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samedi 1 décembre 2007

Journée sans Sarkozy - Débat sur un quasi-culte de la personnalité

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La journée sans Sarkozy dans les médias a permis "d'ouvrir le débat sur un quasi-culte de la personnalité"

LEMONDE | 01.12.07 | 08h27

Audio  La journée sans Sarkozy dans les médias a permis "d'ouvrir le débat sur un quasi-culte de la personnalité

Le sociologue Pierre Bitoun, président du Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT), à l'initiative de la "journée nationale sans Sarkozy dans les médias", vendredi 30 novembre, se réjouit du retentissement de cet appel et du débat qu'il a ouvert. Il ne s'attendait pas à ce que cette initiative soit respectée.
Propos recueillis par Claire Ané

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Syndicats et patronat au gouvernement : « Laissez-nous négocier »

Ouest-France 02/12/07

Nicolas Sarkozy veut réunir les partenaires sociaux à la mi-décembre, pour fixer l'agenda social de 2008.Il l'a dit jeudi soir. Ils ont répondu, hier, dans une déclaration commune. Un fait rare.

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Les partenaires sociaux ne souhaitent pas que l'État s'immisce dans leurs affaires : c'est le message qu'ils ont voulu adresser, hier, dans une déclaration commune. Voilà plusieurs semaines qu'ils négocient ensemble - sans les pouvoirs publics, mais sous leur pression -, la réforme du marché du travail. Ils ont un agenda à tenir, ils connaissent les délais et sauront les respecter, disent, en substance, syndicats et patronat. Qu'on les « laisse négocier tranquillement », ont-ils donc tempêté, comme l'a résumé Stéphane Lardy, de Force ouvrière.

La crainte d'être court-circuités

Dans leur déclaration, les partenaires sociaux réaffirment « leur volonté d'assumer, dans le respect de leur autonomie, leurs responsabilités dans cette négociation ». « L'agenda social ne doit pas venir empiéter sur l'autonomie des partenaires sociaux sur les chantiers sur lesquels ils ont décidé de travailler », a insisté Marcel Grignard, de la CFDT.

Les raisons de cet agacement ? L'annonce, par Nicolas Sarkozy, jeudi soir, d'une « conférence sur l'agenda social de 2008 à la mi-décembre ». Portant notamment sur « la sécurisation des parcours professionnels ». Précisément les thèmes qu'ils abordent actuellement en négociations ! Soucieux de leur « indépendance » et de travailler « sans pression politique », les partenaires sociaux poursuivent donc leur objectif « d'aboutir à des avancées significatives, qu'ils évalueront à la fin de l'année 2007 ».

Que craignent syndicats et patronat ? D'être court-circuités par les pouvoirs publics dans des négociations qui les concernent. D'autant plus à un moment où leur représentativité est mise en cause. Les derniers conflits l'ont mis en lumière. En quoi un syndicat comme Sud (2e syndicat à la SNCF et pourtant non représentatif) a-t-il moins de légitimité à discuter les accords collectifs que la « petite » CFTC ?

L'affaire de l'UIMM (fédération patronale de la métallurgie) les fragilise aussi, en soulevant la question de leurs financements. Consciente de ce contexte, la CGT a pris les devants, en mettant en garde contre un passage « en force » de l'État : « Il ne sera pas si facile que cela d'obtenir par la loi ce que les syndicats n'auraient pas obtenu par la négociation », a prévenu Maryse Dumas, sa représentante. Dans la foulée, son patron, Bernard Thibault, a fait un pied-de-nez au président de la République en annonçant qu'il serait en déplacement au Brésil, puis aux États-Unis, entre les 5 et 15 décembre. Donc probablement absent à la conférence sur l'agenda social !

