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dimanche 2 décembre 2007

Poutine défait Garry Kasparov par echec et mat

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Posté par werdna à 12:47 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Collectif JO 2008 alerte sur Tenzin Delek Rinpoche

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En Chine, la liberté d'expression et la liberté de religion ne sont pas respectées.

Tenzin Delek Rinpoche, 57 ans, est un lama très respecté dans la région de Lithang, dans la province du Sichuan (centre de la Chine). En 1978, il avait secrètement rencontré le précédent Panchen Lama afin de lui faire part des tortures infligées par les autorités chinoises aux Tibétains de la région. Il avait aussi averti le gouvernement tibétain en exil des destructions de monastères faites par ces mêmes autorités. En 1982, il rencontra le Dalaï lama à Dharamsala, en Inde, et séjourna six ans dans un monastère au sud du pays. De retour au Tibet en 1987, il a subi une surveillance policière constante pour ses activités politiques et ses contacts avec le Dalaï lama.

Dans la nuit du 7 avril 2002, des officiers du Bureau de la Sécurité Publique l’ont arrêté ainsi que quatre de ses amis, tous
suspectés d’être impliqués dans l’explosion d’une bombe quelques jours plus tôt sur la place principale de Chengdu.

Le 2 décembre 2002, lors du jugement à huis clos qui s’est tenu à Karze, la Cour Populaire Intermédiaire a accusé Tenzin Delek Rinpoche d’avoir participé à l’explosion de la bombe à Chengdu, de "possession illégale d’armes" et de "participation à des activités d’espionnage". Ce qu’il a toujours nié. Au cours du procès, Tenzin Delek Rinpoche aurait crié
"Longue vie au Dalaï lama". Il aurait alors été bâillonné et expulsé vers une autre salle du tribunal. Le 5 décembre 2002, il a été condamné à mort avec un sursis de deux ans.

En janvier 2003, Tenzin Delek a enregistré une cassette audio dans laquelle il réaffirme son innocence. Il est parvenu à faire sortir cette cassette de la prison et à la transmettre aux services de Radio Free Asia.

Le 26 janvier 2005, la Haute Cour de la Province du Sichuan a annoncé que
Tenzin Delek Rinpoche ne serait pas exécuté mais que sa peine serait commuée en prison à vie. Il demeure emprisonné dans la prison de Chuangdong, dans la province du Sichuan.

Le collectif Chine JO 2008 demande la libération inconditionnelle et immédiate de Tenzin Delek Rinpoche. 

Posté par Kozett à 00:05 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

« Aujourd'hui, en banlieue on est Sarkozyste ou un voyou, un marginal »

Le Contre journal 01/12/07 Ponit de vue et propos recueillis par Karl LASKE

Alors que Nicolas Sarkozy a montré du doigt la ”voyoucratie”, Hamé, du groupe la Rumeur, revient sur la stigmatisation des jeunes des quartiers. Il dénonce « la militarisation de l'intervention de la police » à Villiers- le-Bel. « Les médias sont devenus des supplétifs de la police, juge-t-il. On a l'impression d'avoir à faire à des courroies de transmission des enquêtes et des contre-enquêtes que la police mène sur elle même et des conclusions qu'elle tire ».

On est face à un acte de censure. C'est quelque chose qui a des répercutions gravissimes sur le présent. Ce n'est pas une période de l'histoire  française exposée sous cloche. C'est sanglant. Cela fait des morts tous les mois. Toutes les semaines.

On est dans la reproduction d'un scénario qui aboutit à des homicides involontaires, souvent qualifiés d'accidents. Les enquêtes de la police concluent toujours à des accidents, à des légitimes paniques, des légitimes défenses. Tout sauf une mise en cause réelle des agents de police. C'est toujours après des batailles âpres des familles ou des réseaux associatifs que certains cas ont été défendus, et les victimes reconnues comme telles. La plupart du temps, c'est tout le contraire dès lors que des policiers sont mis en cause. On les disculpe. On couvre les responsabilités à tous les niveaux. Dans le même temps, il y a un travail de salissement, de culpabilisation, des victimes. On leur trouve des circonstances aggravantes - le fait de rouler sans casque, de voler un autoradio... Toutes choses qui ne méritent pas la mort... Le mensonge, l'outrage, l'insulte se greffent.

Ce qui a été peu relevé c'est la militarisation du mode d'intervention de la police. A Villiers-le-Bel, c'était hallucinant. La systématisation et l'arrogance technologique des forces de l'ordre qui se déploient dans les quartiers atteignent des niveaux inégalés. Les hélicoptères et les drones ont été de sortie. Sans parler de la quantité, de la masse des moyens engagés, les effectifs déployés  qui renvoient à des états de siège. On passe des simples opérations de police à des opérations de type militaire.

Le la est donné d'en haut. On est dans une période de l'histoire de la société française, où la classe dominante ne doute plus d'elle même. Il n'y a plus de contre-pouvoir. Le rapport de force lui est favorable de manière écrasante dans tous les domaines – social, économique, culturel, philosophique. Dans la manière de percevoir les phénomènes sociaux, les grilles de lecture policière ont progressé. Même pour la culture.

Et les médias, comment vous percevez leur traitement de ce qui se passe en banlieue?
Dans ce que j'ai vu, les médias sont devenus des supplétifs de la police. L'impression d'avoir à faire à des courroies de transmission des enquêtes et des contre-enquêtes que la police mène sur elle même et des conclusions qu'elle tire. C'est la police qui enquête sur la police. Je n'ai aucun problème avec les médias dès lors qu'ils font leur travail. Et leur travail c'est quoi? C'est mettre en contradiction le réel. Je ne suis pas pour taire la version de la police, mais il faut la mettre en contradiction avec d'autres sources. Et ces sources, leur donner le même temps d'exposition. Leur donner le même chance d'être entendus. Dans ce cas les journalistes font leur travail, parce qu'ils donnent une possibilité d'y voir clair. En voyant TF1, France 2, on a l'impression d'être en face de médias militants qui ne le disent pas, mais qui militent pour la victoire d'un seul point de vue.

Mais il y a un aspect positif dans tous ça, c'est que les lignes de fracture, de division, s'éclairçissent. Les flous artistiques idéologiques n'ont plus besoin d 'être entretenus. Cela devient presque bi-polaire. Aujourd'hui, on est Sarkozyste ou on est un voyou, un marginal. Ou un dangereux gauchiste, un ringard, un dépassé qui n'a pas compris qu'aujourd'hui qu'avec la mondialisation il faut faire tourner plus pour avoir plus ou rester sur le bas côté.

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Une plainte en justice déposée contre François Fillon pour "diffusion de fausses nouvelles"

Pierre Larrouturou a récemment porté plainte contre François Fillon pour « diffusion de fausses nouvelles », en saisissant le procureur de la République auprès du Tribunal de grande instance de Paris.

Dans un long réquisitoire, précis et argumenté, il dénonce les mensonges et petits arrangements du Premier Ministre, François Fillon, concernant le chômage, la réforme des retraites et la promesse de plein emploi. Extrait :

« Monsieur,

Je sous-signé,

Pierre LARROUTUROU, né le 19 octobre 1964 à Périgueux (24),

Ingénieur agronome (INA PG 1984-87),Diplômé de Sciences-Po (IEP 1989),

habitant …,

Président de l’association Urgence Sociale, Association loi 1901 (JO du 9/09/2006),

souhaite porter à votre connaissance les faits suivants :

Dans un livre publié en octobre 2006 par Albin Michel, La France peut supporter la vérité, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité, comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social.

