lundi 24 décembre 2007
Sommes-nous des goinfres ?
Par Jean-Claude Guillebaud, rédacteur en chef du journal Sud Ouest – 24/12/07
En ce Noël d'inquiétude écologique, de désarroi social et de précarité rampante, on note dans les médias et autour de soi quelques remarques inhabituelles. On se demande cette fois s'il est bien raisonnable de céder à cette consommation de masse et à cette boulimie d'achats, rendues quasiment obligatoires par les fêtes. Le pouvoir d'achat, après tout, se mesure - aussi - à l'intensité du désir consumériste. Et, comme disent les bouddhistes, il vaut parfois mieux se libérer d'une partie au moins de ses désirs si l'on veut reconquérir un peu de liberté.
Mais attention ! Ces interrogations nouvelles ne se placent pas du tout sur le registre du « moralisme », et c'est ce qui les rend intéressantes. Il n'est pas question de se sentir « coupable » de consommer, là n'est pas la question. Ce questionnement collectif me paraît au contraire bien plus posé, mieux réfléchi. Il a partie liée avec ce qu'on pourrait appeler la crainte écologique de ce début de XXIe siècle.
D'un côté, en effet, on nous adjure d'économiser et de renoncer aux gaspillages afin de ne pas détruire la planète. De l'autre, on nous recommande de consommer au maximum pour que puisse « tourner » la machinerie de l'économie. Dans les sondages sur le « moral des Français », on évalue même ce dernier à partir d'un critère sans appel : le désir d'acheter. Oui, cette contradiction est bien un piège, un marécage, même, dans lequel s'envase littéralement le discours politique. Grenelle de l'environnement d'un côté, meilleurs voeux de croissance de l'autre. Alors ?
Idéalement, bien sûr, c'est la parcimonie qu'il faudrait privilégier. L'urgence nous y invite. Dans un monde fini, mais où des centaines de millions de gens crèvent de faim, c'est d'abord une morale de (relative) frugalité qu'il faudrait promouvoir. Ou réinventer. Et pas forcément dans la souffrance ou la privation. Nous devrions être capables de préférer joyeusement l'être à l'avoir, la satiété raisonnable à la boulimie consumériste.
De son côté, l'écologiste radical Pierre Rabhi propose ce qu'il appelait une « sobriété heureuse », laquelle passe par le renoncement volontaire aux excès débridés du commerce. En d'autres termes, il nous adjurait de sortir d'une logique de la possession qui nous fait obéir à cette maxime absurde : « Tout ce qui nous fait envie, nous l'aurons. » Lisant ces remarques, nous sentons confusément, au fond de nous-mêmes, que Rabhi - et bien d'autres - sont dans le vrai.
Non seulement parce que le sauvetage de la planète est plus important que nos « envies », mais parce qu'on ne peut réduire l'humanité de l'homme au délire de la marchandise. Quant au « système économique », que cette frugalité déstabiliserait à coup sûr, il n'est pas une fin en soi.
Le seul vrai problème que posent ces injonctions à la frugalité, c'est qu'aucun d'entre nous n'est certain d'être capable de les suivre.
Pas moyen de jouer les moralisateurs dans cette affaire. Saurai-je renoncer à prendre ma voiture, à m'acheter un écran plat, à régler sur 20 ou 22 degrés mon chauffage, à changer mon vieil ordinateur, à regarder les vitrines ? Or, la vraie difficulté de ce « programme » écologique, c'est qu'il n'a de sens que si on commence par se l'appliquer à soi-même. Certes, nous connaissons tous quelques-uns de ces « renonçants » magnifiques. Certains refusent de posséder une télévision ou une automobile. Ils parlent avec chaleur d'une joie et d'une liberté retrouvée. Ils sont respectables, mais, soudainement, au moment de les imiter, nous manquons d'entrain. Et nous restons cois ?
Nous devrions être capables de préférer joyeusement l'être à l'avoir, la satiété raisonnable à la boulimie consumériste. C'est tout le problème.
Réseau Éducation Sans Frontières lance une campagne de lettres pour Hortefeux
NOUVELOBS 24.12.2007 |
L'association souhaite qu'à l'occasion de Noël, les proches des familles ou des personnes en situation irrégulière envoient un courrier au ministre de l'Immigration ,relatant la vie d’une personne ou d’une famille concernée.
