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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 24 novembre 2007

La pub bientôt face à un jury

GUILLAUME LAUNAYet ALEXANDRA SCHWARTZBROD - Libération vendredi 23 novembre 2007

C’est la partie émergée et la plus symbolique d’un grand projet de refonte des règles d’autorégulation de la publicité : comme l’a révélé le Figaro hier, les professionnels de la communication (annonceurs, agences et représentants des médias) ont planché mercredi, au ministère de l’Ecologie et du Développement durable, sur l’idée d’un jury d’experts indépendants qui serait chargé d’examiner les plaintes contre le contenu de certains messages publicitaires. «Un pas qui n’était pas évident à franchir pour les annonceurs», défend un participant à la réunion. «S’exposer ainsi à la sanction est même extrêmement courageux», assure un autre.

Parité. Ce jury serait composé d’experts nommés en partie par les professionnels et en partie par les associations de consommateurs et de défense de l’environnement. Le projet doit être soumis à ces dernières dans les jours qui viennent. «Ce serait un jury de l’éthique publicitaire, précise Gérard Noël, vice-président de l’Union des annonceurs. Une instance qui pourrait recevoir les plaintes des consommateurs contre les publicités contraires à la déontologie.» Après examen, le jury pourrait demander l’arrêt immédiat d’une campagne et la publication des sanctions. Si les principes sont actés, les modalités restent à définir, notamment le financement et la composition du jury. Car la question de la parité entre professionnels et société civile est loin de faire l’unanimité.

Cette proposition intervient à l’issue du Grenelle de l’environnement, alors que les professionnels de la pub, notamment le Bureau de vérification de la publicité (BVP), ont été malmenés par les associations environnementales. Lundi, Bradford Rohmer, des Amis de la Terre Europe était à Paris pour présenter l’étude de l’ONG sur le «greenwashing» (comment la pub lave plus «vert»), et soulignait que «la France et la Belgique sont les moins efficaces en matière de régulation sur les publicités environnementales et sociales».

«Volonté». «Il y a des infractions, mais c’est un tout petit nombre, assure Gérard Noël qui cite une étude récente de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). On ne va pas remettre à terre tout le système pour ça.» Un professionnel souligne qu’avec ce jury, la France serait le seul pays à avoir un double contrôle : a priori (le BVP) et a posteriori (le jury). Mais pour les ONG de l’Alliance pour la planète, le problème, c’est le BVP lui-même. «Le jury, ça va dans le bon sens mais le compte n’y est pas, assure Jacques-Olivier Barthes du WWF. Il faut l’adosser à une nouvelle institution, où seraient représentés professionnels, société civile et pouvoirs publics.»

Pour Hervé Brossard, président de l’Association des agences-conseils en communication, ce jury serait «bien plus qu’une instance». Ce serait «la manifestation d’une volonté de faire quelque chose tous ensemble et d’une prise de conscience des publicitaires». 

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En direct du ministère de la crise du logement : Bureaux partout, logements nulle part

Libé blog de Jean-Marc Delaunay et Jean-Roch Letellier 23/11/2007

Paris et sa vie trépidante de capitale, Paris ville lumière, Paris Paname… Tout cela, petit à petit, va prendre les jolies teintes sépia des cartes postales pour touristes en mal de couleur locale…

Paris, en effet, ne cesse d’être contaminé par cette gangrène kafkaïenne que constitue le remplacement quasi systématique des logements et locaux d’habitation par des sièges sociaux, des bureaux, et autres avaleurs de vie : dans l’indifférence générale, les lieux de vie deviennent lieux de travail. Le Plan Local d'Urbanisme, adopté en juin 2006 par le Conseil de Paris, a clairement défini ses priorités quant à la gestion du foncier sur Paris : 50 % de bureaux, 30 % de logements.

Résultat : on vide Paris de ses habitants les plus modestes, pour les remplacer par des bureaux destinés à des grandes entreprises. Non seulement c'est absurde en termes de déplacements, mais surtout il y a déjà beaucoup trop de bureaux à Paris par rapport à la demande !

Les immeubles de bureaux sont beaucoup plus faciles à gérer pour les propriétaires, bien plus faciles à revendre, et ils ne paient pas de taxe pour les immeubles inoccupés. Jeudi Noir dénonce cette absurdité.

