Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 24 novembre 2007

Belgique - Les dirigeants flamands défendent le maintien d'une Belgique fédérale

LE MONDE | 23.11.07 | 14h22  BRUXELLES CORRESPONDANT

Tentant de profiter de la confusion politique du moment, le Vlaams Belang, parti flamand xénophobe et séparatiste, a voulu obtenir, jeudi 22 novembre, à la Chambre des députés, la prise en considération d'une proposition visant à organiser la scission de la Belgique. Sa résolution était "relative au démembrement de l'Etat belge en vue d'accorder l'indépendance au peuple flamand et au peuple wallon souverains".

Les partis francophones, et notamment le Mouvement réformateur (MR, libéral), ont transformé ce vote en test. Ils entendaient forcer les partis flamands à rejeter le texte de l'extrême droite et à leur fournir ainsi des garanties quant à leur volonté de maintenir le cadre fédéral belge. Objectif atteint : une forte majorité a permis d'écarter la résolution.

"Au moins, un nouvel incident communautaire a été évité", a commenté le libéral Didier Reynders, homme fort des francophones dans les négociations sur la formation d'un gouvernement. "Il ne faut pas considérer cela comme un geste, il ne répare pas nécessairement le mal qui a été commis", a relativisé Yvan Mayeur (PS), faisant allusion à deux décisions flamandes récentes : le vote de la scission de l'arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde et le refus du gouvernement flamand de nommer trois bourgmestres (maires) de communes à majorité francophone situées en territoire flamand.

SCISSION DES ALLOCATIONS FAMILIALES - S'il traduit un relatif apaisement des tensions, le vote de jeudi ne simplifiera pas pour autant la tâche d'Yves Leterme, le leader des chrétiens démocrates flamands, formateur du gouvernement fédéral. Cinq députés de sa formation et un libéral se sont abstenus à la Chambre, officiellement parce qu'ils refusaient qu'un texte soit écarté a priori, avant un débat.

Issus notamment de la Nouvelle Alliance flamande (NVA), cette formation séparatiste avec laquelle M. Leterme a signé un accord électoral, ces élus ont confirmé que le formateur aurait fort à faire pour dompter le courant le plus radical de son parti.

La NVA réclame toujours la scission de pans entiers de la sécurité sociale fédérale, des allocations familiales, de la politique de l'emploi et de la fiscalité. Les francophones s'y opposent et veulent obtenir que les discussions institutionnelles se déroulent au sein d'une commission, à l'écart du futur gouvernement.

A l'issue du débat parlementaire de jeudi, M. Leterme est parvenu à réunir les dirigeants des partis libéraux et chrétiens démocrates pour la première fois depuis deux semaines. La discussion s'est déroulée en présence des présidents de la chambre des députés et du Sénat, qui tentent de mettre au point un schéma acceptable par les deux grandes communautés nationales. On ignore si leurs propositions seront acceptées par la NVA, l'encombrant partenaire de M. Leterme. Les partis francophones se demandent si celui-ci peut - et veut - calmer ses alliés pour dénouer une crise gouvernementale qui approche désormais des 170 jours. 

Posté par Kozett à 00:01 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=295434&pid=6994944

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :