lundi 26 novembre 2007
« Ecouter Voir » par Jean-Claude Guillebaud - Des sociétés sans compassion
À travers les débats, les récits, ce que les journaux appellent « faits de société », on devine ce qui fait si fortement défaut à nos sociétés contemporaines. Cette « chose », ce vide, cette absence, c'est la compassion.
Celle dont on parle ici n'a rien à voir avec une « gentillesse » un peu surajoutée au vivre ensemble. C'est une forme de sollicitude minimale, indispensable, dont toutes les cultures humaines soulignent la nécessité.
Les bouddhistes parlent de « karma », les musulmans de la « zakat » ( soutien aux pauvres), les juifs de « midat hararanim », une justice compassionnelle qui est assez proche, au fond, de l'« agapê » des chrétiens.
Cette patiente attention aux êtres démunis, aux plus exposés, qu'entendait promouvoir notre morale laïque et républicaine elle-même, lorsque, à la liberté et à l'égalité, elle ajouta - en 1848 seulement - le beau mot de fraternité.
Or, on a beau prendre la réalité contemporaine par tous les bouts, une évidence crève les yeux : la compassion est en train de quitter notre monde. Ce qui l'emporte, ce sont des impératifs comme la compétition, la performance, la gagne, le record, le dépassement de l'autre, le quant-à-soi barricadé, la peur du vis-à-vis. Qu'il s'agisse de l'économie, du sport, de la vie personnelle, de l'amour lui-même, nous voilà littéralement intoxiqués par un principe de concurrence, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il est sans cesse plus impitoyable. Au sens étymologique du mot : qui est sans pitié.
Pour illustrer cette perte progressive de sensibilité, les plus petits détails parlent quelquefois d'eux-mêmes. En voici un : regardons comme dans les gares, dans les stations de métro, les salles d'attente, les espaces publics en général, on installe désormais des bancs conçus de telle sorte que personne ne puisse s'y tenir allongé. Les « designers » de mobilier urbain rivalisent pour cela d'ingéniosité. On dessine des sièges au profil volontairement bombé. On les munit d'accoudoirs inamovibles et raides comme le code
pénal. Ce sont des dispositifs anti-clochards. Ni plus ni moins. Il s'agit d'empêcher le stationnement prolongé en ces lieux publics de ceux ou celles qui n'ont pas d'autre toit. Arrière va-nu-pieds ! Disparaissez de notre vue !
Que les misérables perdants disparaissent de la vue des honnêtes gens ! C'est un détail, certes. Mais on peut y voir un symbole de la dureté naturelle dans laquelle, insensiblement, nous basculons.
Oh, bien sûr, il y a des signes contraires : les Restos du coeur, le Téléthon, la vitalité du mouvement associatif, etc... Mais ce sont trop souvent des exceptions, des compensations à la marge. Ils n'entament guère la morne dureté du quotidien. Un quotidien dans lequel les plus pauvres sont assignés à résidence.
Dire cela, ce n'est pas céder à je ne sais quelle sensiblerie larmoyante. La compassion, c'est le meilleur baromètre pour mesurer le vrai degré de civilisation d'une société.
À l'inverse, l'exaltation infantile du chacun pour soi et la rapacité généralisée signalent,à coup sûr, que rôde une sorte de barbarie ratatinée.
Jean-Claude Guillebaud est journaliste/écrivain/essayiste, ancien président de Reporters sans frontières,
La dictature du clic Jean-Michel Dumay
Chronique "époque" LE MONDE | 24 Novembre 2007
Les sondages sont une drogue dure pour la démocratie. On s'en méfie, on en redemande. Il y a toujours un sondage pour répondre à un manque, voire pour anticiper le manque. Mercredi 21 novembre, en plein conflit social, les médias reprennent en choeur une étude qui fait la "une" du Figaro et les titres de LCI : 69 % "des Français" souhaitent que le gouvernement ne cède pas aux revendications des grévistes.
