jeudi 22 novembre 2007
Le lait devient vachement cher !

La Commission des sondages met en garde contre les sondages publiés par des partis
NOUVELOBS.COM | 21.11.2007 |
Elle constate l'existence "de multiples publications de sondages" "dont certains résultats sont communiqués aux journaux par des candidats" et dont "les données publiées ne correspondent pas aux résultats".
La Commission des sondages a mis en cause, mercredi 21 novembre, la sincérité de sondages électoraux commandés par des partis politiques, et dont les chiffres publiés dans la presse "ne correspondent pas aux résultats".
La Commission constate l'existence "de multiples publications de sondages qui ne sont pas commandés par des organes de presse mais dont certains résultats sont communiqués aux journaux par des candidats ou des formations politiques".
"Ces publications font systématiquement l'objet d'une instruction de la part de la commission qui constate, dans certains cas, que les données publiées ne correspondent pas aux résultats du sondage, voire ne reposent sur aucun sondage", indique la commission.
Le journal doit vérifier
Elle rappelle dans ses "recommandations", que "si un journal peut publier des résultats de sondages dont il n'est pas le commanditaire, il doit s'assurer au préalable de la réalité du sondage".
"Il en résulte notamment que la publication ou la diffusion de tels sondages doit être accompagnée des mentions suivantes : le nom de l'organisme qui l'a réalisé et celui de l'acheteur, le nombre de personnes interrogées, les dates des interrogations et enfin la faculté pour le public de consulter la notice des sondages publiés auprès du secrétariat de la commission", insiste la commission.
Elle précise enfin que "ces dispositions s'appliquent aussi aux sondages rendus publics dans un article de presse, au cours d'un entretien ou d'un débat, quel que soit le mode de diffusion".
Confirmation s’il le fallait : des sondages trafiqués sont financés par les partis politiques afin d’influencer la presse et l’électorat … on s’en doutait depuis des lustres !
Jack Lang serait prêt à lâcher le PS pour obtenir un portefeuille ministériel
MARDI 20 NOVEMBRE- Nouvel Obs
Remaniement. Bruits de couloirs et rumeurs au palais de justice de Paris : Jack Lang ferait des pieds et des mains pour obtenir le poste de garde des Sceaux lors d'un prochain remaniement ministériel qui interviendrait au début de l'année 2008.
L'actuelle titulaire, Rachida Dati, récupèrerait le poste de ministre de l'Intérieur en lieu et place de Michèle Alliot-Marie, dont l'implication possible dans l'affaire Clearstream ne passe décidément pas aux yeux du président.
Jack Lang, député socialiste du Pas-de-Calais, ancien ministre de François Mitterrand et de Lionel Jospin avait déja accepté un mission au sein de la commission Balladur ou il était un des plus ardents défenseurs du renforcement des pouvoirs présidentiels.
Il avait assuré il y a peu sur France-Inter (mercredi 10 octobre) : '"il n'est pas question que j’entre au gouvernement et il n'en a jamais été question", il y a une ouverture avec certaines personnalités, je n'en suis pas". Il avait alors ajouté qu'il n'entrerait au gouvernement de François Fillon "ni demain après-midi, ni la semaine prochaine".
Il s'était dit alors "redevable de (ses) actes". "Les actes qui ont toujours été les miens ont été des actes attachés à la gauche et au progrès", a-t-il déclaré. Lang, le plus « mitterrandôlatre », le plus obséquieux, le plus « gauche caviar », le plus « donneur de leçon » et sans doute pas le plus honnête des socialistes.
Les Français sont favorables au vote des étrangers
NOUVELOBS.COM | 21.11.2007 |
Selon un sondage Obea-Infraforces, plus des trois-quarts des Français sont favorables au vote des étrangers aux élections municipales, contre 17,9% qui s'opposent.
lus des trois-quarts des Français sont favorables au droit de vote des étrangers aux élections municipales, selon un sondage Obea-Infraforces publié mercredi 21 novembre par Le Parisien.
