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lundi 26 novembre 2007

Nicolas Sarkozy dénonce le projet taïwanais de référendum

REUTERS : lundi 26 novembre 2007

PEKIN (Reuters) – Les maîtres de la Chine peuvent se rassurer, la politique du kowtow - cette courbette pratiquée à l’époque impériale – pratiquée par Jacques Chirac ne connaîtra aucune rupture. En remerciement, les Chinois ont fait traduire, à la veille de son arrivée, le livre Témoignage de Nicolas Sarkozy (Jianzheng en chinois). Certes, avec un tirage de 5000 exemplaires pour 1,3 milliard d’habitants…

« La France est fermement opposée au projet de référendum à Taïwan sur l'adhésion de cette île chinoise à l'Onu », a déclaré lundi Nicolas Sarkozy, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Chine.

"Il n'y a du point de vue français qu'une seule Chine et Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois", a dit le président français, à l'issue d'un entretien avec son homologue chinois, Hu Jintao. "La France n'est donc pas favorable à l'indépendance de Taïwan", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a imputé aux "aléas de l'histoire" la séparation actuelle de Taïwan et de la Chine continentale.

Hu Jintao l'a chaleureusement et publiquement remercié lundi lors de leur intervention conjointe devant la presse."La Chine exprime son appréciation et ses remerciements à la France pour son attachement à l'unicité de la Chine, son opposition à l'indépendance de Taïwan et à un référendum sur l'adhésion de Taïwan aux Nations unies et son soutien à la grande cause de la réunification pacifique de la Chine", a déclaré le président chinois.

N S a également assuré être favorable à la levée de l’embargo sur les importations d’armes par la Chine.

La France se fait même forte de «travailler dans la discrétion» pour convaincre l’ensemble de ses partenaires européens de «mettre fin à une mesure qui remonte à l’époque de la répression de la place Tienanmen», en 1989 !

N S est en quête de contrats dans un pays indifférent aux droits de l’homme

Pour son opération séduction, le chef de l’Etat semble prêt à tout. Le symbole le plus éclatant est l’absence de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, sommée de rester à Paris. La question des droits de l’homme a cependant été abordée mais elle n’a pas été élevée au rang des «grands objectifs» de la visite comme les «relations économiques harmonieuses». En se défendant de «vouloir donner des leçons», selon un participant au dîner, Nicolas Sarkozy a réclamé que la Chine aille vers une «suspension progressive des exécutions» capitales. Il a demandé davantage de libertés pour la presse à l’occasion des JO de Pékin, l’an prochain, et a timidement évoqué la question du Tibet et celle de la Birmanie.

Pour le Darfour, Pékin n’ira pas très loin: le Soudan est un partenaire stratégique qui fournit massivement son pétrole et lui achète quantité d’armes.

Même scénario, ou presque, en ce qui concerne le dossier du nucléaire iranien. «N’oublions pas que la Chine est très présente dans les domaines pétrolier et gazier en Iran», souligne un haut responsable européen.

N S fait le pari dialoguant avec la Chine, il est possible d’obtenir des retombées commerciales. Mais peut-on faire réellement confiance à Pékin dont les méthodes économiques  restent contestables ?

La Chine est le troisième exportateur mondial, après les Etats-Unis et l’Allemagne. La baisse de confiance dans le «Made in China» peut remettre en question les investissements étrangers et les exportations en hausse de 59 % sur les 9 premiers mois de l’année .

Sur la contrefaçon, la Chine traîne des pieds. Les lois instaurées depuis l’entrée du pays à l’OMC sont peu ou pas respectées. Les promesses répétées sur le respect de propriété intellectuelle ne sont tenues dans presque aucun secteur.

Un discours chinois sur l’environnement rempli d’ambiguïtés

La pollution arrive dans tous les discours au même rang que les sujets économiques. Une dépêche sur le millier de voitures immatriculées quotidiennement à Pékin peut côtoyer à la une des journaux un communiqué tout aussi triomphant sur l’amélioration de la qualité de l’air. Une déclaration officielle sur les conséquences catastrophiques du barrage des Trois Gorges a été suivie d’un démenti catégorique. Sur le front du réchauffement climatique: tant que les Etats-Unis n’auront pas ratifié le protocole de Kyoto, la Chine ne bougera pas. Les deux géants se disputent le premier rang de pollueur mondial.

