dimanche 16 décembre 2007
En Angleterre, des internautes s'achètent et gèrent un club de foot pro.
Ouest-France – Dimanche 16/12/07

En Angleterre, 50 000 internautes se sont cotisés sur Internet pour acheter une équipe de foot londonienne
En Angleterre, en quelques mois, 50 000 internautes, en souscrivant chacun 50 €, ont réussi à collecter plus de 2,5 millions d'euros pour se payer le luxe de racheter un club de foot pro anglais. L'heureux élu est le Ebbsfleet United situé dans la banlieue sud de Londres. Un club en galère dans son championnat de conférence (l'équivalent du CFA en France). Avec cette nouvelle manne financière tombée d'Internet, il va pouvoir se donner un peu d'ambition. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus Liam Diash, l'entraîneur actuel, qui décide de la composition de l'équipe. Ce sont les internautes qui imposent la composition en votant sur internet !
SDF - Les Enfants de Don Quichotte reçoivent le soutien de plusieurs associations
NOUVELOBS. | 16.12.2007 | 11:12
Les Enfants de Don Quichotte, qui ont tenté samedi d'installer un nouveau campement près de la cathédrale, ont reçu le soutien du Secours catholique, d'Ac Le Feu et de la fondation Emmaüs. Les associations dénoncent les "promesses non tenues" du gouvernement".
Les Enfants de Don Quichotte, le Secours catholique, Ac Le Feu et la fondation Emmaüs ont dénoncé, samedi 15 décembre lors d'une conférence de presse, le manque de moyens pour héberger les sans abri, après l'opération avortée d'installation de tentes par les Don Quichotte près de Notre-Dame de Paris.
Lors d'une conférence de presse conjointe sur le parvis de la cathédrale, les responsables de ces associations ont dénoncé les "promesses non tenues" du gouvernement concernant le nombre de places d'hébergement mises à disposition.
Les engagements de Borloo - En janvier dernier, à la suite de l'installation de tentes sur le canal Saint-Martin par les Enfants de Don Quichotte, Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, avait annoncé un plan d'action pour l'hébergement des SDF (Parsa) prévoyant la création ou la pérennisation de 27.100 places d'hébergement stable pour les sans-abri.
Or, selon Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, il n'y aurait que 14.000 places dégagées.
"Nous voulons expliquer aux Français qu'il n'y a pas de fatalité. On a fait un vrai travail depuis un an, mais on ne nous a pas entendus. Les promesses n'ont pas été tenues", a-t-il dit.
Il a appelé des Parisiens à venir apporter leur soutien à leur action en venant les rencontrer sur le parvis, en promettant d'y rester "une partie de la nuit".
La loi sur les logements sociaux - Christophe Robert de la fondation Abbé Pierre a expliqué sa présence car "depuis 2000 la loi qui impose de construire des logements sociaux dans les communes (20% de logements sociaux, ndlr) n'est pas respectée". "La crise du logement n'est pas une fatalité. Il faut agir car il y en a marre de voir les personnes mourir dans la rue et de voir des personnes menacées d'expulsion".
Pour le Secours populaire, Pierre Levené, secrétaire général, a fait valoir qu'on avait "oublié que la problématique du logement était avant tout pour loger des personnes". "Aujourd'hui, a-t-il dit, les personnes ne peuvent plus se loger. La lutte contre la pauvreté est prioritaire".
Jean-Baptiste Eyrault (DAL) a exprimé sa "solidarité" avec les Enfants de Don Quichotte. "C'est avec des logements et des moyens adéquates qu'on règlera le problème", a-t-il dit.
Pour sa part, le président d'AC le feu, Mohamed Mechmache, a estimé que le "problème de fond était social".
Une épidémie mondiale sans vaccin connu
Attention ! Une épidémie mondiale est en train de se propager à grande allure. l'OMB (Organisation Mondiale du Bien- Etre) prévoit que des milliards d'individus seront contaminés dans les dix ans à venir.
Voici quelques symptômes de cette terrible pandémie :
1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnements du passé.
2 - Manque total d'intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci (ceci représente l'un des symptômes les plus graves)
4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont, ce qui entraîne la disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.
5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées, ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d'amour.
6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit "merci" et donne un sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
7 - Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.
8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son âme, ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.
