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jeudi 20 décembre 2007

Bolufer, l’adjoint de Boutin affirme qu'il n'est pas le seul a bénéficier d’un logement public à prix réduit !

LCI – Jeudi 20/12/07

Comme une nouvelle affaire Gaymard... Après sa démission ce jeudi matin du cabinet de la ministre Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer s'en prend aux "donneurs de leçons". "J'entends depuis hier (mercredi) en particulier beaucoup de donneurs de leçons et je pense à ces paroles de l'Evangile, 'que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre'. J'entends aussi beaucoup se taire, peut-être parce qu'ils se sentent trop concernés par cette question", a-t-il lancé jeudi sur France 2.

Une référence notamment à la mairie de Paris qui sous-entendait mercredi que l'équipe Tibéri n'avait rien fait contre ce genre d'attribution. Les loyers des immeubles contrôlés par les institutions devraient être fixés en fonction du niveau de ressources de leurs occupants, dit Jean-Paul Bolufer, remplacé dans la matinée par Alain Lecomte, jusqu'à présent patron de la Direction Générale de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Construction (DGUHC).

"Les locataires, c'est au Maire d'en décider"

Du coup, Jean-Paul Bolufer demande à Bertrand Delanoë de publier la liste des bénéficiaires d'avantages similaires. "Je voudrais poser une question au maire de Paris et lui demander s'il est disposé de faire publier par la Régie immobilière de la VIlle de Paris la liste de l'ensemble des appartements gérés par cette société, de leur superficie, de leur localisation et de leurs loyers. (...) Les locataires, c'est à lui d'en décider." Il demande aussi une enquête de la Chambre régionale des comptes sur les conditions d'attributions des logements en Ile-de-France.

Locataire depuis 1981 d'un appartement de 190 m2 dans le Ve arrondissement de Paris pour un loyer de 1.197 euros par mois, trois à quatre fois moins que le prix du marché, Jean-Paul
Bolufer a aussi précisé qu'il n'entendait pas en déménager. "Cette affaire est entre les mains de mon avocat. A ce stade, je n'ai aucune raison de le quitter", a-t-il dit, déclarant avoir prêté le logement à des proches pendant 17 ans. Mais, a-t-il assuré, il n'a pas touché de loyer à ce moment. "Il ne s'agissait pas d'une sous-location illicite", comme certains l'ont prétendu.

On attend....

Posté par werdna à 15:22 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour la Saint Nicolas…le retour du Chanoine !

Werdna 20/12/07

Voilà donc notre président français installé chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran avec breloque autour du cou et photo en compagnie de Benoît XVI.

Sacre. Depuis le XVIIe siècle, tous les rois précédents … et les présidents ont reçu ce titre, mais la cérémonie a pris plus ou moins d'ampleur : François Mitterrand s'était contenté d'une petite cérémonie. Giscard et Chirac avaient eux pris possession de sa stalle qui confère théoriquement le droit de rentrer à cheval dans la basilique. N.S. le fera t-il ? David Martinon qui a qualifié ce déplacement de « voyage extrêmement important» ne l’a pas révélé, mais tout peut être envisagé.

«La question spirituelle au coeur de la vie»
Ce sera notamment, selon David Martinon, «l'occasion pour le président de redire son respect et son attachement, non à une religion en particulier, même si bien entendu la religion chrétienne tient une place importante en France de par l'histoire et l'actualité, mais de façon générale, à la question spirituelle, puisqu'il a toujours considéré qu'elle était au coeur de la vie de nos concitoyens, quelle que soit leur confession». Nul doute que la confession ne pouvait attendre, sans doute de gros péchés commis à son corps défendant.

Nicolas Sarkozy a fait savoir la semaine dernière qu'il avait l'intention d'inviter le souverain pontife en France, "notamment à Paris, pas simplement à Lourdes", où Jean Paul II avait effectué son dernier voyage en France, en août 2004. Benoît XVI sera donc, lui aussi autorisé à planter sa tente pontificale dans les jardins de l’hôtel Marigny et d’y séjourner avec sa suite, tous frais payés par le généreux président-chanoine .

Une question quand même : si Ségolène avait gagné, Benoît XVI l'aurait-il intronisée chanoinesse ?

Bénis. Pour accompagner le saint homme, plusieurs accompagnateurs triés sur le volet ont été gracieusement invités pour représenter la France : Dominique Perben, Max Gallo, comme toujours et aussi le très pieux Jean-Marie Bigard.

Un grand mystère demeure : Carla sera-t-elle du voyage ? Aura-t-elle une audience papale ?

