jeudi 29 novembre 2007
Selon Sarkozy, «Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale»

Carte judiciaire. Aujourd’hui, tous les professionnels de la justice manifestent ensemble.
ONDINE MILLOT Libération jeudi 29 novembre 2007
C’est rare, voire exceptionnel. L’ensemble des professions judiciaires proteste aujourd’hui de concert. Avocats, magistrats, greffiers, fonctionnaires des tribunaux sont dans la rue. Un mouvement d’ampleur qui révèle une forte exaspération. Si le mot d’ordre concerne la réforme de la carte judiciaire (certains exigent son retrait, d’autres sa modification), le désarroi semble plus profond.
En province, des rassemblements sont prévus devant de nombreux tribunaux, ainsi que d’autres actions (renvois d’audience, grève partielle…)
Simultanéité. A Paris, l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) appelle à un rassemblement à partir de 13 h 30 devant l’Assemblée nationale. «Comme l’exécutif refuse de nous entendre, on va devant le législatif», explique Bruno Thouzellier, président de l’USM. Devant l’Assemblée, également, les représentants des avocats (Conférence des bâtonniers et Conseil national des barreaux) ainsi que le syndicat de fonctionnaires C Justice et le Syndicat des greffiers de France. Au même moment se réuniront devant la chancellerie, le Syndicat de la magistrature (SM, à gauche) et les syndicats de fonctionnaires de justice Usaj, CGT et CFDT.
En effet, force est de constater que les opérations séduction tentées par la chancellerie à destination de certains n’ont pas réussi à démobiliser. Ni les avocats (à qui l’on promet pourtant d’intéressantes compensations financières) ni les personnels des services judiciaires (formidable coïncidence, la ministre a appelé personnellement vendredi les responsables syndicaux pour leur annoncer une prime de 120 euros par agent) n’ont renoncé à manifester.
Réexamen. Il semble extrêmement peu probable que la chancellerie accepte de retirer son projet alors qu’elle vient de réussir à boucler, non sans effort et sans casse, son tour de France des annonces de suppressions de tribunaux (178 tribunaux d’instance sur 473, 23 tribunaux de grande instance sur 181, 55 tribunaux de commerce sur 160). Hélène Franco, secrétaire générale du SM, estime qu’«il n’est pas trop tard pour retirer une réforme qui n’en est qu’au stade de l’annonce». D’autres espèrent que la protestation d’aujourd’hui permettra a minima d’obtenir le réexamen d’un certain nombre de décisions «incohérentes».
Mais la contestation va au-delà du thème de la carte. Budget de la justice insuffisant, «conditions de travail dégradées» dans les tribunaux, «autoritarisme» de la garde des Sceaux, notamment vis-à-vis des parquets, conception répressive du droit avec la loi antirécidive ou celle qui prévoit «une peine après la peine» pour les délinquants sexuels… Comme le résume Bruno Thouzellier, de l’USM, aujourd’hui, les manifestants dénoncent avant tout «la manière dont la justice est traitée par le gouvernement».
La colère des prud’hommes
Même méthode, même griefs : la suppression de 63 conseils prud’homaux sur 271, censée être effective d’ici à avril 2008, suscite la colère des syndicats. Bien que la procédure entamée leur accorde trois mois pour «faire connaître leurs observations», tous dénoncent un projet élaboré sans eux aboutissant à «pénaliser les plus modestes». «Ceux qui auront les moyens de faire de longs trajets ou de payer un avocat pour les faire à leur place continueront les recours, les autres abandonneront», résume Michel Besseau, de la CFDT. Le but est de «limiter au maximum le recours au juge en matière sociale», renchérit la CGT, les décisions des conseils des prud’hommes étant largement favorables aux salariés. La chancellerie rétorque qu’il ne s’agit que de regroupements et qu’aucun des 14 610 postes de conseillers prud’homaux ne sera supprimé.
VILLIERS-LE-BEL Sarkozy ne veut pas entendre parler de "crise sociale"
NOUVELOBS.COM | 29.11.2007 | 11:44
"Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social", déclare le président devant 2.000 policiers et gendarmes.
