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dimanche 30 décembre 2007

Sans-papiers : le mouvement de protestation s'étend à deux autres centres de rétention

LEMONDE avec AFP et Reuters | 29.12.07

Le mouvement de protestation des sans-papiers du centre de rétention du Mesnil-Amelot commencé le 20 décembre s'est étendu, samedi 29 décembre aux deux centres de rétention de Vincennes. Ces trois centres accueillent quelque 400 personnes.

Les sans-papiers protestent contre leurs conditions d'arrestation et de détention. "Nous avons décidé d'entamer une grève de la faim dès ce soir et nous refuserons de rentrer dans nos chambres", a annoncé à l'AFP par téléphone Abou (qui n'a pas souhaité communiquer son patronyme), porte-parole du mouvement au Mesnil-Amelot qui a été transféré vendredi au centre de Vincennes. Il explique que les autorités du centre de rétention ont tenté de "casser le mouvement" en transférant les "meneurs".

"FAIRE DU CHIFFRE"

Une centaine de sans-papiers retenus au Mesnil-Amelot avaient annoncé jeudi leur décision de mener une grève de la faim illimitée afin de réclamer leur libération et dénoncer les conditions de leur détention. En majorité d'origine africaine, ils expliquent leur situation, selon l'un d'eux, par "une volonté gouvernementale de faire du chiffre avant la fin de l'année".

Dans un courrier adressé aux consuls de leurs pays d'origine, les détenus dénoncent "les agissements injustes et humiliants de l'administration française qui bafoue les droits de l'homme."

"Nous demandons que la chasse à l'homme cesse. Qu'on cesse d'envoyer de fausse convocation de la préfecture pour arrêter les gens", a ajouté par téléphone, Paul, porte-parole du mouvement au Mesnil-Amelot. Selon lui, plusieurs sans-papiers du centre du Mesnil-Amelot pourraient se joindre à la grève de la faim ce soir. Lui-même a déclaré en être à son troisième jour de grève de la faim et de la soif.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF) à appelé à soutenir les sans-papiers et demande "la fermeture des centres de rétention", selon Pablo Krasnopolsky, enseignant membre du réseau. La FSU, première fédération syndicale de l'enseignement, a apporté samedi "solidarité et soutien" aux sans-papiers mobilisés.

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La dette publique de la France représente 65,9% du PIB

Challenges.fr | 28.12.2007 - Marc Joanny

La dette publique de la France a augmenté de 1,9 milliard d'euros au troisième trimestre 2007 pour atteindre 1.218,3 milliards d'euros soit environ 65,9% du PIB en diminution de 0,6 point par rapport au trimestre précédent où elle s'établissait à 1.216,4 milliards, selon les données publiées par l'Insee.

La dette publique de la France a augmenté de 1,9 milliard d'euros au troisième trimestre 2007 pour atteindre 1.218,3 milliards d'euros soit environ 65,9% du PIB en diminution de 0,6 point par rapport au trimestre précédent où elle s'établissait à 1.216,4 milliards, selon les données publiées par l'Insee.

La dette de l'Etat a diminué de 4,4 milliards d'euros au troisième trimestre, celle des organismes de sécurité sociale a augmenté de 4,3 milliards et celle des organismes divers d'administrations centrales (ODAC) de 300 millions. La dette des administrations publiques locales a augmenté de 1,7 milliard d'euros.

Outre la dette de l'Etat (946,6 milliards d'euros à fin septembre), la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (58,1 milliards), des administrations publiques locales (122,5 milliards) et des ODAC (91,2 milliards).

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Bayrou dénonce la "présidence de complaisance" de Sarkozy

NOUVELOBS | 29.12.2007 |

Concernant les vacances de Nicolas Sarkozy, parti à bord d'un jet de Vincent Bolloré, le centriste commente : "C'est grave".

Nicolas Sarkozy incarne la "présidence de complaisance" selon François Bayrou. "Les raisons de fond qui ont fait que je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy apparaissent aujourd'hui de manière extrêmement forte", sur le plan diplomatique et dans les "liaisons perpétuelles avec de très gros intérêts" économiques, a expliqué le président du MoDem sur Europe 1 Samedi 29 décembre.

