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lundi 31 décembre 2007

« L'or de demain ? Les déchets »

Ouest-France - 31/12/07

Philippe Chalmin est économiste et professeur d'histoire à Paris-Dauphine. Directeur du rapport Cyclope consacré aux marchés mondiaux, il a publié un passionnant livre sur la saga des matières premières : Le poivre et l'or noir (aux éditions Bourin, 140 pages, 14 €).

Les matières premières sont-elles des richesses artificielles ?

Elles portent en elles une vraie malédiction. L'or et l'argent ont causé la richesse et le déclin de l'Espagne du Grand siècle. Le pétrole, hormis pour quelques royaumes croulant sous l'argent, est à l'origine de bien des désolations comme au Nigeria ou au Venezuela. Le gaz est à l'origine d'une crise mémorable aux Pays-Bas dans les années 1960. Il en a toujours été ainsi : l'extraordinaire manne des matières premières corrompt les âmes, les coeurs et les hommes.

Pourtant, on ne peut pas s'en passer...

On aurait pu penser à la fin du XXe siècle que l'avenir c'était les services, le tertiaire. Erreur : il nous faut toujours du fer, du caoutchouc, du pétrole. Et des aventuriers pour aller chercher ces raretés. On ne peut pas s'en passer. Encore moins aujourd'hui qu'hier, d'ailleurs. Si les prix montent spectaculairement, c'est qu'il se passe quelque chose.

Quoi ?

Il se passe que l'équilibre entre l'offre et la demande est modifié. L'époque des prédateurs cède la place à une nouvelle ère, marquée par la rareté des matières premières.

Quelle est la matière première de l'avenir ?

Les déchets. Il y a là un potentiel extraordinaire et l'illustration du vieux rêve des alchimistes : transformer l'impur en or. Et ne plus rien perdre de ce que nous arrachons à la planète, et donc récupérer pour recycler au plus et au mieux.

Le prix du baril de pétrole à cent dollars incite à retrouver ce sens de la rareté. Notre rapport aux déchets a donc commencé à changer. Qui produit massivement ces déchets ? Nous, les pays riches. Aujourd'hui, nous tirons parti d'un quart de ce qui pourrait être exploité. Le poète Paul Valéry a dit : « Le temps du monde fini commence. » Nous y sommes.

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2008, l'année des territoires

Christophe Clergeau – 30/12/07

Avec les élections présidentielles et législatives, 2007 aura été l’année du débat national ; 2008 sera celle du débat dans les territoires.

Ce débat est essentiel. A l’issue des différentes lois de décentralisation, les collectivités locales ont acquis des compétences et des capacités d’intervention de plus en plus importantes. Les citoyens ont du mal à s’y retrouver car les responsabilités des uns et des autres sont mal définies et les compétences souvent enchevêtrées. Néanmoins, quand les collectivités locales marchent main dans la main, leur action coordonnée leur confère un impact considérable et une efficacité réelle. Il est alors essentiel de faire le meilleur usage de cette force collective.

L’action des collectivités locales peut permettre de corriger les effets de la politique nationale. Elle peut garantir plus de solidarité, renforcer la construction de logements sociaux, garder le souci du pouvoir d’achat.
Les politiques locales peuvent utilement se concentrer sur la préparation de l’avenir et la création d’emplois : aménager l’espace, développer les transports collectifs, construire des villes attractives, investir dans la formation et la recherche, soutenir la création d’emplois et aider les entreprises à innover. Cette action est réellement positive si elle permet à tous d’accéder à la qualité de vie, à la qualification et à l’emploi.

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Une aide exceptionnelle ?

152,45 euros : c'est le montantde l'aide exceptionnelle de fin d'année, attribuée, pour une personne seule, aux allocataires du RMI et de plusieurs minimas sociaux.

Publié hier au journal officiel, ce montant est exactement le même que les années précédentes.

Majorée de 50% pour un couple (230 euros), cette prime de noël est versée depuis 1998. La CGT chômeurs réclame à nouveau sa revalorisation. 

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2008

fallbuddy

Bonne année à tous ceux qui m’aiment
Et qui m’entendent ici-bas…
Et bonne année aussi, quand même,
A tous ceux qui ne m’aiment pas.

Que chacun retrouve en lui l'individualité et l'unité, seule voie pour espérer bâtir l'Unité humaine."

