Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 21 novembre 2007

L'Arche de Zoé n'a rien inventé

L.ES responsables de l'Arche ide Zoé, qui voulaient transférer en France. de prétendus orphelins du Darfour, ne sont pas des précurseurs. En 1994, le ministre de la Coopéràtion et d'autres auutorités françaises avaient déjà fait venir à Paris plusieurs dizaines d'enfants originaires du Rwanda. Certains furent placés dans des familles et adoptés sans l'accord des autorités de leur pays d'origine.

Une partie de ces gamins avaient pourtant toujours leurs parents rwandais. Mais quand pères et mères ont osé demander à la France le retour de leurs enfants, ils se sont heurtés à un mur. En témoigne une réunIon qui s'est tenue, en 1998, au cabinet du ministre socialiste de la Coopération Charles Josselin. Un participant se souvient: « Il s'agissait de régler ce dossier qui traînait depuis. quatre ans, les familles africaines réclamaient leurs gamins . et des magistrats étaient présents pour nous expliquer la situation. » Mais pas question de rendre les gosses: «Le gouvernement a décidé qu'il était trop tard, nous avons dit aux familles que leurs petits étaient devenus français et qu'on ne pouvait plus les renvoyer. Mais on leur a donné de l'argent pour les calmer... »

En 1994, à l'époque des massacres entre Hutus et Tutsis, des associations humanitaires et plusieurs gouvernements occidentaux (France, Italie, Espagne...) avaient transféré en Europe de nombreux enfants.

La démarche partait d'un bon sentiment: il s'agissait de soigner correctement ces très jeunes blessés ou traumatisés.

Mais personne ne s'est alors demandé s'il s'agissait réellement d'orphelins, et les procédures d'adoption ont été parfois bâclées.

«La guerre du Rwanda a engendré une sorte de filière d'adoption à grande échelle, se souvient un haut fonctionnaire. Les associations humanitaires, les ministres ramenaient des mômes dans leurs avions, quelques membres de cabinets ministériels en ont même adopté en croyant bien faire. »

Plus réœmment, le tsunami a .été suivi, sur les plages du Sud-Est asiatique, d'un déferlement de chrétiens fondamentalistes soucieux d'adopter des enfants, orphelins ou non, pour pouvoir mieux les convertir. Ces tentatives ont suscité la colère des musulmans et des bouddhistes, et elles ont amené les gouvernements de plusieurs pays à décréter de toute urgence des moratoires sur les adoptions. Mais ces fâcheux précédents n'ont pas suffi pour désarmer les zozos de l'Arche de Zoé...

HervéLiHran.


© « Le Canard enchaîné» - mercredi 21 novembre 2007

Posté par OhM_ à 21:35 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les particuliers épongent les subprimes

LES grandes banques françaises ont enregistré au troisième trimestre une nette baisse de leurs bénéfices (à l'exception de la BNP). En cause, la crise des « subprimes " - ces crédits immobiliers américains à haut risque -, qui a coûté 428 millions au Crédit agricole, 404 millions à la Société générale et 301 millions à la BNP.

Heureusement, les braves clients particuliers, avec leur cohorte d'opérations de plus en plus facturées, sont là pour rattraper ces folies spéculatives outre-Atlantique. Le bénéfice de la " banque de détail " a augmenté de 6,2 %, pour atteindre 393 millions à la BNP, et de 5,9 % à la Société générale (570 millions). Le Crédit agricole, lui, se félicite de son « dynamisme commercial » vis à-vis des particuliers, sans plus de précision.

Un détàil révélateur en passant : le « Journal officiel" vient de publier le décret d'application d'un amendement voté en février dernier - il Y a sept mois - et limitant les frais que peuvent percevoir les banques pour le traitement des chèques non provisionnés. La pénalité est limitée à 30 et 50 euros pour les chèques en bois, contre souvent plus de 100 aujourd'hui. Sept mois; c'était encore un peu précipité ; les banquiers viennent d'en obtenir un nouveau, de six mois, pour appliquer ledit décret.

