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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 17 décembre 2007

Attention, un animal n’est pas un jouet !

Ouest-France 16 Décembre Florence Pitard

A l’approche de Noël, la présidente de la fondation 30 Millions d’amis, invite tous ceux qui voudraient offrir un animal à réfléchir.

A Noël, nombreux sont ceux qui vont se laisser tenter  par un animal. Parce qu’il était trop mignon dans le magasin, parce que les enfants l’ont demandé …Réha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis , met en garde : « un animal n’est pas un jouet, pas un produit de consommation ! Attention aux achats coups de cœur, les animaux qui sont dans les vitrines en décembre se retrouvent souvent derrière les barreaux d’un refuge en Juin, à la veille des vacances … Un animal c’et engagement de longue durée, on l’a pour quinze ans. »

Les Français possèdent 10 millions de chats et près de neuf millions de chiens. Selon un sondage initié par la fondation (1) 40 % de possesseurs de chiens et 47 % des propriétaires de chats déclarent qu’ils ont pris un animal « parce que l’occasion s’est présentée, par hasard. » 10 % avouent céder « à la pression de leur enfant ».

Les propriétaires de chiens sous-évaluent le budget annule qu’ils lui consacrent. Ils l’estiment de 100 à 500 euros, alors que la réalité est plus proche de 1000 euros. « En plus de la nourriture, il peut y avoir des frais comme le vétérinaire ». Si, malgré tout certains achètent de animaux. Réha Hutin estime qu’il est préférable de le faire dans un élevage plutôt qu’en animalerie. Elle conseille d’aller dans un refuge voir la détresse des animaux abandonnés, ce qui peut faire réfléchir …

La fondation octroie une aide financière de 600 000 euros à 250 refuges, dans toute la France : « Tout l’argent va aux animaux car nous réglons des factures de vétérinaires, nourriture, entretien des bâtiments … » Réha Hutin précise qu’elle mène des opérations en faveur des animaux abandonnés agés. « Si des gens les adoptent, nous payons le vétérinaire. Ces animaux peuvent particulièrement intéresser les personnes âgées, qui nous disent : je ne prends pas d’animal parce que si je meurs, qu’est-ce qu’il va devenir ? En plus, ces animaux qui sont déjà élevés ne font pas de bêtises. » 450 chiens âgés ont déjà été adopté en un an.

Etude réalisée les 5 et 6 octobre par BVA.

Fondation 30 millions d’amis, 75402 Paris Cedex 08, www.30millionsdamis.fr

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La chasse aux sans-papiers passe mal à l’ANPE

OLIVIER BERTRAND - Libération lundi 17 décembre 2007

Des agents travaillant dans des entreprises de mission publique viennent de créer à Lyon un réseau, pour résister à la «chasse aux étrangers» dans laquelle leurs directions tenteraient de les enrôler.

En octobre, un signal d’alarme avait déclenché l’initiative : dans une agence ANPE de la région lyonnaise, un salarié s’était rendu compte qu’un rendez-vous avait été pris à sa place avec un demandeur d’emploi. Sa directrice lui a alors expliqué qu’il s’agissait d’un étranger en situation irrégulière. La police, embusquée, allait l’arrêter. L’homme n’est pas venu, au soulagement de l’employé. «Cela a créé un émoi dans l’agence, mais la parole n’est sortie que trois semaines plus tard, raconte une militante de la CFDT. C’est révélateur du climat qui règne en ce moment.»

Apprenant cette histoire dans une manifestation, le 18 octobre, des agents de l’ANPE, des Assédics et de la direction départementale du travail (DDT) se sont regroupés. Puis ils ont formellement créé le Refi - Réseau Emploi Formation Insertion (1) - en apprenant qu’à Toulouse la police aux frontières formait des «référents» dans les administrations, pour repérer les clandestins.

Fichage. Les agents ANPE du Refi refusent d’être transformés en «auxiliaires de police». Ils remarquent qu’ils ne sont pas habilités à photocopier des papiers d’identité, et rappellent que l’Organisation internationale du travail (OIT) interdit «le traitement discriminatoire des travailleurs étrangers». Jusqu’à présent, les agents faisaient «un signalement» en cas de doute sur la validité d’un papier. La circulaire envoyée par Brice Hortefeux aux préfets pour leur préciser les conditions d’application du décret précise que, désormais, la formalité«doit être accomplie systématiquement par l’ANPE, et non simplement en cas de doute». Les syndicats y voient «une suspicion pour l’ensemble des étrangers». Et le Refi, un risque de fichage, domiciles et lieux de travail étant ainsi connus, le jour où le titre de séjour ne serait plus valable.

