jeudi 20 décembre 2007
Des étrennes pour l'Elysée, une rallonge votée par le parlement
Notre hyperactif président n'a pas attendu le 31 décembre pour se faire offrir des étrennes. Dans le projet de loi de finances, le parlement doit voter définitivement cette semaine une rallonge au budget de l'Elysée. Précisément 2,5 millions d'euros ! Motif : "l'importance de l'activité présidentielle".
Ce n'est pas tout. En 2006, l'Elysée n'avait pas dépensé la totalité de ses crédits. Soit précisément 412 787 euros comme en atteste la loi dite de règlement votée en juin 2007. Cette somme doit, normalement, être déduite du budget suivant.
Or, ce n'est pas le cas, l'Elysée à gardé la cagnotte. De quoi faire quelques tours de manège à Disneyland Paris...
le Canard Enchaîné du mercredi 19 décembre.
Vers un contrôle social bionique des individus
Antar Lamine - http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée
A la fin du mois d'Août 2001, des scientifiques américains ont réalisé avec succès trois expériences majeures pour un contrôle social du 21è siècle, basé sur les implants neuronaux et les biotechnologies. Un cerveau de lamproie (une sorte d'anguille) a été greffé sur les circuits d'un robot.
Résultat: un robot autonome, entièrement piloté par le cerveau encore vivant de la lamproie. Un microprocesseur a été greffé dans le cerveau d'une souris vivante pour commander les muscles à la place de l'animal. Des neurones humains ont été greffés dans le cerveau du foetus d'un singe. Les neurones humains se sont parfaitement intégrés et se sont multipliés dans le cerveau du singe, créant ainsi un hybride singe-homme.
Officiellement, les scientifiques disent avoir détruit le foetus hybride avant sa naissance. Image du film "Matrix". - Science sans conscience: - Des scientifiques ont pu réaliser ces expériences sans éprouver de scrupules ni sans s'interroger sur les implications éthiques ou les éventuelles conséquences sociales et politiques. Ces expériences sont comparables à celles du Docteur Mengele dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale, même si elles n'ont pas été effectuées sur des êtres humains (ou plutôt, pas encore; en tous cas pas officiellement). Nous sommes arrivés à un stade où le projet et la finalité de la Création ont été totalement détournés. La "grande machine" est en train de s'approprier totalement le vivant.
Pour elle, tous les organismes vivants, végétaux, animaux, et humains sont des "ressources" à exploiter. Le stade ultime sera quand ces "ressources" seront totalement intégrées, incorporées par le système. La suite logique est donc que les humains soient placés sous le contrôle direct de la machine, raccordée à leur système nerveux au moyen de greffes bioniques et d'implants neuronaux. Un futur annoncé par de nombreux films de science-fiction.
La puce "Digital Angel" Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, permet l'identification et la localisation par satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc). Une autre version de la puce appelée "Veripay" a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d'y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d'identité ou de carte de crédit. Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la "traçabilité". Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement "traçable", dès qu'un nouveau "11 Septembre" fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la "sécurité". De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l'opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l'intrusion d'objets matériels dans le corps. D'où les efforts des médias et de l'industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l'obésité). Pour rendre la puce désirable et tendance", une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent.
Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hopitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d'éviter les risques d'erreur dans l'identification et traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d'une alerte au médecin en cas de problème. Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus. A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l'humeur, les émotions, les pensées et le comportement.
Voici donc les projets des multinationales pour un contrôle global des individus et de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits, implants, traçabilité, nouvel ordre économique. Une liberté sous surveillance électronique. Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, caméras de surveillance, puces RFID, tous les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée. Des implants neuronaux sont déjà capables de réagir à la pensée pour commander des machines directement avec le cerveau. Une première étape vers la surveillance électronique de nos pensées et leur contrôle ! Le progrès et la sécurité ???
Bientôt le divorce par l'Internet ?

L'entreprise peut-elle être écologique ?