Uni pour autant, le front des partenaires sociaux ? Pas tant que cela. La CGT a regretté qu'il ait « fallu deux interruptions de séance pour que le patronat accepte le texte ». Pour elle, « cela confirme le soupçon d'un patronat qui joue de la négociation quand il pense que le gouvernement ne défend pas tout à fait ses intérêts, mais préfère que le gouvernement légifère quand le gouvernement est acquis à ses desiderata ».

Posté par werdna à 13:06 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La "journée sans Sarkozy" peu suivie par les grands médias français

PARIS (AFP) - 30/11/2007 

Un appel à une "journée sans Sarkozy dans les médias" français, qui devait se dérouler vendredi, est loin d'avoir eu l'effet espéré par ses initiateurs : le président était à la Une de quasiment tous les médias du pays au lendemain d'une interview télévisée très commentée.

Lancé en septembre par le Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT), une association se présentant comme "indépendante de toute organisation politique", cet appel visait à "dénoncer l'omniprésence de Nicolas Sarkozy". Le 30 novembre avait été choisi en tant que jour anniversaire de sa candidature à l'élection présidentielle.

Vendredi, le président français faisait les titres de la presse écrite, des sites Internet d'information et des journaux radios et télé, qui ont largement rendu compte de son intervention très attendue sur le pouvoir d'achat, jeudi soir à une heure de grande écoute.

En outre, M. Sarkozy, en déplacement à Nice (sud-est) pour un sommet franco-italien, a fait vendredi des déclarations abondamment reprises sur Ingrid Betancourt, après la diffusion des premières preuves depuis plus de quatre ans selon lesquelles l'otage franco-colombienne est en vie.

La quasi-totalité des médias avaient prévenu qu'ils ne répondraient pas à l'appel de cette "journée sans Sarkozy", jugeant l'idée "antijournalistique".

Seul le site internet de l'hebdomadaire de gauche Le Nouvel Observateur a suivi l'appel "à sa manière, paradoxale" : sur la page d'accueil, on pouvait voir une photo de "lui", mais en ombre chinoise, et un article évoquant les annonces du "chef de l'Etat", dont le nom n'est pas mentionné.

Le président de RDT, Pierre Bitoun, a néanmoins assuré avoir reçu "énormément de soutiens" de la part de journalistes et de personnalités politiques de l'opposition.

Selon lui, son initiative a également rencontré un large écho à l'étranger. "La télévision publique sud-coréenne est venue nous filmer, j'ai des coups de fil de deux radios publiques allemandes, une demande de la Hongrie, de la Suède, de la Finlande, et un papier dans le Washington Post", s'est-il félicité.

Alors pourquoi pas une journée pro-Sarko pour se shooter une overdose mortelle ?

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Sarkozy : Français, à vos milliards !

Marianne - Vendredi 30 Novembre 2007 - Philippe Cohen

Magic Sarko ! A écouter le Président à la télévision le jeudi 29 novembre, on n'avait pas l'impression que la France allait traverser une crise économique mondiale. Vous aviez des questions ? Nous avons des milliards !

On ne l'avait pas vu depuis longtemps. Le candidat Sarkozy était de retour jeudi 29 novembre sur TF1 et France 2. Avec, dans sa besace, tous ces milliards qu'il entend donner aux Français. Cinq milliards de RTT à racheter, même dans la fonction publique. Cinq milliards d'heures supplémentaires. Des milliards pour augmenter les tarifs d'heures supplémentaires des fonctionnaires. Des milliards d'augmentations de salaires contre la poursuite des allègements de charge. D'autres milliards pour les salariés et les patrons qui se mettent d'accord pour supprimer les 35 heures. Vingt milliards de contrats en Chine pour les usines françaises. Deux milliards de contrats au Maroc. Encore des milliards de contrats à venir en Algérie. Et encore des milliards à programmer pur 2008 pour la réunion de la mi-décembre, destinée à préparer l'agenda social de l'année 2008.