La nuit a été calme à Villiers-le-Bel Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi 29 novembre que les violences urbaines récentes à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) n'avaient "rien à voir avec une crise sociale" mais "tout à voir avec la voyoucratie".
"Nous avons engagé en 2002 (à l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, ndlr) une politique déterminée qui a porté ses fruits mais que nous allons amplifier", a-t-il assuré dans un discours à La Défense, devant près de 2.000 policiers et gendarmes sur les questions de sécurité.
"Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social", a-t-il martelé.
Selon le chef de l'Etat, "ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie".
Le chef de l'Etat s'exprimera jeudi à 20h, sur TF1 et France 2 en direct de l'Elysée, pour parler des banlieues et du pouvoir d'achat.
Nuit calme à Villiers-le-Bel La nuit de mercredi à jeudi a été plutôt calme à Villiers-le-Bel. Les forces de l'ordre étaient, comme la veille, déployées en nombre.
Selon la préfecture du Val d'Oise, qui n'a pas fourni d'indication chiffrée, seuls "quelques feux de poubelles et de véhicules" ont été enregistrés depuis la fin de l'après-midi, et trois personnes interpellées.
Dans la commune où des affrontements violents ont suivi, dimanche et lundi, la mort de deux adolescents lors de la collision de leur mini-moto avec une voiture de police, aucun attroupement n'était visible et tous les commerces étaient fermés. Les nombreuses forces de police patrouillaient les rues de la ville, à pied, en camionnettes ou en voitures, particulièrement aux abords des grands ensembles.
Dans le ciel, un hélicoptère de la gendarmerie survolait la ville, éclairant, de temps à autres, un secteur particulier à l'aide d'un puissant projecteur.
Amara prône la fermeté De son côté, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, est sortie de son silence. Dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien jeudi 29 novembre, elle affirme qu'il faut être "ferme face à la violence".
"Le respect de la police, c'est très important", ajoute-t-elle. "On est dans la violence urbaine, anarchique, portée par une minorité qui jette l'opprobre sur la majorité". "Cette minorité", estime Fadela Amara, "ce petit noyau dur, utilise le moindre prétexte pour casser, brûler, tout péter dans le quartier".
Nicolas Sarkozy aux prises avec le malaise des forces de l'ordre
LE MONDE | 29.11.07
L'humeur est morose et rendez-vous était pris. Jeudi 29 novembre, Nicolas Sarkozy devait s'adresser à 1 800 gendarmes et policiers et gendarmes réunis à la Grande Arche de La Défense pour une grand-messe sur la sécurité comme il les affectionnait quand il était ministre de l'intérieur. Accompagné de François Fillon, Michèle Alliot-Marie, Hervé Morin, et Rachida Dati, il devait définir les grandes lignes de la sécurité intérieure.
Avant que n'éclatent les violences urbaines dans le Val-d'Oise, les revendications sur les conditions de travail et les salaires, se développaient parmi les forces de l'ordre. Les gendarmes, qui devraient passer sous la tutelle complète de l'intérieur en 2008, estiment que leur rémunération a décroché par rapport à la police. Les officiers de police, eux, contestent les conditions de leur passage au statut cadre. Une manifestation est prévue le 8 décembre. Policiers et gendarmes ont accepté de témoigner en dévoilant leurs noms. Les premiers le font, protégés par leurs étiquettes syndicales du SNOP et de Synergie Officiers; les seconds ont reçu l'autorisation de leur hiérarchie.
Emmanuel Oreillard. Gradé de gendarmerie, brigade de Sens : "Il y a aujourd'hui plus de missions imposées par diverses autorités, administrative et judiciaire. Dans certains départements comme l'Yonne les reconduites à la frontière sont difficiles. Comme il n'y a pas de centres de rétention, il faut parfois garder la personne dans une chambre d'hôtel. Huit heures à garder la porte d'un hôtel, c'est le genre de mission que les gendarmes comprennent mal. Le vrai cœur de métier, la surveillance, le renseignement, le contact avec la population, disparaît. Quand on met bout à bout les services imposés, il n'y a plus beaucoup de disponibilité. J'ai connu la crise de 2001 des gendarmes. Aujourd'hui cela y ressemble et dans certaines régions, c'est peut-être pire."
