jeudi 22 novembre 2007
Révision de la Constitution - « Le régime qu'on nous prépare est très dangereux »
Contre-Journal 19 Novembre 2007
Les projets de révision constitutionnelle « mettent en cause tous les équilibres du régime », s'alarme l'universitaire Marie-Anne Cohendet dans un entretien au Contre Journal.
«Demain, avec cette réforme, même si les parlementaires renversent le gouvernement, ils ne changeront pas le chef de l’exécutif, puisque le chef de l’excécutif sera quoi qu’il arrive le Président », juge-t-elle. Selon elle, tous les pouvoirs présidentiels risquent d'être « réinterprétés comme des pouvoirs de direction ». Marie-Anne Cohendet est l'auteure de "Sept petits mots de trop", un texte sur les travaux du comité Balladur.
J'ai employé le terme de mascarade qui est assez fort, pourtant c’est bien de cela dont il s’agit; du moins du point de vue du Président de la république. Le Président a invité des personnes réputées sur le plan scientifique, pour les faire participer à une opération dont l’objectif - de la part du président de République j’insiste là dessus - est de cacher le but essentiel de sa réforme qui est de renforcer ses pouvoirs. Ce qui m’a mise en colère, c’est la manière dont ont été présentés ces travaux. On a voulu nous faire croire que le but du comité et le but de la réforme était de réduire les pouvoirs du Président et de renforcer ceux du Parlement. Ce n’est pas acceptable.
Les sept petits mots rajoutés par le comité sont difficiles à expliquer aux Français. Ils rajoutent à l’article 5 de la constitution que le Président définit la politique de la nation. Cela n’a l’air de rien… D’autant plus que cela correspond à la pratique. En réalité, c’est énorme, colossal, parce que cela met en cause tous les équilibres du régime. Il y a une logique profonde dans tous les régimes démocratiques. Le droit constitutionnel s’est bricolé au fil des siècles et l’on s’est rendu compte des mécanismes qui permettaient de garantir la démocratie ou de ne pas la garantir. Parmi les systèmes qui garantissent la démocratie, on a le régime parlementaire. Ceux qui gouvernent sont responsables. Qu’est-ce que cela veut dire être responsable politiquement? Cela veut dire pouvoir à tout instant être renversé, perdre le pouvoir, parce qu’on a mal gouverné. Si en régime parlementaire, sous la 5ème République, c’est le gouvernement et non pas le Président de la République qui a le pouvoir de diriger, c’est parce qu’à tout instant le gouvernement peut être renversé.
Donc si l’on transfère ce pouvoir de direction des mains du gouvernement vers le Président, on donne le pouvoir de direction à un organe qui, lui, est incontrôlable pendant cinq ans. Si le Président se met à faire n’importe quoi… S’il devient complètement fou, on a la procédure de destitution qui est marginale, difficile à mettre en œuvre... Mais si le Président mène une politique dont le peuple ne veut plus, dont les parlementaires ne veulent plus, on ne peut rien contre lui et en toute hypothèse c’est lui qui dirige, c’est cela qui est grave.»
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JPP a encore marqué les esprits sur TF1

Europe "Un mouvement continu de privatisation de la fonction publique en Europe"
LEMONDE| 21.11.07
La France n'est pas le seul pays à s'atteler à une réforme de la fonction publique, provoquant des craintes chez les fonctionnaires. Marie-Laure Onnée-Abbruciati, responsable de l'observatoire Europe à la Mutualité fonction publique (MFP) et auteure de plusieurs ouvrages sur la fonction publique, notamment Le fonctionnaire est-il un salarié comme les autres ? (éditions Bruylant), détaille les précédents européens.
"Il y a un mouvement continu de privatisation de la fonction publique en Europe initié dans les années 1980 par Margaret Thatcher au Royaume-Uni. Depuis lors, on a tenté dans plusieurs pays d'appliquer au secteur public les règles de gestion du secteur privé", explique-t-elle. La Finlande et la Suède dans les années 1990, avec un renforcement du rôle des conventions collectives, et le Portugal quelques années plus tard, ont ainsi accompli des réformes.
