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dimanche 30 décembre 2007

Point de vue sur une intelligence collective

Nouvelles Clés – Décembre 2007

Pierre Rabhi, agriculture bio, tisseur de liens, écrivain

Débarrassons-nous surtout de la bêtise collective !

Il y a à l’œuvre dans le cosmos, une intelligence universelle. Notre rôle est de la percevoir, de la révéler, pas d’en être la source. Elle est dans la graine, insignifiante, sans cerveau et contenant pourtant un programme incroyable. Elle est dans la plante, capable, en conditions extrêmes, d’abréger sa croissance pour hâter sa reproduction. Nous, humains, croyons posséder un cerveau individuel, alors que celui-ci n’est rien s’il n’est alimenté par le collectif, comme le montre l’histoire de l’enfant sauvage, isolé des siens, qui marche à quatre pattes. Et nous transposons cette coupure à grande échelle, nous prétendant d’un ordre étranger aux autres, enclave à part dans la nature.

L’urbanisation, le hors-sol appliqué à l’humain, les prodiges techniques employés sans lucidité, l’intelligence réduite aux diplômes, l’idée que l’antagonisme est la seule dynamique de vie, tout cela fait perdre la capacité à se brancher sur l’intelligence universelle. Et ne résout pas vraiment notre angoisse primale, fondamentale, d’humains se sachant faibles et mortels. Pour nous rassurer, nous avons maîtrisé le feu, inventé cultes au soleil, rituels, religions et aujourd’hui, bombes atomiques, assurances et sécurité à tout prix. Mais la vie est une aventure, un chemin initiatique qui n’a d’intérêt que si l’on en surmonte les difficultés !

On le sait, sortir de la bêtise collective actuelle passe par un travail individuel autant que collectif. L’individu rencontre la nécessité de « se libérer du connu. Comment émerger à ma propre conscience si je ne suis libéré de la conscience collective ? L’évolution d’un être passe par un affranchissement le plus large possible de ce qui l’a déterminé, afin de déterminer lui-même sa vie. Cette transition - initiatique - lui permet de ne plus se sentir comme défini par son appartenance à quelque chose, mais comme une conscience reliée à tout. Résoudre ses conflits, peurs et angoisses, atteindre l’apaisement, l’acceptation, faire de soi-même son propre chef-d’œuvre, autant de libérations qui, par les comportements qu’elles induisent, contribuent à la libération de tous, sans intention pédagogique ni prosélytisme.

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Télécharger des oeuvres littéraires sur son ordinateur ou son baladeur

LE MONDE | 28.12.07 |

Destinés à l'origine aux aveugles et malvoyants, les livres audio connaissent, avec le Web, un nouvel essor sous forme de fichiers MP3 à télécharger sur son ordinateur ou son baladeur numérique. Toute une bibliothèque sonore qui ne coûte rien et n'encombre pas les étagères.

A condition toutefois de privilégier - l'offre étant pléthorique, autant être exigeant - des sites proposant des interprétations et dictions de qualité ainsi que des enregistrements sans bavure ni friture. C'est le cas, par exemple, d'Archivox qui, moyennant une cotisation annuelle de 30 euros destinés à financer la location d'un studio et de soutenir le fonctionnement de l'association, donne librement accès à son catalogue riche de 317 titres, extraits ou lectures intégrales de classiques. Des audiotextes dont la prise de son et la direction littéraires sont soignées.

Le site radiophonique de Télérama (groupe Le Monde) mise également sur des enregistrements professionnels pour ses lectures. Celles-ci constituent un choix large de titres où figurent des romans, parmi lesquels Adolphe de Benjamin Constant, Point de lendemain de Vivant Denon, Pêcheur d'Islande de Pierre Loti, Le Diable au corps de Raymond Radiguet, Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Mais aussi des poésies (Rimbaud, Tristan Corbière, Jehan-Rictus) et des essais (sur la lecture de Marcel Proust).