Du côté de la DDT, des inspecteurs refusent également de participer à une «police des étrangers». Ils constatent l’augmentation des «opérations conjointes» avec la police, «pour atteindre l’objectif de 25 000 expulsions en 2007». De vastes opérations, menées sur réquisition des procureurs, seraient «instrumentalisées», selon une intersyndicale. «Lorsque nous constatons que quelqu’un n’est pas en règle, nous devons faire cesser l’infraction, mais aussi faire respecter les droits du salarié. Il doit toucher son salaire et une indemnité d’un mois pour rupture de contrat. Là, le parquet nous fait appliquer la première partie, puis nous sommes dessaisis. L’étranger disparaît», raconte un inspecteur.

Réquisitions. Un appel à une grève illimitée est lancé, à partir d’aujourd’hui, pour couvrir les inspecteurs refusant de répondre aux réquisitions. Mais la DDT du Rhône prépare la parade avec la création d’une section volante. Dans une note, que Libération a pu consulter, elle précise la «plus-value» attendue : «Réponse assurée aux réquisitions judiciaires, même lorsque la section concernée ne le peut pas.» Des inspecteurs du travail ont rejoint le Refi, dont l’objectif est désormais d’attirer des collègues d’autres administrations. Pour «ne plus se contenter de résistances individuelles».

(1) http://refi.over-blog.org

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Encore plus de Sarko en 2008 ?

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« Castration chimique » : faut-il l’imposer ?

Ouest-France  lundi 17 décembre 2007 Philippe RICHARD.

Le professeur Bernard Cordier, psychiatre  et le professeur Bernard Debré sont en désaccord sur la mise en place d'une loi autorisant la castration chimique.

La proposition de loi déposée par Bernard Debré devrait être débattue cette semaine au Parlement. Des psychiatres renommés s'y opposent.

En août, après l'émotion causée par l'affaire du petit Enis, abusé par le pédophile Francis Evrard, le député Bernard Debré (UMP) avait annoncé qu'il déposerait une proposition de loi imposant la « castration chimique » aux délinquants sexuels, dès leur condamnation. Le texte a été enregistré, fin septembre, à l'Assemblée nationale, et devrait être discuté cette semaine, parallèlement au projet de loi relatif à la « rétention de sûreté » pour les pédophiles dangereux sortant de prison.

« Le terme de castration chimique ne me choque pas, assure Bernard Debré. Les médecins utilisent celui de suppression hormonale ou d'aide chimique au contrôle des pulsions, mais c'est une périphrase. Pourquoi voulez-vous qu'on tourne autour du pot ? Il me semble utile d'imposer un traitement. Quand un condamné a une tuberculose, il y a injonction thérapeutique pour qu'il se soigne. »

Le député insiste sur le contrôle du traitement : « Les piqûres seraient administrées dans des endroits agréés. Si on prescrit des cachets, il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, ils ne les prendront pas. Il faut qu'il y ait un contrôle régulier de la testostérone et prévoir des sanctions en cas de non-observance du traitement. Il faut choisir, soit on ne fait rien, soit on prend des mesures efficaces. »

« Il faut convaincre, pas imposer »

Pour le professeur Bernard Cordier, psychiatre spécialiste de ces traitements antihormonaux, et président de l'association La Voix de l'enfant : « Les détenus ne peuvent pas se voir imposer de traitements contre leur gré, sauf en cas d'urgence mettant leur vie en jeu. C'est contraire à la loi. Sinon, il faut changer la loi et c'est bouleversant. Dans le cas de l'injonction de soins, il appartient au médecin de décider du traitement. Et à lui seul. C'est l'article 8 du Code de déontologie médicale : le médecin est libre de ses prescriptions. Ce n'est pas à un juge de les lui imposer. De nombreux pédophiles sont en demande d'un traitement, mais il faut convaincre et non imposer. »