La plus spectaculaire a sans aucun doute eu lieu en Italie, où le ministre Franco Bassanini a rénové radicalement la fonction publique transalpine. Entre 1996 et 1999, l'Italie a su transformer, avec l'appui des centrales syndicales italiennes, le statut des fonctionnaires en un statut de droit privé. "La réforme de l'Etat, initiée par Nicolas Sarkozy et André Santini, s'inscrit en Europe dans cette tendance à la privatisation et à la contractualisation de la fonction publique."
UN "SYNDICALISME DE CONFLIT" EN France - La réforme n'a pas donné lieu dans ces pays à de grands mouvements sociaux, même en Italie où le changement a été brutal. Une différence notable par rapport au cas français. "En France, nous avons un 'syndicalisme de conflit' alors que, par exemple dans les pays nordiques, les réformes sont complètement négociées par les partenaires sociaux et même portées par eux depuis le début."
Les acteurs des négociations ne sont pas non plus les mêmes. Dans de nombreux cas, "l'Etat employeur délègue sa compétence à une agence chargée de négocier et se dégage ainsi de tout conflit d'intérêt. Cela se passe en Suède avec l'agence FAGE ou en Italie avec l'ARAN." L'aboutissement des négociations en est facilité.
Tout n'est cependant pas si rose à l'étranger. "Dès qu'on parle privatisation de la fonction publique, 'flexicurité', réduction des effectifs, les craintes se font sentir et pas seulement en France", conclut l'auteure.
Thon rouge : coup de grâce donné dans l’indifférence de la communauté internationale
Communication de Greenpeace - 19 novembre 2007
Antalya, Turquie — Le 18 novembre 2007. L'assemblée annuelle de la Commission internationale de gestion des thonidés de l'Atlantique (ICCAT) vient de se terminer. Les quelques décisions entérinées sur la question cruciale du thon rouge ne répondent absolument pas à l'enjeu. L'effondrement du stock évoqué par les scientifiques et les experts est plus palpable que jamais.
« Avec le plan adopté à Dubrovnik de 2006, on allait droit dans le mur… En 2007, avec les non décisions d'Antalya, on y va toujours, mais le sourire aux lèvres et la main sur le klaxon » s'indigne Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France. « Ce qui s'est joué cette semaine en Turquie est inacceptable et nous oblige une fois de plus à mettre en cause les méthodes de travail des conférences de gestion des pêcheries. Celles-ci doivent être réformées de fond en comble ! »
Le plan de 2006, qui a pourtant montré toutes ses limites et carences cette année (surpêche record des pays européens, pratiques illégales persistantes, pêche pirate) est reconduit à l'identique.
Le total autorisé de captures (TAC) pour 2008 sera équivalent à celui de cette année (29 500 tonnes) alors qu'il devait baisser de 10%... Délégation américaine et organisations écologistes demandaient pour leur part un moratoire.
Le Japon a obtenu l'autorisation d'organiser en mars prochain une réunion parallèle réunissant tous les acteurs commerciaux du thon rouge. Ce type de démarche émanant d'un tel acteur aura pour seule conséquence de privatiser un peu plus encore une ressource emblématique des peuples méditerranéens. La bénédiction donnée par l'ICCAT au « Tuna business » mené par les autorités japonaises pour se substituer à l'autorité de gestion et de régulation est très préoccupante
.
L'Europe restituera sa surpêche de cette année à raison de 1 400 tonnes par an à partir de 2009... La question de savoir quelle sera la base de calcul retenue (intégration des excès espagnols et italiens notamment) reste entière. Quant à la supposé « sous-pêche » déclarée par les pays du Maghreb pour les années 2005 et 2006, elle leur sera restituée à hauteur de 50%.
La communauté internationale semble considérer avec indifférence la disparition du prédateur majeur de la Méditerranée. Cette disparition provoquera pourtant un chaos écosystémique sur l'ensemble du bassin dont personne n'est en mesure d'évaluer l'ampleur.
Le nombre d'installations d'irradiation des aliments s'accroît dans le monde, sans presque règlementation ni contrôles.
21/11/07 - Camille Le Bras - Collectif français contre l'irradiation des aliments
Tandis que le nombre d'installations d'irradiation dans le monde s'accroît et que le volume d'aliments irradiés commercialisés dans les pays de l'Union européenne est inconnu - a fortiori en France - l'inefficacité de la réglementation européenne, et le manque de contrôles - notamment en France, sont très inquiétants. D'autant que nous manquons de données sur les risques pour la santé liés à la consommation d'aliments irradiés.