Le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) lance à partir de lundi 24 décembre et jusqu'au 31 décembre une campagne de lettres que des militants ou simples citoyens doivent envoyer au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux pour raconter la vie d'un sans-papier.
L'association compte sur "tous ses militants, amis, voisins, camarades de classe, parents d'élèves, enseignants, collègues" des familles en situation irrégulière pour écrire et envoyer à Brice Hortefeux "un courrier relatant la vie d'une personne ou d'une famille", selon un communiqué.
Place dans la société
Il s'agit de "témoigner de la place qu'occupent dans la société tous ceux que le ministre veut expulser" et de "manifester haut et fort qu'aucune politique ne traite seulement de chiffres".
Pour RESF, "leurs vies, celles des 'sans-papiers', et les nôtres, ne se réduisent pas en équations, ne se réduisent pas à un chiffre - 25 000 (objectif gouvernemental d'expulsions pour 2007, ndlr)- et à trois lettres - ADN".
L'association s'est inspirée des nombreuses lettres envoyées par les enfants au Père Noël. Elle souhaite que la population s'adresse directement au ministre pour lui exprimer son sentiment sur sa politique.
Le porte-parole de l'association Richard Moyon, a illustré ses propos avec l'exemple d'un père de famille malgache qui a refusé d'embarquer dimanche matin à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il a été placé en garde à vue et devrait être jugé lundi en comparution immédiate.
L'adresse du ministre de l'Immigration : 101, rue de Grenelle 75323 Paris cedex 07.
De Katmandou à Bali
Philippe Thureau-Dangin 23/12/07 – Courrier International
2007 a été une année éprouvante pour certains. Mais décembre se termine sur deux notes positives.
D’abord, la tension concernant l’Iran est tombée de deux crans. En effet, la publication, par les services de renseignements américains, d’une note affirmant que Téhéran avait cessé en 2003 de poursuivre son programme nucléaire militaire change les choses à Washington. Les faucons regroupés autour de Dick Cheney n’ont plus de prétexte pour tenter une opération militaire contre le régime. De plus, la livraison par la Russie de combustible nucléaire à l’Iran, sous contrôle des inspecteurs internationaux, dédramatise ce qui jusqu’à présent pouvait passer pour une perspective terrifiante.
Deuxième point positif, le sommet de Bali. Malgré un bilan mitigé de cette conférence sur le changement climatique, il semble pourtant que l’essentiel a été fait dans les deux derniers jours. Les Etats-Unis, longtemps adversaires de Kyoto, ont été contraints de rejoindre le processus multilatéral. Et le prochain président – Barack Obama ? – devrait signer, en 2009, le prochain accord de réduction des gaz à effet de serre. Plus largement, tous les acteurs s’entendent désormais sur la gravité du risque et sur les échéances. Ce résultat est un réel succès.
Cette prise de conscience a pu être possible grâce à l’action de nombreux militants de par le monde et par les travaux de centaines de scientifiques. Mais, avant tout le monde, les hippies et une partie de la génération de 1968 eurent le pressentiment qu’il fallait vivre autrement et mieux respecter la nature. C’est l’un des nombreux héritages de cette époque, à la fois proche et lointaine, qui ont fait le mouvement de Mai, le “printemps de Prague” et les manifestations de Berlin…
Nous y revenons dans un dossier étoffé, non pas pour enfermer ces années dans l’Histoire, mais au contraire pour les faire revivre. Avec leurs excès, leurs défauts et leurs générosités.
En attendant de fêter officiellement les 40 ans de Mai 68, il me reste à vous souhaiter, au nom de toute l’équipe, une bonne fin d’année, en vous donnant rendez-vous pour notre prochain numéro le 2 janvier et chaque jour, bien sûr, sur notre site Internet.
Un plan grand froid mis en place

de Placide - http://www.leplacide.com/
Logement: La chasse est ouverte
Logement: La chasse est ouverte
23/12/07
La polémique sur l'occupation de logements sociaux par des hommes politiques ou hauts fonctionnaires a encore enflé, ce week-end, lorsque l'adjoint au maire de Paris en charge du logement, Jean-Yves Mano, a demandé à Jean-Pierre Chevènement de quitter son appartement. Et d'autres révélations sont maintenant attendues.