Ils sont en effet 30% à répondre "oui, en fonction du nombre d'années de résidence en France, 28,5 "oui, en fonction du nombre d'années de résidences ans la commune", 3,9% "oui en fonction du pays d'origine" et 14% à répondre "oui" sans poser de condition.
Seules 17,9% des personnes interrogées s'opposent au vote des étrangers.
Les réactions après la mise en examen de Jacques Chirac
AP | 21.11.2007 | 16:08
Les réactions à la mise en examen mercredi de Jacques Chirac pour "détournement de fonds publics" dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris :
Pour le député socialiste Arnaud Montebourg, c'est "une sorte de victoire posthume". "La justice aurait dû passer lorsque Jacques Chirac exerçait les responsabilités les plus élevées", a regretté M. Montebourg, auteur sous le gouvernement Jospin d'une proposition de résolution visant à renvoyer le président devant la Haute cour pour les affaires de la mairie de Paris. "Aujourd'hui, c'est bien tard que de s'en prendre à un homme âgé (...) Dix ans après, cela n'a pas grand sens".
L'ancien juge Eric Halphen a jugé que "s'il faut se féliciter que la justice fasse son travail, il faut regretter qu'en France, il y ait une espèce de tabou qui fait qu'on ne puisse s'occuper des hommes politiques que quand ils ne sont plus au pouvoir". "C'est bien mais c'est malheureusement un peu tard et il ne faudrait pas pour autant penser que la justice est la même pour tout le monde", a-t-il commenté sur France Inter.
Le député-maire Vert de Bègles (Gironde) Noël Mamère a estimé sur RTL que le fait "que l'ex-président de la République soit mis en examen pour ce qui s'est passé à la mairie de Paris, cela me semble tomber sous le sens, ou alors cela voudrait dire qu'il n'y a plus de justice dans ce pays". "Cela apparaît comme un événement considérable comme si un président ou ancien président était intouchable" mais "il faut que la justice, de temps à autres, montre qu'elle s'adresse à tous les citoyens français, y compris ceux qui sont au plus haut sommet de l'Etat".
L'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud a jugé que "c'est un peu tardif de remettre ça". "Je trouve que la prescription, c'est enlever la paix de Damoclès sur la tête des individus, c'est la loi du pardon", a dit sur France Info ce proche de M. Chirac. "J'estime que les Français ont d'autres soucis que de revenir 20 ans, 30 ans en arrière et pourquoi pas 50 ans, en ce qui concerne l'imprescriptibilité (...) J'estime qu'il faut tirer un trait sur tout cela", a-t-il ajouté.
L'ancien ministre délégué aux Relations avec le Parlement de Jacques Chirac, Henri Cuq a souligné que l'ex-président "savait qu'il aurait" à s'expliquer et "il le fait en responsabilité avec la dignité et le sens de l'honneur qui l'ont caractérisé tout au long de sa carrière politique". Il a autorisé le recrutement de ces chargés de mission "parce qu'ils étaient légitimes et nécessaires au bon fonctionnement et à l'impulsion qu'il souhaitait donner à l'administration de la ville de Paris".
L'avocat Pierre-François Divier, à l'origine de cette procédure, a expliqué sur RTL que cette mise en examen représentait "probablement une victoire du bon fonctionnement finalement du système judiciaire" mais aussi "une nouvelle totalement inhabituelle" car "c'est quand même la première fois qu'un ancien président de la République en France est mis en examen." L'ancien chef de l'Etat est mis en cause, selon Me Divier, parce que "toute une série de personnes qui n'ont jamais mis les pieds à la Ville de Paris (...) étaient payées par la Ville de Paris".
A noter que la mise en examen de l'ancien président ne l'interdit pas juridiquement de continuer à siéger parmi les "sages" du Conseil Constitutionnel. Abracadabrantesque !