On regarde la fiche technique : sondage réalisé par la société Opinion Way auprès de 1 001 personnes interrogées sur Internet selon la méthode des quotas sur système CAWI (Computer-Assisted Web Interview). Opinion Way est réputée pour ses sondages flashes, ultrarapides, utilisés pour des sujets politiques, qui se trouvent ces temps-ci (comme d'autres thermomètres) donner des résultats favorables à Nicolas Sarkozy.
Les études via Internet sont partout en forte progression. GIDE, société de services informatiques qui développe et commercialise une solution CAWI pour plusieurs entreprises marketing, détaille sur son site Web les avantages de la méthode consistant à recueillir les opinions des sondés en quelques clics : réduction des coûts (les frais d'impression, de personnel, de téléphone et de saisie de données s'évanouissent, l'internaute faisant tout lui-même) ; gain de temps (la collecte des résultats, puis le traitement des réponses, automatisé, sont effectués en temps réel), accessibilité aux sondés (qui répondent au moment de leur choix), fiabilité des réponses (en évitant les erreurs de saisie des sondeurs).
Elle en fixe aussi les limites : "Cible non représentative de la population nationale, le taux d'équipement Internet des foyers étant actuellement de 40 % en France 46 % au deuxième trimestre 2007. Difficulté de contrôler la véracité des réponses et l'identité des répondants. Professionnalisation et autorecrutement spontané de certains panélistes." Car on recrute sur le Net, sachez-le, moyennant souvent paiement ou récompenses. Et ce, quelle que soit la sincérité des opinions que vous puissiez exprimer, quelles que soient leur justesse et leur pondération. Une fois cliqué (et donc parfois payé), c'est cliqué. Le plus vite, d'ailleurs, sera le mieux.
Evidemment, tout cela interroge :
premièrement, sur la réalité saisie par ce type de sondage et, déjà, sur sa traduction médiatique (qui pourrait être, dans le cas de l'étude sur les grèves: 69 % d'un millier d'internautes recrutés et interrogés dans des conditions non précisées souhaitent... au lieu d'un massif 69 % "des Français") ;
deuxièmement, sur les conséquences de ces coups de sonde en "temps réel", qui viennent alimenter l'opinion publique autant qu'ils la mesurent.
Car l'opinion publique, énigmatique espace nouri par la société de l'information, a plus à voir avec les pulsions et les réflexes collectifs qu'avec la pensée. Elle est le royaume des émotions, des stéréotypes et de la compassion. Elle rentre donc facilement en résonance avec le "temps réel", ce coupe-file permanent qui abolit le temps d'attente d'une information et fait peu bon ménage avec le temps humain, composé, lui, d'activités et de repos, de réflexions et d'hésitations.
On rêverait, sur ce point, de sondages qui imposeraient aux sondés, avant de répondre, un minimum de temps de recherche et, surtout, d'argumentation.
Au contraire, l'heure est à la rapidité, au zapping permanent. Ainsi qu'à la suprématie du clic, utilisé donc de plus en plus pour les sondages d'opinion, mais aussi comme unité de mesure d'une publicité hypersegmentée, ciblée, en quête de rentabilité. Le clic acquiert une telle valeur de nos jours qu'on se demande (et craint) ce que peut être son impact sur la sélection, voire le contenu même, des informations mises à disposition.
Une entreprise au tribunal pour fichage ethnique de ses employés
Sa. C. 20Minutes du 23/11/2007
Le chiffre 1 pour un nom à consonance européenne, 2 pour les noms maghrébins, 3 pour ceux d’origine africaine et 4 pour les travailleurs asiatiques. La société Daytona est accusée d’avoir ficher ses employés, en novembre et décembre 2002, en fonction de leur origine. Elle comparaît, avec ses anciens dirigeants, à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Nanterre, selon «Le Parisien». Une première en France.
La société embauche des vendeurs et des animateurs commerciaux chargés de faire la promotion de divers produits. Des produits différents en fonction de leur origine, le haut de gamme étant plutôt réservé aux vendeurs européens. Un document interne précisait même le profil type des hôtesses recrutées de manière permanente par l’entreprise: elles devaient être de «nationalité française et pure white». Une expression qui laisse peu de place au doute.
Le procès des anciens dirigeants s’ouvre lundi. Si les faits reprochés sont avérés, le jugement devrait faire jurisprudence.