Prenez le Boulevard Haussmann : belle avenue, en vérité, pleine de couleurs, d’affiches, grouillante à  9 heures, à midi et à 17 heures. Entre-temps, rien. Le soir, personne pour en peupler les solitudes, sinon les immenses panneaux annonçant qu’un grand groupe d’assurances a racheté un bel immeuble bourgeois, sept étages de pierres de taille, avec cariatides et balcons ouvragés, soit 4000 m2 de bureaux. Plus loin dans le boulevard, autre affiche, 2 500 autres m2 de bureaux : autres échafaudages, autres préfabriqués et… Tiens, le même groupe financier. Et là, à quelque distance, encore lui : Generali, multinationale d’assurance pesant 1 407 081 683 euros.

Voilà des gens qui confondent droit de propriété et droit de tout rafler. Au Monopoly, lorsque l’un des joueurs se met à tout posséder, et à écrabouiller de dettes ses partenaires, ces derniers en ont ras-le-bol et vont voir s’il n’y a rien à la télé. Dans la gigantesque partie de Monopoly qui se joue à Paris, face à ceux qui ont les meilleures avenues, que pouvait faire Jeudi Noir, sinon redonner, pour quelques précieuses et fugitives minutes —les dernières avant que n’entre en action le bourdonnement des climatiseurs et  des ordinateurs— un peu de vie à cet immeuble ? Sitôt dit, sitôt fait.

De fait, nos amis les gardes mobiles ne s’y attendaient pas, puisqu’à 16h30, ils arrivent à vingt, casqués, genouillés, carapaçonnés comme à la parade, et se mettent, sur deux rangs, face à la sortie du métro. Évidemment, ils devaient s’attendre à un sitting devant la gare, et ne se doutaient pas que tout se jouait à quelques centaines de mètres… Ils parviennent à arrêter un groupe à Saint-Lazare, un autre à Miromesnil, mais le gros des troupes leur a filé entre les doigts et entre à l’heure H dans le bâtiment.

Des ouvriers étaient présents, nous les avons rassurés en promettant de ne rien dégrader, et nous avons sympathisé avec eux autour d'un verre de mousseux. C'était l'occasion de faire connaissance avec les nouveaux militants qui nous ont rejoints pour cette action.

En quelques minutes, une trentaine de personnes s'installent sur les échafaudages qui surplombent le boulevard Haussmann, nous étendons les banderoles «Réquisition étudiante», «Trop de bureaux à Paris», «Ni LRU, ni à la rue», etc. Un attroupement se forme au sol, caméras et passants. Les slogans fusent : «Bureaux partout, logement nulle part», «Génération Tanguy, merci Sarkozy»... Au bout de quelques minutes, la police arrive, avec fourgons de gardes-mobiles.

Un peu vexés de s'être fait prendre de court, ne pouvant pas nous déloger sur les échafaudages, les policiers bloquent les accès et arrêtent des jeunes dans la rue pour sauver la face. Ils arrêtent également un membre de MACAQ et des militants du DAL. Au bout d'une heure de fête sur l'échafaudage, nous négocions une sortie sans interpellation et la libération de nos camarades. Juste à temps pour croiser Hollande au ministère de la Crise du Logement, rue de la Banque, qui y faisait hier sa première apparition...

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Maltraitance des animaux : on y pense, puis on oublie

Libé blog - Laure Nouhalat – Journaliste sur les sujets environnementaux – 22/11/07

Après les poissons d'élevage, les lapins à fourrure. Reçu aujourd'hui dans la boîte à mèl, un reportage de la Coalition pour abolir le commerce de fourrure (CAFT) . Après deux années d'enquête qui les ont menés au Danemark, en France, en Italie et en Espagne, ils reviennent avec des images insupportables mais vraies, et un rapport que l'on peut lire ici.

Selon un autre rapport -de la FAO cette fois-ci et datant de dix ans-, la France dispose de la plus grande industrie d'élevage de lapins en Europe. La production annuelle de peaux dépasse les 70 millions (un milliard par an au total dans le monde, dont la moitié en provenance de Chine).

En France, les enquêteurs du Caft ont apparemment pu visiter un élevage et l’unique abattoir de lapins Orylag, dont la fourrure est utilisée dans l’industrie du luxe. Attention, les images sont trash comme dans un abattoir... mais comme on a rarement l'occasion d'en voir, autant s'infliger ça comme une piqûre de rappel. Je crois que c'est Paul Mc Cartney (on a les références qu'on peut) qui disait que «tout le monde serait végétarien si les murs des abattoirs étaient en verre».