En écoutant le président, on avait l'impression d'être devenu beaucoup plus riche. Sauf les libéraux qui le soutiennent : ceux-là, les Jacques Marseille, les Eric Le Boucher, qui grognent depuis plusieurs semaines, ont dû pester contre ce politicien qui signe des chèques en bois en misant sur la relance.

Chèques en bois ou illusions de chèque : car sur beaucoup de points, le programme du relance de pouvoir d'achat a évité la clarté et la précision. Mais comme ses deux interlocuteurs, Arlette Chabot et PPDA n'étaient guère exigeants, le président a pu sans difficulté redérouler son nouveau programme électoral. Et conclure ainsi : «Les Franças ils savent très bien qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses. Je ne suis pas là pour distribuer des cadeaux de Nöel.» Ah bon ?

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Pessin Grose déception

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Sarkozy n'a pas confirmé ses promesses électorales envers les retraités

Challenges.fr | 30.11.2007 |

Le président avait promis pendant sa campagne d'augmenter de 25% le minimum vieillesse et de revaloriser les petites retraites.

Nicolas Sarkozy s'est exprimé, jeudi 29 novembre sur TF1 et France 2, sur une des principales préoccupations des Français, le pouvoir d'achat. Un sujet central lors de sa campagne présidentielle.
Interviewé par Patrick Poivre d'Arvor et Arlette Chabot sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, le président de la République a d'abord dit vouloir rendre hommage aux partenaires sociaux. Il a rappelé qu'"il n'y a pas de raison que tout le monde cotise 40 ans et eux 37 ans et demi".
"Le service minimum s'appliquera au 1er janvier, on n'a pas à prendre les gens en otage", a-t-il dit en évoquant les 9 jours de grève dans les transports.
Nicolas Sarkozy a toutefois assuré qu'au final, "il n'y a pas de vainqueur, ni de vaincus." "Il en va de l'intérêt général".

Vendredi, la Confédération française des retraités (CFR) a déploré que Nicolas Sarkozy n'ait pas abordé les mesures concernant les 14 millions de retraités. Il n'a pas "confirmé" ses promesses électorales à l'égard des pensionnés les plus défavorisés: augmenter de 25% le minimum vieillesse et revaloriser les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux.


L'Allocation de solidarité pour les personnes âgées (Aspa) a remplacé en janvier 2007 le minimum vieillesse, qui comptait alors 634.000 bénéficiaires. Elle s'élève à 621,27 euros pour une personne seule (1.114,51 euros pour un couple).

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Pour Kouchner, un chef de la diplomatie doit savoir "avaler son chapeau"

PARIS (AFP) - 29/11/2007

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a expliqué jeudi qu'un ministre des Affaires étrangères devait savoir "avaler son chapeau" quand la normalisation des relations avec certains pays, comme la Libye, était en jeu, même si ce n'était "pas toujours facile".

"Mais c'est comme ça, il faut que les relations se normalisent parce que c'est un atout", a-t-il poursuivi.

M. Kouchner, médecin très impliqué dans l'action humanitaire, n'a pas caché que traiter avec certains régimes n'allait pas sans états d'âme. "Est-ce que c'est facile à accepter? Pas tellement. Mais alors, il faut démissionner, n'est-ce pas?", s'est demandé l'ancien "French doctor".

"Parce qu'il y a beaucoup d'autres pays dans le monde avec lesquels nous entretenons des relations bizarres et nécessaires pour notre pays. Il y a bien d'autres pays producteurs de pétrole avec lesquels nous sommes dans des relations extrêmement difficiles", a-t-il plaidé.

Avec la Libye, grâce à la libération des personnels soignants bulgares, "nous avons repris le cheminement routinier des relations entre Etats, même si le souvenir de ce qui s'est passé" avec ce pays "ne m'est pas sorti de la mémoire", a dit le ministre.

M. Kouchner justifié le rapprochement entre Paris et Tripoli, tout en soulignant que cela "ne signifie pas l'oubli d'une longue histoire tourmentée" entre les deux pays, notamment leur opposition au Tchad ou l'attentat contre un DC-10 d'UTA (170 morts le 19 septembre 1989 au dessus du désert du Ténéré).