Les dernières paroles de Gautama le Bouddha auraient été "Sois une lumière en toi-même".

Que cette année 2008 vous apporte à tous joie, lumière, sérénité.

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Les anti 2008 s'affichent sur tous les fronts

Kate STENT. – Ouest-France 31/12/07

fonancon

L'un des slogans du Fonacon : « Dites non à 2008 avec des fleurs ».

Ils sont contre le passage en 2008. Et feront entendre leurs arguments à Paris ce 31 décembre. A J-1, rencontre avec les leaders de ce mouvement aussi décalé que médiatisé.

Ils ne veulent pas se laisser défigurer par les rides. Ne souhaitent plus voir changer le gagnant de la Star Academy. Ils, ce sont les membres du Front d'opposition à la nouvelle année, le Fonacon. Depuis quelques jours, ils sont sur le pied de guerre. Interviews, banderoles, échanges avec les autres pays : l'action prend de l'ampleur.

On est déjà loin des débuts de ce mouvement, lancé par une bande de copains en 2005, à Chauché (Vendée). Leur action ? Se retrouver, le 31 décembre, pour crier haut et fort leur refus de passer à l'année suivante. « La planète se dégrade et chaque année apporte son nouveau lot de catastrophes », clament les organisateurs.

Son nouveau lot de soutiens aussi. Cette année, Jean-Marie Roussière, président de la Banque humanitaire, association ligérienne à vocation sociale, leur a fait un chèque symbolique. « Derrière la dimension loufoque, il y a de vraies problématiques : arrêter le temps c'est stopper la vieillesse et la mort. Je suis de tout coeur derrière eux ! »

Manif à Saint-Petersbourg

L'année dernière, des médias du monde entier avaient évoqué l'événement : Belgique, Royaume-Uni, Suisse et même Turquie. Cette année, la lutte du Fonacon a trouvé écho dans des émissions comme Les Grosses têtes de RTL ou On va s'gêner de Laurent Ruquier. Une dépêche AFP ainsi que des articles dans Le Monde, Marianne ou Le Parisien sont parus pour annoncer l'événement. Demain matin, le Fonacon sera en direct sur Radio France Ile-de-France. Et cette médiatisation rend l'idée contagieuse. « Des manifestations auront lieu dans une dizaine de pays cette année : Italie, Canada et même Russie, à Saint-Petersbourg », indique un membre.

René Coty à l'Elysée

Le site internet a reçu, ces derniers jours, entre 600 et 1 000 visites quotidiennes. Mais demain, à Paris, les organisateurs avouent ne pas savoir à quoi s'attendre. « Des cars vont partir de plusieurs villes de l'Ouest, commente le Fonacon. Nous n'avons aucune idée du monde qu'il y aura. Nous avons plus peur d'être débordés que l'inverse. Attention : cette action est familiale et humoristique, en aucun cas agressive. »

Et pour prôner leur cause, ces joyeux lurons ne sont jamais à court d'arguments. « Si on nous avait écoutés en 2005, la France n'aurait perdu ni la Coupe du monde de football, ni celle de rugby. Et si on avait commencé plus tôt, René Coty serait encore à l'Elysée, Edith Piaf en tête du hit-parade et les Beatles encore ensemble. » Ce qu'ils résument par leur phrase fétiche : « C'était mieux aujourd'hui ! »

Pratique. Pour tous renseignements, connectez-vous sur www.fonacon.net. Lundi 31 décembre, rendez-vous est donné sur la butte Montmartre à 21 h 30.

Posté par werdna à 00:23 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

2008 : Sarko pis qu'en 2007

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Posté par Kozett à 00:04 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les 35 heures, un "acquis social" en sursis

20 Minutes 30/12/07

Dans un document d'orientation précisant des propos du chef de l'Etat, le Premier ministre François Fillon a annoncé jeudi l'intention de légiférer dans le domaine de la durée du travail pour assouplir et simplifier le droit actuel.

Une des pistes soumises aux organisations patronales et syndicales est de permettre à un accord d'entreprise de déterminer librement les règles applicables: seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux de majoration applicables, etc.

Patronat et syndicats ont trois mois pour se mettre d'accord, faute de quoi le gouvernement prendra la main. Cela pourrait aller vite puisque, selon des informations du Journal du Dimanche non confirmées à l'AFP, M. Fillon envisagerait de faire appliquer la nouvelle loi "avant l'été". Parmi ses sources, le quotidien cite l'entourage du Premier ministre.