Le temps de mettre à niveau leurs systèmes informatiques.

Sans rire.



© « Le Canard enchaîné» - mercredi 21 novembre 2007

Posté par OhM_ à 21:31 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Pen: "La gégène ? Je n'ai Jamais ete au courant"

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ÇA le gêne, Le Pen, que certains persistent à le traiter d'ancien adepte de la gégène. L'homme qui vient d'être reconduit dimanche avec enthousiasme à la tête du Front national bramait pourtant en 1957 à Alger sur tous les tons l'ardeur de ses activités comme officier de renseignement à la 10° division aéroportée du général Massu. Ladite division était alors chargée par le gouvernement Guy Mollet d'administrer Alger. Avec les pleins pouvoirs« à n'importe quel prix ».Il en résulta 3 000 à 4 000 disparitions: « les crevés de Bigeard ».

Plus les survivants peu acquis à la France. Et, pour finir, Massu avouant, à 93 ans, avant d'entrer au paradis des culottes de peau: «Euh, non, ça n'était pas nécessaire. »

Le film de José Bourgarel (jeudi 22 novembre à 23 heures sur France 2) nous livre les témoignages des quelques rescapés retrouvés vivants en Algérie. Puis il soumet leurs propos, à Paris, à Le Pen, qui nie avec acharnement. C'est qu'une loi d'amnistie a été votée aussi- tôt après les accords d'Evian en 1962. Elle blanchit tous les actes de violence, même abusifs. Sinon diffamation. Et vous perdez le procès.

Mustapha Marouane, 20 ans en 1957, était messager pour le FLN. « Ils ont branché les fils sur moi et sur le sommier. C'est lui (Le Pen) qui actionnait le commutateur. Quandje parlais, il prenait des notes. »

Le Pen en 2007 : « Mais c'est invraisemblable! Moi, je n'ai jamais été au courant d'interrogatoires au domicile des gens recherchés. Jamais! » Puis il se lance dans un distinguo subtil entre torture et torture,..insistant sur les siennes, « qui n'ont pas de conséquence physiologique ni ne provoquent de traumatismes particuliers. Sur le moment, ça fait mal. Mais après, c'est fini. Voilà. En revanche, leurs bombes ne faisaient pas dans le détail... » Bourgarel lui demande s'il aurait torturé même sans en recevoir l'ordre. Réponse: «Je n'aime pas votre mot torture. Mais si j'avais dû forcer par la violence des terroristes à dire où étaient leurs bombes,je crois que je l'aurais fait. Oui. Sans scrupule... »

1952 : accords d'Evian.
L'historien Pierre Vidal-Naquet sort de nouveaux témoignages de sa participation personnelle aux séances sportives de la villa des Roses. Procès contre Vidal-Naquet, qui perd.

Les années passent. En 1972, Le Pen fonde le FN. En 83, premier succès aux municipales. En 84, premier passage à " L'heure de vérité ».

Elu député européen, hué à son entrée en séance mais de plus en plus respectable. Procès au " Canard », qui salue cette arrivée d'un « tortionnaire ». Et qui enquête à Alger, suivi par " Libération ». Les deux journaux perdent.

Demarquet, son ancien copain, explose à son tour: «Le Pen a fait partie lui-même des équipes qui torturaient personnellement. Personnellement! » Autre procès gagné par Le Pen. Plus personne n'ose plus lui parler de torture.

Le vent commence à tourner en 1992. Pour la première fois, le tribunal de Paris relaxe " Le Canard », qui a récidivé et torturé à nouveau le respectable député européen:  son enquête est jugée sérieuse. Décision confirmée en appelle 28 octobre 1993, ce qu'oublie de dire le film, mais ce n'est pas bien grave.

Suit un autre procès gagné par Vidal-Naquet, puis un autre par Rocard, et encore un par " Le Monde », qui a publié de nouveaux témoignages. A présent, le glorieux para fait moins peur. Il était temps.