Sur les droits de l’homme et la démocratie

Ni promesses ni progrès. S’il est un sujet sur lequel la Chine est muette, c’est bien celui de la démocratie. Hormis des déclarations à usage international sur une plus grande liberté de la presse lors des Jeux olympiques, c’est le grand silence. Rien n’a évolué depuis Tian Anmen, en 1989. Camps de travail, prisons et hôpitaux psychiatriques débordent toujours. Le droit de grève et les syndicats n’existent pas et la Chine n’a ratifié aucune des conventions internationales sur le travail forcé. Selon Reporters sans Frontières, 83 journalistes et cyberdissidents chinois sont actuellement emprisonnés. La presse, Internet et les ONG, qui n’ont de «non gouvernemental» que le nom, sont sous contrôle. La justice est aux ordres et les avocats souvent embastillés en même temps que leurs clients.

En l’absence de contre-pouvoir, le Parti communiste chinois, plus puissant que jamais, ne supporte aucune contradiction. Pour s’en convaincre, taper «droits de l’homme» en n’importe quelle langue depuis la Chine. Le seul site accessible, www.humanrights.cn, est celui de la propagande. On peut y découvrir la démocratie «à caractéristiques chinoises». Sans partis d’opposition ni suffrage universel.

Une politique ultra complaisante, sans équivalent dans aucun pays européen et chiffrée à 20 milliards d’euros.

Posté par werdna à 12:08 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'envolée du prix de l'essence modifie les comportements

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En Chine, le VRP Sarkozy s’offre des vacances impériales en famille

Libération lundi 26 novembre 2007 - A.G. (à Pékin ) 

Nicolas Sarkozy a le sens de la famille et de son confort personnel. Hier, pas moins de quatre avions de la République française ont débarqué en Chine avec, à bord de celui du chef de l’Etat, sa mère, Andrée, dite Dadu, son fils Pierre. Egalement du voyage, une escorte de gardes du corps, sept ministres et secrétaires d'état du gouvernement et une noria de patrons du CAC 40.

A Pékin, le président réside dans une suite de 775 m2, propriété d’une chaîne hôtelière française. Il aurait obtenu un prix pour cette suite facturée au bas mot 6 000 euros. Maman et fiston vont être épatés !

Posté par werdna à 11:17 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Champagne, journalisme et petits clichés

Dimanche 25 Novembre 2007 - A. Béziane et M. Davoust (IUT Cannes)

Les soldats de l'information ne disent pas non aux petits cadeaux offerts par les hommes politiques, et businessmen. Invitations et privilèges sont monnaie courante. Au risque de la déontologie ?

Pour certains journalistes, Cannes est la bonne planque du week-end. Du 23 au 25 novembre, la Croisette devient le repère de quelques uns d'entre eux, le temps d'un colloque dédié à l'avenir de la profession face à l'émergence d'Internet. Mauvaise pioche : le soleil n'était pas au rendez-vous de ces rencontres entre journalistes. Du moins, une fois la conférence terminée, les journalistes peuvent-ils repartir les poches pleines de douceurs. Une bouteille d'un grand cru à la main, ça ne peut pas faire de mal, surtout quand c'est gracieusement offert par l'élu du coin.

Qui ne se laisserait pas tenter par un petit cadeau de temps à autre ? Dans le hall de l‘espace Miramar, les langues se délient parfois. Qu'ils soient journalistes connus ou anonymes, tous ont déjà reçu des propositions plus ou moins alléchantes. Pour David Abiker, ex-chroniqueur phare de l'émission Arrêt sur Images, sur France 5, les cadeaux se limitent à quelques doux breuvages. « J'ai reçu une bouteille de vin, à la suite d'une chronique que j'avais réalisé. Je sais bien que ce n'est pas déontologique mais je l'ai bue quand même ! »

Christophe Barbier, directeur adjoint de la rédaction de l'Express donne davantage dans la langue de bois : « La corruption, c'est très mince. Il y a beaucoup de fantasmes sur le sujet. » Barbier ne dédaigne pas pour autant les petits cadeaux dits « de convivialité », comme le vin, les chocolats ou la bouteille d‘Armagnac envoyée par Henri Emmanuelli, député socialiste. « Cela fait partie de la courtoisie républicaine. Il s'agit de tracer une ligne jaune. Je refuse des choses qui sont d'une connivence excessive. Il y a des cadeaux qu'il faut refuser. »

Un week-end dans la maison de campagne d'un homme d'affaires, un voyage, une invitation à un anniversaire… Nombreux sont les « gros » cadeaux offerts par les politiques et les entreprises. Un milieu que les journalistes sont amenés à côtoyer régulièrement au cours de leur carrière. Bonne entente, affinités, le copinage remonte parfois loin. « Avec certains copains d'études, on était ensemble à 20 ans, raconte Christophe Barbier. On se tutoie, on se connaît. Aujourd'hui on fait des boulots différents. Ils sont politiques. Je suis journaliste. » C'est justement cette connivence lisible à l'écran ou à l'antenne qui renforce la méfiance du public à l'égard des médias.