Cette action vise à interpeller 4 ministres et à demander :
- Des contrôles significatifs par la DGCCRF à l'importation et à la commercialisation, et l'application de sanctions sévères aux industriels en cas de fraude;
- La modification de la liste des aliments autorisés en France, de telle façon que celle-ci se conforme à la liste de l'Union européenne;
- L'attribution de fonds pour une recherche, indépendante et transparente, sur les effets pour la santé de la consommation d'aliments irradiés.
www.irradiation-aliments.org
COMMENT AGIR ?
- Soit sur le site http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=182 , Cette cyber @ction est signable en ligne
- ou par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : irradiation des aliments
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
cyberacteurs@wanadoo.fr
sp-eco@cabinets.finances.gouv.fr
copie à
cab-sjs-sp@sante.gouv.fr
michel.barnier@agriculture.gouv.fr
ministere@ecologie.gouv.fr
petitions1@www.elysee.fr
Cliquer ici :
<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;sp-eco@cabinets.finances.gouv.fr>
ou ici selon votre logiciel de messagerie
<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,sp-eco@cabinets.finances.gouv.fr>
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à la Ministre
de L'Economie et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer
l'impact de cette action.
############
Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :
Monsieur le Président
Madame / Monsieur le Ministre,
L'usage de l'irradiation se développe à travers le monde, avec une véritable explosion du nombre des installations d'irradiation dans les pays à fort développement : Chine, Inde, Mexique.
Une soixantaine de pays dans le monde autorise l'irradiation des aliments et plus de trente pays la pratiquent, dont certains pour une vaste palette de produits : en Afrique du Sud, au Brésil et au Ghana, pratiquement tous les aliments peuvent être irradiés ; en Chine, en Croatie, en Russie, en Turquie, en Ukraine, aux Etats-Unis, une grande variété d'aliments, dont certaines viandes, peut être
irradiée ; à Cuba, en Inde, au Mexique, de nombreuses viandes peuvent être irradiées. Mais nul ne sait quels volumes de produits irradiés entrent dans l'Union européenne et y sont effectivement commercialisés.
On ne peut aujourd'hui affirmer que la sécurité des aliments traités par ionisation est assurée, malgré des avis officiels qui se veulent rassurants. En effet, les risques pour la santé (pertes de vitamines, risques de cancérogenèse et de mutagénèse liés à la production de substances néoformées dans les aliments irradiés) n'ont pas encore été sérieusement étudiés, les rares recherches sur ce sujet n'étant pas prises en compte ou discréditées. Selon la revue médicale indépendante Prescrire, qui fait pourtant état des avis positifs des commissions scientifiques et des organisations internationales, « des inconnues subsistent sur les effets à long terme d'une consommation à grande échelle d'aliments irradiés ».
C'est pourquoi je suis particulièrement inquiet(e) du peu de contrôles réalisés en France au stade de la commercialisation : 0 en 2003, 60 en 2004, 86 en 2005, 105 en 2006, tandis que l'Allemagne
par exemple procède à environ 4000 contrôles chaque année. Bien que ces échantillons ne soient pas représentatifs, il est alertant de constater une hausse constante de produits commercialisés
illégalement (irradiés mais non autorisés ou non étiquetés) dans notre pays, jusqu'à 7% en 2005 et 10% en 2006
Par ailleurs, les contrôles effectués dans l'Union européenne par les Etats membres sont très insuffisants, certains pays - pourtant fort producteurs de fruits et légumes et disposant d'installations
d'irradiation, comme l'Espagne et l'Italie - ne donnent aucune information. Les contrôles par les Etats membres au stade de la commercialisation sont incohérents, disparates, variant d'une année à l'autre et d'un pays à l'autre, et sans règles communes.