Qu'il s'agisse d'une escalope de veau ou d'un accessoire de mode en cuir ou en fourrure, c'est effarant à quel point on a dé-naturé des objets de consommation courante, on les a déconnectés de leur origine, de leur état d'être premier. On y pense, puis on oublie. Et parfois, cela nous revient en pleine figure, comme cet email que j'ai ouvert ce matin.

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Justice - Contestation - Coût de la réforme

NOUVELOBS| 22.11.2007

Rachida Dati évalue le coût de la réforme à 500 millions d'euros

La garde des Sceaux a expliqué que sa mise en œuvre serait progressive sur trois ans à partir de 2008, mais que son coût, lié en particulier aux programmes immobiliers l'accompagnant, s'étalerait sur cinq à six ans.

Rachida Dati, a annoncé, jeudi 22 novembre, que le coût de la réforme de la carte judiciaire allait s'élever à plus de 500 millions d'euros. Interrogée sur RMC, la ministre de la Justice a détaillé le coût immobilier de la réforme et les mesures d'accompagnement social.
Elle a expliqué que sa mise en œuvre serait progressive sur trois ans à partir de 2008, mais que son coût, lié en particulier aux programmes immobiliers l'accompagnant, s'étalerait sur cinq à six ans.
"Pour l'accompagnement social (...) nous avons provisionné pour 2008 1,5 million d'euros et 121 pour l'immobilier", a déclaré la ministre.
"Puis il y aura sur 2009-2010 trente millions d'euros pour l'accompagnement social et un programme immobilier qui intègre l'immobilier qui n'est pas aux normes (...) on est à peu près sur 500 millions d'euros mais sur cinq ans ou six ans, parce que là c'est le programme immobilier".

Audition à l'Assemblée le 28 novembre
  Rachida Dati doit être auditionnée le 28 novembre à l'Assemblée nationale sur la réforme de la carte judiciaire, selon une source parlementaire.
Cette audition, ouverte à la presse, devant la Délégation à l'aménagement et au développement durable du territoire, interviendra à la veille de la grève des magistrats, fonctionnaires de justice et avocats contre la réforme Dati.

Carte judiciaire : polémique sur le coût de la réforme

NOUVELOBS.| 23.11.2007

Selon des documents internes de la Chancellerie, dont plusieurs syndicats ont présenté des copies vendredi 23 novembre, le coût immobilier de la réforme de la carte judiciaire s'élève à 900 millions d'euros, soit presque le double de ce qu'a annoncé la ministre de la Justice, Rachida Dati.
La ministre avait déclaré, jeudi, sur RMC, que la réforme allait coûter 500 millions d'euros, notamment en raison de l'importance du programme immobilier. Elle précisait que les dépenses seraient étalées "sur cinq à six ans".

Deux documents de la Direction des services judiciaires - Or, d'après deux documents de la Direction des services judiciaires (DSJ) du ministère, le seul coût immobilier, en investissement et en location, est estimé à 247,6 millions pour les suppressions de TGI et à 657,8 millions pour les tribunaux d'instance, les conseils de prud'hommes et les tribunaux de commerce.
Ce chiffrage a été réalisé en septembre. A l'époque, le ministère envisageait de supprimer 470 juridictions au total. Comme ce sont finalement 319 juridictions qui seront supprimées, le coût pourrait être moindre.
Quoi qu'il en soit, une entente syndicale formée du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), de l'Usaj (Union syndicale autonome justice), de la CGT et de la CFDT des greffiers, considère avoir ainsi la preuve que Rachida Dati sous-estime largement le coût de sa réforme.

"1,5 milliard d'euros" - Selon Michel Besseau, de la CFDT, "On peut estimer que la réforme va coûter au moins 1,5 milliard d'euros". Il rappelle qu'outre le coût immobilier, le gouvernement devait prévoir l'accompagnement social des fonctionnaires et greffiers frappés par les disparitions de tribunaux (indemnités de déménagement, d'éloignement, pour le conjoint sans emploi...).
Pour sa part, la Chancellerie conteste la validité des documents de la DSJ et réaffirme que le coût est "estimé aujourd'hui à 500 millions".
"Il s'agit de documents d'une des directions du ministère à un temps T, c'était leur travail de faire de la prospective", affirme Guillaume Didier, le porte-parole de la Chancellerie. Le ministère rappelle qu'ont été provisionnés, dans le budget 2008, 121 millions d'euros pour l'immobilier et 1,5 million pour l'accompagnement social.