Célèbre ou pas, aucun journaliste n'est épargné par les petites largesses des acteurs politiques ou surtout économiques. Fred Maurice, journaliste à Nice Matin reconnaît être parfois sollicité. « C'est toujours des petits cadeaux : chocolats ou bouteilles de vin. Il m'est arrivé d'accepter des invitations pour des dîners, mais ça ne va jamais plus loin. Une fois, on m'a proposé un voyage à New-York. Là, j'ai refusé. »

A défaut de révélations extraordinaires, au moins les journalistes laissent-ils transparaître le fil rouge de leur morale professionnelle : un petit cadeau ça va, un gros voyage bonjour les dégâts.

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Jean-Pierre Pernault, très contesté par les grévistes

LE MONDE | 24.11.07 | Raphaëlle Bacqué

Dans la manifestation, on a vu son effigie sur une petite pancarte, accompagnée d'un discours moqueur et de son nom volontairement orthographié "Pernod", comme la marque de pastis. Autour des piquets de grève des cheminots, on l'accuse d'avoir stigmatisé un mouvement "prenant la France en otage". Sur les sites alternatifs Indymedia ou Agoravox, nouvelles bibles des manifestants, ses journaux télévisés sont critiqués comme autant de signes de son "militantisme sarkozyste".

Jean-Pierre Pernault, présentateur vedette du journal télévisé de la mi-journée de TF1, est devenu en quelques jours le symbole de ces médias désormais largement contestés dans les AG des grévistes. Ce n'est pas tout à fait la première fois que le journaliste de la Une est ainsi critiqué. Les "Guignols de l'info", sur Canal+, mettent régulièrement en scène sa marionnette, campée au coeur de la France profonde et concluant ses interventions d'un : "N'oubliez pas de voter à droite."

Mais son nom a paru, pendant les grèves, symboliser à lui seul TF1, chaîne la plus populaire, mais aussi propriété de Martin Bouygues, ami de Nicolas Sarkozy. Ce qui fut reproché à Pernault ? D'abord sa vision d'une France qui fait la part belle à la ruralité quand les conflits sociaux sont d'abord urbains. Le 14 novembre, un cheminot gréviste fustigeait ainsi "cette vision d'une France divisée entre ceux qui crèvent la dalle et ceux qui se passionnent pour le tissage en Ardèche". Mais on lui reproche aussi, plus encore que la hiérarchie des reportages dans son journal, ses mots et même ses mimiques pour présenter l'opposition à la réforme des régimes spéciaux.

De fait, si de nombreux reportages montrent syndicalistes et grévistes, dès le 12 novembre, lors des premiers arrêts de travail dans les transports, Jean-Pierre Pernault annonce en troisième titre de son journal : "A partir de mercredi, une grève illimitée", hausse les épaules et poursuit : "Et, une nouvelle fois, ce sera aux usagers de se débrouiller pour aller travailler." Quelques minutes plus tard, lançant un reportage rappelant les grandes grèves de 1995, il explique : "Les grévistes d'aujourd'hui protestent contre la réforme des régimes spéciaux qui était dans le programme de Nicolas Sarkozy et c'est pour cela qu'il a été élu." Le lendemain, après avoir annoncé que "plusieurs sondages confirment l'hostilité des usagers à cette grève et revendiquent la liberté de voyager", Jean-Pierre Pernault redit : "La mobilisation se heurte à la volonté de créer un système plus équitable de financement des retraites. C'était dans le programme de Nicolas Sarkozy et il a été élu en partie pour ça." Le 14 novembre, le journaliste s'étonne : "La grève doit s'arrêter, tout de même, car des négociations s'ouvrent." Le 15 : "Les usagers commencent à en avoir ras le bol." Le 16 : "Les usagers en ont ras le bol", et les embouteillages sont monstres, mais, "malgré cette immense pagaille, sept syndicats ont demandé à leur base de poursuivre la grève". Le 19, "la pagaille continue", le 20 novembre, "journée de grève des fonctionnaires, des écoles sont fermées, parfois on accueille les enfants, mais il n'y a pas de cantine". Le 21, "moins de 23 % de grévistes, mais cela continue à provoquer la pagaille. Cela devient fatigant pour tout le monde. Sept Français sur dix pensent que la grève n'est pas justifiée, selon un sondage Opinion Way, et, pourtant, elle continue". Le 22, "le métro est encore aux 3/4 bloqué, alors qu'il y a à peine 10 % de grévistes", et le JT s'intéresse à la grève vue de Caumont-L'Eventé, un petit village du Calvados "où les vaches ne regardent jamais passer les trains, et pour cause : il n'y en a pas".