B. Th.
© « Le Canard enchaîné» - mercredi 21 novembre 2007

Posté par OhM_ à 21:28 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Habillé pour l'hiver

3c

Une réunion avec l'UMP à l'Elysée laissera un souvenir impérissable en raison d'une prise de bec entre Sarko et Devedjian que « Le Parisien » (17 /Il) a évoquée.

Le secrétaire général de l'UMP a pris une mémorable avoinée à cause d'une déclaration au« Grand Jury RTL-LCI »reprise en titre par« Le Figaro » : « Devedjian ressent une certaine déception de l'opinion ».

« Evidemment, on a du mal à être compris dans l'opinion quand l'UMP dit qu'il ya déception! », a attaqué Sarko sur un ton délibérément odieux. Devedjian ne s'est pas démonté et a tenté d'affronter le courroux présidentiel. « La phrase est sortie de son contexte et montée en épingle pour le titre. »

Réponse cinglante de Sarko : « Il ne fallait pas la dire. Il n 'y aurait pas eu ce titre.» Et Devedjian d'insister : « "La France en faillite ", ça afait un titre, et on ne s'est pas énervé contre l'auteur de cette déclaration. » Fillon, qui assistait à l'algarade, n'a pas pipé mot, tandis que Devedjian insistait: « Ça ne t'est jamais arrivé de voir une phrase sortie de son contexte? Il y a plusieurs exemples... » Mais Sarko, de plus en plus énervé, a coupé court.. « Il Y a peut-être plusieurs exemples, mais, tu sembles l'oublier, il n'y a qu'un seul président de la République, et c'est moi. »

Tous aux abris!

© « Le Canard enchaîné» - mercredi 21 novembre 2007

Posté par OhM_ à 21:21 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un juge Capa compris

ILS sont un peu lourds à la détente, ces magistrats qui ont perquisitionné, le 9 novembre, les bureaux de l'agence de presse Capa. Chargés de l'enquête française sur le triste naufrage de l'Arche de Zoé, ils voulaient mettre la main sur les« rushes », c'est-à-dire l'ensemble des images tournées sur le sujet, y compris celles qui n'ont pas été diffusées.

Pourtant, cela fait un moment que des journalistes et des juristes leur expliquent calmement qu'une telle démarche est contraire à la convention européenne des droits de l'homme, règle de droit supérieure à la loi française. Faut-il répéter, pour les mauvais élèves? Une entreprise de presse n'est pas un sanctuaire inviolable où pourraient prospérer tous les trafics. La Cour européenne ne protège que ce qui relève du secret des sources, c'est-à-dire les informations, documents, identités, notes, images recueillis par les journalistes dans l'exercice de leur profession, et qu'ils ont le droit de garder pour eux. Sinon, il n'y a pas de journalisme possible. Imaginons qu'un témoin tchadien ait parlé en toute confiance à un journaliste de Capa, à condition que son visage soit « flouté ». Et que son témoignage se retrouve dans le dossier d'instruction. Au risque, peut-être, de mettre sa vie en dânger. Cela s'appelle une trahison. Et la prochaine fois les témoins n'auront pas tort de demander au reporter de passer son chemin...

Lors de la visite du juge chargé de l'affaire Clearstream, « Le Canard » avait refusé l'accès de ses bureaux, et le magistrat avait renoncé à casser la porte. Les journalistes de Capa ont opposé, eux, une résistance par la ruse. Les rushes étaient bien cachés les juges sont repartis bredouilles. Cette farce risque de se reproduire tant que les juges n'entendront pas raison. Ou tant que la loi française, pour laquelle ils semblent avoir un peu plus de considération, n'aura pas changé. Le gouvernement précédent s'était engagé à inscrire le secret des sources dans le Code pénal. Mais, pour l'instant, c'est le droit à ne pas tenir ses promesses qui tient la corde.


© « Le Canard enchaîné» - mercredi 21 novembre 2007

Posté par OhM_ à 21:18 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Allah les Bleus!