BÉNÉVOLAT

Moins fournie mais déjà bien garnie, grâce à des "donneurs de voix" bénévoles, la bibliothèque gratuite de l'association Littérature audio a 146 titres. Celle de l'association Ouïe Lire/AudioLivres compte, elle, 190 livres. Mais 80 % du fonds est réservé aux abonnés (20 euros par an).

Autre initiative fondée sur la participation des internautes, celle de passionnés de l'oeuvre de Guy de Maupassant. Trois romans (Fort comme la mort, Bel-Ami et Une vie) ainsi que 41 contes et nouvelles sont déjà gratuitement disponibles à l'écoute.

Pour les lecteurs rassasiés de classiques, une seule adresse, le fonds américain d'archives sonores Ubuweb, encyclopédie inestimable en MP3 où se côtoient les poèmes lettristes d'Isidore Isou, Guillaume Apollinaire déclamant Le Pont Mirabeau en 1913, ou la "Leçon inaugurale" de Roland Barthes au Collège de France en 1977.

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Sans-papiers : le mouvement de protestation s'étend à deux autres centres de rétention

LEMONDE avec AFP et Reuters | 29.12.07

Le mouvement de protestation des sans-papiers du centre de rétention du Mesnil-Amelot commencé le 20 décembre s'est étendu, samedi 29 décembre aux deux centres de rétention de Vincennes. Ces trois centres accueillent quelque 400 personnes.

Les sans-papiers protestent contre leurs conditions d'arrestation et de détention. "Nous avons décidé d'entamer une grève de la faim dès ce soir et nous refuserons de rentrer dans nos chambres", a annoncé à l'AFP par téléphone Abou (qui n'a pas souhaité communiquer son patronyme), porte-parole du mouvement au Mesnil-Amelot qui a été transféré vendredi au centre de Vincennes. Il explique que les autorités du centre de rétention ont tenté de "casser le mouvement" en transférant les "meneurs".

"FAIRE DU CHIFFRE"

Une centaine de sans-papiers retenus au Mesnil-Amelot avaient annoncé jeudi leur décision de mener une grève de la faim illimitée afin de réclamer leur libération et dénoncer les conditions de leur détention. En majorité d'origine africaine, ils expliquent leur situation, selon l'un d'eux, par "une volonté gouvernementale de faire du chiffre avant la fin de l'année".

Dans un courrier adressé aux consuls de leurs pays d'origine, les détenus dénoncent "les agissements injustes et humiliants de l'administration française qui bafoue les droits de l'homme."

"Nous demandons que la chasse à l'homme cesse. Qu'on cesse d'envoyer de fausse convocation de la préfecture pour arrêter les gens", a ajouté par téléphone, Paul, porte-parole du mouvement au Mesnil-Amelot. Selon lui, plusieurs sans-papiers du centre du Mesnil-Amelot pourraient se joindre à la grève de la faim ce soir. Lui-même a déclaré en être à son troisième jour de grève de la faim et de la soif.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF) à appelé à soutenir les sans-papiers et demande "la fermeture des centres de rétention", selon Pablo Krasnopolsky, enseignant membre du réseau. La FSU, première fédération syndicale de l'enseignement, a apporté samedi "solidarité et soutien" aux sans-papiers mobilisés.

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La dette publique de la France représente 65,9% du PIB

Challenges.fr | 28.12.2007 - Marc Joanny

La dette publique de la France a augmenté de 1,9 milliard d'euros au troisième trimestre 2007 pour atteindre 1.218,3 milliards d'euros soit environ 65,9% du PIB en diminution de 0,6 point par rapport au trimestre précédent où elle s'établissait à 1.216,4 milliards, selon les données publiées par l'Insee.

La dette publique de la France a augmenté de 1,9 milliard d'euros au troisième trimestre 2007 pour atteindre 1.218,3 milliards d'euros soit environ 65,9% du PIB en diminution de 0,6 point par rapport au trimestre précédent où elle s'établissait à 1.216,4 milliards, selon les données publiées par l'Insee.