A TF1, on n'ignore pas ces critiques répétées contre Jean-Pierre Pernault. Si celui-ci ne souhaite pas s'exprimer, sa rédactrice en chef, Anne de Coudenhove, assure cependant que "cela relève de la caricature"…

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Laurent Bazin : J'ai fermé mon blog parce qu'on ne peut pas tout dire sur le Net

Samedi 24 Novembre 2007 - L. Spiteri et A. Meunier (IUT de Cannes)

Blogueur, journaliste… il en devenait schizophrène. Laurent Bazin, journaliste à iTélé, a été amené à fermer son blog, n'arrivant plus à concilier son travail sur un média traditionnel et son rôle d'éditorialiste sur le web.

« Virtuel et médias », Laurent Bazin connaît ce grand écart, et pour cause : il a été obligé de fermer, en février 2006, le blog qu'il avait ouvert à l'occasion de la campagne présidentielle. Invité du colloque sur le journalisme face à Internet à Cannes, le journaliste d'iTélé revient sur la décision qu'il avait prise de fermer son blog, après avoir un publié un billet sur un déjeuner de travail entre sa rédaction et Nicolas Sarkozy. Tension avec les collègues, conciliation entre travail journalistique et éditors web, etc. Son activité de blogueur était devenue incompatible avec son métier.

J'ai tenté dans une période électorale un nouveau genre pour moi qui était celui du blog. Ça a fonctionné formidablement bien ! Puis j'ai publié cet article sur le déjeuner qui s'intitulait : « Sarko dans son assiette » et il a fait du bruit. Mais avec la chaîne, on a finit par trouver que ça faisait trop de bruit. A l'époque j'en savais peu sur Internet, j'étais un peu naïf. Aussi une heure après avoir été mis en ligne mon article a été retiré. Il a fallu s'expliquer et, par souci de transparence, j'ai expliqué ce qui s'était passé.

J'ai fermé mon blog en février, deux mois après l'affaire, à un moment où il devenait très compliqué d'être à la fois l'animateur et le présentateur d'une tranche matinale d'information sur iTélé (c'est-à-dire le représentant d'une rédaction et d'une chaîne) et un éditorialiste solitaire dans un coin de la blogosphère. Qui plus est un éditorialiste solitaire qui commençait à être écouté !

Les informations que je donnais sur iTélé n'étaient pas toujours les mêmes que celles de l'éditorialiste. Ça a gêné, et ça m'a gêné. Je me suis retrouvé en porte-à-faux vis-à-vis de mes collègues de la rédaction, qui se sentaient mal à l'aise avec moi et trouvaient compliqué de travailler avec quelqu'un qui risquait d'écrire sur son blog. Pour ne pas devenir schizophrène, j'ai fermé mon blog. C'était compliqué d'avoir les deux casquettes. C'est incompatible d'avoir une liberté totale de parole sur le net tout en étant le représentant d'un média.

Sur mon blog, j'ai la liberté de parole d'un éditorialiste. Ce qui ne veut pas dire que je cache de l'info le matin sur iTélé, ce n'est pas le genre. Cela veut juste dire que le principe qui consistait à dire ce que je pensais sur tout, qui valait sur le blog, n'était pas compatible avec l'exercice de mon métier sur iTélé, c'est-à-dire sur un média traditionnel.

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Caisse noire de l'UIMM: Sarkozy etait au courant depuis 2004

20Minutes 23/11/2007 –

Le cabinet de Nicolas Sarkozy a été informé en 2004, quand il était ministre des Finances, de retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM, et il n’a rien fait. C’est une bombe lancée par l'hebdomadaire «Marianne» dans son édition à paraître samedi.

Ces retraits, d'un montant de plusieurs millions d'euros, font l'objet d'une enquête de la brigade financière conduite sous l'autorité du parquet de Paris, saisi fin septembre.

Dès le printemps 2004
«Marianne» retrace la chronologie de l’affaire: la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, est saisie dès le printemps 2004 par BNP Paribas d'importants retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'organisation, l'UIMM (patronat de la métallurgie), principale fédération du Medef.

