Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 5 décembre 2007

Classement des blogs politiques les plus influents

Wikio blog met à jour ce mois-ci son classement des blogs politiques les plus influents et IN-VENTERRE fait partie du  top 100: http://www.wikio.fr/blogs/top/politique. Exactement en 38ème position. Wikio comptabilise plus de 47.000 blogs actuellement.

Wikio - Top des blogs - Politique

Posté par OhM_ à 16:05 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Toujours blême, mon HLM

LA droite en a fait la vitrine de son action intensive en banlieue: depuis son lancement, fin 2003, par l'ébouriffant Jean-Louis Borloo, l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) a validé quelque 200 projets visant à casser ou ripoliner des barres d'immeubles.

L'Etat avait prévu de mettre 6 milliards au pot en dix ans, et non 32 milliards, comme le claironnait Borloo, en mélangeant les torchons et les serviettes. Mais il n'a craché, pour le moment, « que » 560 millions de travaux. Car le programme a pris deux ans de retard: les procédures sont lourdes, les entreprises de BTP occupées ailleurs. Et les rares chantiers terminés sont ceux qui avaient commencé avant que l'Anru n'y colle son label.

Le gros des travaux - et de la facture - est donc à venir. Et la note s'annonce bien plus salée que prévu, à cause du prix des matières premières notamment. Du coup, l'Anru réduit sérieusement la voilure, en baissant son, taux de subvention : de S4 % à Meaux, la ville du pistonné Jean-François Copé, la part de l'Etat est tombée à IS % dans certaines villes moins chanceuses. Ce qui augmente d'autant la facture revenant aux collectivités locales, aux offices HLM... et aux locataires. A Choisy-le-Roi, par exemple, la réfection de 500 logements (rue Devilliers) devrait se traduire par des hausses de loyer allant jusqu'à 109 euros ! Voilà qui va grandement améliorer le pouvoir d'achat des habitants...

Autre joyeuseté: d'après un rapport publié, le 14 novembre, par l'Observatoire national des zones urbaines sensibles, les projets actuels prévoient sept reconstructions pour dix appartements démolis! Et si la moitié des logements dynamités sont des cinq-pièces, les deux tiers de ceux qu'on reconstruit n'en comptent que trois! Prière de se serrer.

Ou de faire moins de bébés.

Tous des graines de « voyoucraIes », de toute façon...

I. B.


©  « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:38 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'éducation n'a pas tiré l'enseignement de la crise

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© Delucq

"DÉPOSER le bilan des zones d'éducation prioritaires"

Tel était le martial propos de Sarko, tenu fin novembre 2005, après les émeutes dans les banlieues. Le candidat à la présidentielle dressait ce constat, en partie partagé par la gauche: l'école échoue à enseigner les règles républicainesà certains enfants des quartiers défavorisés et, du coup, ne remplit plus sa mission d'intégration.

Deux ans plus tard, et après une seconde flambée suburbaine, le Président n'a rien« déposé» du tout. Il a même, dans une lettre de mission à Xavier Darcos, ministre de l'Education, réclamé un classique renforcement des moyens pour les établissements de ces quartiers. Première mesure, lancée en novembre: « l'école après l'école », destinée aux collégiens demandeurs d'un soutien après les cours. Un coup de pouce assuré par des profs payés en heures sup'.

Les syndicats saluent cet effort, tout en soulignant qu'il se substitue souvent à des dispositifs (bénévoles) déjà existants. Et ces rabat-joie mentionnent des économies pratiquées de la main gauche: ces collèges ZEP de Lorraine et du « 9-3 » qui perdent des dizaines d'heures de cours; cette demi-heure de soutien en classes de cinquième et quatrième supprimée en 2006 et pas rétablie; ces promesses non tenues d'internat de réussite éducative» (seulement 28 pour toute la France), sans oublier les dégâts des 11200 postes sucrés à la rentrée 2008. D'après le Snes, premier syndicat enseignant, des coupes moins sévères avaient fait perdre 600 enseignants aux ZEP en 2004 et autant en 2005.

Surtout, la " rupture " sarkozyste ne va pas jusqu'à l'annulation des mesures décidées sous Villepin : un tiers des 1 100 collèges classés ZEF ne bénéficieront plus de ce " label". Et des moyens qui l'accompagnent.