Les Sans-logis qui n’ont pas la télé dans leurs habitations en toile vont rater quelque chose de fort…

Posté par werdna à 15:09 - Réflexions - Citations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Passage à tabac - millau 17 decembre 2007

Lundi 17 décembre, en fin de matinée, à l'occasion de la visite du ministre des Transports à une réception donnée aux Halles de Millau, les ... Tout » militants de l'Alternative de Gauche se sont mobilisés et ont brandit une banderole sur laquelle était inscrite : « Assez de vitrines !! Nos portefeuilles sont vides !! ».

Cette banderole faisait référence à la très coûteuse construction de la Halle du Viaduc alors que plus de 16% des Millavois vivent sous le seuil de pauvreté. Notons aussi que tous les conseillers municipaux étaient invités, sauf l'élue de l'Alternative de Gauche, Véronique Galtier.

La manifestation se déroulait de façon calme, paisible et dans la bonne humeur jusqu'au au moment ou 8 CRS ont subitement débarqué, et on tenté d'arracher la banderole des mains d'une militante de l'Alternative de Gauche, ils ont commencé par la bousculer puis l'ont jetée à terre, lui on donné des coups de pieds dans le dos et l'ont traînée par terre sur une dizaine de mètres. Inconsciente, elle a été transportée d'urgence à l'hôpital.

Christine Cleizergues, pressentie comme future tête de liste de l'Alternative de Gauche aux élections municipales de Millau en 2008, s'est retrouvée à l'hôpital, en état de choc et victime de nombreuses contusions et en arret de travail pour dix jours. Surtout victime d'un passage à tabac, résultat des politiques répressives menées depuis plusieurs années. 


  La vidéo c'est en cliquant ici sur ce lien :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-2715257762945211496&hl=fr

Posté par OhM_ à 12:03 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nicolas Sarkozy, pas si catholique

CATHERINE COROLLER et ANTOINE GUIRAL Libération jeudi 20 décembre 2007 - Extraits

En odeur de sainteté auprès des cathos, Sarkozy ? Le chef de l’Etat, qui rencontre aujourd’hui Benoît XVI au Vatican, avant d’être fait chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, ne perd en tout cas pas une occasion de souligner sa foi : «Je suis de culture catholique, de tradition catholique, de confession catholique. Même si ma pratique religieuse est épisodique, je me reconnais comme membre de l’Eglise catholique», écrit-il dans son livre paru en novembre 2004 (1).

En janvier dernier, Sarkozy a effectué son premier déplacement de candidat à la présidentielle au Mont-Saint-Michel. Tout sauf un hasard. Si ce «haut lieu de l’occident chrétien» le touche, il était aussi à l’évidence venu y chercher une sorte de grâce divine pour sa bataille à venir. Il a d’ailleurs confié avoir «pensé à Dieu» lors de la prise d’otages à la maternelle de Neuilly où il négocia directement avec «human bomb». L’homme du Fouquet’s, des yachts de milliardaires et des villas grand luxe aime également s’entretenir avec les religieux de toutes confessions. «Comme beaucoup de suractifs, il est fasciné par la vie monastique, raconte Philippe Verdin, moine dominicain qui a réalisé le livre d’entretiens cité plus haut.

Evidence.Son élection, le chef de l’Etat sait qu’il la doit notamment aux catholiques qui ont plus voté pour lui que la moyenne des Français. Depuis qu’il est à la tête de l’Etat, il multiplie les appels du pied en direction de l’épiscopat français, en qui il voit un allié naturel. «A l’Elysée, on m’a dit texto : "Les évêques peuvent nous demander ce qu’ils veulent"», rapporte le père Philippe Verdin. Signe de la place qu’accorde Sarkozy aux catholiques, son entourage en compte de nombreux. De Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, à François Fillon, en passant par Christine Boutin, ministre du Logement ou Xavier Darcos, ministre de l’Education.

Pour autant, le chef de l’Etat a-t-il conquis le cœur des catholiques ? A priori, le Pape a bien accueilli son élection. «Benoît XVI a été très touché que Nicolas Sarkozy lui écrive une semaine après avoir été élu, rapporte Philippe Verdin. Il est très content aussi qu’il se rende au Vatican dans les six premiers mois de son mandat, alors que Jacques Chirac avait mis trois ans pour le faire». «Contrairement à Chirac, qui avait montré sa réticence à propos des "racines chrétiennes de l’Europe" [l’Union européenne avait envisagé de faire figurer cette formule dans le préambule de la future constitution avant d’y renoncer, ndlr], Sarkozy n’a aucune réticence à les évoquer», souligne Gérard Leclerc, éditorialiste à l’hebdomadaire de droite France catholique. Il se rapproche davantage d’une vision américaine du rapport entre Eglise et Etat, tolérant davantage d’interférences et une prise en compte assez large des «communautés», et non de la pure citoyenneté, avec les risques inhérents de favoriser un communautarisme aux antipodes de la vision française de l’intégration républicaine».