Comme beaucoup, je partage évidemment ce goût de la vérité. Comme Pierre Mendès France, je crois que le mensonge est vraiment un poison pour la démocratie. Dans La vérité guidait leurs pas, Pierre Mendès France montrait de façon lumineuse qu’il ne peut y avoir de progrès social sans un vrai fonctionnement démocratique et qu’il ne peut y avoir de démocratie sans un refus catégorique du mensonge.

Voilà pourquoi, étant Président de l’association Urgence sociale dont l’un des objectifs principaux est de dire la vérité sur la gravité de la crise sociale qui mine notre pays, je suis particulièrement choqué des mensonges accumulés par M.Fillon depuis le début de la campagne électorale. Ces mensonges concernent autant le bilan de l’UMP au pouvoir depuis 5 ans que le contenu du projet que François Fillon et ses proches proposent aux Français.

1 > Sur la réforme des retraites 

M. Fillon se présente toujours comme l’Homme qui a réussi la réforme des retraites. Est-ce bien vrai ? L’objectif principal de la réforme Fillon votée en 2003 était d’allonger la durée de cotisation des salariés du secteur public comme du secteur privé. Quatre ans après le vote de la loi, une étude de la Caisse nationale d’Allocation Vieillesse (courbe ci-contre) montre que jamais on n’est parti aussi tôt en retraite ! Alors que les salariés partaient en moyenne à 62,1 ans en 2001, l’âge moyen de départ s’est abaissé à moins de 61 ans en 2006... Soit une évolution diamétralement opposée à l’objectif de la réforme. Par peur des réformes annoncées pour 2008, un très grand nombre de salariés partent en retraite dès qu’ils ont 60 ans, quitte à subir une décote s’ils n’ont pas cotisé suffisamment longtemps.

A cause de la réforme Fillon, les caisses de retraite qui étaient à l’équilibre en 2002 et devaient rester en équilibre quelques années encore selon les prévisions de la CNAV, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7 milliards d’euros ! Certains parlent d’échec. D’autres de fiasco. Mais François Fillon se présente toujours comme l’Homme-qui-a-mené-à-bien-la-réforme-des-retraites…

Dans son livre La France peut supporter la vérité, publié en pleine campagne électorale, M. Fillon parle à plusieurs reprises (Cf pages 13, 20, 25 et 48, entre autres) de cette "réforme historique", cette "impossible réforme", cette réforme pour laquelle "nous avions l’ardente obligation d’obtenir des résultats",… cette "réforme des retraites que j’ai menée à bien"...

Que dirait-on du PDG du CNES s’il se vantait publiquement d’avoir mené à bien le lancement d’Ariane V, alors que le lanceur avait explosé en vol ? Que dirait-on du PDG de la SNCF s’il se réjouissait du succès du TGV alors que le train était resté à quai, incapable de se mettre en mouvement ? 

Eh bien voilà un responsable politique de premier niveau qui se réjouit publiquement d’avoir "mené à bien" une "réforme historique" alors que, à ce jour, la réforme a eu des effets exactement inverses aux objectifs visés, aussi bien sur l’âge moyen de départ en retraite que sur la situation financière des caisses de retraite !

De deux choses l’une : soit François Fillon se désintéresse complètement de l’avenir des retraites et du bilan de la "réforme historique" qu’il a portée, soit il connaît le bilan fait par la CNAV et il ment.

Cette seconde hypothèse nous semble hélas la plus probable : il est de notoriété publique que M.Fillon espérait depuis longtemps être nommé Premier Ministre. Il est donc très probable qu’il s’est tenu au courant de la situation des principaux dossiers qu’il aurait à gérer s’il obtenait cette nomination.

Notons au passage, que si l’âge moyen de départ en retraite a baissé d’un an, quelques 500.000 salariés ont quitté "prématurément" le marché du travail, ce qui explique en partie l’évolution du chômage dont se glorifie aussi M. Fillon.