Laurent Diedrich. Officier de police aux renseignements généraux de la préfecture de Paris : "On est très réactifs sur l'actualité, c'est normal, c'est notre métier. En 2005, il y a eu les violences dans les banlieues, puis en 2006, les manifestations contre le CPE [contrat première embauche]. A l'époque, on pouvait récupérer. Aujourd'hui, avec le changement de statut, on se demande comment. On pourra nous demander des journées et des soirées entières, sans compenser quoi que ce soit. On estime légitime, même si nous ne sommes pas à une heure supplémentaire près, qu'il y ait un retour sur investissement. Chacun se donne dans ce métier."
Dominique Jupin. Commandant d'une compagnie de gendarmerie à Châteaudun : "Depuis plusieurs mois, nous sommes confrontés toutes les nuits à une délinquance venue des pays de l'Est qui mène des raids sur tout. Cela s'ajoute à notre charge de travail et il faut jongler avec les repos des gendarmes dont la fonction est d'être à tout moment disponible. Or, les astreintes sont moins bien vécues par la génération des jeunes gendarmes. Ce qui me mine, c'est qu'on décroche par rapport à la population. S'il y a moins de bleus dans les rues, il y a plus de plaintes, donc plus de documents à traiter, plus de temps passé au bureau. C'est un cercle vicieux."
Frédéric Le Clech. Capitaine de police, brigade criminelle de Nantes : "Je me sens un peu comme un numéro. Cette semaine, j'ai fait 9 heures de travail supplémentaire. Il y a une grosse accumulation avec un rattrapage ridicule, à 6euros nets de l'heure. Une femme de ménage est mieux payée. Alors, aujourd'hui nous dire qu'avec le statut cadre, ces heures ne seront plus récupérées, ça ne passe pas. Je me pose la question de savoir ce que l'administration pense de nous."
Isabelle Mandraud
Villers le Bel - L'IGPN révise ses conclusions
LE MONDE | 29.11.07
Après la révélation, mercredi 28 novembre par Le Monde, d'une vidéo amateur montrant la voiture de police accidentée quelques minutes après sa collision avec la minimoto des deux jeunes décédés à Villiers-le-Bel, la police nationale est revenue sur ses premières conclusions.
Dans un rapport préliminaire, confirmé par plusieurs sources de la hiérarchie policière, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) estimait que le véhicule avait subi des dégradations à coups de barre de fer après l'accident. Elle se fondait notamment sur le témoignage d'un major pompier présent sur les lieux de l'accident, que Le Monde avait également pu joindre.
La police estime désormais qu'il ne s'agit que d'une hypothèse et que ce témoignage "précis et concordant" n'est qu'un témoignage "par essence fragile". L'enjeu est de comprendre l'état du véhicule, très fortement endommagé. Les conclusions de l'expertise technique complémentaires sont quasi prêtes, qui concluent toujours à un choc initial sur l'avant-gauche de la voiture. Des prélèvements sont encore en cours pour savoir si l'état du pare-brise, étoilé, est dû à l'impact d'un corps.
La faim du monde
C’est sous ce titre que Marorie Siegrist, journaliste Suisse, écrit un article dans l’hebdomadaire Terre et Nature du 10 Mai. Nous le relevons tant il, est pertinent et d’actualité.
Et si, pour une fois, on s’aiguisait l’esprit plutôt que l’appétit !
Sachez en tout cas qu’un documentaire de l’autrichien Erwin Wagenhofer vous laissera en bouche un goût … amer mais salutaire ! We feed the world, actuellement sur de nombreux écrans de Suisse Romande, explore la face cachée du marché alimentaire mondial. Le réalisateur se passe de commentaires, tant les images et les propos des intervenants parlent d’eux-mêmes. Estomaquant !