9 - Plaisir de se comporter en soignant qui apporte joie et lumière plutôt qu'en critique ou en indifférent
10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l'égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.
11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d'offrir au monde ses rêves d'un futur abondant, harmonieux et pacifique.
12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant les symptômes de cette maladie extrêmement contagieuse ! Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible. Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n'existe. Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir, qui est l'un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels des grèves de l'esprit belliqueux et du besoin d'avoir raison, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, des cercles de partage et de guérison, crises de fou-rire et séances de défoulement émotionnel collectives.
Alors, je vous en prie, faites suivre, afin que tout le monde soit prévenu et prenne ses dispositions.
votre ami(e) contagiée
Les Don Quichotte s’installent, la police charge
Réseau mondiale CARITAS Secours catholique Véronique Linarès
Samedi 14h15. C’est fini. Il ne reste plus rien des 300 tentes installées par les Enfants de Don Quichotte, appuyés dans leur initiative par des citoyens de tous âges et toutes conditions. Après s’être parées du rouge des tentes, les berges du quai Montebello ont été le théâtre d’une réplique musclée de la part des CRS...
Opération éclair. Pendant qu’un premier rassemblement avait lieu à 9h00 sur le pont d’Austerlitz où les attendaient une quinzaine de cars de police, les Don Quichotte ont réussi à installer, en quelques minutes 300 tentes sur les berges du quai Montbello. Une réactivité vite contrecarrée par les forces de police, particulièrement prompte à empêcher toute action durable. Des réactions peu surprenantes au regard des propos tenus, la veille par la ministre du logement madame Boutin . « Je ne tolèrerai pas de campement de tentes cette année…et il n’y a pas de problème d’hébergement d’urgence mais seulement de logement ».
A 11h30 Augustin Legrand devant les caméras de télévision venues en masse pour assister à la naissance d’un deuxième campement de sans abri, un an à peine après celui du canal St Martin s’adressait aux parisiens, sollicitant des élans de solidarité à l’attention des laissés pour compte :
« Je lance un appel à la raison, à la solidarité envers des gens qui sont comme vous et moi. Nous avons ici à nos côtés des femmes battues à la rue, des travailleurs pauvres, des personnes handicapées. Ce ne sont pas des terroristes mais des citoyens. Ce que je veux c’est vous alerter pour que vous nous aidiez à réclamer une politique active, à faire en sorte que les engagements pris par l’Etat, l’an passé soient respectés. »
A 11h30, sous les sifflets et quolibets des parisiens, les forces de l’ordre dispersaient, avec force, les citoyens solidaires de l’opération.
« C’est inadmissible hurle à l’attention des CRS, un commerçant. Comment peut on d’un côté accueillir en grande pompe Khadafi et malmener des gens qui n’ont que le tort de ne rien posséder. C’est vraiment un scandale, j’ai honte pour la France. Cela ne peut pas durer ».
De son côté Luis hoche la tête, cigarette aux lèvres. Luis a 45 ans, il en parait 60. Homme des rues, il est habitué à ce genre de scène.
« Nous ne sommes rien. C’est pour cela que l’on nous jette si facilement. Augustin, il essaie bien sûr, mais cela intéresse qui vraiment, hein, que nous soyons là dans le froid. Pour eux on est que des paumés. »
Il va faire -2° cette nuit.
Il est 11h 40. Les tentes sont rangées dans les camions de police.
Là sur le pont, Augustin Legrand s’adresse à la presse tente au travers d’elle de sensibiliser le grand public :
« Madame Boutin nous a fait des promesses la larme à l’œil l’an dernier. Elle est venue en pleurant canal St Martin… or la réalité aujourd’hui, c’est que sur les 27 100 places promises, il n’y en aura que 13 000 de disponibles à la fin de l’année Est ce que c’est normal, sous prétexte que ces gens n’ont pas de voix, qu’ils ne soient pas représentés, qu’ils soient dans cette situation. Il va faire -2 cette nuit vous savez, alors oui, on pose des tentes. Nous ne sommes pas des activistes mais juste des citoyens qui considérons que cette réalité est inacceptable. »
De fait le cofondateur de l’association des Enfants de don Quichotte n’est pas un joyeux hurluberlu. Et cela gêne.