La dette de l'Etat a diminué de 4,4 milliards d'euros au troisième trimestre, celle des organismes de sécurité sociale a augmenté de 4,3 milliards et celle des organismes divers d'administrations centrales (ODAC) de 300 millions. La dette des administrations publiques locales a augmenté de 1,7 milliard d'euros.

Outre la dette de l'Etat (946,6 milliards d'euros à fin septembre), la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (58,1 milliards), des administrations publiques locales (122,5 milliards) et des ODAC (91,2 milliards).

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Bayrou dénonce la "présidence de complaisance" de Sarkozy

NOUVELOBS | 29.12.2007 |

Concernant les vacances de Nicolas Sarkozy, parti à bord d'un jet de Vincent Bolloré, le centriste commente : "C'est grave".

Nicolas Sarkozy incarne la "présidence de complaisance" selon François Bayrou. "Les raisons de fond qui ont fait que je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy apparaissent aujourd'hui de manière extrêmement forte", sur le plan diplomatique et dans les "liaisons perpétuelles avec de très gros intérêts" économiques, a expliqué le président du MoDem sur Europe 1 Samedi 29 décembre.

"une France en complaisance"
"Au lieu d'avoir une France en situation de résistance pour défendre un modèle face aux puissances de la planète, face aux Etats-Unis d'un côté, face à la Chine de l'autre, pour porter un drapeau face à des dictateurs (...) on a une France en complaisance", a-t-il estimé. Les déclarations de Nicolas Sarkozy sur Taïwan ou le Tibet lors de sa visite en Chine, "c'est quelque chose qui est en rupture avec ce que nous voulons de notre pays et du message international qui est le sien", a-t-il ajouté.

Une intimité "malsaine"
Même s'il avait beaucoup de "dissensions politiques" avec Jacques Chirac, François Bayrou lui sait gré d'avoir "tenu le drapeau de la France à la hauteur" notamment au moment de la guerre en Irak.
"Ces derniers jours, on a vu s'étaler complaisamment une espèce d'intimité qui pour moi est malsaine" entre le monde politique et le monde des affaires, a poursuivi le dirigeant centriste.

"C'est grave pour la France"
Comme au lendemain de son élection à l'Elysée, Nicolas Sarkozy est parti en vacances mardi à bord d'un avion appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Pour François Bayrou, "c'est grave pour la France". "Il y a un seul endroit en France qui devrait être préservé de l'influence de l'argent et cet endroit c'est la présidence de la République", a-t-il insisté, estimant que Nicolas Sarkozy faisait "le choix contraire".
 

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Gouverner à ciel ouvert, par Patrick Jarreau

Gouverner à ciel ouvert, par Patrick Jarreau

Chronique  LE MONDE | 28.12.07 extraits

……..

Si l'on associe politique et médias, la Nuit des Césars du mécontentement promet d'être longue. Néanmoins, le forum permanent qu'entretiennent les journaux, la radio, la télévision, et le commentaire incessant qui s'en fabrique sur Internet ont pour mérite que l'action gouvernementale et, dans une certaine mesure, le travail législatif sont menés, de fait, avec une forme de participation des citoyens.

Cela s'est vu de façon très nette au moment des grèves provoquées par la réforme des régimes spéciaux de retraite, en octobre et en novembre. Les protagonistes étaient particulièrement attentifs à l'opinion publique. "Comment les Français réagissent-ils ?" : c'était la question déterminante pour le pouvoir, pour les syndicats, pour l'opposition.

La réponse était donnée par les sondages, parfois contradictoires, mais aussi par les commentaires des usagers, ainsi que par les propos des auditeurs dans les émissions de radio qui leur donnent la parole. Naturellement, la sélection des propos était discutée. Commencer le "JT" de 20 heures par des témoignages d'usagers privés de transport ou par ceux de grévistes en lutte pour leurs droits acquis était un choix lourd de signification.