Désaccord. A ses tentatives de séduction, des évêques opposent une réserve prudente. L’un d’entre eux, qui dirige un diocèse de la banlieue parisienne, affiche une franche antipathie pour le chef de l’Etat, la «pipolisation» de la vie politique qu’il incarne, sa façon de se mettre sans cesse en scène, son côté nouveau riche, «sa manière ignoble de parler des banlieues comme de réserves».

L’épiscopat craint également de ne pas être entendu sur un certain nombre de dossiers. Alors que les questions bioéthiques, et notamment la recherche sur l’embryon sont un casus belli pour beaucoup de catholiques, les options de Sarkozy sur le sujet sont jugées floues. Autre motif de désaccord, les lois successives sur l’immigration. En octobre, la conférence des évêques de France a vivement reproché au texte de Brice Hortefeux de faire une différence entre «bons et mauvais migrants». Elle s’est également prononcée contre la disposition soumettant les étrangers souhaitant entrer en France dans le cadre du regroupement familial à des tests ADN. Ces critiques ont embarrassé le chef de l’Etat, mais ne l’ont pas empêché de faire voter sa loi. Sarkozy gouverne avec l’œil braqué sur les sondages et il sait que les catholiques d’aujourd’hui sont majoritairement à droite, et parfois beaucoup plus que leur hiérarchie.

(1) «La République, les religions, l’espérance» (Ed. du Cerf), 2004.

www.liberation.fr/actualite/politiques/299228.FR.php

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La révision de la constitution attendra les municipales

N.R. Libération 20/12/07

Pour l'éxécutif, la réforme de la cinquième république ne pressepas. Dans un entretien au Monde, daté d'hier, François Fillon a entériné un nouveau retard dans le processus de révision de la constitution engagé en juillet par Nicolas Sarkozy. "Nous ne sommes pas à quelques semaines près", fait valoir Fillon.

Fin octobre, Nicolas Sarkozy avait renoncé à sa promesse de faire adopter la réforme par les parlementaires réunis en congrès avant les municipales. Pour limiter la mauvaise publicité, Fillon avait alors précisé que le projet de réforme serait toutefois débattu à l'Assemblée Nationale avant l'interruption de session pour cause de scrutin, le 8 février.

Bon élève, le ministre des Relations avec le parlement avait bloqué le "créneau de la semaine du 22 janvier" à l'Assemblée pour pouvoir examiner le texte. Un empressement inutile: "faute d'un consensus assez large !", Fillon n'anticipe plus guère qu'un "début de travail en commission" avant mars.

Façon de reconnaître que le verdict des municipales pèsera lourd dans les négociations à venir avec le PS et les centristes.

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Fidel Castro est-il toujours en vie ?

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Qui est ministre de l'Intérieur ?

Olivier Toscer – Le nouvel Obs 20/12/07


Bien plus que Michèle Alliot-Marie, c'est Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, qui est désormais le premier flic de France

Ya-t-il encore un ministre de l'Intérieur place Beauvau ? Certes, Michèle Alliot-Marie occupe le bureau Empire de Cambacérès. Mais elle va avoir du mal à s'attribuer le titre de « première fliquette de France ». Depuis le 6 mai, le centre de gravité de la maison Police a basculé de l'autre côté de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. A l'Elysée !

Depuis 2002, la police, c'était Sarko. C'est bien parti pour continuer tant le nouveau président s'échine à dépouiller son ancien fief de l'Intérieur de quelques-unes de ses prérogatives les plus sensibles, comme les reconduites à la frontière. La lutte contre l'immigration clandestine est ainsi placée sous la responsabilité d'un nouveau ministère ad hoc, confié à son ami de trente ans, Brice Hortefeux. « Nous gardons la responsabilité de la police de l'air et des frontières , tempère-t-on à Beauvau. Mais elle est, c'est vrai, à la disposition du ministre de l'Immigration autant que de besoin. »

Autre démembrement, plus subreptice mais bien réel, les services de renseignement et la lutte antiterroriste. Eux aussi ont déjà été mis sous le boisseau élyséen. Bien sûr, les Renseignements généraux et la DST restent des services de police à part entière. Mais le nouveau pouvoir a l'intention de les placer sous la férule d'une nouvelle Direction générale de la Sécurité intérieure ( DGSI ). Celle-ci sera vraisemblablement dévolue à Bernard Squarcini, un vrai pro... connu pour son sarkozysme de coeur. « Squarce » rapporterait d'ailleurs directement au Conseil de Sécurité intérieure, une instance élyséenne, désormais coordonnée par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, fidèle bras droit du président. Le vrai pouvoir sera là.