A l’écran, des caisses en plastique dans lesquelles ont éclos des milliers de poussins. La caméra les suit sur un gigantesque tapis roulant où ils sont malmenés comme des boules de ping-pong. Livrés à l’engraisseur, ils viennent jaunir le sol d’un immense hangar. Transférés à l’abattoir, les poussins devenus poulets sont suspendus vivants par les pattes à un rail. C’est l’entrée d’une titanesque chaîne d’abattage, véritable train fantôme de la volaille. Etêtés, plumés, vidés, amputés par la machine, ils finissent sous cellophane, désincarnés. Certes, on a toujours tué des poulets, mais l’ampleur et la mécanisation du processus actuel sont effarants.
Les exemples se succèdent : vu du ciel, les 25 000 hectares de serre d’Almeria (Espagne). Sous les plastiques, des tomates plantées dans de la laine de verre, élevées au goutte-à-goutte, mais aussi des travailleurs immigrés, logés dans des taudis, sans eau courante pour se laver. Ce sont ces fruits là, aux prix cassés que l’on retrouve sur nos étals en hiver.
Gaspillage alimentaire, semences hybrides, soja OGM « roundup ready », déforestation en Amazonie, pêche industrielle, excès au Nord, pénurie au Sud ; le fonctionnement du marché alimentaire mondial, aux mains de quelques multinationales, coupe l’appétit. La course au profit donne la nausée.
Dans les pays occidentaux, nous mangeons, en quantité toujours plus grande, des aliments de plus en plus variés, pour des sommes de plus en plus dérisoires. Mais à quel prix humain et environnemental ? Ce documentaire est une piqûre de rappel.
En tant que consommateurs, nous ignorons trop souvent les réalités de la production. Les connaître permet d’agir et de choisir en connaissance de cause. Pensez-y au moment d’emplir votre caddie. Privilégiez les produits locaux et de saison. Cela ne sauvera pas le monde, mais peut être l’agriculteur ou le maraîcher du coin. C’est déjà ça !
Villiers-le-Bel : le témoin qui réfute l’enquête officielle
France Info - 28 novembre 2007 - 16:00
L’information judiciaire qui s’est ouverte à Villiers-le-Bel devra faire la lumière sur toute cette affaire. Car l’enquête policière est battue en brèche par un témoin-clé, qui affirme que les policiers ne sont pas restés en attendant l’arrivée des secours.
L’information judiciaire est donc ouverte, un juge d’instruction désigné. Et il aura fort à faire, pour démêler l’écheveau. Que s’est-il vraiment passé dimanche en fin d’après-midi, à Villiers-le-Bel ? Il y a eu collision, on le sait, entre la voiture de police et la mini-moto. Mais à qui la faute ?
Selon les premiers éléments fournis hier par la procureure de la République, les policiers ne sont pas en cause dans la mort des deux adolescents. C’est le deux-roues qui n’a pas respecté la priorité au carrefour. Et les policiers ne se sont pas enfuis.
Ce que réfute toujours catégoriquement un témoin-clé. Robert Wahicko est arrivé sur les lieux juste après l’accident. Ce père de famille de huit enfants est catégorique : Non, les policiers ne sont pas restés auprès des corps, en attendant l’arrivée des secours, ni tenté de faire des massages cardiaques comme ils l'ont affirmé. Pire, ils ont déplacé la moto. Nathalie Bourrus, chroniqueuse à France-Infos l’a longuement rencontré et entendu.
Autre accroc à la thèse officielle : une vidéo amateur tournée sur les lieux du drame montre la voiture des policiers passablement abîmée. Capot tordu, pare-brise étoilé, parce-chocs arraché, de quoi laisser penser que le choc a été particulièrement violent. Voilà qui contredit la version de la police, qui expliquait que la voiture avait été dégradée par des jeunes en représailles.
Par ailleurs, une autre enquête vient de s’ouvrir. Elle concerne, celle-là, une tentative d’homicide sur deux policiers qui ont été blessés par des tirs de plomb, lundi à Villiers-le-Bel. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête de flagrance. Et l’a confié au SRPJ de Versailles.
Zone euro: nouvelles raisons pour la BCE de s'inquiéter de l'inflation
FRANCFORT (AFP) - 28/11/2007
La poussée plus forte que prévu de la masse monétaire et des crédits en octobre est venue mercredi grossir le rang des mauvaises nouvelles pour l'inflation de la zone euro, de quoi inquiéter encore davantage la Banque centrale européenne (BCE).
