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vendredi 28 décembre 2007

La Biométrie se répand dans les entreprises : la Cnil tente de fixer des garde-fous

La Biométrie se répand dans les entreprises : la Cnil fixe des garde-fous

NOUVELOBS.COM | 27.12.2007

La Commission nationale de l'informatique et des libertés s'inquiète du recours croissant, par les entreprises, aux techniques s'appuyant sur la reconnaissance de l'empreinte digitale, du contour de la main ou de l'iris.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a définit une série de garde-fous pour les employeurs qui utilisent la biométrie dans leurs entreprises, indiquent Les Echos du jeudi 27 décembre.
Constatant un recours croissant aux techniques s'appuyant sur la reconnaissance de l'empreinte digitale, du contour de la main ou de l'iris pour renforcer la sécurité des accès à des locaux ou pour contrôler les horaires de travail des salariés, la Cnil estime qu'un encadrement est nécessaire.

Raisons de sécurité
Jusque là, l'institution examinait les demandes au cas par cas. Son accord est en effet nécessaire pour l'utilisation de ces techniques. Mais la Cnil craint notamment la multiplication incontrôlée des fichiers d'empreintes, et leur utilisation abusive, dans le cas de la reconnaissance digitale.
La Cnil demande que le dispositif digital pour l'entreprise soit justifié par des raisons de sécurité et les contrôles limités à une zone déterminée, que les données soient sécurisées et que les salariés soient informés. Cependant, en cas d'accord de la Cnil sur le dispositif installé, il n'est pas sûr que ceux-ci puissent vraiment refuser de s'y plier.

De plus en plus courant
Ces trois dernières années, la Cnil a reçu 800 demandes de la part d'entreprises. Ainsi, de grandes entreprises utilisent ces techniques, comme Sanofi Aventis pour accéder à des bases de données, Fenwick pour piloter des charriots élévateurs ou TNT Express pour pénétrer dans le centre de contrôles. L'administration s'y met à son tour, notamment dans les Caf ou les mairies.

Sous quel prétexte les employés de certaines entreprises ou administrations seraient-ils traités comme des détenus de droit commun ?

Posté par werdna à 00:03 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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