Tout au long de l’année, à l’instar de nombreux dirigeants associatifs, il a porté les préoccupations et constats relevés par les associations, rencontré ministres et députés pour poser un diagnostic mais aussi, le fait est rare, apporter un certain nombre de mesures élaborées par de nombreuses associations et capables de résoudre les problèmes des sans abri et ceux des quelque 3,2 millions de mal logés en France..
Porte parole des sans voix, Augustin Legrand a essayé ce samedi 15 décembre de dire la vérité sur les effets d’annonce multipliés par la ministre du logement.
Au moment ou Madame Boutin s’emploie à évoquer tableau de bord, nouvelles mesures et absence de problème d’hébergement d’urgence, il est assez surprenant de constater que seuls 60 000 logements seront disponibles face aux 600 à 700 000 demandes générées par la loi Dalo et que la loi de finance n’a visiblement pas intégré les budgets nécessaires à l’application des premières mesures.
Pour Pierre Levené, secrétaire général du Secours Catholique « il est atterrant d’entendre madame Boutin dire qu’il n’y a pas de problème d’hébergement. Nous gérons des centres et ils sont remplis à plus de 100%. Il n’y a pas de place disponible. »
Le prix de l'honneur
À la Une < Le Nouvel Observateur > 13 /12/2007 par Jacques Julliard
Kadhafi a obtenu de Sarkozy une nouvelle virginité. Quel encouragement à tous les dictateurs !
Dix ans après la gauche plurielle de Lionel Jospin, Nicolas Sarkozy vient d'inventer la droite totale. Plus besoin d'opposition, plus besoin de Parlement, ni même de Constitution. Le président suffit à tout, le président a tout en magasin. Y compris la contestation la plus radicale de sa politique. Dans l'affaire de la visite de Kadhafi, la critique la plus tonitruante ne vint pas de la gauche, mais de l'une de ses proches, Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme. Il sera donc dit qu'un ministre peut désormais traiter en termes sanglants la politique du patron sans démissionner ni être prié de le faire. Comme si l'impérialisme boulimique du président impliquait une certaine dose de pluralisme interne... «Il y a beaucoup de choses dam un chosier», disait ma grand-mère.
Deuxième frontière : où s'arrête le réalisme commercial et où commence la compromission avec le tyran ? Le réalisme commercial ne saurait être assimilé à de la cupidité. Quand Sarkozy vend des Airbus ou des Rafale, il ne se met pas l'argent dans la poche. Il défend des emplois. Mais tous les emplois ne sont pas défendables à n'importe quel prix. En ce cas, il faut avoir le courage de dire qu'il y a des emplois qu'il vaut mieux laisser tomber. Inversement, Sarkozy ne saurait légitimement invoquer la libération des otages pour justifier une politique commerciale, si l'on juge par ailleurs celle-ci inadmissible.
Ma conclusion ? C'est que la critique du néoréalisme diplomatique et commercial de Sarkozy ne doit pas se placer en deçà, mais au-delà des raisons invoquées par celui-ci pour motiver sa conversion. C'est une question d'honnêteté intellectuelle mais aussi politique. Avec l'interview du président de la République et nos commentaires, nos lecteurs ont en main les pièces du dossier pour se faire une opinion.
Si, au terme de cet examen, je persiste à condamner ce néoréalisme, c'est au nom d'une donnée qui n'a pas de prix, mais qui a une valeur inestimable : l'honneur de la France ou, si l'on veut éviter les grands mots, sa réputation. Grâce à ses otages et à son pétrole, Kadhafi a obtenu de Sarkozy une nouvelle virginité. Quel encouragement à tous les dictateurs, dans tous les coins de la planète ! L'honneur du pays des droits de l'homme, comme les allumettes, ne peut servir qu'une fois. Ainsi que le souligne Jean Daniel dans son éditorial, l'efficacité de l'humanitaire ne se mesure pas seulement à ses résultats. Il réside d'abord dans sa symbolique. C'est cela que sont en train d'oublier Nicolas Sarkozy et, avec lui, tous ceux qui le cautionnent.