Julien Dray: Sarkozy "m'a aussi proposé d'être ministre"
20Minutes - 25/11/2007 -
Le porte-parole du PS Julien Dray a confirmé dimanche sur Canal+ que le président Nicolas Sarkozy lui avait proposé d'être ministre et qu'il avait refusé son offre.
"Oui, il m'a proposé d'être son ministre", a déclaré le député de l'Essonne, enchaînant: "ça fait longtemps qu'on se connaît, qu'on se combat, qu'on s'apprécie". Pour autant, a-t-il poursuivi, "je ne voyais pas ce que j'allais faire dans ce dispositif, moi, je suis un socialiste, j'appartiens à ma famille".
Julien Dray a assuré qu'il n'avait pas de "plan de carrière" passant "par la case ministre, obligatoirement". "Je suis plus utile à ma famille politique et même à la démocratie en faisant le travail que je fais aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Et comme on l'interrogeait sur sa réponse si l'occasion se représentait, il a affirmé qu'il refuserait de nouveau "à ce stade, avec encore plus de raisons".
"Les désaccords sont patents", a expliqué Julien Dray. "Je ne vois pas comment je pourrais siéger à la table d'un conseil des ministres qui envoie aujourd'hui des CRS dans les facs sans prendre le temps du dialogue et de la discussion, même si je ne suis pas d'accord avec le blocage", a-t-il développé.
Julien Dray n'a pas précisé si le président lui avait offert un portefeuille en particulier, mais des rumeurs insistantes affirmaient qu'il avait été approché pour l'Intérieur.
Interrogé sur le futur premier secrétaire du PS, Julien Dray a estimé que Ségolène Royal, dont il a fait partie de la garde rapprochée, pouvait "exister au regard de ce qu'elle représente dans le pays autrement qu'en étant chef du Parti socialiste, surtout si ça bloque". "Il faut faire attention et d'ailleurs elle est prudente parce qu'il ne s'agit pas de rouvrir la guerre des chefs", a-t-il observé.
Julien Dray plaide ainsi pour placer le PS "au coeur d'une coalition arc-en-ciel, c'est-à-dire une gauche moderne, bien dans son temps".
Violences dans le Val-d'Oise après la mort de deux jeunes dans un accident impliquant la police
AFP 25/11/07
La mort de deux adolescents et âgés de 15 et 16 ans circulant à moto, dans un accident impliquant une voiture de police à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a déclenché des violences dimanche, des habitants brûlant poubelles, voitures et un garage, et blessant un commissaire.
Selon une source policière, des effectifs déployés en temps normal à Paris et toutes les brigades de criminalité des environs ont été envoyés sur place. La gare de Villiers-le-Bel a été fermée par mesure de précaution.
La police a pour sa part indiqué que la voiture était "en patrouille (dans) la circonscription de Sarcelles et roulait à vitesse réglementaire, sans gyrophare". Peu après 17h00, "en traversant le carrefour elle a été heurtée par la moto sur l'aile gauche et les deux jeunes sont décédés sur place".
Les deux jeunes, qui circulaient sur une "mini-motocross", restée sur place et étonnamment intacte, n'auraient pas porté de casques, selon plusieurs témoignages. Selon un journaliste de l'AFP, la voiture au pare-brise éclaté, porte pour sa part des traces d'un violent choc frontal.
Un habitant du quartier joint par téléphone vers 18H30, a indiqué sous couvert d'anonymat, qu'"entre 50 et 100 jeunes brûlent actuellement des poubelles après avoir brûlé deux voitures".
Deux voitures de police ont brûlé, dont celle d'un commissaire, a-t-on par ailleurs indiqué de source policière. "Quatre véhicules de police se sont déplacés, mais ils ont été aussitôt attaqués par les jeunes et ils sont repartis", a pour sa part indiqué l'habitant.
"Les jeunes ont brûlé des voitures un peu partout et personne ne peut accéder au quartier", a indiqué un autre habitant, également joint sur son portable peu avant 19H00.
"La police ne rentre pas. Dès qu'elle rentre, les jeunes chargent avec tout ce qu'ils peuvent trouver", a-t-il déclaré, en précisant que la voiture de police et la moto n'avaient pas encore été retirées.