"Nous n'oublions pas le passé terroriste de la Libye", a ajouté M. Kouchner. Il a toutefois mis en exergue l'engagement de Tripoli de renoncer aux armes de destruction massive et au terrorisme, pour souligner que "la France ne pouvait pas ignorer cette évolution fondamentale de la Libye".

Interrogé pour savoir si la libération des Bulgares, pour laquelle le président Nicolas Sarkozy s'est personnellement impliqué, avait fait l'objet de "conditions cachées", il a répondu: "je me suis posé la question moi-même, et je ne le crois pas du tout".

Ce dossier était "le dossier du président de la République", a-t-il également reconnu, tout en démentant en avoir été écarté. "J'ai été associé depuis le début" et "en permanence", a-t-il assuré.

M. Kadhafi doit arriver en France, probablement le 10 décembre, a précisé M. Kouchner, pour une visite officielle, la première depuis 34 ans, signe d'une normalisation des rapports entre Paris et Tripoli.

Après avoir avalé sa carte du PS , il a encore de Appétit !

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Les syndicats d'EDF refusent que le groupe soit "la vache à lait de l'Etat"

PARIS (AFP) - 30/11/2007

Plusieurs syndicats de l'énergie ont dénoncé vendredi la vente de 3% d'EDF, annoncée jeudi soir par Nicolas Sarkozy pour financer des constructions ou rénovations d'universités, refusant que le groupe public devienne "la vache à lait de l'Etat".

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi soir que l'Etat allait vendre 3% du capital d'EDF pour "un plan d'investissement" dans les universités françaises. La somme ainsi dégagée serait notamment consacrée à l'amélioration des locaux dans l'enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires.

Pour Philippe Pesteil (CFDT), "l'Etat, et Nicolas Sarkozy en particulier, est en train de résoudre tous ses problèmes d'argent, en utilisant une entreprise (...) comme vache à lait". Le syndicaliste a notamment regretté que cette annonce intervienne au moment où "on est en train de négocier sur la réforme du régime spécial de retraites et sur les salaires, et les entreprises de la branche des IEG (industries électriques et gazières, ndlr), donc EDF, ne lâchent rien sur les salaires, absolument rien".

Pour la CGT, le capital d'EDF ne doit pas être "un simple fonds de réserve du budget courant de l'Etat". L'annonce de la cession "n'est qu'un prétexte fallacieux, préparant de futurs abandons de la maîtrise publique du secteur de l'énergie", alors que "de lourds investissements sont nécessaires (dans l'énergie) pour assurer la sécurité d'approvisionnement de la France et la lutte contre le changement climatique".

FO condamne de son côté la vente "des bijoux de famille", estimant que "le financement des universités n'est qu'un prétexte". Le syndicat souligne que la vente de 3% du capital "interviendrait quelques jours après que le gouvernement a prélevé un acompte d'un milliard d'euros sur les dividendes d'EDF, et quelques semaines après que l'Etat a concédé aux Français les plus riches 15 milliards d'euros d'allègements fiscaux".

Bercy a annoncé début novembre le versement anticipé d'un acompte sur dividende pour boucler le budget 2007 d'un montant de plus de 900 millions d'euros pour l'Etat (qui possède 87,3% du groupe).

Au titre de l'année 2006, EDF avait déjà versé à ses actionnaires, en juin dernier, un dividende de 2,1 milliards d'euros soit 1,16 euro par action, en hausse de 47% par rapport à 2005.

Enfin, le syndicat CFTC-Energie s'est déclaré "pas du tout satisfait sur la méthode" de Nicolas Sarkozy, jugeant vendredi "déplorable" que l'annonce de la vente n'ait pas été discutée "en amont".

L'Etat possède aujourd'hui 87,3% du groupe énergétique et a l'autorisation de faire descendre sa part à 70%.