Difficile, dans ces conditions, pour MAM d'exister. A peine nommée, la nouvelle ministre a d'ailleurs été dépouillée de son pouvoir d'influence sur la haute hiérarchie policière. La première nomination de l'après-6 mai, celle de directeur général de la Police nationale ( DGPN ), lui a totalement échappé ! Voilà Frédéric Péchenard, grand flic et copain d'enfance du nouveau président, bombardé chef de la police. Une promotion éclair : Péchenard, à peine 50 ans, venait juste de prendre la tête du Quai-des-Orfèvres et n'avait pas eu le temps de s'y imposer véritablement. Une rupture de la tradition aussi : le poste de DGPN est traditionnellement dévolu à un préfet. Pas à un enquêteur. Or Péchenard, flic de terrain, ancien patron de la Crime et de la Brigade de Répression du Banditisme ( BRB ), n'a jamais fait mystère de son peu de goût pour les palabres syndicales. Reste l'intérêt stratégique du poste de chef de la police confié à ce fidèle : chaque soir vers 17 heures, il reçoit la synthèse des principales affaires du jour.

Avant le ministre de l'Intérieur. MAM n'a pas non plus été consultée pour le préfet de police de Paris, autre tour de contrôle des affaires sensibles. Le poste échoît à Michel Gaudin, encore un pilier de la sarkozie. MAM n'a rien pu faire. La ministre n'a même pas eu le droit de choisir son directeur de cabinet. Le président lui a imposé un fidèle, Michel Delpuech. Préfet des Hauts-de-Seine entre 2003 et 2006, celui-ci avait l'habitude de retoucher lui-même les notes des responsables policiers du sarkoland avant de les envoyer directement au cabinet du ministre, court-circuitant ainsi les directeurs centraux du ministère.

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Le harcèlement électronique, ça pourra compter aussi en justice

David Carzon – 20 Minutes – 20/12/07

Le gouvernement adapte le code de procédure pénale aux nouvelles technologies. En effet, la future loi d’orientation et de programmation sur la sécurité intérieure qui sera présentée début 2008 en conseil des ministres, comporte plusieurs volets en ce sens.

Ainsi, en plus de permettre aux policiers d’installer des logiciels espions dans des ordinateurs dans le cadre d’enquêtes sur la criminalité organisée, une nouvelle infraction de harcèlement électronique devrait être créée.

«Le droit pénal est d’application stricte, explique-t-on au ministère de l’Intérieur. L’article du code pénal concernant le harcèlement téléphonique ne pouvait donc pas s’appliquer au harcèlement par mail par exemple et il y avait un vide juridique à combler.»

En cas de détournement d’identité et d’utilisation de données abusives dans des communications électroniques (mails, SMS, MMS), les contrevenants pourront être condamnés à un an de prison et 15 000 euros d’amende selon le texte d’origine qui sera discuté par le Parlement. Reste que comme toute infraction liée à l'Internet, la difficulté pour les enquêteurs sera de remonter jusqu’à l’émetteur qui sait se cacher derrière de fausses identités ou à l’étranger.

Posté par werdna à 01:03 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Redevance TV: Sarkozy pour la prolongation en 2008 de l'exonération pour les foyers modestes

TV5 infos - 19/12/2007

Le chef de l'Etat a demandé mercredi au gouvernement de proposer au Parlement le maintien en 2008 de l'exonération pour les plus de 69 ans (mesure votée en 2004) qui ne paient pas l'impôt sur le revenu (environ 750.000 foyers). Le retour pour un an à l'exonération des 116 euros de redevance TV pour personnes âgées modestes, annoncé par Nicolas Sarkozy, permet aux députés UMP de désamorcer avant les municipales un problème épineux à l'occasion d'un texte pouvoir d'achat aux effets encore incertains.

Quelques heures auparavant seulement, le Sénat avait pourtant voté la fin partielle de l'exonération pour cette catégorie.

Pour que la "proposition" du chef de l'Etat entre en vigueur au 1er janvier, elle doit être votée dans les heures qui viennent à l'Assemblée dans le cadre du projet de loi pouvoir d'achat, qui se perdait encore mercredi en fin d'après-midi dans les méandres de la discussion générale.

Cette exonération ne vaut que pour la seule année 2008: "on préserve cette population pendant un an et on réfléchit à trouver une solution", a expliqué le ministre du Budget Eric Woerth dans les couloirs de l'Assemblée.

