate la CGT. « Une régression sociale majeure », s'indigne Sud.
Des économies à la clé !
Pourquoi cette levée de boucliers ? Parce que le gouvernement tente une nouvelle fois, à leurs yeux, d'en finir « hypocritement » avec les 35 heures. Ce que propose François Fillon, finalement, c'est de supprimer la durée légale du travail, c'est-à-dire le seuil à partir duquel se déclenchent les heures supplémentaires et leur majoration de 25 %. Chaque entreprise fixerait à l'avenir sa durée du travail.
Et non plus la loi.
Pourquoi ne pas, ensuite, « déroger par accord d'entreprise, au salaire minimum », demande la CGT ? Son secrétaire confédéral, Jean-Christophe Le Duigou, campe le décor : « Dans une même localité, vous verrez la direction d'un supermarché qui négociera une durée légale pour ses salariés et telle autre qui négociera autre chose. Forcément, le patronat mettra les salariés en concurrence pour obtenir le maximum de concessions ».
D'autres centrales notent aussi que relever la durée du travail serait un excellent moyen, pour le gouvernement, de réaliser des économies sur les lois qu'il a lui-même fait voter en août 2007... Si les heures travaillées au-delà de la 35e heure ne sont plus considérées comme des heures supplémentaires, elles ne bénéficieront plus de la loi, dite « Tepa », sur le pouvoir d'achat et des avantages qui vont avec : défiscalisation et exonérations de cotisations.
« Au moment où le pouvoir d'achat des Français baisse, la nouvelle promesse qu'adresse Nicolas Sarkozy aux Français est : travaillez plus, il n'en restera rien », ironise, pour sa part, le PS. Ce qui n'est pas exact. Un salarié qui, à la suite d'un accord d'entreprise, effectuerait à l'avenir 39 heures « normales », au lieu de 35 heures + 4 heures supplémentaires actuellement, travaillerait autant... pour gagner moins !
Culture : les professionnels inquiets du désengagement progressif de l’état sur les collectivités locales.
Isabelle LABARREE – Ouest-France 29/12/07.
Les arbitrages seront connus en janvier mais des chiffres circulent. Face au désengagement de l'État, les structures culturelles comptent se battre.
L'agenda de janvier de la directrice régionale des Affaires culturelles risque d'être bien rempli. Sa répartition des subventions de l'État sera connue seulement au cours de la semaine du 7 janvier, mais les responsables de structures de la région Pays de Loire sont inquiets.
Officieusement, on parle de réductions de 5 à 15 %. On tape sur les gros, c'est populiste. Mais si les chiffres sont exacts, ce sont les budgets de production artistique, donc la création locale, qui seront pénalisés. »
Avis partagé par Philippe Coutant, directeur du Grand T, qui craint que d'autres collectivités finissent par emboîter le pas à l'État. Une chose est sûre, c'est qu'elles ne combleront pas les lacunes du ministère. « L'État, qui n'assure plus que 25 % des financements publics de la culture, doit rester un partenaire important », explique Alain Gralepois, vice-président du conseil régional en charge de la culture.
Peu y croient. «l'État qui se défausse progressivement sur les collectivités locales, analyse Yannick Guin, adjoint à la culture de Nantes. C'est une chose qui est faite sciemment, un mouvement qui durera. »
Guerre des fromages : France 3 pasteurise la vérité
Marianne - Jeudi 27 Décembre 2007 - Isabelle Saporta
Comment le lobby industriel laitier a obtenu la suppression d'une info mettant en cause le lait pasteurisé.
Le soir du 26 décembre, à 20h50, France3 diffusait une émission intitulée « Ces fromages qu'on assassine », sur la tentative de mise à mort des fromages au lait cru par le lobby industriel laitier. Réalisé par Jean-Charles Deniau et Alexandre Le Guienne, ce documentaire de 110 minutes mettait à nu l'offensive du groupe Lactalis, producteur des camemberts Président, Lepetit et Lanquetot, pour discréditer l'univers du lait cru. Pour la première fois, une chaîne publique osait porter à l'image, en prime time, un jour de grande audience, le débat de fond et les véritables enjeux opposant les tenants du vrai fromage et les marchands de plâtre.
S'étant invité le jour de la projection privée destinée à la presse, le 5 décembre, Luc Morelon, directeur de la communication de Lactalis, faisait savoir furieux, à l'issue de la soirée, qu'il entendait bien ne pas en rester là. Chose promise, le lendemain, il contactait la régie publicitaire de France-Télévisions en faisant savoir que ledit documentaire risquait de porter préjudice aux bonnes relations entre l'annonceur Lactalis (plus de 25 millions d'euros de budget de pub annuel) et les chaînes publiques (confirmé par Le Canard Enchaîné). Il n'en fallut pas davantage pour que la direction de France-Télévisions exige des retouches. Après négociation serrée avec le producteur et les réalisateurs, quelques coupes mineures étaient acceptées.