Rencontre lundi - Une nouvelle rencontre est prévue lundi après-midi entre le ministère et les syndicats de magistrats et de fonctionnaires. Elle portera sur l'accompagnement social.
Les syndicats cherchent à obtenir un alignement des indemnités d'éloignement des fonctionnaires de justice sur celles des personnels d'autres ministères.
La réforme de la carte judiciaire envisage la suppression de 23 TGI, 178 tribunaux d'instance, 63 conseils de prud'hommes et 55 tribunaux de commerce. Selon la Chancellerie elle va toucher "directement" 300 magistrats, 1.250 fonctionnaires et 505 avocats.

La cote de sympathie de Rachida Dati s'effondre

NOUVELOBS. | 23.11.2007

L'action de la Garde des Sceaux mécontente 46% de Français. Elle est le ministre qui perd le plus de points.

Carte judiciaire : polémique sur le coût de la réforme

Le capital sympathie de la Garde des Sceaux, Rachida Dati s'effondre, notamment avec les ratés de la réforme de la carte judiciaire, selon un sondage publié vendredi 23 novembre dans le journal Metro. Rachida Dati perd 13 points avec 46% de personnes qui se disent mécontentes de son action comme ministre de la Justice et 50% de satisfaits.
Le baromètre politique établit que les grèves ont fait chuter la cote de popularité de l'ensemble des membres du gouvernement. Rachida Dati est celle qui enregistre le plus fort recul, devant la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde (- 11 points )

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Rémunérer les agriculteurs pour protéger l'environnement ?

16/11/2007 – Notre planète-info

Une rétribution des agriculteurs judicieusement ciblée contribuerait à la protection de l’environnement et à affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau, a indiqué le 15 novembre l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à l’occasion de la publication annuelle de "La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2007".


“Le secteur agricole emploie plus d’individus, occupe plus d’espace et absorbe plus d’eau que toute autre activité humaine”, fait remarquer M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, dans l’avant-propos du rapport.

“L’agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, de l’eau, de l’air et des ressources biologiques de la planète et en améliorer la qualité ; tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent directement de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’exploitation des ressources forestières. Il est donc primordial de garantir des incitations adaptées à ces personnes”.


La croissance démographique, le développement économique rapide, la demande croissante de biocarburants et le réchauffement climatique exercent une lourde pression sur les ressources environnementales du monde. D'autant que l’agriculture est censée nourrir une population mondiale qui passera de 6 à 9 milliards d’êtres humains en 2050.
Une des principales raisons de la dégradation de l’environnement est la gratuité apparente des services offerts par la nature : ceux-ci n’appartiennent à personne, nul n’est rétribué pour les dispenser, ce qui n’incite guère les agriculteurs à les sauvegarder. En outre, les subventions qui encouragent la production de biens commercialisables aux dépens d’autres services écosystémiques sont susceptibles d’aggraver leur dégradation.

Mesures incitatives

Les mesures d’incitation actuelles favorisent la production d’aliments, de fibres et, de plus en plus, de biocarburants, mais elles ont tendance à sous-estimer d’autre services bénéfiques dispensés par les agriculteurs, tels que le stockage du carbone, la lutte contre les inondations, la fourniture d’eau salubre ou la conservation de la biodiversité.

La rémunération des services environnementaux inciterait les agriculteurs à adopter de meilleures pratiques agricoles, voire de neutraliser la pollution engendrée dans d’autres secteurs. Les agriculteurs auront un rôle important à jouer dans l’atténuation des effets du changement climatique, indique le rapport de la FAO. L’agriculture joue un rôle important en tant que “puits à carbone” du fait de sa capacité à piéger et à stocker les gaz à effet de serre, en particulier dans les sols, les plantes et les arbres. Un recul de la déforestation, la plantation d’arbres, la réduction du travail des sols, l’accroissement du sol de couverture et un aménagement amélioré des pâturages pourraient, par exemple, porter au stockage de plus de 2 milliards de tonnes de carbone dans environ 50 pays entre 2003 et 2012.

“Une rétribution des services environnementaux bien conçue est un moyen d’aider les agriculteurs à modifier leurs pratiques d’utilisation des terres et rendre l’agriculture plus écologique”, a précisé Leslie Lipper, spécialiste d’économie environnementale à la FAO. “Il s’agit de paiements en compensation de services réels que les agriculteurs peuvent fournir, un peu comme les rémunérations qu'ils reçoivent pour le riz ou le café qu’ils produisent.”