Où l'on finit par se demander qui sera le prochain. Après le directeur de cabinet de Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer contraint de démissionner, c'est Jean-Pierre Chevènement qui a été mis en cause ce week-end pour occupation d'un logement social. Jeudi matin, Jean-Paul Bolufer a mis fin à sa collaboration avec la ministre du Logement sous la pression du chef du gouvernement, en raison des révélations du Canard enchaîné sur les conditions d'occupation de son luxueux appartement du boulevard de Port-Royal, à Paris : 1200 euros de loyer pour 190 m2, quatre fois mois que le prix du marché. Bolufer a prévenu qu'il ne tomberait pas seul. "J'entends beaucoup de donneurs de leçon", relevait-il, appelant la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) à publier la liste des logements sociaux, avec les noms des locataires et les loyers.
Cette liste, la Ville ne semblait pas encline, ce week-end, à la diffuser. Dans un entretien au Parisien, l'adjoint au maire en charge du Logement, Jean-Yves Mano, expliquait samedi qu'il n'était "pas dans une logique de délation". Le quotidien révélait vendredi plusieurs noms de personnalités bénéficiant de largesses immobilières, dont le directeur de cabinet de Pascal Cherki, adjoint aux Sports de Bertrand Delanoë, ou Brigitte Kuster, la directrice de campagne de Françoise de Panafieu. Les Verts sont montés au créneau, à l'image de Denis Baupin, adjoint au maire de Paris et tête de liste du mouvement écologiste dans la capitale, qui a symboliquement planté une tente devant l'appartement de Jean-Paul Bolufer samedi.
Chevènement dénonce la "polémique de caniveau"
S'il ne tient donc pas à rendre publique la liste des logements et de leurs occupants, Jean-Yves Mano ne s'est pas privé, samedi, d'interpeller Jean-Pierre Chevènement. Précisant qu'il s'agit d'un "logement social déconventionné, à loyer libre", l'adjoint de Bertrand Delanoë regrette que l'ancien ministre de l'Intérieur n'ait pas quitté cet appartement. "Par principe, un parlementaire, un ministre n'a rien à faire dans un logement social", souligne-t-il, alors que cinq conseillers de Paris, dont il assure ne pas avoir les noms, seraient dans ce cas.
Egalement mis en cause par un candidat divers droite à la mairie de Belfort pour l'occupation d'un HLM depuis 1988 dans la Vieille ville, Jean-Pierre Chevènement se défend aussi en assurant qu'il consacre "25% de [ses] revenus au paiement de [ses] loyers", et s'acquitte d'un supplément de loyer.
Quelle que soit la situation de l'ancien ministre, elle illustre l'extrême tension provoquée par ces nouvelles révélations sur l'exploitation du parc locatif social. A l'heure où l'hiver commence à faire des victimes, comme l'a encore rappelé la mort d'un homme en fin de semaine place de la Concorde, et où le ministère du Logement fait preuve de fermeté face aux actions des Enfants de Don Quichotte, dont le camp a été rapidement démonté le week-end dernier, la question est d'autant plus sensible. Et de nouveaux noms, puisqu'il en circule, pourraient bien sortir.
Emettez des ondes de paix pour noël !
Nouvelles clés - décembre 2007
Fêtes de Noël, fêtes de fin d’année : fin d’un cycle. Tout devrait se calmer et prendre sens.
Nous avons toujours été frappé par la formule que l’on applique à cette période : paix sur terre aux hommes de bonne volonté. Est-elle vraie ? Ou plutôt, est-ce encore un de ces voeux pieux que l’on brandit pour faire mieux passer la potion amère de la réalité ?
Le monde ne va globalement pas vers la paix, et, pourtant les bonnes volontés ne manquent pas. Alors ? Alors, comment agir ?
D’abord faire la paix à l’intérieur de soi-même.
Et notre regard, et notre action, s’en trouveront changés. Une vision angoissée, désordonnée crée réponses ad hoc. Un état d’être calme, centré, suscite un champ de forces similaire et ce, par vagues concentriques.
Positiver notre mouvement n’est pas un leurre à seule condition de ne pas appliquer cette énergie uniquement à nos besoins égotiques. C’est là que ces termes de fraternité, de compassion, employés par l’abbé Pierre par exemple prennent leur dimension : agir, mais pour et avec autrui.