LE Stade de France était plein, il faisait froid mais beau, les équipes n'ont pas mal joué, le score final, deux partout,  de quoi satisfaire tout le monde. Le match amical France-Maroc du 16 novembre aurait pu réchauffer le cœur de tous les footeux.
Il aura, au contraire, laissé traîner un déplaisant fumet et donné à quelques observateurs des fourmis dans les pieds. Signe d'une furieuse envie de distribuer des coups de pied, non pas dans le ballon, mais plutôt dans les arrière-trains.
Peu importe que le stade ait été tout entier aux couleurs rouge et vert du drapeau marocain.
L'équipe de France avait simplement l'impression de jouer à Casablanca. Elle en a vu d'autres. Pas de quoi faire une histoire parce que « La Marseillaise », chantée par une chorale de gamins, a été copieusement sifflée. Cela prouve seulement la grande capacité dissuasive de la nouvelle loi qui punit de 6 mois de prison de telles manifestations. Il est permis de se désoler du chauvinisme furieux d'un public de Marocains venus de toute la France pour encourager son équipe préférée et siffler l' adversaire. Mais ce spectacle est, jusque-là, d'une affligeante banalité.

En revanche, on change de registre lorsque les joueurs de l'équipe de France sont sélectivement hués selon leur origine et même selon leur préférence religieuse supposée.
Les vociférations se faisaient particulièrement vigoureuses lorsqu'un joueur comme Thuram touchait le ballon. Mais ont échappé au contraire à la bronca les présumés musulmans comme Benzema, Ben Harfa ou Nasri. Tout comme Ribery ou Anelka, paraît-il convertis à l'islam...
Les gazettes ont été d'une discrétion de violette sur ces débordements. Comme si ce, racisme-là était plus délicat à dénoncer - et à sanctionner - que les cris de singe entendus dans certaines tribunes pour saluer les joueurs africains.
Le nouveau secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, qui a assisté au match, n'a rien remarqué. Questionné par « L 'Equipe >> à propos des sifflets pendant « La Marseillaise », il a répondu qu'il était arrivé en retard: «Je n'étais pas là. »
Le reste du spectacle a dft lui plaire. De toute façon, il comprend encore moins le football que le rugby.
L.-M. H.


© « Le Canard enchaîné» - mercredi 21 novembre 2007

Posté par OhM_ à 21:15 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sabotage sur les lignes TGV : SNCF et syndicats dénoncent des actes "commis par des lâches".

NOUVELOBS.COM | 21.11.2007 | 11:17

LA SNCF a fait état de "plusieurs exactions,au même moment" cette nuit, sur les réseaux Est, Atlantique, Nord et Sud-Est. La CGT dénonce des actes "commis par des lâches".


Les négociations tripartites ont commencé vers 9h15 à la RATP. Elles ouvriront à 15h00 pour la SNCF.

a SNCF a indiqué mercredi 21 novembre qu'elle s'attendait à une heure de retard sur le réseau TGV dans l'après-midi, après des "actes de malveillance" sur les lignes à grande vitesse dans la nuit.
La SNCF remboursera les voyageurs dont les trains avaient plus de trois heures de retard.

Incendies  Alors que la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite entame sa deuxième semaine à la SNCF et que le trafic reprend lentement, des incendies se sont déclarés dans la nuit sur des artères de câble de certaines lignes à grande vitesse.
Des commutateurs de signalisation ont également été fermés obligeant la SNCF à détourner les TGV sur les lignes classiques.
La direction de la SNCF a dénoncé une "action coordonnée de sabotage", "destinée à contrer la reprise observée des trafics".

Sud Rail : la SNCF cherche à "dramatiser" Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste a jugé ces actes "inqualifiables" et estimé qu'ils étaient "commis par des lâches".
Pour sa part, Sud Rail dément toute implication des grévistes et assure que la SNCF cherche à "dramatiser". "Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais ce n'est pas Sud Rail ni les grévistes qui ont organisé cela, car la mise en cause de la sécurité, c'est trop grave pour les cheminots" a déclaré sur RTL le secrétaire fédéral de l'organisation, Christian Mahieux.