Le Medef souhaite supprimer la durée légale du travail
NOUVELOBS.COM | 21.11.2007 |
Laurence Parisot, la présidente du syndicat patronal, préconise de supprimer la durée légale du travail, afin de favoriser le pouvoir d'achat et mettre fin à un dispositif d'heures supplémentaires "rébarbatif".
La présidente du Medef (patronat) Laurence Parisot a déclaré mercredi 21 novembre que le problème de pouvoir d'achat était "totalement objectif" et suggéré comme réponse de supprimer la durée légale du travail, fixée à 35 heures par semaine.
"C'est vrai qu'il y a un problème de pouvoir d'achat (...), c'est un ressenti totalement objectif", a-t-elle jugé, devant l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).
Pour Laurence Parisot, "le pouvoir d'achat est une résultante d'une croissance au niveau minimum". "Donc, la vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", a-t-elle affirmé.
Aller plus loin. "Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler: comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c'est prioritaire, et deuxième chose, n'est-il pas temps d'aller plus loin sur la question de la durée du travail", a-t-elle ajouté.
"Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail", a-t-elle déclaré. "Tout le monde voyait bien que le mécanisme des heures supplémentaires n'est pas suffisant".
Dispositifs "rébarbatifs". Les dispositifs permettant déjà aux entreprises de travailler au-delà de 35 heures par semaine sont "rébarbatifs" et l'utilisation du contingent d'heures supplémentaires autorisé (220 heures/an) est "très lourd, car il supposait des négociations de branche", a-t-elle ajouté.
"Ma préconisation, c'est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise", a-t-elle dit.
Au gré des besoins. "Je sais autour de quoi certains ministres réfléchissent depuis quelques temps et la question de la durée du travail est un axe de réflexion", a-t-elle dit.
Depuis le passage aux 35 heures, les entreprises peuvent faire évoluer le nombre d'heures travaillées au gré de leurs besoins, dans le cadre d'un accord d'annualisation du temps de travail, conclu au niveau de l'entreprise. Ce qui explique que certains salariés se plaignent de ne plus faire d'heures supplémentaires, en général mieux payées.
"Pas de l'esclavagisme. "Supprimer la durée du travail, ce n'est certainement pas tomber dans je ne sais quelle forme d'esclavagisme", a affirmé Laurence Parisot.
Selon elle, "dans certains domaines, il suffirait parfois de peu de choses, simplement de passer de 35 heures à 36 heures".
"Quand je dis qu'il faut supprimer la durée légale, c'est une nuance importante par rapport à une autre solution: revenir aux 39 heures, je ne dis pas ça", a-t-elle affirmé.
"La durée optimale chez Ifop, France 2, Renault ou Bouygues, n'est peut-être pas la même, et il y a des périodes de l'année (...), des conjonctures où il faut donner le coup de collier, et après on va retrouver des gains de productivité et revenir à 36 ou 35 heures. C'est cette souplesse là qui nous manque", a-t-elle plaidé.
Laurence Parisot a indiqué ne pas savoir ce que le président Nicolas Sarkozy pourrait annoncer de manière imminente pour le pouvoir d'achat.
On y vient tout droit ….
Les infos télévisées mènent lenquête sur des sabotages

Sarkozy se serait envolé pour la Chine

Le régime des retraite des députés et sénateurs : très spécial et toujours intouchable !
Le Canard Enchaîné – Mercredi 21 Novembre
La réforme du régime de retraite des députés votée le 31 Octobre a accouché d’une souris .
Unanimes, les trois questeurs de l’assemblée (deux UMP et Un PS), avaient promis le 5 octobre que l’Assemblée nationale allait se mettre à l’unisson de la réforme des régimes spéciaux. Ils estimaient « normal que les députés s’appliquent à eux-mêmes des efforts identiques à ceux du reste de la population car les élus du peuple se doivent d’être exemplaires ! »
En fait, l’Assemblée s’est contentée de deux réformettes. Et d’une, les ex-députés devront attendre l’âge de 60 ans pour toucher leur retraite ( c’était 55 ans auparavant avec une décote pouvant atteindre 30%). Et de deux, ils ne pourront plus continuer de cotiser à la caisse de retraite de leur ancienne profession pendant la durée de leur mandat. Mais les députés ont décidé que cette mesure s’appliquerait en… 2012, à la fin de leur propre législature. Pas fous !