Vieux discours. Vieille clé rouillée. Et pourtant, si c’était la bonne, de clé ?
Noël, une tradition vivante
Courrier International 22/12/2007
L'effervescence de Noël a-t-elle un sens au-delà de la course aux cadeaux et du rituel imposé ? La presse européenne analyse l'interprétation moderne de cette fête chrétienne.
24 heures (Suisse)
"Faut-il supprimer Noël?", se demande l'enseignant suisse François Berger qui redoute une telle éventualité. "On ne peut oublier que les derniers jours de décembre allument des sentiments d'angoisse et des tendances à la dépression. Certains psychologues font ainsi remarquer que les adolescents sont particulièrement sensibles à une absence de rites - en l'occurrence de celui de Noël - qu'ils compensent par des rituels de circonstance, telles des soirées 'spécial cannabis' ou 'spécial ecstasy'. Il suffit de gommer un rite quelconque pour qu'il réapparaisse sous une autre forme d'autant plus dangereuse qu'il est essentiel. Le jour où, pour mille et une 'bonnes' raisons, nous aurons expurgé Noël de notre vie sociétale - et donc de nos écoles -, nous aurons malheureusement condamné notre culture et nos traditions, mais plus encore un facteur identitaire, humain et relationnel."
The Guardian (Royaume-Uni)
La chroniqueuse et membre honoraire de la Société laïque britannique Polly Toynbee répond aux attaques affirmant que les partisans de la laïcité tentent d'éliminer Noël. "Personne ne cherche à bannir Noël ou le christianisme, ni les athées ni les croyants d'une autre foi. Et pourtant chaque année les mêmes légendes urbaines sont répétées sur la volonté de bannir Noël de certaines méchantes autorités locales souffrant de rectitude politique hystérique, (...), nous sommes innocents. Ce sont les chrétiens qui battent le tambour, en inventant cette histoire, et qui rêvent de martyrs - et qui, pire, alimentent auprès de la majorité laïque un sentiment de révolte en lui répétant qu'elle ferait mieux de se dire chrétienne parce que, comme le British national party [le parti d'extrême droite britannique] l'affirme, 'les traditions, l'héritage et la culture' britanniques (...) sont menacés par les musulmans. En prétendant s'en prendre à nous, partisans de la laïcité, ces chrétiens nourrissent le ressentiment contre les immigrants."
La Vie (France)
L'hebdomadaire chrétien a sondé les Français sur leur connaissance du Christ. Jean-Pierre Denis analyse les résultats. "Seule une personne sur trois sait situer précisément la naissance de Jésus. Dans cette ambiance de brouillard culturel, il n'est pas étonnant que, pour beaucoup, Noël soit devenu une fête païenne où la consommation doit venir combler toutes nos angoisses existentielles. Désespérant ? Pas si simple. On sent bien, à travers ce même sondage, à quel point le rapport des Français avec le christianisme se transforme. (...) Il devient moins solide, par certains côtés. Mais il se révèle moins négatif qu'on ne le croit. Le désir d'en savoir plus se manifeste aussi, et très profondément. Les deux tiers des Français ont envie que leurs enfants connaissent la vie de Jésus. Même parmi les personnes qui disent ne pas avoir de religion, ce désir de culture se retrouve encore très fortement."
Absences des députés: Wauquiez veut un bonus-malus
NOUVELOBS.COM | 24.12.2007 |
Le porte-parole du gouvernement avait également déclaré en juillet être pour ces sanctions financières, soulevant des protestations d'élus UMP et conduisant François Fillon à assurer qu'il n'en était "pas question" !
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, s'est déclaré lundi 24 décembre, favorable à un système de sanctions financières de type bonus-malus pour lutter contre l'absentéisme des parlementaires.
"Le modèle du parlement européen est assez bon. Effectivement, il y a ce système de bonus-malus", a-t-il dit.
Auteur en 2006 d'un livre sur son expérience de plus jeune député de France "Un huron à l'Assemblée nationale", le secrétaire d'Etat avait déclaré le 28 juillet être à "100% pour" ces sanctions financières.
Il avait alors soulevé des protestations d'élus UMP et conduisant François Fillon à assurer qu'il n'en était "pas question".
Interrogé sur un éventuel remaniement ministériel, le porte-parole s'est contenté de souligner qu'il s'agissait de "la prérogative absolue du président de la République".
