lundi 26 novembre 2007
Au Danemark, les lève-tard s'organisent
metelkova (http://www.b-society.org) 22/11/07Voir son profil
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, prétendent à la fois la sagesse populaire et le nouveau Président de la République... "Non, non et non !" rétorquent les 5000 adhérents d'une association danoise qui militent pour que la journée de boulot ne commence plus systématiquement aux aurores.
Nom de code : la B-society, qui rassemble des gens dont les rythmes biologiques leur permettent de se coucher régulièrement vers 1h du matin mais qui ont bien du mal à ouvrir l'oeil avant 9h. Ces humains classés B, surnommés "hiboux", vivent sur un autre rythme que les A ou "alouettes", et aimeraient que la société leur permette de vivre et de travailler à leur propre rythme.
Dans un objectif de qualité de vie, la B-society milite contre la journée de travail classique de 9h à 17h pour tous, et réclame que les horaires s'adapent aux différents rythmes des individus... ce qui réduirait aussi les bouchons aux heures de pointe.
Dernier gadget sécuritaire : Le blouson mouchard pour surveiller les enfants
LE MONDE | 20.11.07 |
Dernière incongruité sur Internet : une doudoune, équipée d'un GPS qui permet de localiser son enfant et de connaître l'historique de ses mouvements sur des mois.
Quand le chérubin franchit un périmètre non autorisé, un coup de fil prévient ses parents. Ce blouson-mouchard est vendu 250 livres par le britannique Blade Runner, un cybermarchand, spécialiste des vêtements de sécurité.
En Chine, Nicolas Sarkozy met une bienveillante continuité dans sa rupture
REUTERS : dimanche 25 novembre 2007
Chantre de la "rupture" en politique, Nicolas Sarkozy a multiplié les signes de continuité au premier jour de sa visite d'Etat en Chine.
Lors d'un dîner restreint avec son homologue chinois Hu Jintao, le nouveau président français s'est ainsi efforcé de rassurer Pékin sur trois dossiers qui tiennent à coeur aux autorités chinoises: Taïwan, le Tibet et l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine.
Selon l'Elysée, il a ainsi réaffirmé que, pour la France, il n'y avait "qu'une seule Chine" et que "Taïwan en fait partie".
Il faut régler le problème par la discussion, a souligné en substance Nicolas Sarkozy, pour qui "certaines initiatives n'aident pas", comme un projet de référendum, à Taïwan, sur une éventuelle demande de l'île de siéger à l'ONU, dont elle a été exclue en 1971.
Sur le Tibet non plus la France ne change pas de position, a-t-il dit à Hu Jintao, selon l'Elysée.
"Comme pour Taïwan, le président a rappelé que, pour nous, le Tibet fait partie de la Chine", a-t-on précisé de même source. "Mais nous encourageons le dialogue entre les émissaires du Dalaï Lama et les interlocuteurs chinois pour que le peuple tibétain puisse bénéficier (...) de davantage de liberté culturelle et religieuse, de façon à ce que son identité soit préservée dans le cadre de la République populaire de Chine."
Enfin, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, décrété en 1989 par l'Union européenne à la suite de la répression des manifestations de la place Tienanmen, était devenu anachronique et devait être levé.
"Nous sommes isolés au sein de l'UE mais nous pensons que notre position est la bonne", dit-on à l'Elysée. Pour la France, le maintien de l'embargo est "un signal qui ne correspond ni à ce que la Chine est aujourd'hui ni à ses relations avec l'Europe".
Au début de leur entretien, Nicolas Sarkozy, élu en mai pour cinq ans, s'était également trouvé un point commun avec Hu Jintao. "Vous avez été reconduit dans vos fonctions pour cinq ans ; 2012 est une année importante pour vous. Pour moi aussi", déclare-t-il sur les images du début du dîner officiel.
"Déjà, nous sommes d'accord sur le calendrier", a ajouté le président français, qui avait entamé sa visite d'Etat par une étape dans la ville impériale de Xian, dans le centre de la Chine, où son prédécesseur, Jacques Chirac, avait achevé son dernier voyage officiel dans ce pays en octobre 2006.
Que des bons points pour nos amis chinois ! Si après cela ils n’achètent pas notre nucléaire et autres babioles, ce serait à désespérer d’être aussi conciliants …
Chavez "gèle" les relations du Venezuela avec la Colombie
ACTU24 be.25 novembre 2007 23:08
Le président Hugo Chavez a annoncé dimanche qu'il avait décidé de "geler" les relations du Venezuela avec la Colombie à la suite de l'annulation par Bogota de son mandat de médiation dans l'affaire des otages de la guérilla colombienne des FARC.
"Je déclare au monde que je place les relations avec la Colombie dans un congélateur. Je ne crois plus personne dans le gouvernement de Colombie", a dit M. Chavez, accusant les autorités de Bogota d'avoir diffusé la veille "un communiqué plein de mensonges". Le président colombien Alvaro Uribe avait annulé mercredi le mandat de médiation qu'il avait confié à M. Chavez pour qu'il oeuvre à la libération des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). (EDR)
L'écrivaine Taslima Nasreen fuit de ville en ville, sous la menace d'islamistes indiens
LE MONDE | 24.11.07 ISLAMABAD CORRESPONDANTE EN ASIE DU SUD
L'exil en Inde de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen est de plus en plus menacé par des groupes extrémistes musulmans qui réclament son expulsion du pays.
Après avoir quitté précipitamment Calcutta, jeudi 22 novembre, suite aux manifestations liées notamment à sa présence, l'écrivaine, qui s'était alors réfugiée à Jaipur (Etat du Rajasthan), a dû fuir une nouvelle fois vendredi, les autorités provinciales craignant des troubles. "Je ne peux pas dire où je suis, mais j'ai laissé mon coeur à Calcutta, a-t-elle déclaré au quotidien anglophone Hindustan Times, du lieu où elle se cache. Je suis désespérée. Je traverse une période éprouvante et ce cauchemar doit cesser."
Mme Nasreen, qui vit en Inde depuis environ deux ans, a reçu le soutien de plusieurs groupes d'intellectuels. Son cas a fait l'objet de débats au Parlement, vendredi. Les nationalistes du Parti du peuple indien (BJP, opposition) ont demandé que le gouvernement lui attribue la nationalité indienne. Les communistes au pouvoir dans l'Etat du Bengale occidental (dont Calcutta est la capitale) ont défendu son droit de résider là où elle le souhaite, précisant que son cas relevait de la responsabilité du gouvernement fédéral.
New Delhi avait refusé, en 2005, d'accorder la citoyenneté indienne à Mme Nasreen qui vit en exil entre l'Europe, les Etats-Unis et l'Inde depuis qu'elle a été menacée de mort par des islamistes au Bangladesh, en 1994, pour des écrits considérés comme portant atteinte à l'islam. Plusieurs de ses livres sont interdits dans ce pays. Ses ennuis en Inde se sont multipliés cette année. En mars, un groupe islamiste du nord du pays a promis une récompense pour sa décapitation.
En août, elle a été agressée publiquement par des militants musulmans à Hyderabad, où elle s'était rendue pour la sortie de son livre en telugu (langue locale). Depuis, elle est poursuivie en justice pour offense à l'islam et risque jusqu'à trois ans de prison pour "avoir attisé la discorde, la haine et la malveillance" entre groupes religieux. Son visa expire en février 2008. Les autorités indiennes devront décider d'ici là quelle suite donner à sa présence.