Programmes de rémunération

Des centaines de programmes de rétribution des services environnementaux sont actuellement mis en oeuvre dans le monde, essentiellement dans le cadre des initiatives de conservation des forêts. Mais “les programmes de rémunération des services environnementaux qui ciblent les agriculteurs et les terres agricoles dans les pays en développement sont relativement peu nombreux”, déplore le rapport. “S’ils sont bien conçus, les programmes de paiement des services environnementaux pourraient également favoriser une grande partie du milliard ou plus d’habitants pauvres des pays en développement qui vivent dans des écosystèmes fragiles”, précise Mme Lipper. Cela requiert un ciblage minutieux ainsi que des mesures de suivi de la fourniture des services environnementaux.

Et en France ?

Dans un communiqué, France Nature Environnement se félicite de cette proposition qui valorise les aménités écologiques apportées par l’agriculture.
La fédération d'associations environnementales rappelle cependant que la Politique Agricole Commune encourage et autorise également la rémunération des services écologiques via le dispositif de l’article 69 du règlement. Cet article permet d'affecter jusqu'à 10% des aides agricoles aux agriculteurs privilégiant l'environnement et l'amélioration de la qualité, malheureusement la France a refusé de le mettre en oeuvre. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, France Nature Environnement a demandé explicitement la rémunération pour services écologiques et sociaux de l’agriculture à haute valeur environnementale, (HVE) qui se caractérise par la place qu’elle laisse à la nature et au milieux naturels et par sa faible dépendance aux intrants.
Le Grenelle de l'Environnement a décidé, pour le moment de rémunérer les services environnementaux supplémentaires rendus par l'exploitation forestière.

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Le Dalaï Lama sera reçu en Décembre par Benoît XVI pour demander de l'aide en faveur de la Birmanie

23/11/07

Le Dalaï Lama sera reçu au Vatican le 13 décembre pour rencontrer le Pape Benoît XVI. C'est ce qu'on apprend de sources accréditées. L'audience serait déjà fixée mais la confirmation définitive n'a pas encore été faite. C'est la deuxième fois que le dirigeant spirituel des bouddhistes rencontre Benoît XVI mais cette fois l'audience aura un sens bien précis, celui de l'engagement du Dalaï Lama sur la question birmane.

Rappelons que le 30 septembre dernier, à la fin de la prière de l'Angélus depuis Castel Gandolfo, le Saint Père Benoît XVI avait invité "à la prière l'Eglise entière pour que soit trouvée une solution pacifique au Myanmar " Il y a tout juste un an, le 13 octobre 2006, le Dalaï Lama était reçu en audience privée au Vatican.  Il s'agissait "d'une visite de courtoisie, avec un contenu religieux

Le Dalaï Lama est la plus grande autorité du moment du Tibet, du moins, la plus grande autorité spirituelle du Bouddhisme tibétain. Le 16 octobre dernier, il avait rencontré le président des Etats Unis, George W. Bush, audience qui avait suscité des polémiques et des mécontentements de la part de Pékin.

Le chantage de Pékin

Sans surprise, les autorités de Pékin ont menacé de "revoir leurs relations bilatérales avec le Saint Siège" si le Dalaï Lama, attendu en décembre en Italie, était reçu par Benoît XVI.

Ce qui préoccupe plus la Chine, c'est la reconnaissance officielle accordée au chef du gouvernement tibétain en exil dans une période de fortes tensions sur les questions des droits humains à peu de mois des Jeux Olympiques 2008.

UNE MARCHE DES MOINES À PAKOKKU EN ATTENDANT L'ENVOYÉ DE L'ONU

Plus d'un mois après la fin de leurs manifestations et des affrontements contre l'armée qui se sont ensuivis, 100 moines bouddhistes (200 selon d'autres sources) seraient retournés dans les rues, le temps d'une brève marche qui s'est tenue aujourd'hui dans la ville de Pakokku, au centre du Myanmar.

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Australie: les Aborigènes attendent des excuses nationales

LIBERATION vendredi 23 novembre 2007

Demain, se dérouleront les élections législatives en Australie. En cas de victoire, l'opposition travailliste a promis d'encourager la réconciliation sous la forme d'excuses nationales aux aborigènes.

En cas de victoire aux élections législatives qui se dérouleront demain en Australie, les aborigènes, population la plus défavorisée du pays, pourraient obtenir ce que le Premier ministre leur a toujours refusé: des excuses officielles.

« Evidemment de grandes injustices ont été commises envers le peuple indigène mais je n'ai jamais souhaité d'excuses nationales parce que je ne crois pas que la génération actuelle puisse être tenue responsable des errements de ses parents », a récemment déclaré Hohn Howard.