Ces retraits à BNP Paribas se montaient, selon «Marianne», à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300.000 euros de janvier à mai 2004.

«En attente»
En juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin, Jean-Marc Maury, en informe une première fois le cabinet du ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy, son autorité de tutelle.En septembre de la même année, une note de Tracfin mentionnant que Denis Gautier-Sauvagnac poursuit les retraits en liquide est adressée au ministère dans l'attente d'un feu vert pour sa transmission à la justice.

D'après «Marianne», Tracfin ne reçoit alors «aucune directive autorisant la saisie de la justice» et le cabinet de Nicolas Sarkozy lui demande de mettre le dossier «en attente». Contacté par l'AFP, l'Elysée n'avait pas réagi vendredi à la mi-journée. Nommé ministre des Finances en 2005 après un court intérim d'Hervé Gaymard, Thierry Breton «donne au patron de Tracfin la même consigne que Nicolas Sarkozy», affirme «Marianne».

«Tout le monde savait»
D'après l'hebdomadaire, c'est en septembre 2007, soit trois ans plus tard, que le ministère des Finances donne, «avec l'accord de l'Elysée» et donc de Nicolas Sarkozy, son feu vert à Tracfin pour transmettre le dossier à la justice. Denis Gautier-Savagnac devrait être entendu à la brigade financière au début de la semaine prochaine. Dans «Le Parisien», un ancien chauffeur de l’UIMM affirme que «tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre.

L'ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire des retraits d'argent liquide par Denis Gautier-Sauvagnac, au nom de l'UIMM, devrait intervenir au cours des quinze prochains jours.

Magazine Challenges | 22.11.2007 |
Pourquoi avoir tant tardé à quitter le stade de l'enquête préliminaire, sous l'autorité du parquet, pour désigner un juge d'instruction, libre de ses actes ? Un haut magistrat nous affirme que le parquet de Paris, sous le contrôle indirect de Nicolas Sarkozy, a voulu maîtriser le timing de l'enquête afin, notamment, de ne pas interférer avec le conflit sur les régimes spéciaux de retraites au cas où des dirigeants syndicaux, acteurs des négociations, seraient concernés; mais aussi afin de se faire une idée claire du niveau de risque de voir des hommes politiques de la majorité éclaboussés.

Les policiers ont aussi interrogé plusieurs directeurs de comptes, dans différentes agences, sur des versements d'argent liquide, symétriques de certains retraits des comptes de l'UIMM, réalisés par un certain nombre de personnalités du monde politique et syndical. Dont un ancien ministre, proche de Nicolas Sarkozy.

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Un bienfait n'est jamais perdu

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Un recul démocratique par Dominique Rousseau, ( L’Observatoire du 6 Mai )

La république des Lettres 22 novembre 2007

Pour Dominique Rousseau, les atteintes portées aux droits des citoyens et à la séparation des pouvoirs dessinent une société qui désarme ses membres pour mieux les contraindre.

Si, comme le dit l’article 16 de la Déclaration de 1789, une société démocratique est une société où les droits des citoyens sont garantis et la séparation des pouvoirs respectée, alors, depuis six mois, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la France souffre !

Dans chaque domaine d’activité, par petites touches successives qui, à l’arrivée, font une grosse tache liberticide, la garantie et plus encore, peut-être, l’existence même de droits constitutionnels sont remises en cause : du droit de grève (par le service minimum) au droit à l’éducation (par la privatisation de l’université) en passant par le droit à une répartition équitable de l’impôt (par les exonérations fiscales pour les grandes fortunes)... En six mois, tous les droits ont été touchés. Plus ou moins profondément, mais tous l’ont été de sorte que se dessine un projet global, non visible quand on prend chaque mesure individuellement mais éclatant quand on les relie les unes aux autres : l’établissement d’une société qui se méfie de ses citoyens au point de leur retirer progressivement les droits qui les font devenir, précisément, citoyens. Une société qui préfère les « gens » aux citoyens. Une société qui désarme ses membres pour mieux les contraindre.