Mais selon lui, paradoxalement c'est l'absence des forces de l'ordre et de constatations policières pour tenter de déterminer les circonstances de l'accident qui a encore avivé la colère des habitants.
"Même des habitants (généralement calmes, ndlr) sont dehors et crient à l'injustice", ajoute-t-il.
Un commissaire de police qui aurait tenté d'intervenir pour calmer les esprits a été blessé. Selon la préfecture, l'homme, souffrant d'un traumatisme facial, a été transporté à l'hôpital.
Le maire PS de Villiers-Le-Bel, Didier Vaillant, s'est rendu sur place pour tenter de calmer les esprits, mais il a dû rebrousser chemin ne parvenant pas à le faire, a expliqué à l'AFP un habitant du quartier.
Chirac se dit victime de "pratiques cruelles"

Changement climatique: les Amis de la Terre donnent la parole aux victimes à la veille de la conférence de l’ONU à Bali
LIBERATION lundi 26 novembre 2007
A la veille de la conférence de l'Onu à Bali sur le réchauffement, l'ONG publie aujourd'hui un rapport qui montre les conséquences déjà visibles de la crise climatique.
Le changement climatique n'est plus une menace potentielle mais une réalité qui affecte en priorité les pays en développement et les peuples autochtones, rappelle l'ONG internationale les Amis de la Terre qui donne la parole aux populations affectées dans neuf pays, dans un rapport publié aujourd'hui.
Les sécheresses à répétition qui frappent l'Australie et lui promettent un avenir torride, la disparition progressive de la mangrove en Malaisie, qui raréfie les stocks de poissons, la crainte des ouragans au Honduras, le sort des agriculteurs du Mali: "La voix des populations affectées par le changement climatique" dresse également un état des lieux au Pérou, au Brésil, au Swaziland, aux Etats-Unis et sur l'île de Tuvalu dans le Pacifique, menacée par la montée du niveau des flots.
A la veille de la conférence de l'Onu sur les changements climatiques, qui se tiendra du 3 au 14 décembre à Bali, les neuf articles racontent les conséquences déjà visibles du changement climatique et donnent la parole aux communautés, aux agriculteurs, aux autorités locales, qui décrivent les modifications de leur style de vie.
"La crise climatique qui affecte la planète a déjà causé d'irréversibles dommages à de nombreux écosystèmes et ces impacts, qui vont s'aggraver, vont amplifier les conflits sociaux et économiques", notent les auteurs en introduction.
Pour Joe Zacune, chargé des campagnes Climat de Friends of the Earth International, à Bali, les "pays industrialisés doivent accepter leur responsabilité (et) réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre pendant les 50 prochaines années et aider les pays pauvres à s'adapter aux changements climatiques".
Que font les Français en Afghanistan ? Secret défense, mais demandez donc aux Américains...
Par Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération - 26/11/07
Que font réellement les six Mirage français basés à Kandahar ? Le ministère de la Défense et l'Etat-major des armées refusent de communiquer sur le détail de leurs missions. Des voyages de presse y sont organisés, mais il est interdit de savoir qui et quand ces trois Mirage 2000D et trois Mirage F1 CR bombardent ?
Il suffit pourtant d'aller lire les communiqués quotidiens de l'US Air Force en particulier les "Airpower summary". Y sont relatées les missions menées par la coalition au dessus de l'Afghanistan, dont celles des Mirage 2000 et F1. Vérification faite, les Américains n'avaient pas prévenu les Français...
Voici donc ce que la Défense ne souhaite pas dire aux Français. Depuis le début du mois de novembre, les Mirage ont menés huit missions d'attaque au sol. Soit une tous les trois jours. Ils sont donc engagés dans des opérations d'intensité assez élevée. Quelques détails :
-le 2 novembre, un 2000 largue des bombes GBU-12 et tire au canon contre des "combattants ennemis" à Tarin Kowt
- le 5 novembre, un 2000 et un F1 CR engagent des "combattants ennemis" à la GBU-12 de nouveau à tarin Kowt
-le 6 novembre, nouvelles frappes d'un 2000 et d'un F1 à Nowzad
- le 7 novembre, un 2000 et un F1 attaquent à la bombe une position à Kajaki Dam et au canon une "base ennemie" à Tarin Kowt
-le 9 novembre, un 2000 largeue une bombe GBU-12 sur une "position ennemie" à Garnisir.