Mais ces décisions, prises par les responsables des rédactions et qui posaient les mêmes problèmes à l'ensemble des médias, écrits, parlés ou visuels, étaient influencées par le rapport de forces dont elles témoignaient et qu'elles faisaient, en même temps, évoluer. La "communication" pratiquée par tous les acteurs de cette affaire - activement par les ministres et les syndicalistes et de façon moins maîtrisée, mais de plus en plus consciente, par les grévistes et les usagers - n'est bien, décidément, qu'un autre nom de la politique.

Dans un genre très différent, la visite à Paris de Mouammar Kadhafi, du 10 au 15 décembre, a provoqué aussi un débat à ciel ouvert et en temps réel sur le genre de diplomatie pratiqué par Nicolas Sarkozy, l'honneur fait à un chef d'Etat guère honorable, la valeur des engagements proclamés au sujet des droits de l'homme, l'importance réelle des contrats signés avec la Libye. Les sondages ont montré que les Français, dans leur majorité, désapprouvaient l'accueil fait au potentat de Tripoli. Le temps n'est plus où les relations internationales étaient un domaine réservé, dans lequel l'Elysée faisait ce qu'il voulait, ou presque, sans avoir à rendre de comptes.

Le débat sur le pouvoir d'achat, prolongé au Parlement, est un autre exemple de cette délibération publique. Le premier ministre, François Fillon, a fait connaître son hostilité à toute mesure coûteuse pour les finances publiques, telles que celles auxquelles les Français, dans leurs réponses aux enquêtes d'opinion, donnaient la préférence (baisses des impôts ou des taxes, hausse du salaire horaire). Les désaccords au sein de l'équipe présidentielle sont patents, Henri Guaino étant partisan d'une baisse de la TVA, dont les défenseurs de l'orthodoxie financière ne veulent pas entendre parler.

La démocratie d'opinion fait trop de place à l'émotion, se prête aux manipulations, est suspecte de connivences cachées. Elle heurte le principe d'égalité, puisque certains ont plus d'influence ou de force de conviction que d'autres. Bref, c'est la démocratie. Elle démystifie le pouvoir et le met à portée des citoyens. Les nostalgiques de l'autorité confisquée et sacralisée jugent cela "obscène". 

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Gardé à vue, reportage à froid, par Guillaume Dasquié

Récit  LE MONDE | 26.12.07

Le journaliste Guillaume Dasquié a été mis en examen jeudi 6 décembre pour compromission du secret de la défense. Il lui est reproché d'avoir divulgué, dans Le Monde du 17 avril, des documents non déclassifiés provenant de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il s'agit d'une analyse des informations dont disposaient les services de renseignement français sur Al-Qaida avant les attentats du 11 septembre 2001. En principe, l'article 109 du code de procédure pénale autorise un journaliste à garder le secret sur ses sources (Le Monde du 8 décembre et du 11 décembre). Le journaliste relate ici la façon dont s'est déroulée sa garde à vue dans les locaux de la direction de la surveillance du territoire, la DST.

Le Monde Lire le récit

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Plantu : Tabac basta

Tabac

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L'Allemagne souffre de ses inégalités et se veut plus juste en 2008

Tv5 INFOS 6 29/12/07 Extraits..

Les uns gagnent des millions, les autres ont peine à subsister: aux yeux des Allemands les inégalités se creusent dans leur pays, et beaucoup sont décidés à ce que cela change en 2008.

Dans les dernières semaines de l'année, une série d'événements et de statistiques sont venus confirmer l'impression d'une érosion de la classe moyenne allemand au profit d'une société à deux vitesses. Elle a renforcé la détermination de beaucoup, syndicats en tête, à se battre pour une répartition plus juste.

Le patron de Porsche s'est partagé avec ses cinq collègues du comité de direction 113 millions d'euros de rémunération, conduisant plusieurs personnalités politiques dont le président de la République Horst Köhler à appeler au "sens de la mesure". Au même moment, une étude montrait que les revenus de leur travail suffisaient de moins en moins à assurer à la majorité des Allemands un niveau de vie décent.