Le reste est inchangé. Les députés pourront ainsi toucher une pension complète (environ 6 000 euros) après vingt deux années et demie de mandat (pour les rares veinards qui sont élus cinq fois – il y en a). Prodige d’arithmétique, ces vingt deux année et demie en valent quarante. Explication : à l’Assemblée, les quinze premières années de cotisation comptent double et les cinq suivantes valent chacune une année et demie. L’effort financier est plutôt « light ». Les cotisations retraite sont fixées à 15% des indemnités perçues par les parlementaires les années « doubles » (les quinze premières) et 7,5% pour les années « simples » (les suivantes). Dernière gâterie : il suffit de cinq ans de mandat pour toucher une retraite partielle de 1 500 euros par mois (3 000 euros pour dix ans de mandat). Les autres salariés doivent cotiser, eux, pendant au moins quinze ans pour avoir droit à une retraite, même incomplète. Mais le métier de député manque, il est vrai de sécurité…
Député kamikaze
Quelques élus novices et inconscients avaient proposé d’aligner la retraite des députés sur le régime général. Ainsi, Benoît Apparu (UMP-Marne) avait prévu de lancer un appel dans la presse avec dix autres jeunes députés de la majorité. Mais à la mi-octobre, cet écervelé à reçu un coup de téléphone d’un responsable de l’UMP (dont il refuse de ire le nom !) qui lui a annoncé tout net : « Ta carrière est terminée. » Joint par le Canard, l’intéressé précise d’un ton embarrassé : « il m’a allumé la gueule, c’était assez vif. » Une autre explication, le 16 octobre, avec les élus de son groupe a achevé de calmer le jeunot.
Depuis, tout baigne. Apparu se déclare très satisfait des deux petites réformes adoptées par ses collègues : « c’est un compromis comme il y en aura sur tous les régimes spéciaux. » On souhaite aux cheminots d’aboutir à un compromis de ce genre…
Les sénateurs qui bénéficient du même régime ont pourtant fait encore mieux : ils ont refusé de procéder au moindre changement, fût-il minime.
Pas question non plus de toucher au super-régime spécial du Président de la République, qui reste pour le moins déficitaire, avec un actif pour deux retraités. Après un seul mandat de cinq ans, le titulaire touche ainsi une retraite complète de 5 250 euros par mois. Pourvu que Sarko, ne se sente pas obligé, « au nom de l’équité », de faire huit mandats pour atteindre les quarante ans d’activité exigés des autres salariés…
Trois députés UMP partent en croisade contre toute idée de proportionnelle
Libération 21/11/07
Elle ne passera pas ! Hier, trois députés UMP ont juré de se mettre en travers des tenants de l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives.
Alain Gest, Bernard Debré et Louis Giscard d’Estaing ont annoncé la création d’un comité « pour le lien direct avec les électeurs », expliquant que la proportionnelle est « une idée apparemment généreuse mais en fait dangereuse ». D’autant, selon Bernard Debré qu’elle entraîne la coexistence de « deux types de députés », une chose « incongrue ». « Un élu au scrutin proportionnel n’a pas de territoire, le citoyen ne sait pas qui il est », a, lui, argumenté Louis Giscard d’Estaing.
La proportionnelle a toujours fait grincer des dents au sein de l’UMP et les trois élus affirment avoir le soutien d’une centaine de députés. Dans sa « lettre d’orientation » à François Fillon, élaborée après la remise des propositions de la commission Balladur sur la réforme institutionnelle, Sarkozy a exprimé sa préférence pour un renforcement de la proportionnelle au Sénat : « Je vous demande néanmoins de soumettre au débat les deux options, renforcer la proportionnelle au Sénat ou créer une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale ».