En revanche, l'opposition travailliste a promis, qu'en cas de victoire samedi, elle encouragerait la réconciliation sous la forme d'excuses à la «génération volée  des Aborigènes.

Ce terme fait référence aux milliers d'enfants aborigènes enlevés de force à leur famille pendant un siècle jusqu'aux années 60, pour être placés dans des institutions ou des familles européennes, dans le cadre d'une politique d'assimilation.

Porte-parole des travaillistes sur les questions aborigènes, Jenny Macklin, a estimé que ces excuses constituaient un geste juste et équitable, à même de provoquer «un électrochoc» dans les relations raciales.

Malgré des divergences d'analyse, d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, le sort de la communauté aborigène est considéré comme une honte pour un des pays les plus prospères au monde.

Les Aborigènes représentent environ 470.000 des 20 millions d'habitants d'Australie. Pourtant, ils totalisent 25% de la population carcérale, affichent un taux de mortalité infantile et de maladie cardio-vasculaires trois fois supérieur à la moyenne nationale, tandis que leur espérance de vie est de 15 à 20 ans inférieure.


Le mois dernier, John Howard a proposé un référendum national sur la reconnaissance du peuple aborigène dans le préambule de la Constitution.

Les Aborigènes ont jugé l'idée électoraliste et bien en deçà des excuses qu'ils espèrent.

« C'est un geste désespéré d'un homme qui l'est tout autant », a déclaré Helen Moran, co-présidente de Conseil pour une journée nationale d'excuses.

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Rumsfeld exempté de poursuites pour tortures en France

Liberation avec Reuters -  vendredi 23 novembre 2007

La justice française évoque une étonnante immunité pénale «coutumière» pour ne pas poursuivre l'ancien secrétaire à la Défense de Bush.

Le parquet de Paris a classé sans suite, la semaine dernière, une plainte pour tortures déposée fin octobre par des organisations de défense des droits de l’homme contre l’ancien secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, ont annoncé vendredi les plaignants.

Convention contre la torture

La plainte se base sur la Convention contre la torture de 1984, ratifiée par les Etats-Unis et par la France et utilisée à de nombreuses reprises par le passé en France pour connaître de crimes de torture commis à l’étranger.»
La plainte de 33 pages détaille notamment le cas de Mohamed al Qahtani torturé dès janvier 2002 à Guantanamo ou de sept détenus français sur la base américaine à Cuba.

Le texte cite également Janis Karpinski, ancienne Brigadier Général de l’Armée américaine en charge du Centre de détention d’Abou Ghraib en Irak: «le Général Miller (commandant les opérations de détention à Guantanamo et envoyé en Irak par Rumsfeld, ndlr) a dit que les interrogateurs, n’étaient pas assez agressifs. Il a dit “Ecoutez, vous devez les (prisonniers, ndlr) traiter comme des chiens. S’ils se considèrent, à un quelconque moment, plus qu’un chien, vous avez effectivement perdu le contrôle de l’interrogatoire.” Les prisonniers à Guantanamo comprenaient toujours qui commande, selon Miller.»

Les ONG mentionnent trois mémorandums signés par Rumsfeld entre octobre 2002 et avril 2003 «légitimant l’utilisation de la torture» par des méthodes comprenant «la privation de sommeil et les stimuli auditifs», «l’usage de chiens», etc.

«Rumsfeld n'a nulle part où se cacher»
«Le dépôt de cette plainte en France est une nouvelle indication que nous n’arrêterons que lorsque les autorités américaines impliquées dans le programme de torture seront traduites en justice. Donald Rumsfeld doit comprendre qu’il n’a nulle part où se cacher», a déclaré le président du CCR Michael Ratner.

Il s’agit de la cinquième plainte déposée contre Rumsfeld pour son implication dans des actes de torture dans le contexte du programme de torture élaboré après le 11 septembre 2001 par l’administration Bush. Deux procédures ont été engagées en Allemagne, une en Argentine et une en Suède, sans qu’aucune suite soit donnée. En Allemagne, la justice s’est déclarée incompétente

Les raisons de l’immunité prononcée

Le parquet considère qu’il bénéficie d’une immunité pénale «coutumière», non écrite, accordée internationalement aux chefs d’Etat, de gouvernement et ministres des Affaires étrangères, même après avoir quitté leurs fonctions.

Cette position a été notifiée aux plaignants par le procureur de Paris dans une lettre envoyée à la mi-novembre. La Fédération internationale des droits de l’homme, un des plaignants, se dit dans un communiqué «stupéfaite d’une argumentation aussi erronée», estimant que l’immunité coutumière invoquée n’existe pas en droit international.