- le 16 novembre, un 2000 attaque des "forces ennemies qui engagaient des troupes de la coalition"
-le 19 novembre, un 2000 frappe une cible à la bombe à Musa Qaleh
-le 22 novembre, un 2000 s'en prend à un "position de mortier ennemie" à Asadabad.
Quasiment tous les jours, des missions dites '"Show of force" ont lieu : il s'agit de vols à basse altitude, sans tir, pour dissuader l'ennemi.
A l'état-major des armées, on explique que la décision de ne plus communiquer depuis Paris sur les frappes en Afghanistan a été prise durant la détention par les talibans de deux otages français au printemps 2007. Personne n'a pensé que les islamistes savaient sans doute lire l'anglais et se connecter à internet.
Commander une machine par la pensée, c’est presque possible !
Par Julien Voisin, Futura-Sciences - 20 novembre 2007
Depuis plusieurs années, des équipes de plus en plus nombreuses s’attaquent à cette forme de télécommande qui ressemble à de la science-fiction. Même si les possibilités sont limitées et les applications éloignées, la faisabilité est démontrée et on remarque de notables progrès.

L'activité cérébrale produit des courants de faible amplitude à la surface du cuir chevelu. Enregistrez les. Traduisez les. Voilà la recette d'une interface humain-ordinateur, dont l'objectif est de nous permettre un contrôle sur le monde extérieur sans passer par les muscles. Objectif très utile pour des patients dont le système moteur est déficient... mais aussi pour jouer à des jeux vidéo sans les mains !
Les chercheurs désignent cette application par l'acronyme BCI (Brain Computer Interface) et y consacrent une attention grandissante.
Le principal problème est de traduire l'activité enregistrée sur le cuir chevelu en commande informatique. Des résultats encourageants ont déjà été produits. Ainsi, plusieurs algorithmes ont un taux de reconnaissance élevé, c'est-à-dire qu'ils permettent d'établir un canal de communication fiable entre la pensée et l'ordinateur. Des progrès importants restent toutefois à faire.
Exclusion des mauvais conducteurs
Florin Popescu et ses collaborateurs ont développé un casque simplifié (à six électrodes contre une soixantaine habituellement) et basé sur des électrodes dites sèches, c'est-à-dire n’ayant pas besoin d'être imbibées d'électrolyte. Leurs premiers résultats semblent plutôt encourageants.
L'interminable calvaire des Ouïgours
Le Temps - Sylvie Lasserre Lundi 26 novembre 2007
" ...Qui a entendu parler des Ouïgours, ce peuple turcophone et musulman qui vit aux confins de la Chine, sur ce vaste territoire qui s'étend depuis le Kazakhstan jusqu'au Pakistan? Ils sont pourtant 9 millions, vivant dans la Région autonome ouïgoure du Xinjiang (RAOX). Quand ils évoquent leur pays, les Ouïgours ne disent jamais Xinjiang - nouveaux territoires en chinois - mais Turkestan oriental. Là-bas, la moindre velléité de séparatisme peut être punie de mort. Il faut dire que le sous-sol du Xinjiang regorge de pétrole et de gaz... Comme les Tibétains, les Ouïgours connaissent l'oppression han. Contrairement à eux, ils ne bénéficient pas de l'appui des médias. Il leur manquait une figure emblématique, à l'image de celle du dalaï-lama. Lacune que se dépêche aujourd'hui de réparer Rebiya Kadeer. D'autant plus que la situation devient urgente. Depuis quelques années, la colonisation han s'intensifie. La culture des Ouïgours est en train de disparaître dans l'indifférence générale. Eux avec, par assimilation forcée. Les Chinois han représentent aujourd'hui plus de la moitié de la population du Xinjiang. Ils n'étaient que 300000, soit 4%, en 1949...."
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Blog de Sylvie Lasserre ICI