Cependant a-t-il observé, "quand on est ministre, c'est pas l'assurance tous risques. Il faut être prêt. C'est un job très exposé".
ALTRUISME : Il était une fois un riche et altruiste entrepreneur vendéen …
Vendée Actualité Presse-Océan 11 novembre 2007 Un septuagénaire très respectable. En Vendée, il est une institution. Yves Cougnaud, c’est l’histoire d’une entreprise qui fait vivre un millier de personnes. C’est l’histoire d’un homme fier de ses racines ancrées au Poiré sur Vie ( près la Roche sur Yon ). Son empire, cet ancien forgeron l’a bâti à force de travail et de flair. Avec ses quatre garçons, il est leader sur le marché français de la construction modulaire. Yves Cougnaud est riche, très riche, même s’il n’aime pas l’adjectif. Récemment, le capitaine d’industrie a annoncé qu’il faisait, à titre personnel, un don de quatre millions d’euros pour construire un centre de soins pour malades d’Alzheimer au Poiré. En cette veille de Noël, nous voulons croire à de jolis contes. Ses concitoyens applaudissent l’altruisme d’un homme qui veut partager avec ceux qui ont contribué à sa réussite
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OUEST-France 23/12/07 Loïc Tissot
L'industriel vendéen Yves Cougnaud finance la construction au Poiré-sur-Vie d'un centre d'accueil de malades d'Alzheimer.
Aujourd'hui et à titre personnel, j'ai décidé d'apporter mon soutien à l'EHPAD (1) du Poiré-sur-Vie, en faisant don d'un montant de quatre millions d'euros, ce qui va permettre la réalisation d'un centre de soins de 24 lits pour ces grands malades atteints de la maladie d'Alzheimer » explique Yves Cougnaud.
Cela fait « un certain temps » que le fondateur de l'entreprise Cougnaud spécialisée dans le modulaire (plus de 1 000 salariés) réfléchit à la manière dont il pourrait venir en aide à ces malades. Le projet de l'EHPAD du Poiré-sur-Vie de créer une unité spécialisée à l'occasion du prochain transfert de la maison de retraite sur un nouveau site a été le déclic. Il contacte donc le maire de la commune et président de l'EHPAD, Didier Mandelli, à qui il fait part de son souhait de « soutenir personnellement » le projet.
Partager sa réussite - Qu'est-ce qui motive un tel geste ? Yves Cougnaud avance trois raisons dont celle de financer un projet dans la commune où il a grandi. Et, deuxième raison, où est née sa « deuxième famille ». « Ce sont tous ceux et toutes celles qui m'ont accompagné et contribué à la réussite de mon entreprise. » Une réussite qu'il veut aujourd'hui partager. « J'ai beaucoup travaillé et investi pour gagner. Je veux continuer à entreprendre mais pour donner. »
« Tertio, je veux renvoyer l'ascenseur à tous ces gens du Poiré qui ont 15, 20, 30 ans d'entreprise. » Il ajoute : « Je pense que beaucoup ont un proche ou un membre de leur famille atteint de la maladie d'Alzheimer. Je veux les aider ».
« C'est une chance formidable pour les résidents » déclare Estelle Puelic, directrice de l'EHPAD à qui la nouvelle a été annoncée hier. Cette donation permettra, selon elle, de « maîtriser le coût du prix de journée ». Une « accessibilité financière » à laquelle tient beaucoup l'industriel qui finance à « 100 % » ce centre d'accueil. « Je veux participer à la gestion mais, attention, l'EHPAD reste maître d'oeuvre du projet » précise-t-il.
Cette unité spécialisée intègre un projet de restructuration plus vaste de l'établissement dont l'investissement s'élève à environ dix millions d'euros. « Construite dans les années 70, la maison de retraite d'une capacité de 88 places n'est plus du tout adaptée pour accueillir des personnes dépendantes » souligne la directrice. Avec ses quatre millions d'euros, Yves Cougnaud allège donc quelque peu le budget.
Le projet devrait voir le jour fin 2010, les travaux débutant à la fin de l'année 2008. « Nous allons avoir un beau bâtiment de qualité et à la pointe. C'est un véritable cadeau qu'il nous fait. »
(1) Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.
Noël de rupture pour la "teuf génération"