Quelle ne fut pas la surprise des auteurs, hier soir, au moment de la diffusion, de découvrir un film amputé à la dernière minute. L'objet du litige : une phrase, prononcée par Alain Dubois, fromager professionnel, disant que, en cas de non respect des règles sanitaires, le lait pasteurisé présente plus de danger que le lait cru et que, statistiques à l'appui, les problèmes de listéria touchait plus souvent les fromages au lait pasteurisé. Info capitale, jamais démentie ni attaquée lorsqu'elle fut donnée dans d'autres médias, mais ici passée à la trappe. Explication officieuse : « Il ne faut pas faire peur aux gens ». Que la direction de France-Télévisions ait cédé montre à quel point cette vérité est gênante pour le lobby du lait pasteurisé. Comme par hasard, c'est ce qui les dérangeait le plus qui a sauté.
Qu'à cela ne tienne, le DVD intégral du documentaire sera bientôt sur le marché et ceux qui sont à la pointe de ce combat, veilleront à amplifier ce que France3 a préféré taire. La guerre des fromages a de l'avenir devant elle.
Sarkozy propose le nucléaire français à l’Egypte
REUTERS : vendredi 28 décembre 2007 - Elizabeth Pineau
La France est prête à collaborer avec l'Égypte pour l'aider à se doter de centrales nucléaires, annonce Nicolas Sarkozy dans un entretien au quotidien égyptien Al-Ahram.
"Je trouve tout à fait normal que tout pays puisse accéder à l'énergie nucléaire dans le respect des traités internationaux. L'Égypte a de gros besoins énergétiques et c'est tout naturellement qu'elle envisage de se lancer dans la construction de centrales nucléaires", déclare le chef de l'État.
"La France, qui a sans doute la meilleure expertise et la plus grande expérience en la matière, est prête à collaborer avec l'Égypte, si elle le souhaite, sur ce dossier", ajoute le président, qui sera dimanche en visite officielle au Caire, où il rencontrera le président Hosni Moubarak.
La France, dont 78% de l'électricité est produite à partir du nucléaire, est "à la pointe de cette énergie du futur", argumente le chef de l'Etat. L'Égypte, signataire depuis 1981 du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), a annoncé en octobre son intention de se doter de plusieurs centrales nucléaires pour faire face à la forte consommation d'énergie.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheït, a cependant déclaré le 11 décembre qu'il n'était pas question de signer le protocole additionnel au TNP qui donne aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) le droit de procéder à des missions dans un délai raccourci.
Sans évoquer la Chine, la France est déjà liée à deux pays arabes en matière de coopération dans nucléaire civil.
Début décembre, un accord a été paraphé avec l'Algérie en marge de la visite du président français à Alger. Le 10 décembre, lors de la visite d'État de Mouammar Kadhafi à Paris, les deux pays ont paraphé également un document sur le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire.
L'accord prévoit notamment la fourniture "d'un ou plusieurs" réacteurs nucléaires pour le "dessalement de l'eau de mer" !
L'interdiction de fumer sera appliquée dès le jour du Nouvel An, annonce Bachelot
L'interdiction de fumer dans les bars, tabacs, restaurants, discothèques et casinos sera appliquée dès le 1er janvier et il n'y aura "pas de tolérances", a réaffirmé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Auchan ne vend plus de thon rouge
J.Cl. vendredi 28 décembre 2007, 16h27 | leparisien
Pour la première fois, un géant de la distribution suspend la vente du thon rouge, menacé d'extinction, victime de son succès.
Adieu sushis, pour la bonne cause ? Le distributeur Auchan a arrêté de vendre du thon rouge dans ses hypermarchés en France en raison «des graves menaces de disparition» de cette espèce. Sont aussi concernés les supermarchés Simply Market.
«Ces enseignes seront les premières en France à prendre cette mesure qui sera maintenue jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce», a ajouté Auchan, qui revendique 13,8% de parts de marché du poisson en France.
Le plan de sauvegarde, entériné le mois dernier par les ministres européens de la Pêche, prévoit de réduire progressivement les quotas de pêche, de limiter les sorties en mer à six mois dans l'année, d'augmenter de 10 à 30 kilos la taille minimale des prises, afin de laisser aux thons le temps de se reproduire.
Le niveau actuel de pêche du thon rouge est évalué à 50 000 tonnes annuelles en Atlantique et Méditerranée (pour un quota de 29 500 tonnes), alors que le taux de prises permettant le renouvellement de l'espèce est estimé à 15 000 tonnes.