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La Française des Jeux échappe à la mise en examen

(AFP) - vendredi 30 novembre 2007

Un joueur l'accuse de ne pas répartir les tickets gagnants au hasard mais en nombre fixe pour chaque lot, permettant à certains buralistes de tricher.

Le PDG de de la Française des Jeux, Christophe Blanchard-Dignac, est ressorti vendredi du bureau du juge d'instruction de Nanterre sans mise en examen. Selon son avocat, «il n'y aura pas d'autre suite à cette affaire».

L'affaire en question remonte à 2005, lorsqu'un joueur, convaincu que les tickets gagnants ne sont pas réellement répartis au hasard, dépose plainte. Selon lui, pour certains jeux un seul ticket gagnant représentant une forte somme se trouverait dans chaque lot de tickets. En fait de jeux de hasard, il s'agirait donc plutôt d'un hasard programmé.

Pour vérifier son hypothèse, cet ingénieur à la retraite a acheté et gratté des milliers de tickets. Conclusion: il affirme que chaque série de 50 tickets à gratter comportait le même nombre de tickets gagnants. Ainsi, selon le plaignant, certaines séries de la vingtaine de jeux de grattage de la FDJ ne comptent qu'un seul ticket gagnant.

Cette donnée permettrait donc aux revendeurs de tricher, en s'attribuant à eux-mêmes, via des prête-noms qui achètent les billets, les gains importants lorsqu'ils savent que la liasse est presque épuisée sans avoir donné de gagnant.

Le plaignant assure avoir fait l'objet de pressions et s'être vu proposer 300.000 euros par la Française des jeux pour renoncer à toute procédure. La société, dont le chiffre d'affaires en 2006 s'élevait à 9,473 milliards d'euros, dont 2,699 milliards sont prélevés par l'Etat, nie toute malversation et assure appliquer les règles habituelles pour ce type de jeux.

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Le défi biaisé de la réforme des régimes spéciaux

Sauvegarde des Retraites - 30/11/07

Les régimes spéciaux, nous annonce t-on, vont être alignés sur celui des fonctionnaires. De quels fonctionnaires s'agit-il ? Des fonctionnaires "actifs" ou des "sédentaires" ?

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On veut fait croire aux Français que la réforme de 2003 avait gommé les différences qui existaient entre le régime privé et régime public. Certes, on a bien allongé la durée de cotisation des fonctionnaires en la passant de 37,5 ans à 40 ans. On a  même instauré une amorce de décote. En 2007, chaque trimestre manquant dans le public n' ampute la pension que de 0,25 % alors que, dans le privé, l'amputation de la pension est de 2 % par trimestre manquant. Ce n’est qu’en 2020 qu’interviendra une véritable harmonisation, sur ce point, entre les deux régimes.

Mais cela n'a pas changé grand chose à l'âge de départ effectif de départ en retraite puisque plus de 30 % des fonctionnaires dits "actifs" continuent  encore, à partir à taux plein, à 50 ou 55 ans. A la différence des autres fonctionnaires, dits "sédentaires"...


On est donc en droit de s'interroger sur la future réforme des autres régimes spéciaux. Pourquoi ne pas les aligner plutôt sur le régime privé ? Que signifie les aligner sur le régime public ? De quoi parle t-on ? Du régime des "actifs" ou  de celui des sédentaires ? Si l'alignement se fait sur le régime des fonctionnaires "actifs", il ne s'agira que d'une réforme en trompe l'oeil.

Elle ne générera aucune économie et ne sera d'aucune utilité. Officiellement, on demandera aux agents publics de travailler plus longtemps. Eventuellement, pour ménager les syndicats et se prévaloir d’une réforme aboutie, on négociera de nouvelles bonifications. Le gouvernement pourra  alors s'attaquer en toute impunité à l'autre réforme prévue  en 2008 : celle du régime général.

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