"une France en complaisance"
"Au lieu d'avoir une France en situation de résistance pour défendre un modèle face aux puissances de la planète, face aux Etats-Unis d'un côté, face à la Chine de l'autre, pour porter un drapeau face à des dictateurs (...) on a une France en complaisance", a-t-il estimé. Les déclarations de Nicolas Sarkozy sur Taïwan ou le Tibet lors de sa visite en Chine, "c'est quelque chose qui est en rupture avec ce que nous voulons de notre pays et du message international qui est le sien", a-t-il ajouté.

Une intimité "malsaine"
Même s'il avait beaucoup de "dissensions politiques" avec Jacques Chirac, François Bayrou lui sait gré d'avoir "tenu le drapeau de la France à la hauteur" notamment au moment de la guerre en Irak.
"Ces derniers jours, on a vu s'étaler complaisamment une espèce d'intimité qui pour moi est malsaine" entre le monde politique et le monde des affaires, a poursuivi le dirigeant centriste.

"C'est grave pour la France"
Comme au lendemain de son élection à l'Elysée, Nicolas Sarkozy est parti en vacances mardi à bord d'un avion appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Pour François Bayrou, "c'est grave pour la France". "Il y a un seul endroit en France qui devrait être préservé de l'influence de l'argent et cet endroit c'est la présidence de la République", a-t-il insisté, estimant que Nicolas Sarkozy faisait "le choix contraire".
 

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Gouverner à ciel ouvert, par Patrick Jarreau

Gouverner à ciel ouvert, par Patrick Jarreau

Chronique  LE MONDE | 28.12.07 extraits

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Si l'on associe politique et médias, la Nuit des Césars du mécontentement promet d'être longue. Néanmoins, le forum permanent qu'entretiennent les journaux, la radio, la télévision, et le commentaire incessant qui s'en fabrique sur Internet ont pour mérite que l'action gouvernementale et, dans une certaine mesure, le travail législatif sont menés, de fait, avec une forme de participation des citoyens.

Cela s'est vu de façon très nette au moment des grèves provoquées par la réforme des régimes spéciaux de retraite, en octobre et en novembre. Les protagonistes étaient particulièrement attentifs à l'opinion publique. "Comment les Français réagissent-ils ?" : c'était la question déterminante pour le pouvoir, pour les syndicats, pour l'opposition.

La réponse était donnée par les sondages, parfois contradictoires, mais aussi par les commentaires des usagers, ainsi que par les propos des auditeurs dans les émissions de radio qui leur donnent la parole. Naturellement, la sélection des propos était discutée. Commencer le "JT" de 20 heures par des témoignages d'usagers privés de transport ou par ceux de grévistes en lutte pour leurs droits acquis était un choix lourd de signification.

Mais ces décisions, prises par les responsables des rédactions et qui posaient les mêmes problèmes à l'ensemble des médias, écrits, parlés ou visuels, étaient influencées par le rapport de forces dont elles témoignaient et qu'elles faisaient, en même temps, évoluer. La "communication" pratiquée par tous les acteurs de cette affaire - activement par les ministres et les syndicalistes et de façon moins maîtrisée, mais de plus en plus consciente, par les grévistes et les usagers - n'est bien, décidément, qu'un autre nom de la politique.

Dans un genre très différent, la visite à Paris de Mouammar Kadhafi, du 10 au 15 décembre, a provoqué aussi un débat à ciel ouvert et en temps réel sur le genre de diplomatie pratiqué par Nicolas Sarkozy, l'honneur fait à un chef d'Etat guère honorable, la valeur des engagements proclamés au sujet des droits de l'homme, l'importance réelle des contrats signés avec la Libye. Les sondages ont montré que les Français, dans leur majorité, désapprouvaient l'accueil fait au potentat de Tripoli. Le temps n'est plus où les relations internationales étaient un domaine réservé, dans lequel l'Elysée faisait ce qu'il voulait, ou presque, sans avoir à rendre de comptes.

Le débat sur le pouvoir d'achat, prolongé au Parlement, est un autre exemple de cette délibération publique. Le premier ministre, François Fillon, a fait connaître son hostilité à toute mesure coûteuse pour les finances publiques, telles que celles auxquelles les Français, dans leurs réponses aux enquêtes d'opinion, donnaient la préférence (baisses des impôts ou des taxes, hausse du salaire horaire). Les désaccords au sein de l'équipe présidentielle sont patents, Henri Guaino étant partisan d'une baisse de la TVA, dont les défenseurs de l'orthodoxie financière ne veulent pas entendre parler.