Selon le JDD, le gouvernement a anticipé les problèmes d'application du mécanisme encourageant, depuis le 1er octobre, les heures supplémentaires (payées 25% de plus aux salariés, exemptées de cotisations sociales et d'impôt).

Ainsi, écrit-il, "les heures effectuées au-delà de 35 heures resteront défiscalisées et exemptées de cotisations sociales, comme les heures supplémentaires actuellement. Mais, en fonction des accords, elles ne seront plus toutes payées avec 25% de bonus".

Ce faisant, le gouvernement reviendrait sur une promesse majeure de M. Sarkozy, qui indiquait dans son projet publié avant les élections que "les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25% de plus que les heures normales".

Le document d'orientation de M. Fillon a brisé la trève de Noël et tiré de leur repos de fin d'année la plupart des dirigeants syndicaux.

FO, CGT, Sud, et CFTC ont protesté contre la volonté "hypocrite" et "intenable" du gouvernement de "démonter les 35 heures", craignant "un recul social majeur", la CGT évoquant une "régression de plus d'un siècle". "Nous allons au-devant de graves problèmes", a prédit au JDD le syndicat des cadres CFE-CGC.

Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a admis vendredi "un changement de philosophie", en estimant qu'après le "couvercle des 35 heures" uniformes "imposées partout", il fallait qu'on fasse les négociations "au plus près de la réalité de chaque salarié, dans son entreprise, mais avec les garanties apportées par un accord majoritaire signé avec les syndicats".

Côté patronal, la CGPME a réagi en rendant publique une lettre envoyée à M. Fillon le 5 décembre dans laquelle elle détaillait les aménagements désirés.

La CGPME "suggère" que, "par exemple à partir du 1er juillet 2008", les entreprises de moins de 250 salariés puissent, "si elles veulent", utiliser le maximum d'heures supplémentaires autorisées par salarié (220 heures par an).

Dans de nombreuses branches, se plaint la CGPME, les entreprises sont bridées par la convention négociée avec les syndicats.

La CGPME propose aussi que là où il n'y a ni syndicat ni représentant du personnel, le référendum devienne la règle pour "la mise en oeuvre du processus dérogatoire au dispositif légal des 35 heures". Il suffirait que la majorité des deux tiers des salariés acceptent.

Avant Noël, Continental --qui n'est pas une PME et où il y a une représentation syndicale-- avait obtenu par référendum l'allongement du travail à 40 heures dans son usine de pneus à Sarreguemines (Moselle).

2008 l’année du Medef ?

Les 35 heures, qualifiées d'"acquis social" par le président de la République, pourront être remises en cause entreprise par entreprise si le processus engagé par Nicolas Sarkozy et le gouvernement, mais décrié par les syndicats, va à son terme.

Posté par werdna à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En 2008, accélérez, monsieur le président

Chronique LE MONDE | 29.12.07 | 13h26 Frédéric Lemaître 

Monsieur le président,

Dans quelques jours, vous recevrez les conclusions de la commission Attali pour moderniser le pays. Malheureusement, en vous engageant dès le départ à suivre ses recommandations, vous avez, semble-t-il, bridé son imagination. Croyez-vous que vous marquerez votre quinquennat en permettant aux grandes surfaces allemandes d'envahir nos banlieues ou en augmentant le nombre de taxis parisiens ? Bien sûr que non.

Il y a douze ans, un baron du gaullisme, Alain Peyrefitte, démontrait que la prospérité d'une société reposait sur la confiance qui y régnait. Hélas, comme l'ont récemment mis en exergue deux économistes, la France est "une société de défiance". Il vous faut donc ramener la confiance. Comment ? En poursuivant ce que vous avez si bien entamé en 2007. Tout simplement. Par exemple, en augmentant votre rémunération. Oui, je sais, elle vient de passer de 8 457 euros à 20 858 euros par mois, ce qui est déjà courageux. Mais il faut aller plus loin. Comment mieux symboliser le retour en force de l'Etat ?