2 > Sur les chiffres du chômage 

Dans ce domaine aussi, François Fillon n’hésite pas à mentir assez grossièrement quand il affirme que les chiffres du chômage sont « les meilleurs depuis 1983 » (Les Echos 30 avril 2007). Affirmer sans rire que le chômage est revenu à son niveau de 1983, faut oser ! Qui peut y croire ? Qui n’a pas dans sa famille ou parmi ses amis une personne au chômage ? Qui ne voit dans son quartier un nombre toujours croissant de jeunes (et de moins jeunes) qui vivent dans la rue ?

Quand M. Fillon fait le bilan des créations d’emplois, il fait feu de tout bois : CDD, temps partiel, CES, CEC, CNE, intérim et emplois aidés sont tous pris en compte pour enjoliver les résultats.

Par contre, quand François Fillon parle du chômage, il ne s’intéresse qu’aux chômeurs cherchant un CDI à plein temps, les catégorie 1 et 6 de l’ANPE. Tous ceux qui cherchent (ou acceptent) un temps partiel, une mission d’intérim ou un CDD sont oubliés. Et le même Premier Ministre, qui affirme qu’il faut travailler plus longtemps pour sauver les retraites, oublie aussi les 413.000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d’ANPE mais chômeurs à plein temps ! »

On ne se fait bien entendu guère d’illusions sur la réponse du Procureur, qui, comme chacun sait, représente l’Etat. Mais on donne un grand coup de chapeau à M. Larrouturou.

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"Le livre noir du libéralisme" de Larroutu, un ouvrage clé sur l'économie mondiale ...

01/12/07 - Frederic Cuignet

Cet ouvrage est davantage un pamphlet qu'un livre. Pierre LARROUTUROU y exprime le savoir considérable qu'il a accumulé sur l'état de l'économie contemporaine. Il y crie aussi son angoisse.

Ce que l'on sait de l'économie mondiale a de quoi faire peur, simplement parce que les grandes tendances que l'on voit à l'oeuvre aussi bien dans la finance mondiale que sur chaque grand Etat continent, Etats Unis, Chine, Europe, conduisent toutes à des aggravations de déséquilibres dont nul ne peut imaginer la résorption paisible.

Le cri de colère que représente de la part de Pierre LARROUTUROU cet ouvrage est aussi une dénonciation du silence des experts. Les économistes savent tout ce qui est dit là. Pour Smith, Ricardo et surtout Keynes, le chômage ou le travail précaire étaient des objets de préoccupation et d'étude pour la science économique. Ce n'est plus le cas. La science économique a dérivé et s'est recroquevillée pour n'être plus qu'une science de la circulation de l'argent. L'être humain, qui en était le coeur pour les fondateurs en a été chassé. Il n'est plus qu'un solde. Pour les théoriciens du marché de la période contemporaine, le chômeur est le résultat d'un dysfonctionnement du marché. En tant que tel, il relève de la charité et de la police mais plus de la science économique.

Le résultat de cette attitude c'est que le fléau majeur des sociétés développées du début du XXIème siècle, la précarité du travail, ne fait l'objet ni d'évaluations quantifiées ni de commentaires. La menace la plus grave que comporte le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui tient aux déséquilibres financiers. Or aucun banquier (les seuls vrais spécialistes pourtant) n'en parle. Tout banquier en exercice, et surtout bien sûr les banquiers centraux, est tenu par ses pairs de ne rien évoquer qui inquiète....la croissance économique est commentée, bien sûr, y compris dans la diversité de ses rythmes, mais jamais nulle part n'est commenté le fait que cette croissance n'est fondée que sur l'endettement ! La croissance ne survit que par la dette ! Pourtant, tous les politiques ne rêvent que du retour de cette croissance au lieu d’intégrer la formidable révolution de la productivité.