On lira ici même les réponses de Nicolas Sarkozy à nos questions pressantes sur les droits de l'homme. Convenons qu'il ne manque pas d'arguments. Et de renvoyer la gauche à François Mitterrand qui, en 1986, protégeait Kadhafi, dictateur en activité, en refusant aux bombardiers américains qui se dirigeaient vers la Libye le survol du territoire français. Et puis si l'on veut interdire toute visite aux responsables d'agressions et de tortures, ni Poutine, ni Hu Jintao, ni Bush ne seront les bienvenus en France. Où s'arrêter ? Pas facile de définir des critères incontestables.
Mais en réalité le néoréalisme de Nicolas Sarkozy se heurte à deux frontières indécises, en perpétuel mouvement.
Première frontière : où passe la limite entre la compassion pour les victimes et la capitulation devant les exigences du bourreau ? Nous ne savons toujours pas de quel prix réel a été payée la libération des infirmières bulgares. En particulier nous ne savons pas si la réception solennelle de Kadhafi en France, c'est-à-dire sa réhabilitation morale, était l'une des conditions de cette libération. Si oui, et si cette condition paraît décidément inacceptable, ayons le courage de dire qu'il fallait laisser les otages en prison. Certes, Sarkozy ne peut jouer sur les deux tableaux. Mais ses critiques non plus. Tant que nous ne saurons pas quel fut le prix réel de cette libération, il sera difficile d'aller plus loin. C'est pourquoi la gauche a eu raison de demander une commission d'enquête sur le sujet. Quitte à se placer elle-même au pied du mur.
« Ecouter Voir » par Jean-Claude Guillebaud - Les coucous du paf
téléOBS Décembre 2007
Les consultants en économie de la télévision sont comme des choristes jumeaux : ils entonnent tous la même rengaine …
C’est au coucou d’une horloge suisse que l’on pense, celui qui jaillit à l’heure fixe pour chanter une - invariable - chanson, réduite à quelques notes. Les rouages de l’appareil médiatique sont ainsi faits qu’ils ont conduits à « anthropologiser> » la fonction du coucou horloger. Périodiquement, nous voyons resurgir sur nos écrans des visages archiconnus dont nous connaissons à l’avance le répertoire. A l’instar des consultant militaires des temps de guerre ( les deux guerres du Golfe ) qui, faute d’information, venaient en grand uniforme, nous servir une glose ostensiblement savante mais en vérité manipulatrice, nous avons dorénavant nos « coucous économiques ».
On ne chipotera pas sur leur compétence académique, dûment attestée par l’université. On observera simplement qu’à trop fréquenter les plateaux de télévision, ils se sont eux-mêmes autotransformés, si l’on peut dire, en moulins à prières. Une prière néolibérale, cela va sans dire. Durant les neufs jours de grève des transports c ‘est fou ce que les coucous ont prié. Cela en devenait à la fois pathétique et cocasse. Les paroles du refrain, en gros, disaient à peu près ceci : les français sont décidément paresseux, et ingouvernables, les syndicats sont ringards, le code du travail est une vieillerie dépassée, les « réformes de structure » sont insuffisantes et, accessoirement, Sarko est le plus grand. Chacun bien sûr, apportait sa nuance mais le « pitch » était bien celui-là.
Le plus attendrissant de nos coucous fut sans aucun doute Jacques Marseille, économiste distingué, chroniqueur dans un hebdomadaire libéral et bavard comme pas deux. A l’entendre, à le réentendre, à l’entendre encore mouliner ses reproches avec un grand sourire, on en venait à se demander si l’actuel président – trop interventionniste, trop colbertiste, trop critique vis-à-vis de l’euro fort – ne devenait pas à ses yeux trop à gauche. Mamma mia ! Le plus roide dans ses abstractions de quadra venu de khâgne et de la rue d’Ulm fut assurément Christophe Barbier dont la ressemblance avec Fabrice Luchini tire l’oeil mai dont le discours glace, tant il tranche sans état d’âme dans ce qu’on ose plus appeler le social. Dans sa bouche c’est tout juste si les grévistes ne s’apparentent pas à des « classes dangereuses », comme on disait au XIXème siècle. Dans le même registre Nicolas Baverez frappe sur le même clou avec une conviction très habitée, et même vaguement sainte, laquelle fait songer – mais à front renversé – à celle des « compagnons de route » des années 1950. Ajoutons à cette lite non exhaustive le souriant Elie Cohen – mine toujours réjouie et bonheur manifeste d’être si intelligent à ses propres yeux – qu’on a bien du mal à ne pas rencontrer quand on zappe sur la TNT.