L'exécutif fait d'une pierre plusieurs coups: il tente de désamorcer, sous la forme d'un "cadeau" aux plus modestes avant Noël, une mesure qui aurait pu faire perdre des voix à l'UMP aux prochaines municipales de mars.

Le chef de l'Etat rassemble aussi sa majorité UMP, profondément divisée sur la question, à tel point qu'elle avait trouvé une solution mi-figue, mi-raisin (une exonération à 50% -58 euros- en 2008, dans le collectif budgétaire).

Enfin, l'annonce détourne pendant quelque temps l'attention des questions de fond que commencent à poser ses mesures pour le pouvoir d'achat, notamment la complexité du rachat des RTT ("mes skis se croisent", a ironisé la présidente du Medef Laurence Parisot).

Les députés devaient commencer à plancher sur les amendements pouvoir d'achat en début de soirée. En attendant, le PS a peaufiné ses arguments contre le texte et pour la campagne des municipales: "derrière un faux plan pour le pouvoir d'achat, il y aura un vrai plan de rigueur, inéluctable", a dit le premier secrétaire François Hollande.

Pourquoi une assemblée ? on lui fait suspendre au vu des sondages électoraux des lois qui sont à peine votées .... 

Posté par werdna à 00:50 - Fiscalité - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Démission collective du directoire du "Monde"

Challenges.fr | 19.12.2007 |

Pierre Jeantet, Bruno Patino et Eric Fottorino, respectivement président et vice-président du groupe Le Monde et directeur du Monde, ont présenté leur démission, mercredi 19 décembre, à l'issue de la réunion du conseil de surveillance.
Une démission qui interviendrait, selon le site internet du Nouvel Observateur, après le refus par les représentants de la Société des rédacteurs de voter le budget du Monde.fr pour 2008. Elle sera effective au 4 janvier.

"Incapacité à pouvoir exercer ses responsabilités"Selon le site internet de Libération, La SRM, premier actionnaire du groupe, aurait en effet refusé de voter un volet du plan d'économies concernant les transferts d'argent entre le groupe Le Monde et la filiale internet, propriété du groupe Le Monde et de Lagardère. Le groupe souligne dans un communiqué que "le directoire avait prévu de présenter à l'ensemble des actionnaires les mesures de redressement et de restructuration nécessaires pour assurer la pérennité [des] titres", mais qu'il avait dû faire face à son incapacité à pouvoir exercer ses responsabilités face aux prises de position publiques et réitérées de la Société des rédacteurs du Monde (SRM)".

Endettement de 150 millions
Le conseil de surveillance se réunissait pour examiner les mesures susceptibles de réduire les pertes récurrentes du groupe et son endettement de 150 millions d'euros, du fait d'une politique d'acquisitions tous azimuts.
En 2006, le groupe a enregistré son sixième exercice déficitaire consécutif, avec une perte nette consolidée de 14,4 millions, pour un chiffre d'affaires de 631millions. Le manque à gagner structurel du groupe est évalué à au moins une dizaine de millions d'euros, à cause d'"une dégradation du chiffre d'affaires publicitaire et de la situation déficitaire d'un certain nombre de titres du pôle magazines".
Selon plusieurs sources, le budget 2007 du groupe, qui prévoyait un résultat d'exploitation de 8 millions d'euros, ne sera pas tenu et le résultat ne dépassera pas les 3 millions d'euros.
Lors de son élection en juillet à la tête du directoire, Pierre Jeantet avait fait du désendettement et du redressement des comptes sa priorité. Il avait cédé à
Sud Ouest le groupe de PQR Les Journaux du Midi, qui devrait rapporter 90 millions d'euros.

Plan de départs au Monde ?
Les salariés du
Monde, qui devrait terminer l'année sur un déficit de 5 millions, après 4 millions en 2006, redoutent donc l'annonce d'un plan de départs volontaires, voire d'un plan social, après celui de 2005, qui s'était soldé par le départ de plus de 200 personnes au quotidien et à l'imprimerie.
Certains magazines déficitaires sont également sur la sellette, en particulier Fleurus Presse, qui édite 12 titres jeunesse et emploie 80 salariés. Un plan de restructuration prévoyant un retour à l'équilibre en deux ans devrait être mis sur pied.
Le Monde étudie parallèlement "plusieurs solutions" pour Les Cahiers du Cinéma, dont la recherche d'un partenaire extérieur, et devrait se pencher sur Le Monde Diplomatique (détenu à 51% par Le Monde), qui connaît depuis plusieurs années une fuite de son lectorat.

Posté par werdna à 00:36 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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