Le professeur Pierre Lamothe, chef du service médico-psychologique régional (SMPR) de Lyon, et futur responsable de la première unité d'hospitalisation spécialement aménagée pour malades mentaux hospitalisés d'office (dont des délinquants sexuels) renchérit : « ll est hallucinant que cette proposition de loi émane d'un médecin (Bernard Debré est urologue). Il ne faudrait même pas qu'elle soit discutée. Les Canadiens, qui sont presque les seuls à avoir imposé ces traitements publient à tour de bras pour dire que c'est une erreur. Les rendre systématiques serait une absurdité. C'est un discours politique mais pas médical ».

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Du poisson frais chez soi d'un clic de souris

Du poisson frais chez soi d'un clic de souris

Ouest-France - lundi 17 décembre 2007

Commandé sur Internet (monpoisson. fr), pêché par les bateaux de La Cotinière, préparé par un mareyeur de l'île d'Oléron. Et livré dans les 48 heures.

Un mercredi matin. Le port de La Cotinière, côté est de l'île d'Oléron, est noir et froid. Cinq heures. Les petits bateaux côtiers et les chalutiers de 17-20 m aux marées plus longues déchargent les caisses de soles, de bars de ligne, de maigres, de lottes ou de gros lieus jaunes. Direction la criée. Et le défilé devant les gradins d'acheteurs.

Olivier Dupuy, 35 ans, le jeune patron des Pêcheries de La Cotinière, est l'un de ces mareyeurs. Il alimente ses sept marchés de l'île en saison, celui de Niort, sa poissonnerie de Pau (mais oui !), son étal estival installé au sein de son atelier et les commandes de ses clients Internet, passées ce mercredi jusqu'à 11 h 30.

À leur disposition, une vingtaine de poissons, un peu plus de filets, des coquillages, des crustacés (cuits ou pas), etc. La devise de la vieille maison de 1920 ? Fraîcheur et tradition de la mer. Alors, il faut assurer.

Un poisson frais qui va glacer les intermédiaires

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L'espérance de vie s'accroît : du positif et du sombre

Ouest-France Editorial lundi 17 décembre 2007 Jacques Duquesne

Voici un heureux événement dont on parle peu. En 2007, notre espérance de vie a augmenté de trois mois environ. En moyenne bien sûr. Ce mouvement n'est pas près de s'arrêter, même s'il finira un jour : à en croire les spécialistes, les humains ne dépasseront jamais - sauf très rares exceptions - 115 ou 120 ans.

Quand même ! C'est un formidable progrès. Au cours du XXe siècle, marqué de tant de massacres, la durée de la vie humaine, dans des pays comme le nôtre, a presque doublé. Un bébé qui naissait en 1900 pouvait espérer vivre jusqu'à 47 ans. Aujourd'hui, il peut compter dépasser les 80 ans ; sauf accident de voiture, tabagisme, alcoolisme, sida, etc. Cette prolongation de la vie a de multiples conséquences. La plupart sont heureuses. Il en est de plus rudes.

La vie des familles est transformée. D'abord, celle du couple. Un homme et une femme qui se mariaient au temps de Louis XV pouvaient compter vivre ensemble environ quinze ans (toujours en moyenne, bien sûr). Au terme de ces quinze années, l'un des deux mourait. Aujourd'hui, ils peuvent espérer prolonger leur union beaucoup plus loin : l'augmentation du nombre des noces d'or en témoigne.

Il est possible, à l'inverse, qu'ils ne supportent pas longtemps la vie commune. Cette fois, c'est le nombre des divorces qui le prouve. Ceux-ci interviennent (en moyenne également), après quinze ans de mariage. Si bien que l'on a pu constater qu'un homme (ou une femme) est plus fidèle à sa banque (vingt-deux ans dans la même, selon les statistiques commerciales) qu'à son épouse (ou son époux).

On ne vit pas seulement plus longtemps : on vieillit moins vite. Les mentalités ne s'y sont pas encore adaptées : on s'étonne de voir des octogénaires pédaler vigoureusement sur leur vélo ; mais les intéressés jugent cela normal. Ou bien on croit être gentil, en disant à des septuagénaires qu'ils sont « encore bien pour leur âge », alors que leur âge, justement, ils ne le sentent pas.