Les économistes s'attendaient certes à une accélération, mais pas aussi marquée.
En novembre, les prix à la consommation ont grimpé de 3% dans la première économie de la zone euro, selon des données provisoires. Ce taux, le plus élevé depuis 1994, s'explique par la flambée des prix de l'alimentation et de l'énergie, avait indiqué l'Office fédéral des statistiques mardi.
La BCE, dont la mission première est de défendre la stabilité des prix, n'a pas la tâche facile actuellement. Son vice-président Lucas Papademos avait résumé le dilemme vendredi dernier, en déclarant qu'elle traversait une période "inconfortable" mais "provisoire" marquée par une inflation élevée et un ralentissement de la croissance économique.
Selon les économistes, la poussée de M3 en octobre porte probablement les stigmates de la crise financière. Les banques sont nerveuses, ont des difficultés à se refinancer sur le marché monétaire, et préfèrent investir dans des placements à court terme sûrs pour avoir des liquidités auxquelles elles peuvent rapidement accéder si besoin.
La BCE a déjà remonté son taux à huit reprises depuis décembre 2005. Il était alors à 2%. Elle a renoncé à la neuvième hausse en septembre dernier, en raison des turbulences des marchés financiers dans le sillage de la débâcle du secteur des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis ("subprime").
Les économistes misent dans un premier temps sur un long statu quo sur les taux, et sont divisés pour la suite, certains jugeant que le prochain geste sera une baisse, d'autres continuant à miser sur un ou deux nouveaux tours de vis, comme Fabienne Riefer de la Postbank.
Comme souvent les économistes nous expliquent après coup ce qui ne va pas....
Le poisson aussi va augmenter
20Minutes.fr, éditions du 28/11/2007 –
La France envisage d'introduire une taxe de 1% à 2% sur le prix de vente final du poisson aux consommateurs, afin de compenser le renchérissement du gazole pour ses pêcheurs, selon l’AFP.
Ce mécanisme à l'étude, appelé «éco-contribution», promis dans son principe par Nicolas Sarkozy au début du mois, permettrait de dégager de 50 à 100 millions d'euros par an. Il s'appliquerait à tous les types de poissons vendus, en poissonnerie, surgelés ou dans la restauration, qu'ils soient pêchés par des navires français ou importés (85% du poisson consommé en France est importé).
Dans la mesure où la France compte environ 20.000 pêcheurs, cela pourrait représenter, si ce mécanisme est adopté, une enveloppe comprise entre 2.500 et 5.000 euros par pêcheurs et par an en moyenne.
Les sous donnés aux pêcheurs, on les prend dans la poche du consommateur sans pour autant taxer les intermédiaires !
Rafale de caprices pour la visite de Kadhafi en France
Le Canard Enchaîné du mercredi 28 novembre 2007-11-28
Lorsque le guide suprême de la révolution libyenne voyage, il déplace de l’air !
Kadhafi débarque le 10 décembre à Paris pour une visite officielle de cinq jours en France. Il est accompagné d’une suite de 400 personnes qu’il va falloir loger sans doute aux frais de la république.
Le chef d’état libyen lui-même campera à deux pas de l’Elysée, l’hôtel Marigny dans le jardin duquel sera dressé sa tente personnelle..
En dehors des réunions et cérémonies officielles prévues pour honorer ce tout nouvel ami de la France, des droits de l’homme et des infirmières bulgares, Khadafi a exprimé deux désirs qui sont naturellement des ordres. Il veut aller à Colombey fleurir la tombe du général De Gaulle. Et il demande à visiter une usine Renault !
Cette dernière lubie inquiète un peu les français : et si il allait acheter une Twingo au lieu des Rafale ? Pourtant, les négociations sont bien engagées afin de fournir notre bel avion au colonel. Des militaires lybiens sont déjà venus s’entraîner sur des bases militaires françaises, au pilotage de cette merveille dont, jusqu’à présent, pas une armée étrangère ne veut.
Si Kadhafi donne l’exemple, grâce à son prestige international, nul doute que de nombreux pays vont se ruer sur le Rafale !