Tout cela donne à ce volume de Pierre LARROUTUROU une allure de coup de tonnerre dans un ciel bleu, une allure de cri d'alarme ! Il n'y a pas plus essentiel aujourd'hui que de faire réfléchir gouvernements, banques centrales et experts au traitement approprié de cette situation. Le lecteur sait peut-être qu'un des économistes français les plus respectés, le professeur Patrick ARTUS, vient de publier un autre petit livre intitulé "les incendiaires", qui, pour lui, sont les banquiers centraux. Il doit vraiment se passer quelque chose dans le système. Et si l'on ne fait rien, Pierre LARROUTUROU aura eu raison de consacrer une partie de la fin de son livre aux budgets militaires, et notamment à celui de la Chine.

Pierre Larrouturou démonte les mécanismes et les dangers du libéralisme : dans tous les pays qui ont mis en place une politique de ce type, Etats-Unis et Chine compris, la précarité explose, le niveau de vie des salariés diminue, l'accès à la santé est de plus en plus difficile. Et la croissance ne se maintient qu'au prix d'un endettement privé qui atteint un niveau insoutenable. Non seulement le libéralisme n'est pas la panacée, mais il peut, assez vite, nous mener à la catastrophe. " La crise des années 30 est devant nous ", affirment certains économistes.

Qu'en est-il pour la France ? Sur le chômage et les retraites, l'auteur dénonce les mensonges du bilan affiché aujourd’hui. Hélas, les chiffres du chômage ne sont pas les seuls à donner une image tronquée de la réalité. Jean-Louis Borloo explique à qui veut l’entendre que grâce à lui quelque 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans! Il oublie de dire que les personnes embauchées dans ces emplois travaillent en moyenne 15 heures par semaine (les Echos du 29 décembre 2006). De même, le bilan 2006 du secteur de l’intérim nous apprend que l’intérim emploie quelque 2 millions de personnes qui travaillent «à mi temps, en moyenne, sur l’année». Nicolas Sarkozy critique encore et toujours la réduction du temps de travail et promet «le plein-emploi à plein temps», mais l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont, en moyenne, à 15 ou 18 heures par semaine…

Aux Etats-Unis, le modèle de «plein-emploi» de Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures (source: Department of Labor). Au Japon, «un tiers des salariés a un emploi à temps partiel ou un emploi temporaire. Le mois dernier, les entreprises ont proposé deux fois plus d’emplois à temps partiel que de temps plein» (AFP). En réalité, vu les gains de productivité absolument colossaux réalisés depuis trente ans dans toutes nos économies, le débat n’est pas pour ou contre la RTT, mais plutôt quelle RTT, quel partage du travail, quel partage des revenus ? Partage précarité, ou partage égalité ? La France peut supporter la vérité, affirmait François Fillon en octobre dernier. Alors pourquoi mentir sur la réforme des retraites?

Pourquoi mentir sur les chiffres du chômage? Pourquoi mentir en promettant «le plein-emploi à temps plein pour dans cinq ans» alors que toutes les mesures en préparation ne pourront qu’aggraver la précarité? Les dégâts du libéralisme sont tels qu’il ne peut prospérer qu’en avançant masqué. Si l’on fait la lumière sur le vrai bilan de l’UMP et sur la réalité de son projet (une analyse plus complète et des propositions alternatives sur UrgenceSociale.fr), il est très peu probable que les Français voudraient lui confier tous les pouvoirs.

Loin des idées répandues par la droite, Larrouturou met en évidence les performances réalisées en france en gains de productivité absolument colossaux et dessine un nouveau contrat social. Car, si le système économique mondial menace de s'effondrer, il y a urgence à construire une alternative. Si la gauche ne le fait pas, n'est-elle pas complice du système ? Qu'est-ce qui bloque ?

Pierre Larrouturou est rentré au PS après le 21 avril 2002. Ce qu'il raconte sur le fonctionnement réel de la rue de Solférino ne fera pas plaisir à tout le monde... Là aussi, l'analyse est sans tabou et pourrait conduire au pessimisme. Mais Larrouturou ne se contente pas de critiquer : il propose des solutions et un véritable plan d'action.