Entendons-nous bien, aucune de ces figures obligées du casting télévisuel n’est illégitime. Ils ne sont même pas antipathiques. C’est l’effet masse qui fait problème, le côté rengaine, l’unisson et la redondance. Quel étrange magnétisme concourt à rassembler ainsi ces choristes jumeaux, comme un aimant rassemble la limaille ? N’y aurait-il pas, du côté du mensuel « Alternatives économiques », de l’office français de Conjonctures économiques (OFCE) ou de l’Observatoire de Inégalités, par exemple, des consultants possibles et moins fastidieusement prévisibles ? France Inter, au moins, a eu la bonne idée de s’adjoindre un Bernard Maris qui chante une autre chanson. Hertziennes ou pas, les télévisons devraient comprendre ceci : l’inconvénient du coucou suisse, c’est qu’à force, sa chanson flûtée tape sur les nerfs et invite à la fuite …
La visite du "Guide de la Révolution" au Roi-Soleil
Ouest-France 15/12/07

Fin triomphale du périple de Kadhafi en Ile de France, alors qu'une majorité des français désapprouvent sa visite et soutiennent Rama Yade qui l'avait étrillé.
Vendredi, Kadhafi s'est frotté aux ors de Versailles en blouson de cuir, très "peuple", et accompagné d'un cortège ... de pas moins de vingt-cinq voitures. l a été acceuilli par Jean-Jacques Aillaigon, lequel s'est cru obligé de déclarer : "c'est un grand évènement!".
Après avoir traversé la célèbre galerie des glaces, Kadhafi s'est longuement arrêté devant la reconstitution du trône du "Roi-Soleil", rêvant probablement de s'asseoir dessus, songeant sans doute à l'heureux temps du droit divin et de la Bastille. Ila ensuite été conduit à sa demande dans la salle du sacre de Napoléon.
Dans la journée, le chef de la diplomatie libyenne s'en était pris vivement à l'attitude Bernard Kouchner, affirmant que les libyens "ne voulaient pas le voir". Bon courage aux Espagnols qui acceuillent le guide et toute sa suite aujourd'hui.
Aéroport Notre-Dame des Landes – Loire-Atalntique : le projet d'aéroport du Grand Ouest devant le Conseil d'État le 4 janvier
D.B. et P.B. Presse-Océan 15/12/07
La Déclaration d'utilité publique du projet de nouvel « aéroport du Grand-Ouest » à Notre-Dame-des-Landes devrait tomber le 15 janvier. Elle permettra de lancer les procédures d'expropriation et les travaux dès 2008.
Le Conseil d'État doit se pencher le 4 janvier prochain sur la Déclaration d'utilité publique (DUP) pour le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La DUP étant attendue pour le 15 janvier. Louis Cercleron, le maire de Notre-Dame-des-Landes, l'a annoncé jeudi soir lors du conseil municipal où il a précisé qu'il avait rencontré Dominique Bussereau, le ministre des Transports.
Ce dernier a réaffirmé que le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes n'était pas concerné pas les décisions prises lors du Grenelle de l'environnement visant à geler les projets aéroportuaires.
Deux nouvelles enquêtes publiques en 2009
La DUP marque le démarrage du projet sur le terrain et permettra de lancer, si nécessaire, les procédures d'expropriation et de débuter les travaux. L'objectif fixé depuis le départ étant une ouverture de la nouvelle plate-forme aéroportuaire pour 2012.
D'ici là, il faudra cependant passer par deux nouvelles enquêtes publiques, programmées en 2009, portant sur l'adoption des trajectoires et du Plan d'exposition au bruit (PEB). L'établissement du Plan de gène sonore devant quant à lui intervenir conjointement avec la mise en service de l'aéroport.
Pas de nouvelle piste sur l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique !
Jeudi soir, le maire de Notre-Dame-des-Landes a également annoncé que l'alternative d'une autre piste parallèle à Nantes-Atlantique était définitivement écartée, selon les dires du nouveau directeur de l'aviation civile. « Il n'y aura pas d'étude complémentaire, car cette piste parallèle impacterait davantage de population que le futur aéroport. »
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Un aéroport de plus, pourquoi faire ?
Mercredi 11 octobre, une délégation de la coordination des associations opposées au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes a participé à la réunion délocalisée du Grenelle de l'environnement qui se tenait à Laval.