Rétrécie dans ses libertés, la société française est aussi tout entière résorbée dans la personne du Président, qui fait revivre une vieille et funeste formule : « L’État, c’est moi ! » La politique étrangère, c’est lui et son conseiller spécial Jean-David Levitte, et non le ministre Kouchner ; l’économie, c’est lui et son conseiller François Pérol, et non la ministre Lagarde ; la culture et les médias, c’est lui et son conseiller Benamou, et non la ministre Albanel ; et au poste de coordination de la politique présidentielle, non pas le Premier ministre mais le secrétaire général de l’Élysée ! Un gouvernement transparent et un Parlement absent, court-circuité par la multiplication de commissions ad hoc, au point que les députés UMP eux-mêmes multiplient les manifestations de mauvaise humeur et sont convoqués deux fois en six mois à l’Élysée pour « être recadrés ». Et à cette confusion des pouvoirs d’État, s’ajoute la confusion au profit du Président des pouvoirs économique, financier et médiatique que symbolise le rachat du journal les Échos par Bernard Arnault.

Six mois de pouvoir, six mois de régression démocratique. Les droits des citoyens et la séparation des pouvoirs sont avalés gloutonnement par un Président boulimique. Ce qui révèle sans doute des troubles de la personnalité du chef mais qui, surtout, ouvre à terme sur une situation conflictuelle grave : l’histoire politique française montre que toute période de confusion et d’exercice personnel des pouvoirs se termine généralement dans la douleur. Car, pour justifier cette absorption de la société et des pouvoirs dans le corps du roi, il ne suffit pas de dire et de répéter que le roi tient sa légitimité de son élection au suffrage universel direct.

La qualité démocratique d’un pouvoir ou d’une décision ne tient pas seulement à son origine, divine ou populaire ; elle tient à la manière dont ce pouvoir est exercé ou dont cette décision est prise. C’est-à-dire au respect d’une procédure de délibération collective garantie par la reconnaissance des droits fondamentaux et de la séparation des pouvoirs. L’oubli de ces deux conditions « est la seule cause des malheurs publics et de la corruption des gouvernements », écrivaient les hommes de 1789 dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ils n’avaient pas tort !

Dominique Rousseau est professeur de droit public à Montpellier-I, membre de l’Institut universitaire de France, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature.

Posté par Kozett à 00:03 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une minute de silence au Trocadéro pour les femmes victimes de violences

PARIS (AFP) - 25/11/2007

Une minute de silence en mémoire de 137 femmes victimes de violences a été observée dimanche à Paris, lors d'un rassemblement symbolique organisé par la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard pour la journée internationale contre les violences à l'égard des femmes.

Violences conjugales: une femme meurt tous les 3 jours victime de violences conjugales

"En Espagne et malgré la loi globale adoptée en 2005, le gouvernement de José-Luis Zapatero admettait tout récemment que la violence conjugale n'a pas diminué. Depuis le début de l'année, 70 femmes y sont mortes sous les coups de leur conjoint ou compagnon", a-t-elle ainsi observé.

Interrogée sur une loi-cadre contre les violences envers les femmes sur le modèle espagnol, souhaitée par des associations et des partis de gauche, Mme Létard a répondu: "Sans être contre une loi-cadre, aujourd'hui il nous faut déjà appliquer sur le terrain les lois existantes et coordonner les moyens et intervenants".

Son intervention a été suivie de témoignages de femmes victimes de violences ou de responsables d'associations et de centres d'accueil. Car "briser la loi du silence, c'est l'objet de cette journée", selon Mme Létard.

"Les violences conjugales poussent les femmes à quitter le domicile conjugal, le trajet est long avant de retrouver un logement", a ainsi souligné une femme accueillie par l'association Escale, lisant un texte écrit par une vingtaine de victimes.

Viviane Monnier, directrice du centre d'hébergement et de réinsertion sociale Louise Labbé, a noté que "les moyens restent très faibles comparé aux besoins de toutes les victimes".

Et Ayssatou Sissoko, directrice de l'association des Femmes africaines du Val d'Oise, a expliqué que "pour les femmes issues de l'immigration les discriminations enfoncent le clou des violences".

Samedi, plusieurs centaines de personnes (500 selon les organisateurs) s'étaient rassemblées près de la place Vendôme à Paris, à proximité du ministère de la Justice, pour demander une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

Numéro d'appel 3919 pour les victimes

La secrétaire d'Etat a affirmé que "la France se bat pour devenir un pays moderne et citoyen en la matière et elle est solidaire de tous les pays combattant les violences envers les femmes".

"Au pays des Droits de l'Homme - je veux parler de la France - 137 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint" en 2006, a souligné Mme Létard, entourée d'une cinquantaine de personnes, lors d'une allocution sur le parvis des Droits de l'Homme, devant une affiche représentant les silhouettes des 137 victimes.

Posté par werdna à 00:03 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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