Les Echos [ 19/12/07 ]
Bruno Rebelle. Les esprits évoluent. Il y a une dizaine d'années, on pouvait classer les entreprises en trois groupes : celles qui faisaient tout pour ne pas parler de développement durable, celles qui développaient un peu de communication autour et celles qui commençaient vraiment à regarder le sujet de façon prospective. Aujourd'hui, la première catégorie a pratiquement disparu. C'est un progrès. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. Il faut convaincre les entreprises que c'est en transformant le coeur de leur métier qu'elles feront vraiment du développement durable.
René Carron. Au Crédit Agricole, nous avons engagé des actions importantes pour réduire la consommation de papiers, recycler nos produits informatiques... Nos caisses régionales développent des prêts pour encourager les énergies renouvelables... Nous avons accompagné, dès le départ, la démarche de l'agriculture raisonnée qui consiste à réduire l'utilisation de pesticides. Nous sommes en effet convaincus que l'entreprise est un acteur de la société, qu'elle doit évoluer avec elle et que, exactement comme pour la question des retraites, nous avons une responsabilité à l'égard des générations futures.
B. R. Ce que vous faites va dans le bons sens, mais reste insuffisant. L'agriculture raisonnée consiste à respecter des normes qui sont déjà dépassées. Il faut aller plus loin. Le Crédit Agricole est un levier fantastique pour développer une agriculture vraiment responsable. En matière d'énergie, les banques ne devraient pas se contenter de financer les énergies renouvelables. Elles devraient aussi remettre en cause les investissements massifs dans l'exploitation pétrolière.
R. C. Il nevous a pas échappé que nous sommes dans un monde globalisé, que la compétition est vive et que nous ne pouvons pas nous en affranchir totalement. Nous avançons mais tout le monde ne suit pas au même rythme.
B. R. Vous pourriez peser, avec les interprofessions, sur les règles internationales... Vous pourriez aussi très bien décider, au Crédit Agricole, d'introduire dans vos critères d'attribution des prêts un certain nombre d'éléments qui relèvent du principe du développement durable : aspects sociaux, environnementaux.
R. C. Mais ces indicateurs n'existent pas, on tombe dans l'arbitraire !
B. R. C'est une difficulté mais on peut définir un certain nombre de points de contrôle qui permettent de dire que telle entreprise est sur une bonne dynamique.
R. C. Il faut regarder le long terme. L'Europe a un rôle à jouer. Elle pourrait porter un projet fort, qui serait une sorte de responsabilité partagée entre les acteurs de la société civile et le pouvoir politique.
B. R. Certes, mais au moment où l'Union européenne propose une directive sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, la transcription de cette directive en droit français est torpillée par le Medef.
R. C. Je n'ai pas à porter de jugement sur ce que fait le Medef...
Les revenus des céréaliers s'envolent
Hervé PLAGNOL 19/12/07 – Ouest-France
Ils devraient doubler cette année. Ces producteurs voient la vie en rose. Ce n'est pas le cas des éleveurs de porcs et de volailles.

Bonne année pour les céréaliers, mauvaise année pour les éleveurs. Voilà résumée l'année 2007 pour le revenu agricole, à en croire la très officielle commission des comptes de l'agriculture qui s'est réunie, hier, à Paris.
Pourquoi un tel écart ? Tout simplement en raison de la formidable hausse des prix des grandes cultures céréalières (blé, maïs), oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses (pois, féveroles). Ces prix étoffent la recette des agriculteurs spécialisés mais alourdissent le coût en aliments du bétail des éleveurs.
Les éleveurs sont clients des cultivateurs puisqu'ils donnent des céréales et des tourteaux de colza ou de tournesol à leurs bêtes.
Bilan : autour d'une moyenne de 11 % de hausse du revenu des exploitants (en 2007 par rapport à 2006), c'est le grand écart : la progression est de 98 % pour les producteurs de grandes cultures tandis qu'en moyenne, les producteurs de porcs et de volailles voient leurs revenus chuter de 59 %. Les éleveurs de bovins ne s'en tirent pas tellement mieux, avec des revenus en baisse de 23 % pour les producteurs de viande et de 4 % pour les laitiers. La recette des éleveurs de moutons est aussi en berne : -28 %
.