Pierre Larrouturou est porte-parole de l'Union pour l'Europe sociale et, depuis peu, délégué national Europe du PS. Depuis 1999, il milite pour l'adoption d'un vrai traité de l'Europe sociale. Son livre est préfacé par Michel Rocard.

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Inégalités du pouvoir d'achat ?

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La Fondation Brigitte Bardot dénonce son exclusion du Salon du cheval de Paris

PARIS (AFP) - 01 décembre 2007

La Fondation Brigitte Bardot a dénoncé, samedi, son "exclusion" du Salon du cheval de Paris, qui a ouvert ses portes ce jour, affirmant ne pas avoir obtenu de stand d'exposant et s'estimant "privée de sa liberté d'expression".

Le 23 novembre, le Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca), organisateurs du Salon, a informé la Fondation "qu'elle n'était pas la bienvenue", a affirmé celle-ci dans un communiqué.

"Cette exclusion n'est ni plus ni moins qu'une réelle atteinte à notre liberté d'expression et à notre devoir d'information", a ajouté la Fondation, en soulignant avoir lancé depuis plusieurs mois une campagne d'informations "contre l'hippophagie" ou consommation de viande chevaline.

La Fondation Brigitte Bardot "a déjà exposé" à trois reprises au Salon du Cheval et "sans aucun incident", a-t-elle rappelé.

Interrogés samedi par l'AFP, les organisateurs du Salon ont déclaré que "le Salon du Cheval ne doit pas être le théâtre d'affrontements, ni une tribune de revendications". "Ce n'est pas un lieu pour développer un point de vue sur l'hippophagie", ont-ils ajouté, affirmant avoir demandé aux éleveurs de ne pas "mettre l'accent sur l'hippophagie".

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Bouclier fiscal : A La Réunion, il séduit 5 000 allocataires du RMI

LE MONDE | 01.12.07

Les services fiscaux de La Réunion n'en reviennent pas. Ils sont débordés de demandes de restitutions d'impôt au titre du bouclier fiscal depuis que l'administration a relancé, à la demande du ministre du budget, Eric Woerth, les contribuables potentiellement éligibles au dispositif.

Entre 4 000 et 5 000 foyers fiscaux réunionnais ont demandé à bénéficier du bouclier qui, plafonnant les impôts directs à 60 % des revenus, a été très largement conçu pour alléger l'imposition des redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Or la plupart des demandes réunionnaises émanent de personnes qui sont à la fois allocataires du revenu minimum d'insertion et propriétaires de leur logement, une situation qui n'a rien d'exceptionnel dans cette île où le nombre de RMistes frise les 75 000 et où les aides à l'accession à la propriété sont très développées.

"Pendant huit mois, on nous avait demandé la plus grande discrétion sur ce dispositif. Dans le service, en sous-effectif chronique, nous sommes maintenant complètement submergés de demandes de remboursement, alors qu'à cette époque le contentieux et les réclamations pleuvent", témoigne un fonctionnaire agacé.

Surfant sur ce mécontentement, le secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts (SNUI) de La Réunion, Pascal Valiamin, a demandé au directeur des services fiscaux des moyens supplémentaires pour permettre aux agents "de répondre aux demandes massives des contribuables sur un sujet occulté par la direction depuis des mois".

M. Woerth avait engagé une campagne de relance, à la fin octobre, après avoir constaté le faible succès rencontré par le bouclier fiscal qui - dans sa version actuelle - plafonne à 60 % des revenus la somme de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation, de la taxe foncière et, éventuellement, de l'ISF. Fin septembre, moins de 3 000 demandes de remboursements avaient été déposées, alors que l'ancien ministre délégué au budget en attendait 100 000. La direction générale des impôts a expliqué ce peu d'appétence des contribuables pour les restitutions d'impôt par la crainte, infondée, selon elle, d'un possible redressement.