Téléphonie mobile: les clients jugent la loi Chatel "pas assez favorable"
PARIS (AFP) - 28/12/2007
Les consommateurs jugent que le projet de loi Chatel sur la consommation, qui assouplit la durée des abonnements dans la téléphonie mobile, ne leur est "pas assez favorable", selon une étude BVA publiée vendredi et réalisée pour le distributeur "The Phone House".
http://www.philippetastet.com/
Adopté le 20 décembre, le texte de loi prévoit que le client, même s'il a souscrit à un contrat de deux ans avec un opérateur mobile, pourra le résilier entre le 12e et le 24e mois avec une pénalité de sortie anticipée qui ne devra pas dépasser le tiers des mensualités restantes.
"Si faire payer au consommateur sortant au bout d'un an trois mois d'abonnement de pénalité au lieu des douze restants constitue indéniablement un progrès, celui-ci apparaît encore insuffisant", relève l'enquête réalisée les 21 et 22 décembre auprès de 1.004 personnes, âgées de 15 ans et plus, en partenariat avec BFM et Les Echos.
Pour 43% des Français interrogés, le projet est jugé "pas assez favorable au consommateur". 39% le considèrent "bien équilibré" et 7% "trop contraignant pour les opérateurs".
Paradoxalement, les jeunes se montrent les plus indulgents envers la mesure gouvernementale: ils sont une majorité (57% des 15-24 ans) à la qualifier de "bien équilibrée", alors que dans le même temps ils sont nombreux (53%) à vouloir changer plusieurs fois par an de téléphone, contre 24% pour l'ensemble des Français.
En revanche, sur le plan de la concurrence, la perception des consommateurs s'améliore: 46% d'entre eux estiment désormais que le secteur de la téléphonie est "suffisamment concurrentiel" depuis l'arrivée des opérateurs mobiles virtuels (MVNO), comme Virgin mobile ou NRJ Mobile, et la mise en place de la nouvelle portabilité, qui permet de changer d'opérateur en dix jours en gardant son numéro.
DISCRIMINATION - Eliminés à l'épreuve de français, 194 dentistes diplômés à l'étranger saisissent les autorités
LE MONDE | 27.12.07
Les 194 chirurgiens-dentistes d'origine étrangère, candidats à l'"autorisation d'exercice" n'en reviennent pas : cette année, aucun d'entre eux n'a été reçu à l'examen-concours qui permet aux professionnels titulaires d'un diplôme étranger (hors Union européenne) d'obtenir le même statut que les Français. Quinze postes étaient pourtant ouverts.
Plusieurs se sont constitués en association et ont interpellé la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, début décembre, comme l'a révélé Le Canard enchaîné mercredi 26 décembre. Ils dénoncent le caractère délibéré de leur élimination : c'est sur l'épreuve de français, censée "permettre d'apprécier (leur) capacité à communiquer avec leurs patients ou avec leur environnement professionnel", qu'ils ont été sanctionnés, leurs résultats oscillant de 0,5 sur 20 à 6 sur 20, note éliminatoire.
Originaires du Maghreb, du Liban ou d'Afrique de l'ouest francophone, la plupart ont une parfaite maîtrise du français. Ils ont effectué leur cursus universitaire en français. Nombre d'entre eux ont validé leur spécialisation en France, où ils enseignent et exercent depuis plusieurs années. Certains sont aujourd'hui français.
"HUMILIATION" - C'est ni plus ni moins qu'une discrimination raciale", affirme Tajeddine K., qui, depuis son arrivée en France en 1998, a accumulé les diplômes de spécialisation et qui a obtenu 2 sur 20 à l'épreuve de langue. "A l'épreuve écrite de vérification des connaissances pratiques, j'ai eu 12,8, c'est bien qu'ils ont compris ma copie !, ne décolère pas ce Marocain qui exerce dans un hôpital parisien. Si la France ne veut prendre personne ou si son seul but c'est d'avoir de la main-d'oeuvre pas chère, qu'elle le dise." Tous parlent d'"humiliation".
Le cabinet de Mme Bachelot se refusait, mercredi 26 décembre, à tout commentaire. "L'administration a constaté qu'un vice de procédure avait entaché le déroulement des épreuves pour la spécialité "chirurgie dentaire" et en a donc tiré les conséquences en annulant les épreuves pour cette profession par arrêté du 21 décembre", a indiqué un communiqué de la direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS) et du centre national de gestion du ministère, responsables de l'organisation des épreuves. Cette annulation ne satisfait pas les candidats, qui demandent que leurs copies soient recorrigées, et ont saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