Les viticulteurs retrouvent des couleurs
Pour les secteurs non dépendants du prix du blé, c'est aussi le grand écart : les viticulteurs retrouvent des couleurs (+21%), de même que les betteraviers et planteurs de pommes de terre (+16%), tandis que les producteurs de fruits (-35 %), les maraîchers et horticulteurs perdent les leurs (55 %).
Les uns et les autres semblent plus dépendants de leurs prix de vente que des volumes produits.
Ou comprend mieux le prix de la baguette...
Réforme des institutions : pas de vote avant mars
NOUVELOBS | 19.12.2007 | 12:19
Alors que François Fillon désirait mener à bien cette réforme avant les municipales, il estime aujourd'hui que le vote sera reporté après les élections, faute d'un "consensus assez large".
François Fillon a écarté, dans une interview au Monde daté de jeudi 20 décembre, un vote de la réforme des institutions à l'Assemblée nationale avant les municipales de mars, comme il l'avait pourtant souhaité fin octobre, faute d'un "consensus assez large".
"Nous ne sommes pas à quelques semaines près. L'objectif est d'arriver à un consensus assez large. Pour cela, il ne faut pas avoir des échéances trop figées", explique le Premier ministre.
"On peut imaginer un dépôt du projet de loi constitutionnelle à l'Assemblée nationale et le début du travail en commission avant les municipales de mars", précise-t-il.
"Il nous faudra, en janvier, après arbitrage du Président de la République, établir une version définitive en vue d'une transmission au Conseil d'Etat", détaille le Premier ministre.
"Large accord" mais des points de débats - Le 30 octobre, devant les députés, le chef du gouvernement avait souhaité que le processus de "la réforme institutionnelle puisse débuter au mois de février par un premier examen" à l'Assemblée nationale, "avant même que la session soit interrompue pour la campagne des élections municipales", le 9 février.
Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a même indiqué mardi qu'il avait "réservé la semaine du 22 janvier" à l'Assemblée nationale pour un examen éventuel du texte.
"La réforme que nous proposons consiste principalement à accorder de nouveaux pouvoirs au Parlement, et à donner des fondements constitutionnels aux droits de l'opposition", annonce François Fillon.
Il affirme être "arrivé à un stade où se dégagent un ensemble de mesures consensuelles et quelques sujets en débat". Il y a "un large accord" sur l'octroi de nouveaux pouvoirs au Parlement et de fondements constitutionnels aux droits de l'opposition, poursuit-il. (avec AP)
Même les patrons pensent que les patrons eux-mêmes sont trop payés
REUTERS : mercredi 19 décembre 2007
BOSTON - Que les travailleurs américains estiment que les patrons millionnaires sont trop payés n'est guère étonnant. Mais de là à ce que les patrons eux-mêmes le pensent...
Selon une étude diffusée mardi soir, 64% des P-DG américains considèrent leurs rémunérations comme excessives.
Le sondage, réalisé auprès de 1.572 utilisateurs du site Internet d'information économique BNET.com, montre que 77% des employés en pensent autant.
En ce qui concerne la performance des patrons en terme de capacité de direction, un dirigeant sur deux se note positivement contre à peine 38% de leurs employés.
Iraient-ils jusqu’à redonner une partie de leurs gains ces cyniques hypocrites ?
Pouvoir d’achat : Petites retraites de Russie ?
Le Canard enchaîné n° 4546 12/12/07
« J’augmenterai de 25 % les petites retraites et je le financerai par ce qu’on aura récupéré sur les régimes spéciaux » Le candidat Sarkozy ne l’avait pas envoyé dire à Ségolène Royal le 2 Mai, lors du débat de l’entre-deux tour. Et il avait montré toute sa compassion pour les « trois millions de petites retraites, c’est-à- dire trois millions de personnes qui sont en dessous du minimum vieillesse ». Un chiffrage minimal, car rares sont les Français qui jugent disposer d’une bonne, voire d’une grosse retraite.