La contribution des participants est disponible à l'adresse : http://acipa.free.fr...
L’inauguration du Lieu de Résistance s’est faite le 8 décembre à 14h au lieu dit LES DOMAINES à NOTRE DAME DES LANDES à l'occasion de la Journée Mondiale du Climat.
Un courrier a été envoyé à tous les élus locaux, et ils sont nombreux, se disant opposés au projet de Notre-Dame-des-Landes ; vous pouvez donc leur en parler ! Dans tout l'Ouest et au-delà, la mobilisation continue !
Missionnaires, par Robert Solé
LE MONDE | 14.12.07
Ce plongeon n'était pas prévu. Jean-Louis Borloo n'avait d'ailleurs pas emporté de maillot de bain. A Bali, en marge de la conférence sur le climat, le ministre de l'écologie a quitté chemise et pantalon et s'est courageusement jeté à l'eau en caleçon pour aller planter un morceau de corail sur le fond marin. Dieu merci, sa charmante secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, était restée dans la salle de conférences, évitant de faire rougir les photographes.
De nouveaux plongeurs pourraient être choisis à gauche. Résigné à l'ouverture, Jean-Pierre Raffarin préférerait de "jeunes talents" à de "vieilles gloires". L'Elysée annonce de son côté la nomination prochaine de ministres "missionnaires", chargés de régler un problème spécifique pendant une période limitée.
France, terre de mission ? On imagine très bien Claude Allègre, en sandales et robe de bure, aller évangéliser le mammouth. Autre jeune talent missionnaire, Jack Lang pourrait prêcher la bonne parole tout terrain, au Café de Flore comme au Fouquet's. Mais, pour mouiller le caleçon, il exigerait le chapeau de cardinal.
Bientôt de nouveaux missionnaires à la droite de Dieu ?
Climat : un bilan mitigé pour la conférence de Bali
NOUVELOBS 15.12.2007 | 14:40
Après une nuit de négociations marquée par les sanglots du responsable de l'Onu et le tollé suscité par la représentante américaine, la communauté internationale a finalement décidé de lancer des négociations qui devront aboutir en 2009.
La communauté internationale a lancé, samedi 15 décembre, à Bali sous les applaudissements les négociations sur le futur régime de lutte contre le réchauffement climatique, qui devront aboutir en 2009.
Après un épuisant marathon nocturne et un dénouement mélodramatique samedi après-midi, qui en a retardé encore la conclusion de plusieurs heures, la conférence climat de l'ONU a formellement adopté la "feuille de route de Bali".
Avant avril 2008 - L'accord stipule que le processus de négociations qui doit arrêter les suites à donner au protocole de Kyoto devra être lancé "dès que possible et pas plus tard qu'avril 2008", la première phase du protocole de Kyoto expirant en 2012.
"Franchement, je suis déçu par le manque de progrès" dans les discussions, avait solennellement lancé le secrétaire général Ban Ki-moon, venu assister à la dernière séance plénière pour y peser de toute son influence.
"Mais il se fait tard, il est temps de décider, de prendre une décision, vous avez dans vos mains la capacité d'apporter au monde une issue positive à cette conférence", avait-il ajouté.
Yvo de Boer, le responsable de la lutte contre le changement climatique à l'ONU a craqué à la tribune, s'exprimant avec des sanglots dans la voix, à l'issue de plusieurs interruptions de séances et de menaces de veto américain.
Pas de références chiffrées - Le texte élude les références chiffrées aux émissions polluantes et à la nécessité de les réduire, auxquelles s'opposaient les Etats-Unis.
Les Etats-Unis avaient menacé à la mi-journée, avant de se raviser, de rejeter le texte en exigeant des engagements supplémentaires des pays en voie de développement.
"Nous ne pouvons accepter la formulation retenue parce qu'elle représente un changement significatif dans l'équilibre que beaucoup d'entre nous ont cherché à trouver", avait indiqué Paula Dobriansky, chef de la délégation américaine à Bali, copieusement huée par la salle.
Auparavant, les premiers blocages étaient le fait de la Chine, de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh qui ont demandé plusieurs suspensions de séance et des amendements au texte pour contrebalancer les efforts attendus de la part des pays en développement.