Du fait de la porosité des frontières, on ne peut que s'inquiéter de cet état de fait
A ces risques pour la santé s'ajoutent les conséquences socio-économiques et environnementales de la prolifération de cette technologie : pour l'emploi et l'économie locale par la délocalisation des productions ; les risques liés au fonctionnement d'installations et au transport de matières nucléaires, et aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité)
Compte-tenu de l'inefficacité avérée de la réglementation européenne, de l'absence de maîtrise des quantités effectivement commercialisées dans les Etats membres (notamment en France) alors que le nombre d'installations d'irradiation dans le monde s'accroît, du manque de certitudes sur l'innocuité des aliments irradiés et des risques socio-économiques et environnementaux liés à un usage important de cette technologie, je soutiens l'action du Collectif Français contre l'Irradiation des Aliments et vous demande :
- Des contrôles significatifs par la DGCCRF à l'importation et à la commercialisation, et l'application de sanctions sévères aux industriels en cas de fraude
- La modification de la liste des aliments autorisés en France, de telle façon que celle-ci se conforme à la liste de l'Union européenne ;
- L'attribution de fonds pour une recherche, indépendante et
transparente, sur les effets pour la santé de la consommation
d'aliments irradiés.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame, Monsieur le Ministre, l'expression de mes considérations distinguées,
############
- ou par courrier postal
Ministère de l'Economie, des finances et de l'emploi
139 rue de Bercy
75012 PARIS
Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement
durables
20 avenue de Ségur - 75302 Paris 07 SP
Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
8 av Ségur
75007 PARIS
Ministère de l'Agriculture et de la pêche
78, rue Varenne
75007 PARIS
_______________________________
http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre!
L'évêque de Bilbao Ricardo Blazquez crée une surprise à Madrid
Le Bien Public- mercredi 21 novembre 2007
Le président de la Conférence épiscopale espagnole, l'évêque de Bilbao Ricardo Blazquez, a demandé un « pardon » inédit pour « certains actes concrets » de l'Eglise espagnole pendant la guerre civile (1936-39). Cette déclaration marque une inflexion de la position officielle de l'Eglise espagnole, qui avait appuyé en 1937 « la croisade chrétienne » des troupes franquistes contre le gouvernement républicain espagnol de l'époque.
Cette déclaration vient renforcer la contestation à propos de la cérémonie de béatification qui s’est déroulée le 28 octobre à Rome, de 498 victimes de la guerre civile espagnole.
« Il est curieux de constater que les prêtres qui moururent de la main des phalangistes et des groupes franquistes ne soient pas dans la liste des béatifiés. Comme ces curés basques qui se positionnèrent contre Franco. » Eva Lacoste – Golias.fr
L’archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix accuse l'Eglise de faire une fixation sur l'homosexualité
AFRIQUE DU SUD - 18 novembre 2007 – APANEWS
L'ancien archevêque anglican du Cap, en Afrique du Sud, Mgr Desmond Tutu n'a pas mâché ses mots contre l'église anglicane qu'il accuse d'être "obsédée" par le thème de l'homosexualité, lors d'une émission à diffuser mardi sur les ondes de la BBC.
Lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1984, Tutu qui est aujourd'hui âgé de 76 ans, s'est dit indigné de l'attitude de son église vis-à-vis des homosexuels. Il a également critiqué l'Archevêque de Canterbury, Rowan Williams, chef de l'église anglicane universelle, lui reprochant de n'avoir pas montré l'image du 'Dieu accueillant' "Notre monde est confronté à plusieurs problèmes : la pauvreté, la pandémie du Vih/Sida et les conflits.
"Dieu doit être attristé de voir les atrocités que nous commettons entre nous. Devant cette situation, notre église, notamment l'église anglicane, semble plus que jamais obsédée par la question de la sexualité humaine", s'est désolé Tutu.
Pour l'ancien archevêque du Cap, l'église anglicane avait semblé "particulièrement homophobe" sur la question de savoir si le prêtre Gene Robinson qui a publiquement reconnu son homosexualité, devait être ordonné évêque du New Hampshire en Angleterre. Tutu a, à ce propos, fait part de sa "tristesse et de sa honte", face à l'attitude de l'église. Tutu, s'est dit attristé que l'église "ne puisse pas accueillir ou inviter des personnes, à cause de leur penchant sexuel. Si Dieu était homophobe comme ils le disent, je n'adorerais de Dieu".
Le Prix Nobel de la Paix 1984, s'en est également pris aux religieux conservateurs, qui, dit-il, pensent que l'homosexualité est une question de choix. "C'est de la perversion que de me dire qu'une personne choisit d'être homosexuelle. C'est de la folie de choisir une vie, qui vous expose à toute la haine que les gens éprouvent pour les homosexuels. C'est comme si vous choisissiez d'être Noir dans une société gagnée par le racisme".
Pancho : Méfiance

Plantu : Arrêt forcé