La démocratie d'opinion fait trop de place à l'émotion, se prête aux manipulations, est suspecte de connivences cachées. Elle heurte le principe d'égalité, puisque certains ont plus d'influence ou de force de conviction que d'autres. Bref, c'est la démocratie. Elle démystifie le pouvoir et le met à portée des citoyens. Les nostalgiques de l'autorité confisquée et sacralisée jugent cela "obscène". 

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Gardé à vue, reportage à froid, par Guillaume Dasquié

Récit  LE MONDE | 26.12.07

Le journaliste Guillaume Dasquié a été mis en examen jeudi 6 décembre pour compromission du secret de la défense. Il lui est reproché d'avoir divulgué, dans Le Monde du 17 avril, des documents non déclassifiés provenant de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il s'agit d'une analyse des informations dont disposaient les services de renseignement français sur Al-Qaida avant les attentats du 11 septembre 2001. En principe, l'article 109 du code de procédure pénale autorise un journaliste à garder le secret sur ses sources (Le Monde du 8 décembre et du 11 décembre). Le journaliste relate ici la façon dont s'est déroulée sa garde à vue dans les locaux de la direction de la surveillance du territoire, la DST.

Le Monde Lire le récit

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Plantu : Tabac basta

Tabac

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L'Allemagne souffre de ses inégalités et se veut plus juste en 2008

Tv5 INFOS 6 29/12/07 Extraits..

Les uns gagnent des millions, les autres ont peine à subsister: aux yeux des Allemands les inégalités se creusent dans leur pays, et beaucoup sont décidés à ce que cela change en 2008.

Dans les dernières semaines de l'année, une série d'événements et de statistiques sont venus confirmer l'impression d'une érosion de la classe moyenne allemand au profit d'une société à deux vitesses. Elle a renforcé la détermination de beaucoup, syndicats en tête, à se battre pour une répartition plus juste.

Le patron de Porsche s'est partagé avec ses cinq collègues du comité de direction 113 millions d'euros de rémunération, conduisant plusieurs personnalités politiques dont le président de la République Horst Köhler à appeler au "sens de la mesure". Au même moment, une étude montrait que les revenus de leur travail suffisaient de moins en moins à assurer à la majorité des Allemands un niveau de vie décent.

"Actuellement 3 millions d'enfants vivent dans la pauvreté", soit deux fois plus qu'il y a trois ans, a rappelé la veille de Noël dans un entretien à la radio le porte-parole du comité de lutte contre la pauvreté, Wolfgang Gern. C'est-à-dire que leur foyer dispose de moins de 60% du revenu moyen des foyers allemands.

Pourtant depuis 2006 la croissance économique de l'Allemagne est repartie, le chômage baisse mois après mois, le pays compte actuellement quelque 700.000 de chômeurs de moins qu'à la fin de l'année dernière.

"Le nombre de personnes ayant un emploi est à son plus haut en Allemagne", s'est félicitée la chancelière Angela Merkel dans ses interviews de fin d'année. "Cela veut dire que plus de familles profitent (de la croissance)", a-t-elle déclaré.

Mais justement, la plupart des Allemands n'ont pas l'impression d'en profiter: pour 85% d'entre eux, la répartition des richesses dans le pays n'est pas juste, selon une étude de la fondation Bertelsmann publiée en décembre.

Dans certains secteurs de l'économie, par exemple chez les coiffeurs, des salaires horaires inférieurs à 5 euros ne sont pas rares. Environ 1,7 million de personnes travaillent, et complètent un salaire de misère avec l'aide sociale. Et 17 ans après la Réunification, dans quasiment toutes les branches, le travail est moins payé à l'est.

Dans un pays où il n'y a pas de plancher aux rémunérations, les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de faire de l'instauration d'un salaire minimum leur cheval de bataille l'an prochain. Les syndicats aussi s'affichent combatifs. Après plusieurs années de retenue, et sur fond de hausses des prix, ils veulent que leurs membres profitent de la croissance.

Ces revendications qui font grincer des dents le patronat alors que la croissance s'essouffle. Pour la fédération du patronat BDI, les revendications d'IG Metall sont "dures à avaler". Ce qui laisse présager un hiver agité en Allemagne.

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