Selon lui, "cela fait une semaine qu'il y a une volonté de la direction SNCF de dramatiser tout ce qui se passe autour de cette grève". "Une semaine que Guillaume Pépy (directeur général de l'éxécutif) explique qu'il y a des actes de malveillance", que l'on dit "avant même le début du conflit que les militants de la Fgaac (non grévistes) sont terrorisés" alors qu'il "y a une grève à la SNCF et pas plus que ça", a poursuivi le responsable du 2ème syndicat de cheminots.

Enquête Dans tous les cas, la SNCF a indiqué que les forces de police étaient sur place ou se rendaient sur les lieux pour engager l'enquête. La SNCF est "scandalisée que de telles actions irresponsables et illégales puissent se produire. Une plainte est déposée pour chaque exaction", précise la compagnie ferroviaire. Affaire à suivre de près…

Posté par werdna à 14:35 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

AGRICULTURE et GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT - Premier Bilan - Par Guillaume Moricourt

Qui a dit : « assimiler la politique écologique à un retour en arrière est une imposture » ou « notre modèle de croissance est condamné » ou « il est grand temps de prendre au sérieux l'usage croissant de produits pesticides, dont les agriculteurs sont les premières victimes » ou «  le développement durable ne peut plus être une politique qui ignore la biodiversité. Il est temps d'engager un programme national de lutte contre l'artificialisation des sols » ou « la vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides ; la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM ; la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM » ou « celui qui créé une nouvelle cellule génétique doit être comptable de ses actes même des années plus tard si un drame survient »… tout en souhaitant le développement de l’agriculture bio : 6% des surfaces agricoles en 2012 et 20% en 2020 ? Nicolas Sarkosy, le 25 octobre en clôture du Grenelle de l’Environnement.

Soyons positifs : jamais un chef d’Etat ne s’était engagé de la sorte en faveur de l’écologie dans le passé. Ceci est tout simplement historique, surtout venant de la bouche du candidat parmi les moins écologistes de la campagne présidentielle, et dont le parti, l’UMP, a été le plus impliqué dans le développement de l’agriculture intensive, qui détruit les sols, nous empoisonne avec ses pesticides, et nous met en danger face aux OGM. L’agriculture bio est enfin reconnue comme l’agriculture par excellence à développer.

Soyons pessimistes : depuis son élection, le président Sarkosy nous donne l’image d’une personne agitée qui juge tout dans la précipitation, qui répond à un problème d’actualité par un déplacement éclair ou qui s’empare des medias pour sa perpétuelle promotion. Et le discours du Grenelle de l’Environnement reprenait les accents d’un candidat en campagne électorale. Alors le discours du 25 octobre n’est-il qu’une nouvelle annonce publicitaire qui sera abandonnée au profit d’une autre annonce ?

Analysons les engagements pris ; ceux-ci sont plus ou moins évasifs. Pour les pesticides, Nicolas Sarkosy s’engage « à interdire en urgence les substances les plus dangereuses. Et je demande à Michel Barnier de me proposer avant un an, un plan pour réduire de 50 % l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent. » Rien de contraignant,

la FNSEA

ayant eu in extremis gain de cause pour que le Grenelle de l’Environnement n’accouche pas d’un calendrier précis de décroissance des pratiques phytosanitaires agricoles.

Pour les OGM, « dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera créée avant la fin de l'année » et d’annoncer pour début 2008 une loi réglementant les OGM en France, pour nous mettre en conformité avec la réglementation européenne (très pro-OGM). Et quelle est la situation actuelle ? Les

22000 hectares

de maïs transgéniques qui poussent ne sont pas remis en cause, et la future loi pourra éventuellement permettre les prochains semis du printemps 2008.

Pour l’agriculture bio, le crédit d’impôt doit être doublé (4000 euros), et Nicolas Sarkosy s’engage « à ce que dans un premier temps, toutes les cantines publiques proposent au moins une fois par semaine un repas issu de l'agriculture biologique ». Ce qui est une mesure d’éducation et de débouché sûrement très profitable. Mais rappelons que

la France

a voté un seuil d’acceptation obligatoire des OGM à 0.9% dans le bio européen pour 2009.