Surtout, dans tous les pays et la quasi-totalité des entreprises, on met à la retraite des gens qui se sentent encore en pleine force. Certains s'en réjouissent. D'autres, vraiment fatigués, ont besoin de repos. Mais d'autres ont le sentiment d'être considérés comme des inutiles, d'être jetés.

Désormais, la plupart d'entre nous auront quatre vies. La jeunesse, qui se termine plus tôt : la puberté a beaucoup avancé et les parents en savent quelque chose. L'âge adulte s'étire. L'âge suivant n'a pas de nom précis : « seniors » ou « anciens ». Et voici enfin ceux que l'on pourrait appeler les superseniors. Certains sont encore en pleine forme, courent le marathon (surtout en Amérique du Nord) et multiplient les activités physiques.

Le nouveau seuil de la vieillesse est un progrès. Mais tout progrès a une face blanche, positive, et une face plus sombre.

Face positive : la persistance de longues relations familiales. On peut aussi songer que l'humanité tout entière bénéficie de l'activité des personnes âgées. Mozart est mort à 35 ans : de quelles superbes oeuvres, cette mort rapide nous a-t-elle privés ? Tout le monde, bien sûr, n'est pas Mozart. Mais beaucoup peuvent encore être très utiles, en tout domaine.

Face plus sombre : le poids des personnes très âgées, sur leurs proches, quand elles sont malades ou dépendantes. Il arrive que les grands-parents d'aujourd'hui soient les parents de leurs parents. Et n'en ont pas toujours les moyens.

Il faudra adapter nos institutions à cette évolution : ce sont, entre autres, le problème de l'âge de la retraite et des maisons pour personnes dépendantes. Mais ce sont surtout nos mentalités qui doivent changer. C'est toujours plus difficile !

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Avant les fêtes, une cuillerée de pouvoir d'achat

Ouest-France lundi 17 décembre 2007 Michel URVOY.

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Le président aura du mal à se faire passer pour le Père Noël. Les effets du deuxième « paquet » pouvoir d'achat, débattu demain, risquent d'être limités.

Après les heures sup'défiscalisées et la prime fuel, l'Assemblée examine, dès demain, pour application au 1er janvier, une nouvelle rafale de mesures censées arrondir la paie : rachat de jours RTT, prime de 1 000 €, déblocage partiel de la participation, réduction à un mois de la caution logement, indexation des loyers sur les prix.

La cigale gouvernementale ayant pas mal chanté pendant l'été, les caisses de l'État sonnent creux. Les 13 milliards consacrés à compenser les charges et impôts sur les heures sup, l'allégement des intérêts d'emprunts et la défiscalisation des petits héritages ne produisent que de modestes effets sonnants et trébuchants (sauf sur le déficit). Normal : on n'hérite pas et on ne construit pas tous les jours. Et les heures supplémentaires existaient déjà là où il y avait du travail ; elles n'existeront pas davantage là où il n'y en a pas.

Il fallait donc trouver autre chose. Vite fait. Qui ne coûte rien à l'État. Ce sont donc les entreprises qui paieront. Si elles le peuvent ou si elles le veulent.

Sur fond de municipales

Les jours RTT ? Le patronat n'est pas unanime pour démanteler les accords issus des 35 heures. La réduction du temps de travail allait souvent de pair avec une flexibilité annuelle des horaires qui intéresse les activités à forte saisonnalité. La prime de 1 000 € ? Mais ce serait quand même 1 000 € correspondant à aucun travail supplémentaire.

« On risque de voir des hausses annuelles de salaire se transformer en prime exceptionnelle », redoute Michel Sapin (PS). L'indexation des loyers sur l'inflation ? Pas de chance, les prix ont grimpé de 0,5 % en novembre, de 2,4 % en un an.

Il en faudra plus pour compenser le renchérissement de l'essence et de l'alimentation. L'UMP le sait qui voudrait rendre monnayables les jours RTT acquis au 30 juin... 2008 ! D'autres, comme Jérôme Chartier, proposent une prime annuelle de résultat dans les entreprises qui font des bénéfices. Bonne aubaine pour l'opposition : « Je veux faire des élections de mars 2008 un grand rendez-vous sur la question du pouvoir d'achat », annonce François Hollande.