"Actuellement 3 millions d'enfants vivent dans la pauvreté", soit deux fois plus qu'il y a trois ans, a rappelé la veille de Noël dans un entretien à la radio le porte-parole du comité de lutte contre la pauvreté, Wolfgang Gern. C'est-à-dire que leur foyer dispose de moins de 60% du revenu moyen des foyers allemands.

Pourtant depuis 2006 la croissance économique de l'Allemagne est repartie, le chômage baisse mois après mois, le pays compte actuellement quelque 700.000 de chômeurs de moins qu'à la fin de l'année dernière.

"Le nombre de personnes ayant un emploi est à son plus haut en Allemagne", s'est félicitée la chancelière Angela Merkel dans ses interviews de fin d'année. "Cela veut dire que plus de familles profitent (de la croissance)", a-t-elle déclaré.

Mais justement, la plupart des Allemands n'ont pas l'impression d'en profiter: pour 85% d'entre eux, la répartition des richesses dans le pays n'est pas juste, selon une étude de la fondation Bertelsmann publiée en décembre.

Dans certains secteurs de l'économie, par exemple chez les coiffeurs, des salaires horaires inférieurs à 5 euros ne sont pas rares. Environ 1,7 million de personnes travaillent, et complètent un salaire de misère avec l'aide sociale. Et 17 ans après la Réunification, dans quasiment toutes les branches, le travail est moins payé à l'est.

Dans un pays où il n'y a pas de plancher aux rémunérations, les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de faire de l'instauration d'un salaire minimum leur cheval de bataille l'an prochain. Les syndicats aussi s'affichent combatifs. Après plusieurs années de retenue, et sur fond de hausses des prix, ils veulent que leurs membres profitent de la croissance.

Ces revendications qui font grincer des dents le patronat alors que la croissance s'essouffle. Pour la fédération du patronat BDI, les revendications d'IG Metall sont "dures à avaler". Ce qui laisse présager un hiver agité en Allemagne.

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samedi 29 décembre 2007

Espoirs

Samedi 29 décembre 2007

Jean-claude guillebaud - Journaliste, président du comité d’orientation de Reporters d’espoirs.

Par vocation, le journalisme s’attache à rapporter - et à comprendre - l’accident, l’injustice, la rupture, le cataclysme… Une «info», c’est d’abord ce qui déraille, ce qui rompt, c’est-à-dire, le plus souvent, une mauvaise nouvelle. Ainsi le journaliste devient-il un préposé aux catastrophes.

Prétendre faire autrement serait absurde. Rien n’est plus calamiteux que ce «journalisme positif», réjoui, qu’affectionnent les dictateurs. On connaît l’antienne : «Parlez-nous de ce qui marche !» Ce n’est pas dans cette perspective que Reporters d’espoirs inscrit sa démarche. A nos yeux, il s’agit plutôt de résister à une forme d’hémiplégie journalistique.

La réalité n’est jamais complètement sombre. Elle mêle le pire au meilleur. Ici et là. Partout. A n’insister que sur les ombres, on en vient à tricher - et à mentir - par omission. Tout se passe alors comme si l’on négligeait ce que nous appelons «la face cachée du réel» : victoires sur la fatalité, engagements têtus, démarches de paix, réconciliations durables…

Reporters d’espoirs s’emploie à repérer, à diffuser, à promouvoir tout ce qui, partout dans le monde, témoigne d’un sursaut, d’une initiative, d’un combat. Il s’agit d’attirer l’attention, sans angélisme ni prêchi-prêcha, sur ce fourmillement d’actions têtues et ces innombrables «informations porteuses de solution». Ces informations ne sont ni lénifiantes ni démobilisatrices. Cet «espoir» n’a rien à voir avec un optimisme planant. C’est une impatience en mouvement.

Reporters d'espoirs

Posté par werdna à 10:52 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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