Rien de neuf, non plus, quant aux bonnes habitudes du ministère: ce sont les plus jeunes, frais émoulus de l'Institut de formation des maîtres, qui continuent d'atterrir en majorité dans ces écoles et collèges réputés difficiles. Ainsi, en 2005 -2006, plus de 60 % des profs d'un collège d'Aulnay-sous-Bois ont été renouvelés! Et les rectorats ne favorisent guère la mixité sociale:
« Quand un élève est exclu d'un établissement de Bondy, raconte le maire PS Gilbert Roger, il est envoyé à Clichy-sous-Bois, voire à Montfermeil, jamais au Raincy [commune chic du "9-3"], pourtant plus proche! "

Enfin, tous les maires de banlieue contactés par « Le Canard" s'inquiètent de la suppression progressive de la carte scolaire, lancée en septembre. "La liberté, c'est beau, mais quel enfant va demander un collège défavorisé? s'interroge Claude Dilain (Clichy-sous-Bois). Les meilleurs vont partir et les ghettos se renforcer."

Jusqu'à la prochaine explosion?

J.-.F. J.

© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:34 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Transports en carafe

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© Delucq


L'ÉTAT a promis des milliards pour rénover les quartiers, mais il se montre bien plus radin pour désenclaver ces cités et y installer les indispensables transports en commun.

Le gouvernement s'était pourtant engagé à financer de nombreux projets, en signant, en 2000, un « contrat de plan Etat-Régions» qui courait jusqu'en 2006. Depuis, il a renié sa signature :la plupart des lignes de tramway, de RER ou de métro qui auraient dû être construites ou prolongées en Ile-de-France sont restées dans les cartons. Ainsi, les trams Epinay- Ville-taneuse, Villejuif - Vélizy, Saint- Denis-Gennevilliers ou l'extension en banlieue de plusieurs lignes de métro ont été reportés à 2013. Si le nouveau contrat Etat-Régions est, cette fois respecté...

On peut en douter. Clichy-sous-Bois, lieu de départ des émeutes de 2005, n'a toujours pas vu la couleur des crédits destinés à financer les études préliminaires de son tramway. Le 9 novembre, Fadela Amara a juré aux habitants qu'elle ferait « tout» pour que les travaux démarrent le plus vite possible. Et on est prié de la croire sur parole...

Les ministres ne sont pas seuls en cause. Ainsi, les maires UMP et PS de Pavillons-sous-Bois et Livry- Gargan, villes voisines de Clichy-sous-Bois, freinent des quatre fers. De peur que le tramway n'amène des hordes de sauvageons dans leurs belles communes. Il Y a pourtant urgence, car les cités les plus en difficulté sont souvent les plus enclavées. Il n'existe, par exemple, aucun transport en commun pour relier Villiers-le-Bel et le pôle d'activité tout proche de Roissy..

Et, passé 21 heures, faute de bus, les 9 500 habitants de la cité du Clos Saint-Lazare, à Stains (Seine-Saint Denis), sont à quarante-cinq minutes de marche à pied de la gare RER la plus proche.

H.. L..


© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:24 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Sarko-police reste en panne

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© Deluq

QUOI de neuf pour la police dans les banlieues depuis les émeutes de 2005 ? Des préposés à la circulation dans Paris pourraient venir renforcer les effectifs, des unités de sécurisation viendraient s'ajouter aux brigades anticriminalité (BAC). Voilà les dernières recettes miracles proposées à la télé par Sarko.

En attendant les drones, 18 millions ont été dépensés, l'an dernier, pour la surveillance des zones sensibles par hélicoptère. Mais les voitures brûlent tout autant. Sans oublier la « racaille " promue au rang de « voyoucratie » dans le discours officiel. Ça change tout. Sauf les problèmes, qui sont toujours là.

Les effectifs devaient être mieux répartis, et même augmentés dans les zones sensibles. A La Courneuve, dans le « 9-3 ", déclarée zone karcher par Sarko, dès 2004, l'antenne de police du quartier de la Tour, que la Région Ile-de-France avait financée à 80 %, a été fermée. Faute d'effectifs, il n'y avait qu'un seul flic à y « loger»... Après les émeutes de 2005, Sarko a promis un commissariat aux habitants de Clichy-sous-Bois, là où tout avait commencé: il n'ouvrira ses portes qu'en 2009. MAM avait annoncé des renforts après l'agression d'un épicier à Saint-Denis. Rien n'est venu! A Sevran, constate le maire, « on nous a mis des CRS alors qu'on a besoin d'une police admise dans les quartiers ». Autrement dit, la police de proximité condamnée par Sarko à son arrivée en 2002. Celle qui ne multiplie pas les contrôles au faciès mais tente d'établir le contact avec les gens.