Donald Rumsfeld, 75 ans, considéré comme l’un des architectes de l’intervention militaire en Irak, a quitté ses fonctions en novembre dernier. Il se trouvait à Paris au moment du dépôt de la plainte fin octobre, venu donner des conférences à l’invitation de la revue Foreign policy. En théorie, la justice française était compétente juridiquement pour instruire cette plainte.

Selon une convention internationale de 1984 ratifiée par le pays, les faits de torture peuvent être poursuivis partout dans le monde quels qu’en soient les lieux et les auteurs.

Les plaignants visaient des crimes présumés commis dans le camp de détention américain de Guantanamo, à Cuba, et en Irak, notamment dans la prison d’Abou Ghraïb, près de Bagdad.

Le texte de la plainte mentionnait notamment des témoignages et aussi des mémorandums signés par Donald Rumsfeld en 2002 et 2003 et qui, selon les plaignants, ont ouvert la voie à certaines tortures comme la privation de sommeil, l’utilisation de chiens et les humiliations sexuelles.

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Une jeune Saoudienne punie d’avoir été violée !

F.B. Libération - 24/11/07

Une peine de 90 coups de fouets en première instance, et 200 coups de fouet ainsi que six mois de prison après appel. C’est ce qui zest arrivé à une jeune Saoudienne âgée de 19 ans, après avoie été victime d’un viol collectif.

La jeune femme violée a été condamnée une première fois en octobre 2006, pour s’être trouvée dasn une voiture en compagnie d’un homme n’appartenant pas à sa famille. Ce qui est formellement interdit dans ce pays dont les principes rigoristes du Wahhabisme.

Son appel lui a coûté très cher. Le 14 novembre dernier, sa peine a été alourdie considérablement. Selon une source judiciaire citée par le quotidien local Arab News, elle aurait « tenté d’influencer le tribunal par voie de presse ».

Devant les tribunaux, les juges qui sont toujours des religieux, ne s’adressent jamais directement aux femmes, mais uniquement à leurs parents de sexe masculin. Devant la cour, une plaignante doit se présenter recouverte de noir de la tête aux pieds.

Le noir, parce que c’’est la couleur du pétrole ?

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LIBAN - Bernard Kouchner : L'échec

La République des Lettres, vendredi 23 novembre 2007

Avec six visites en six mois, Bernard Kouchner s'est beaucoup démené pour tenter d'imposer au Liban les visées de George W. Bush, Nicolas Sarkozy et Ehud Olmert réunis. Médiateur officieusement désigné par ces derniers pour "résoudre la crise libanaise", comme il convient de nommer l'état d'avant-guerre civile qui règne à Beyrouth, le ministre français des Affaires étrangères a visiblement échoué à remplir sa mission.

Le scrutin parlementaire qui devait élire un successeur au président chrétien maronite Emile Lahoud, 71 ans, dont le mandat expire aujourd'hui à minuit, a en effet de nouveau été reporté d'une semaine en raison de l'absence de quorum. C'est la cinquième fois que cette élection, prévue à l'origine le 25 septembre dernier, vire à l'échec faute de compromis entre pro et anti-syriens sur le nom du futur chef de l'Etat libanais. L'opposition prosyrienne a boycotté la séance, empêchant ainsi d'atteindre le quorum des deux tiers d'élus nécessaires pour procéder au vote. Hier, le président Emile Lahoud a prévenu qu'en l'absence de solution pour sortir de l'impasse politique il remplirait ses "devoirs" afin de préserver l'unité du pays, sans plus de précision, laissant planer le doute sur son intention de désigner un gouvernement provisoire qui serait dirigé par le chef de l'armée, Michel Sleimane. Des blindés et des milliers de soldats et de policiers viennent d'être déployés dans les rues de Beyrouth afin de prévenir tout débordement.


Pour résumer la très complexe situation politique libanaise, deux clans s'affrontent. D'un côté, l'actuel gouvernement dirigé par le premier ministre Fouad Siniora, inféodé à la coalition pro-occidentale (essentiellement composée des Etats-Unis et de la France, et en sous-main d'Israël et de l'Arabie Saoudite), secondé par Saad Hariri, chef antisyrien d'une "majorité" parlementaire qui compte 68 députés sur 127. De l'autre l'opposition, proche de la Syrie de Bachar al-Assad et de l'Iran de Mahmoud Ahmadinejad, soutenue par Emile Lahoud et par une majorité de libanais, qui rassemble notamment le très populaire Hezbollah chiite d'Hassan Nasrallah, le Courant Patriotique Libre (CPL) du chrétien maronite Michel Aoun et le mouvement Amal du président du Parlement Nabih Berri. L'actuel gouvernement de Fouad Siniora est jugé par l'opposition comme inconstitutionnel et illégitime depuis la démission en novembre 2006 des ministres chiites.