Le succès surprenant du bouclier fiscal à La Réunion aura au moins un mérite : celui de redresser les statistiques de l'administration, avant la mise en place, au 1er janvier 2008, du "dispositif Sarkozy". Plus large, il plafonne la somme des impôts directs, de la CSG et de la CRDS, à 50 % des revenus.

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Les personnels de la justice sont descendus dans la rue

NOUVELOBS.| 01.12.2007

Magistrats, avocats, et greffiers ont répondu en nombre à l'appel de la journée de mobilisation contre la réforme. Plus d'un fonctionnaire sur cinq a participé à la grève.

Magistrats, avocats et fonctionnaires de justice sont descendus dans la rue, jeudi 30 novembre, pour protester contre la réforme de la carte judiciaire mise en place par la ministre de la Justice Rachida Dati. (> lire le point sur les mobilisations)
Alors que la mobilisation de l'ensemble des professions judiciaires a été bien suivie jeudi en région, l'Union syndicale des magistrats (USM) a été reçue par le président de l'Assemblée nationale, tandis que le Syndicat de la magistrature (SM) l'était par la Chancellerie.
Aux abords du Palais Bourbon s'étaient rassemblés l'USM, la Conférence des bâtonniers, le Conseil national des barreaux, le syndicat des greffiers de France et celui des fonctionnaires, C-Justice. Magistrats, avocats et greffiers avaient revêtus leurs robes.

Le Parlement "sensible au malaise"- Les représentants des barreaux des 23 tribunaux de grande instance supprimés étaient affublés d'une corde de pendu. Sur les banderoles ou pancartes, les slogans étaient ouvertement hostiles à Rachida Dati, qualifiée de "fossoyeuse de la Justice".
Une délégation a été reçue par Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée. "Puisque nous n'avons pas été entendus par l'exécutif, on s'est tournés vers le Parlement", a déclaré Bruno Thouzellier, président de l'USM. "On a senti qu'il était sensible au malaise que nous ressentons", a-t-il ajouté.
Franck Natali, président de la Conférence des bâtonniers, a souhaité que le Parlement "s'approprie le débat sur l'organisation judiciaire" quand la Chancellerie compte faire passer la réforme par voie réglementaire.

"Dati passe, la justice trépasse" - A quelques centaines de mètres, sur la rive droite, les membres du Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France (SAF) et ceux de fonctionnaires de justice CGT, CFDT et USAJ-UNSA ont manifesté près de la place Vendôme, sécurisée par de très nombreux CRS.
Ces robes noires n'étaient pas en reste de slogans. "Dati passe, la justice trépasse", "Dati démission". François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste et député de Tulle (Corrèze), a rejoint les rangs des manifestants. Il a souhaité que cette réforme fasse l'objet d'un vote par le Parlement. Une délégation a été reçue par le cabinet du garde des Sceaux.
"Je sais (que la réforme) n'est pas toujours comprise", a noté la ministre lors d'un colloque jeudi soir au tribunal de commerce de Paris. "Les Français ont parfois le sentiment qu'on leur retire quelque chose. Je veux leur dire qu'au contraire, on va leur donner une justice plus à leur écoute, plus rapide, plus moderne. La justice va mieux s'organiser pour répondre à leurs besoins".

"Gâchis financier et humain" -En province, la mobilisation a été forte dans certaines grandes villes. A Bordeaux, environ 500 à 600 avocats et magistrats ont manifesté devant le palais de justice, une bonne partie des audiences ayant été renvoyées.
Les 16 avocats du barreau de Marmande (Lot-et-Garonne) et des juges du tribunal du commerce occupent le palais de justice depuis mercredi soir. Le tribunal a été construit il y a dix ans pour un coût de 4,5 millions d'euros. "C'est un incroyable gâchis financier et humain. Nous voulons que Rachida Dati vienne ici pour prendre conscience de ce qu'elle gaspille", a plaidé le bâtonnier Franck Dupouy.
A Rennes, ils étaient près de 300 à manifester devant le Parlement de Bretagne à l'appel de l'entente syndicale nationale (CFDT-Interco, CGT, SM et l'Usaj).
En Bretagne, la réforme prévoit la suppression de trois tribunaux de grande instance, douze tribunaux d'instance, deux conseils des prud'hommes, et la mutation d'une centaine de postes de fonctionnaires de justice. "Le justiciable va payer le prix fort. L'objectif, c'est le rendement et non la qualité de la justice", a dénoncé Christine Thébault, greffière au tribunal de grande instance de Rennes.