COUp de poing pour rien
Côté police judiciaire, les GIR (groupes d'intervention régionaux), créés en 2003 par Sarko, devaient être le cheval de Troie qui viendrait à bout de l'économie souterraine. La mise en commun des services a donné des résultats par rapport au travail clandestin. « Mais c'est à cause de l'obsession du gouvernement sur l'immigration. En PJ pure, drogue ou trafics d'armes, le bilan n'est pas bon », explique un capitaine.

Il n'y a plus de surveillance quotidienne. Illustration à Sevran, où a eu lieu une grosse saisie de drogue, au printemps dernier, à la Cité Basse: «Mais, raconte un commissaire, tout est à refaire. La cité a été reprise par une autre bande. Entre deux opérations coup de poing, on est absents. Trop dangereux, nos gars isolés se feraient massacrer. »

Pour tout arranger, les promesses financières faites aux flics pour les inciter à exercer leurs talents en banlieue n'ont pas été tenues. Même oubli fâcheux pour la décision d'y envoyer des poulets aguerris, capables de garder leurs nerfs. Sur chaque promotion de Cannes-Ecluses, qui forme les futurs officiers, 80 % des jeunes lieutenants se retrouvent en lle-de-France pour leur première affectation. Mais il est vrai que Sarko ne s'occupe de la police que depuis cinq ans...

Brigitte Rossigneux

© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:18 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les sondages ont piégé Sarko au Porte-monnaie

LA dernière fois qu'il avait interrogé Sarko, le 21 juin, cela s'était terminé par un petit mot de repentance. Le présentateur du 20 heures de TF1 avait pris sa plus belle plume pour citer Saint-Exupéry - « toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants» , façon de s'excuser auprès du Président de l'avoir qualifié de « petit garçon» devant des millions de téléspectateurs. Cette fois, déférent comme pas deux, PPDA, accompagné d'Arlette Chabot, s'est gardé de poser à Sarko la question qui fâche, celle de son augmentation de salaire.

Et pourtant, elle s'imposait, car la chute de popularité de Sarko vient de là, de cette hausse qu'il s'est accordée alors que les Français, eux, ne voient rien venir. Au Guilvinec, déjà, le 6 novembre, Sarko s'était fait accueillir au cri de..« 140 % " (172 % en réalité) par les marins-pêchèurs- ,le chiffre a choqué. Mais pas seulement les pêcheurs, toutes les études d'opinion, dont les fameux « quali ", dans le 'jargon des communicants, le montrent. Accro aux sondages, qu'il consomment sans modération, Sarko n'est pas sans le savoir. Sur cette question, ils sont sans équivoque.

Regrets éternels « Il n'a pas fait beaucoup pour le pouvoir d'achat, sauf pour lui », est l'une des phrases les
plus « spontanément et fréquemment citées par le sondés de l'Ifop Interrogés pour « Le Journal du dimanche" entre le 8 et le 16 novembre,« Ça a marqué tous les esprits, explique un responsable de l'institut de sondages. D'autant plus que le calendrier était mal choisi, en pleine réforme des régimes spéciaux. Le choix n'était pas judicieux. »

Augmentation de salaire plus hypermédiatisation de sa vie privée (son divorce) font que Sarko apparaît aux sondés davantage comme une « rock star» que comme un président, rapporte le politologue Jean-Luc Parodi.

Cela entame sa crédibilité. Un « résultat » que corroborent les enquêtes réalisées, les 9 et 10 novembre, par l'institut LH2 pour « Libération ». « La question du salaire du Président revient de façon très fréquente. Qu'il s'augmente est perçu comme une injustice et nourrit une indignation ", explique François Miquet-Marty, le directeur des études politiques de LH2. D'ici que l'opinion en déduise que Sarko s'est fait élire pour sa seule satisfaction personnelle.