Cette promesse phare de son programme présidentiel, déjà faite solennellement le 8 Mars sur France 2, figure d’ailleurs toujours sur le site officiel de l’UMP.
Mais, l’automne venu, le « président du pouvoir d’achat » semble tenter de le faire oublier, comme s’il avait été rappelé brutalement à la réalité des calcul … A la télé le 29 Novembre, il s’est bien autocongratulé d’avoir « réussi » la réforme des régimes spéciaux, mi sans dire un mot de l’affectation des surplus éventuellement dégagés ( alors que lesdits régimes ne concernent de toute manière que 5 % de la masse financière des retraites … )
Drôle de « rupture » avec le régime chiraquien des promesses non tenues.
Les Indégivrables : Noël

L’Elysée veut pouvoir télécommander Patrick de Carolis et France 2
R.G et I.R. Libération mercredi 19 décembre 2007
Télé. La nomination du nouveau DG de France 2 a fait l’objet de pressions sans précédent de la part de plusieurs ministères et de l’Elysée.
Décomplexée, la droite. Décomplexé, l’acharnement sur le service public. Hier, le conseil d’administration (CA) de France Télévisions a été le théâtre de pressions encore jamais vues, du moins au grand jour !
Le contexte : lundi, Philippe Baudillon, directeur général de France 2, a démissionné. Pour des «divergences» avec le président de France Télévisions, Patrick de Carolis. Pour ne rien arranger, la semaine dernière, les représentants de l’Etat au CA de France 3 n’ont pas voulu voter le budget 2008. Le gouvernement refusant de tenir la promesse d’une rallonge de 5,7 millions d’euros pour diffuser les stations régionales de France 3 sur le satellite. Du coup, le SNJ et la CFDT de la Trois ont déclenché une procédure d’alerte. Le tout sur fond de réformes lancée par Carolis pour complaire au gouvernement
Mais là où Carolis n’a pas plu, au même gouvernement, c’est en décidant de nommer dès hier, lors du CA de France Télévisions, François Guilbeau, venu de RFO, directeur général de France 2. Juste avant le CA, il reçoit un coup de fil : Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, lui demande de surseoir. Carolis refuse, expliquant que si la direction du navire peut être décidée conjointement avec l’Etat actionnaire, c’est à lui de nommer l’équipage et qu’il ne peut laisser France 2 sans patron. Lors du CA, Carolis en arrive à la nomination de Guilbeau. Interruption de Laurence Franceschini qui représente l’Etat, comme quatre autres administrateurs. Christine Albanel, dit-elle en substance à Carolis, vous a demandé de surseoir. Carolis argumente, plaide l’urgence. Franceschini réclame une interruption de séance.
A la reprise, l’ingérence monte d’un cran : Franceschini vient d’avoir l’Elysée au téléphone qui exige des représentants de l’Etat qu’ils s’abstiennent de voter pour Guilbeau. «Alors là…», soupire Christian Kert, délégué UMP et représentant de l’assemblée nationale. Ce dernier et le sénateur UMP Louis de Broissia votent pour Guilbeau, «pour éviter que ça fasse trop ORTF». L’affaire se solde par un vote ric-rac : 7 voix pour Guilbeau, 6 abstentions. Et un Carolis KO, plus proche de la porte que de l’augmentation. «C’est inédit que de telles manœuvres se passent au grand jour», déplore Dominique Pradalié, du SNJ de France 2. «C’est scandaleux, déplacé et déstabilisant», note Laurent Bignolas, administrateur de France Télévisions.
A l’AFP, une source gouvernementale explique que cette abstention des représentants de l’Etat «marque leur désaccord manifeste car, ni l’Elysée, ni Matignon, ni Bercy, ni le ministère de la Culture n’ont été consultés sur la nomination du DG». A Libération, un proche du gouvernement confirme : «A l’Elysée, ils sont furieux, affirmant que même dans une entreprise privée, on informe les actionnaires à l’avance.» Alain Peyrefitte n’a pas été prévenu non plus). Il est furieux. (Il fut notamment, en charge du ministère de l'Information, créé par le Général de Gaulle en 1962 afin de diriger radios et télés)