Le PS fera-il obstruction ? Il n'a pas intérêt à apparaître comme l'empêcheur de distribuer du pouvoir d'achat. Ferait-il mieux ? Sur les loyers, il avait formulé la même proposition d'indexation. Il reviendra à la charge pour réclamer l'exonération totale de redevance TV pour les personnes âgées modestes, l'abrogation des franchises médicales et le retour d'une TIPP flottante.

Toutes choses qui ne coûteraient rien aux entreprises, mais beaucoup aux caisses publiques. 

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Tranport routier : un autre défi écologique

TV5 LYON (AFP) - 16/12/2007

Le transport de marchandises par la route, qui devrait doubler en Europe d'ici 2030 malgré toutes les politiques de soutien aux modes de transport alternatifs, doit devenir plus efficace s'il veut faire face aux défis écologiques des décennies à venir.

Le transport routier devrait croître de 100% entre 2000 et 2030 dans les quinze plus anciens pays membres de l'Union européenne, contre 30% pour le rail, et de 170% pour les nouveaux pays membres, contre 10% pour le rail, selon des projections de la société de conseil Global Insight. "Les biens transportés sont de plus en plus souvent de la nourriture, des boissons, ou du tabac, qui ne peuvent pas supporter les délais de livraison du rail ou du maritime", explique Richard Walles, analyste chez Global Insight.

Ni l'augmentation des prix du pétrole, ni les politiques favorisant le transport par rail ou par eau, ne devraient affecter à long terme la croissance du transport par route, selon les experts réunis au Truck and Bus forum, premier rassemblement international des constructeurs de camions et bus qui s'est tenu jeudi et vendredi à Lyon.

Pour limiter le coût écologique de cette explosion, le transport routier doit mieux s'organiser afin de réduire le nombre de véhicules sur la route et les nuisances que ceux-ci entraînent. "Le problème à long terme n'est pas le pétrole: le recours aux énergies alternatives sera sûrement effectif d'ici 30 ans, avec des camions roulant à l'hydrogène par exemple", souligne Jean-François Poupinel, organisateur de congrès sur les systèmes de transport intelligents.

"Le véritable défi écologique, c'est l'encombrement: il faut accompagner la croissance du transport routier avec des infrastructures intelligentes et des technologies adaptées pour en limiter ses conséquences", selon lui. Le transport routier devient de moins en moins efficace au fur et à mesure qu'il augmente et que les équipements arrivent à saturation. "Pour un trajet en camion qui prenait trois jours en 1970, il faut près de six jours actuellement", souligne M. Walles. "Il faut donc deux fois plus de camions, de place et d'énergie pour transporter la même quantité de marchandises", souligne-t-il.

Des solutions sont déjà en cours d'expérimentation, telles que des "trains" de camions: une dizaine de véhicules reliés entre eux par des technologies sans fil, qui roulent en file indienne à quelques mètres de distance, avec un seul conducteur actif en tête de cortège. Ils permettent un gain de place important et peuvent utiliser les routes existantes. Les technologies de vision nocturne et les moteurs silencieux peuvent permettre de livrer la marchandise de nuit.

La mise en place de plateformes logistiques communes aux entreprises d'un même secteur sont également efficaces: à Stockholm, les entreprises du bâtiment ont ainsi réduit d'un tiers le nombre de véhicules utilisés pour livrer les matériaux sur les chantiers.

L'industrie automobile milite pour la création d'autoroutes dédiées aux poids lourds, afin d'éviter les embouteillages et les restrictions de circulation des camions. "Pour que cette révolution technologique se mette en place à grande échelle, il faut que les collectivités territoriales s'impliquent car c'est à elles d'organiser le trafic", souligne Guy Bourgeois, directeur de l'Institut national de recherche sur les transports et la sécurité (Inrets).

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Sans domicile - Portraits de femmes par Dominique Dhombres

LE MONDE | 12.12.07

Le réalisateur Eric Guéret a suivi pendant quelques mois les équipes du SAMU social qui sillonnent les rues de Paris. Il voulait savoir comment vivent les femmes qui constituent environ un quart des effectifs des personnes sans domicile fixe dans la capitale. Plusieurs figures émergent de ce documentaire diffusé mardi 11 décembre sur France 5.

