jeudi 29 novembre 2007
VILLIERS-LE-BEL Sarkozy ne veut pas entendre parler de "crise sociale"
NOUVELOBS.COM | 29.11.2007 | 11:44
"Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social", déclare le président devant 2.000 policiers et gendarmes.
La nuit a été calme à Villiers-le-Bel Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi 29 novembre que les violences urbaines récentes à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) n'avaient "rien à voir avec une crise sociale" mais "tout à voir avec la voyoucratie".
"Nous avons engagé en 2002 (à l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, ndlr) une politique déterminée qui a porté ses fruits mais que nous allons amplifier", a-t-il assuré dans un discours à La Défense, devant près de 2.000 policiers et gendarmes sur les questions de sécurité.
"Je réfute toute forme d'angélisme qui vise à trouver en chaque délinquant une victime de la société, en chaque émeute un problème social", a-t-il martelé.
Selon le chef de l'Etat, "ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, ça a tout à voir avec la voyoucratie".
Le chef de l'Etat s'exprimera jeudi à 20h, sur TF1 et France 2 en direct de l'Elysée, pour parler des banlieues et du pouvoir d'achat.
Nuit calme à Villiers-le-Bel La nuit de mercredi à jeudi a été plutôt calme à Villiers-le-Bel. Les forces de l'ordre étaient, comme la veille, déployées en nombre.
Selon la préfecture du Val d'Oise, qui n'a pas fourni d'indication chiffrée, seuls "quelques feux de poubelles et de véhicules" ont été enregistrés depuis la fin de l'après-midi, et trois personnes interpellées.
Dans la commune où des affrontements violents ont suivi, dimanche et lundi, la mort de deux adolescents lors de la collision de leur mini-moto avec une voiture de police, aucun attroupement n'était visible et tous les commerces étaient fermés. Les nombreuses forces de police patrouillaient les rues de la ville, à pied, en camionnettes ou en voitures, particulièrement aux abords des grands ensembles.
Dans le ciel, un hélicoptère de la gendarmerie survolait la ville, éclairant, de temps à autres, un secteur particulier à l'aide d'un puissant projecteur.
Amara prône la fermeté De son côté, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, est sortie de son silence. Dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien jeudi 29 novembre, elle affirme qu'il faut être "ferme face à la violence".
"Le respect de la police, c'est très important", ajoute-t-elle. "On est dans la violence urbaine, anarchique, portée par une minorité qui jette l'opprobre sur la majorité". "Cette minorité", estime Fadela Amara, "ce petit noyau dur, utilise le moindre prétexte pour casser, brûler, tout péter dans le quartier".
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