Siniora refuse toutefois de quitter le pouvoir malgré les immenses manifestations pacifiques de l'opposition qui ont réuni des millions de libanais. Il entend même s'y maintenir encore en invoquant l'article 62 de la Constitution qui prévoit que les prérogatives du chef de l'Etat lui seront automatiquement transmises si aucun président n'est élu. Un scénario qui conviendrait certes à Israël et aux pays occidentaux, mais qui risque d'entraîner une violente réaction de l'opposition, sans parler de la guerre de tranchée qui serait alors déclenchée par Damas.

La Syrie n'a en effet toujours pas digéré d'avoir été évincée du Liban en 2005 par la France et les Etats-Unis à la suite d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU (laissant du coup tout loisir à Israël de déclencher sa guerre -- perdue -- contre le Hezbollah libanais). Elle n'apprécie pas non plus la mise en place d'un tribunal international, voulu là encore par la France et les Etats-Unis, plus ou moins chargé de mettre en cause les services syriens dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, un proche de Jacques Chirac.

Ce tribunal international, dont le président Emile Lahoud a refusé de ratifier la convention avec l'ONU, est l'une des principales pommes de discorde entre syriens et antisyriens. En cas de coup de force des prosyriens, l'opposition pourrait décider de former d'autorité un gouvernement parallèle et appeller les libanais à la désobéissance civile. Une moitié du pays, notamment le Sud et la Bekaa plus ou moins contrôlés par le Hezbollah, pourrait se rebeller contre les antisyriens pro-occidentaux, enclenchant ainsi un cycle de violences qui plongerait dans le chaos un Liban désormais sans Etat ni chef d'Etat.


Washington et Paris, dont Bernard Kouchner a été en quelque sorte le médiateur délégué, dans leur volonté de contrer par tous les moyens l'influence de la Syrie et de l'Iran au Proche-Orient, ne semblent au mieux parvenir à aucun résultat diplomatique, au pire ne font qu'envenimer le conflit libanais, comme ils enveniment d'ailleurs aussi le conflit israélo-palestinien. S'ils souhaitent manifestement couper les liens avec la Syrie, les Libanais commencent en effet à très mal supporter l'ingérence des occidentaux dans les affaires du pays, et notamment de la France, pourtant ancienne grande amie du pays du cèdre, perçue désormais comme un simple pion de George W. Bush et d'Ehud Olmert sur l'échiquier régional. Beaucoup de libanais estiment que la situation politique actuelle est le résultat de l'épreuve de force qui se joue entre l'axe américano-sioniste d'un côté et la Syrie et l'Iran d'autre part.


Bernard Kouchner, accompagné ces derniers jours de ses homologues espagnol Miguel Angel Moratinos et italien Massimo D'Alema -- La France, l'Espagne et l'Italie sont les trois pays européens premiers contributeurs de la FINUL, la force de maintien de la paix des Nations unies au Liban-Sud, composée de quelque 13.600 hommes -- n'a pu que constater l'échec de ses efforts de soi-disant "médiation" malgré tout le poids de la France jeté en vain dans la balance. Un échec en réalité déjà annoncé depuis juillet dernier, lorsque Paris avait voulu réunir à la Conférence de La Celle-Saint-Cloud les divers courants politiques libanais pour tenter déjà d'organiser par la bande une succession à Emile Lahoud conforme aux voeux du tout nouveau président Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire ceux de George W. Bush et Ehud Olmert. Et les récents coups de téléphone personnels du président français à Bachar al-Assad ainsi que l'envoi de ses émissaires à Damas, n'aura rien changé à la donne.


Désormais associée à l'idéologie et à la désastreuse politique étrangère menée par les Etats-Unis au Proche-Orient, la France impuissante de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner, que l'on aurait pu croire un peu plus diplomates, pragmatiques et réalistes, vient de s'apercevoir qu'elle n'a plus aucune influence dans son ex-protectorat, ce pays du cèdre pourtant jusqu'alors très proche. Accessoirement, la diplomatie française, que certains n'hésitent plus à qualifier d'amateuriste, vient aussi de perdre un peu plus de sa crédibilité sur la scène internationale.

Posté par Kozett à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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