Il y a tout d'abord Marie-Thérèse, la plus vaillante. Chaque soir, elle compose le 115 pour être hébergée dans un foyer, sans cesse différent. Chaque matin, elle est levée à 6 heures pour aller prendre son poste de travail en quelque sorte, à un feu rouge, dans les beaux quartiers. C'est le même depuis douze ans. Elle mendie auprès des automobilistes, dont certains finissent par la connaître et avec lesquels elle échange quelques mots. Elle récupère ainsi un peu d'argent, des tickets de restaurant, des vêtements. Il y a plus de trente ans, pour des raisons qu'elle ne veut pas expliquer, elle a quitté son mari et sa fille afin de venir vivre ainsi dans la rue, à Paris. Elle a failli mourir plusieurs fois à cause de l'alcool, mais a arrêté de boire il y a deux mois. Près de "son" feu rouge, elle retrouve son compagnon, qui a passé la nuit dans un hall d'immeuble et qui continue de boire, lui, avec les autres. Elle a peur de retomber."Ils veulent que je recommence à boire. Quand je suis bourrée, c'est plus facile de me demander de l'argent", dit-elle.

Il y a ensuite Evelyne. Elle porte un ample manteau rouge, un bonnet tricoté et de nombreuses bagues qui lui donnent un vague air d'élégance, auquel elle se raccroche. Elle boit, elle aussi. On la voit en train de poser devant l'objectif, dans une cabine, pour refaire sa carte d'identité, perdue depuis cinq ans. C'est un moment difficile. Elle est effrayée pas son propre visage, totalement inexpressif, sur la photo.

Il y a Stéphanie, enfin, une grande Noire élancée de 32 ans. Elle vivait en Normandie. Elle a été violée lorsqu'elle avait 14 ans, a eu un enfant, est venue à Paris, où elle s'est prostituée pendant des années. Elle a un appartement, mais l'homme qu'elle héberge la frappe et l'oblige à vivre dehors. "C'est très sauvage, la rue. Il y a toutes sortes de gens. Ici, les femmes sont hyperméchantes entre elles", dit-elle. On la quitte allongée sur un banc, près de la Bastille.

Il y a encore Eugénie, 69 ans, qu'on croise un instant dans le centre de Paris, qui dort en plein air, malgré le froid. "J'aimerais pouvoir vivre comme on devrait vivre, pas comme ça.

Je n'appelle pas ça une vie", dit une autre.

Ces confidences ne sont pas faciles à obtenir. Il y a la honte, qui pèse. Ce n'est pas seulement une affaire d'argent ou de logement.On comprend que quelque chose s'est cassé, il y a longtemps, souvent dès l'enfance. 

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Immigration : 21 000 immigrés en situation irrégulière expulsés de France entre janvier et novembre 2007

LEMONDE.FR | 16.12.07 | 10h49

Le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, indique dans un entretien au Parisien publié dimanche 16 décembre que 21 000 immigrés en situation irrégulière ont été expulsés entre janvier et novembre 2007, soit 500 de moins que l'année dernière sur la même période. Cependant le ministre invite à lire ces chiffres en prenant en compte "la période d'attente liée aux élections présidentielle et législatives" et "l'évolution concernant le régime juridique des ressortissants bulgares et roumains'', qui bénéficient d'un statut pus favorable depuis leur entrée dans l'Union européenne. Brice Hortefeux défend une fois encore dans cet entretien "l'immigration choisie et concertée, [qui] n'est pas l'immigration zéro, qui n'est ni possible ni souhaitable''.

Campagne d'affichage contre "la politique du chiffre"

Les associations Act Up Paris, Réseau éducation sans frontières (RESF), Uni(e)s contre une immigration jetable ont lancé une campagne d'affichage à Paris et dans une vingtaine de départements pour dénoncer la "politique du chiffre" en matière d'expulsions. 5 000 affiches ont été imprimées, où sur fond de drapeau tricolore, on peut voir, sous la mention "expulsion" un enfant chuter dans le vide. "La politique du chiffre tue", expliquent les associations dans un communiqué commun.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-990415@51-989381,0.html

Posté par Kozett à 00:03 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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