A l'heure où le PDG de la banque Goldman Sachs touche une prime de 68 millions de dollars en 2007, n'est-il pas humiliant que le président de la septième économie mondiale en soit réduit à emprunter l'avion d'un industriel pour partir en vacances ? Imagine-t-on sérieusement qu'invité une nouvelle fois chez vos amis canadiens, la richissime famille Desmarais, actionnaire entre autres de Suez, Total et Lafarge, vous vous présentiez à leur porte en voiture de location ? Vous le savez bien, quand George Bush se rend dans leur propriété de 75 km2, il utilise un jet ou un hélicoptère privé.

Augmenter votre salaire aurait un autre avantage. Tous les consultants l'affirment : pour qu'une équipe soit solidaire, il ne faut pas qu'il y ait trop d'écart de revenus entre ceux qui la composent. Un coup de pouce à vos "collaborateurs" s'impose. Le message serait clair : là aussi, vous faites ce que vous dites et augmentez le pouvoir d'achat.

Certes, Bruxelles pourrait tiquer, mais au point où en sont les déficits... Les parlementaires aussi pourraient râler. Mais grâce à la commission Balladur-Lang sur les institutions, vous disposez d'un argument massue : s'ils veulent gagner plus, qu'ils travaillent plus ! Qu'ils cumulent les mandats ! La politique, vous le savez bien, est une affaire de professionnels. Jean-François Copé, député, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, maire de Meaux et président de la communauté d'agglomération, l'a bien compris, lui qui travaille désormais "à temps partiel" dans un grand cabinet d'avocats d'affaires. Voilà l'exemple à suivre.

UNE POLITIQUE QUI GAGNE 

Le président de la commission de la défense pourrait émarger chez Lagardère et son collègue des affaires culturelles chez Euro Disney. Le président de la commission des affaires économiques pourrait, lui, travailler à la SNCF. Cela lui permettrait d'expliquer aux cheminots que vous n'êtes pas hostile, par principe, aux régimes spéciaux. La preuve, les parlementaires gardent le leur. Pour 1 euro cotisé, chacun continue de percevoir, dit-on, 6 euros à la retraite.

Toujours dans le social : certains affirment que vous hésitez à instaurer une TVA sociale ou à augmenter la franchise médicale. Mais les pauvres étant les plus nombreux, les moins mobiles et les moins enclins à voter, il n'y a pas à tergiverser. Les experts de Bercy sont unanimes : il est plus facile de ponctionner 100 euros à 10 millions de personnes en augmentant un impôt inodore comme la TVA que prendre 100 000 euros à 10 000 personnes en relevant l'impôt sur le revenu.

A la limite, on peut débattre de la TVA, car il n'est pas exclu que certains s'en rendent compte et consomment un peu moins. En revanche, on n'a jamais vu une franchise provoquer une diminution des malades. Cela risque d'augmenter un peu plus les inégalités mais, rassurez-vous, les chiffres sont publiés avec plusieurs années de retard. Il sera alors loisible d'accuser la mondialisation.

Reste l'immigration. Chacun garde à l'esprit l'objectif fixé à Brice Hortefeux en 2007 : 25 000 expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Là non plus, ne changez pas une politique qui gagne. Faites davantage en 2008. Cela ne pourra que clarifier la position de la France avant le sommet de l'Union euro-méditerranéenne du 13 juillet. Il ne faudrait quand même pas que les pays du Maghreb se bercent d'illusions sur vos intentions. Quant à la gauche, elle est tellement coincée sur le sujet qu'elle n'osera pas vous faire remarquer que la plupart des pays où la croissance est forte - les Etats-Unis, l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Irlande - sont des terres d'immigration massive. Si, malgré vos efforts pour restaurer la confiance, la croissance marque le pas en 2008, comme l'Insee persiste à le penser malgré le récent changement de directeur général, la faute en incombera, bien sûr, à l'euro.

Que le Financial Times (que malheureusement Bernard Arnault n'a pas encore racheté) ait eu l'idée - insultante à votre endroit - de désigner Jean-Claude Trichet "Personnalité de l'année 2007" pour sa gestion de la crise des subprimes et l'autorité qui est la sienne sur les marchés financiers ne doit évidemment pas vous inciter à ne plus taper sur la BCE. Au contraire ! Là aussi, continuez.

Posté par Kozett à 00:03 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Réveillon : comment éviter les sujets qui fâchent ?

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Posté par werdna à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables - Nouvel an

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Posté par Kozett à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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