Parmi ses proches, beaucoup en conviennent aujourd'hui, cette hausse n'était pas « le coup du siècle ". Et ils regrettent.que la prestation télé du 29 novembre n'ait pas crevé l'abcès. « La question de son augmentation de salaire n'a pas été posée. C'est dommage », constatent les aficionados.

Il n'est pas sür que son intervention lui ait redonné du lustre. Commentant un sondage d'OpinionWay, institut pourtant bien disposé à l'endroit de Sarko, « Le Figaro » du 1. décembre admet que « seuls 49 % des sondés " ont trouvé ses propositions « convaincantes " sur .le pouvoir d'achat et que « l'opinion reste dans l'attente ».

Ils n'attendent quand même pas que Sarko renonce à son augmentation. ..

Jean-Michel Thénard


© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:12 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sarko disjoncte en Bourse

AFORCE de vouloir aller vite, SuperSarko s'est pris les pieds dans le tapis sur la vente d'une partie des actions EDF détenues par l'Etat.

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Jeudi soir, dans son interview sur TF1 et France 2, il annonce la cession de 3 % des titres EDF afin d'obtenir 5 milliards d'euros pour financer les universités:Banquiers et boursiers pensent que 1'opération sera lancée dès le vendredi matin, l'usage étant d'agir le plus rapidement possible pour éviter les mauvaises surprises.

Mais, vendredi matin, rien ne vient car rien n'est prêt à Bercy. Et pour cause: la ministre Christine Lagarde a appris la nouvelle à la télé! Du coup, dès l'ouverture des marchés, l'action plonge de.3 % et la capitalisation de l'entreprise publique perd 4,7 milliards. Car les boursiers ont une règle de base: pourquoi acheter cher aujourd'hui ce qu'on peut avoir pour moins cher demain, puisqu'un plus grand nombre d'actions sera disponible sur le marché.

C'est donc seulement le lundi 3 décembre que Bercy a pu réaliser la vente des titres EDF, et, au lieu des 5 milliards promis par Sarko, elle n'a rapporté que 3,7 milliards au Trésor, faute d'acheteurs. Il faudra donc procéder prochainement à une nouvelle opération de cession, probablement réservée aux salariés d'EDF. En pleine négociation sur les régimes spéciaux, ça peut aider.

Pour s'excuser, Sarko pourra toujours faire valoir qu'il a fait mieux que Thierry Breton. Lors de son introduction en 2005, le prix de l'action de 1'entreprisepublique avait été fixé à 32 euros. Deux ans après, sa valeur a été multipliée par trois. Question bradage d'une entreprise nationale, un record indépassable.

Quant au désendettement de l'Etat auquel doit être, selon les engagements de la France auprès de Bruxelles, affecté le produit des privatisations, il attendra encore...


© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:05 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ça prêtre à rire

L'OMNIPRÉSIDENT Sarkozy va bientôt. entrer dans les ordres. Ou tout comme: Au cours d'un voyage express au Vatican, ce jeudi 20 décembre, il doit être fait par Benoît XVI « chanoine d'honneur de Saint-Jean-de-Latran », du nom de la cathédrale de Rome. Un titre ecclésiastique et une fonction honorifique traditionnellement attachés à la dignité de président de la République française, mais que, à la différence de Giscard, Mitterrand puis Chirac avaient totalement négligés. Sarko, une fois de plus, aura choisi « la rupture». .. Et quelle « rupture» !

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© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:03 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Code du travail: le débat à l'Assemblée repoussé à mardi, faute de troupes

Marianne - 05/12/2007 06:35


Plus nombreux dans l'hémicycle que ceux de la majorité, les députés socialistes venaient de faire adopter deux amendements de l'opposition replaçant dans le domaine législatif des dispositions que le projet de loi transposait dans le domaine réglementaire.
"Le projet de loi sera réinscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale mardi 11 décembre dans l'après-midi après le débat sur l'Europe", a annoncé à l'AFP le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
Le ministre a dénoncé "l'opération commando" menée par les députés PS arrivés en nombre dans l'hémicycle en fin de matinée pour faire voter les amendements de la gauche.