Rassemblement "solidaire"- A Lyon, avocats, magistrats, greffiers et fonctionnaire de justice se sont rassemblés dans le calme pendant une heure sur les marches de la cour d'appel. Le département du Rhône est peu touché par cette réforme: le TGI de Villefranche-sur-Saône perd son juge d'instruction mais reste en place. Il s'agissait d'un rassemblement "solidaire pour défendre une idée de la justice, celle d'une justice de proximité", a précisé le bâtonnier de Lyon, Adrien-Charles Dana.
A 16h, 21,64% des greffiers et fonctionnaires judiciaires participaient à ce mouvement de protestation dans les 30 cours d'appel de métropole, selon la Chancellerie qui a mis ce taux en exergue avec celui de la mobilisation en septembre 2000 contre la loi présomption d'innocence qui atteignait 42,06%. (Avec AP)

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Dati déserte la rentrée du barreau de Paris

NOUVELOBS| 01.12.2007 | 16:24

Au travers de cette absence de la Garde des Sceaux, les avocats voient la preuve d'un "fossé qui se creuse" avec la Chancellerie.

La ministre de la Justice, Rachida Dati, a renoncé à assister à la rentrée solennelle du barreau de Paris à cause d'un "agenda particulièrement chargé", a indiqué samedi 1er décembre son porte-parole. Pour leur part, les avocats y ont vu la preuve d'un "fossé qui se creuse" avec la Chancellerie.

"Il n'y a de sa part aucune défiance à leur égard et aucun lien entre son absence à la rentrée du barreau de Paris et la journée d'action de la veille contre la réforme de la carte judiciaire", a-t-il assuré.
"Le barreau de Paris n'est d'ailleurs pas concerné par cette réforme", a souligné Guillaume Didier, rappelant que la ministre avait "tenu à aller, région par région, cour d'appel par cour d'appel, rencontrer les avocats" pour défendre ce projet.
"Rachida Dati a rencontré, lors d'une quinzaine de déplacements en trois mois, plus d'avocats qu'un garde des Sceaux n'en rencontre habituellement en plusieurs années", a insisté le porte-parole.

Le président Nicolas Sarkozy a décliné mercredi l'invitation à la cérémonie vendredi soir, et Rachida Dati a ensuite également renoncé à ce déplacement inscrit à son agenda. C'est la première fois qu'une Garde des Sceaux, depuis 1920, ne sera pas présente à cette rentrée, selon France Info.
"Ce n'est pas une anecdote et je pense que ce ne sera pas sans conséquence. Il y a un fossé qui se creuse, et donc un éloignement qui s'opère", a estimé le bâtonnier de Paris, Yves Repiquet, interrogé par la radio.

Agenda très chargé - "La ministre avait hier (vendredi) un agenda particulièrement chargé qui a rendu impossible sa participation à cette cérémonie, ce qu'elle a regretté", a expliqué son porte-parole, Guillaume Didier.
"Elle avait notamment le vote du budget au Sénat, prévu tôt le matin et qui a été décalé en fin de matinée. Elle devait participer ensuite au Carrousel du Louvre au 20es assises nationales des commissaires aux comptes, qui étaient planifiées de longue date et auxquelles participaient un millier de professionnels", a précisé le porte-parole.

Posté par Kozett à 00:03 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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