"Cela prouve que le groupe socialiste n'est plus en situation de faire des propositions mais simplement de faire des coups", a dit le ministre en souhaitant "le retour à un travail parlementaire plus serein".
"Ces deux amendements seront soumis à une deuxième délibération", a précisé M. Karoutchi.
Avant d'interrompre leurs travaux, les députés avaient également voté, avec l'accord du gouvernement, un amendement de Martine Billard (Verts) rétablissant l'obligation d'avertir l'organisme de sûreté nucléaire en cas d'incident grave dans une installation nucléaire.


D'après le programme initialement prévu, ce texte aurait dû être voté dans la nuit de mardi à mercredi.
Le projet de loi qui, selon le gouvernement, vise à rendre plus lisible et plus facilement utilisable le code du travail -texte régissant la vie professionnelle de près de 18 millions de salariés- est dénoncé par la gauche et des syndicats, qui y voient une "remise en cause des droits des salariés".

L'Assemblée nationale a interrompu mercredi matin l'examen du projet de loi de refonte du , faute d'un nombre suffisant de députés, notamment UMP, et la discussion du texte a été ajournée à mardi prochain.
Après que le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, eut demandé une vérification du quorum (présence d'au moins 50% des députés dans l'enceinte l'Assemblée nationale), le président de séance, Jean-Marie Le Guen (PS), ayant constaté que celui-ci n'était pas atteint, a levé la séance.

Posté par werdna à 15:00 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Service d'entretien

PRÉSIDENT, c'est un métier.
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Interviewé aussi. La dernière prestation de Sarto, face au duo PPDA-Arlette Chabot, a permis de mesurer la maîtrise du chef de l'Etat dans cet exercice qu'il affectionne entre tous. Les règles sont assez simples : ne répondre qu'aux questions qui lui conviennent, et aussi à celles qui ne lui sont pas posées. Traiter les journalistes comme des maîtres d'hôtel chargés de passer les plats. Et si d'aventure l'un - ou l'une - se laisse aller à un début de commencement d'insolence, l'envoyer dans les cordes pour un KO technique.

Sarko aimerait même avoir le choix de ses faire-valoir. Avant l'interview du 29 novembre, il a fait savoir aux deux chaînes de télé qu'il faudrait songer à rajeunir un peu le çheptel. Sans succès pour l'instant.

Du coup, Arlette Chabot, promue au rang et à la dignité de tête de Turc, a encaissé quelques vigoureux uppercuts. La question sur la difficulté pour le Président de tenir toutes les promesses du candidat lui a valu cette réponse en forme de défi :
« Alors, interrogez-moi sur les promesses que je ne pourrai pas tenir! » Par une timide interrogation sur le lien entre violences en banlieue et malaise social, Chabot s'est attiré un « On va arrêter la pensée unique ».

Sur la police de proximité : « Elle est ridicule, cette idée. »

Et lorsque l'intrépide se risque à évoquer le « paquet fiscal », qui serait un « cadeau aux riches », elle s'entend répondre: « Je vois. C'est un argument de bonne foi !... », l'obligeant à une piteuse retraite:« Moi, je répète ce qu'ils disent... »

Même PPDA a pris son paquet au sujet d'une éventuelle taxation des recettes des compagnies pétrolières: « La démagogie doit avoir des limites!»

Ainsi douchés, les journalistes de service n'osent plus trop sortir de la tranchée. Ce qui laisse  le champ libre à l'artiste pour parler sans risque d'être contredit. Pas un murmure quand il annonce que les loyers ne seront plus indexés sur le coût de la construction, ce qui n'est déjà plus le cas depuis octobre 2005.

Pas une relance quand il refuse, indigné, de répondre à une question sur le trésor de l'UIMM, puisque c'est une affaire judiciaire en cours. Alors qu'il vient de disserter d'abondance sur les affaires judiciaires en cours à Villiers-le-Bel, et même d'avancer:« J'ai demandé qu'il y ait une instruction pour que la justice puisse passer. »

La stratégie de la terreur est tellement payante que Sarto a pu passer un bon quart d'heure sur le pouvoir d'achat des Français sans que Chabot ou PPDA, tétanisés, aient le cran de poser une question toute simple : « A propos de pouvoir d'achat, monsieur le Président, le vôtre ne va pas mal après cette augmentation de votre traitement... »

L-M. H.


© « Le Canard enchaîné » - mercredi 5 décembre 2007

Posté par OhM_ à 15:00 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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