Contraintes mitigées donc. Néanmoins, depuis ce grand discours, on s’emploie manifestement à cheminer dans un bon cap. Michel Barnier, notre ministre à l’agriculture, souhaite réduire les pesticides en moins de dix ans, grâce à un effort de recherche et de formation, tout en développant progressivement des solutions de substitution pour ne pas fragiliser les exploitations agricoles. Un calendrier de suppression sur 5 ans des 47 molécules chimiques les plus dangereuses est déjà établi : 30 le seront l’an prochain, 10 en 2008. Pour les OGM, Michel Barnier ne veut pas être pris par le temps : la nouvelle évaluation scientifique ne sera peut-être pas établie pour les semis du printemps, même s’il cherche à aller au plus vite. Pour le Bio, Jean Louis Borloo estime que cela ne coute pas plus cher de développer l’agriculture biologique si on décide d’organiser et de structurer le marché. Qui plus est, selon Michel Barnier : « nous allons réussir, que cela plaise ou non à certains industriels ». Ce langage aurait été jugé sectaire il y a peu ! Mais il semble bien que c’est le sectarisme anti-écologie qui est en train de tomber, devant l’urgence du réchauffement climatique. Les ex-réfractaires à l’écologie veulent aujourd'hui installer le Grenelle de l’Environnement dans la durée.

Bonne nouvelle, mais qu’elle se concrétise !

Guillaume Moricourt

http://guillaume.moricourt.ifrance.com/agricultureetsante

Posté par OhM_ à 14:35 - ===> Tribune ouverte - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hot-Line : Un texte en faveur des abonnés au mobile ou à Internet débattu aujourd’hui à l’Assemblée.

CATHERINE MAUSSION Libération - mercredi 21 novembre 2007

Cet après-midi, les députés vont plancher sur deux, trois mesures promises depuis des lustres pour faciliter la vie des abonnés au mobile ou à Internet.

Hcomme hot-line ou comme… horreur. Le monde des abonnés à Internet (et accessoirement au mobile) se divise en deux. Ceux dont la connexion est réglée comme une horloge et ceux dont le surf un jour se grippe. Et dont l’appel à l’aide vire au cauchemar… Luc Chatel, le secrétaire d’Etat à la Consommation, ne s’y trompe pas. Au premier rang de son cocktail de mesures en faveur des consommateurs (lire ci-dessous), des hot-lines quasi gratuites et des conditions de résiliation assouplies.

Exemple, Nicolas B., abonné depuis 1995, à Nantes. Sa connexion chez Neuf est en rade. Il appelle. Une fois. Deux fois. Trois fois. A chaque fois, son interlocuteur lui fait refaire toutes les manipulations. Eteindre sa box, la rallumer. Changer de prise. Nicolas se fâche et leur adresse une lettre recommandée. Du coup, Neuf lui envoie un technicien : le dysfonctionnement venait d’un mauvais branchement dans le central télécom. Coup des appels à la hot-line : 110 euros. Chaque appel, depuis son mobile, a duré une demi-heure… Pour Nicolas, «les hot-liners savent à peine allumer la lumière». Bref, «ils sont juste payés pour décrocher et vous écouter».

Hot-line. D’abord, la gratuité du temps d’attente. C’était l’un des 21 engagements souscrits, voici deux ans, par l’ensemble des opérateurs. Mais certains, comme Free, boudaient encore la mesure. Bénéfice escompté : une diminution drastique du temps d’attente, puisque les entreprises en supporteront le coût. Seconde mesure, l’interdiction de la surfacturation. L’appel vers le service technique ou commercial ne devrait pas coûter plus cher qu’un appel ordinaire (soit moins de 3 centimes la minute d’appel). Soit dix fois moins cher que le coût actuel (34 centimes) pratiqué par Neuf, Free, Noos, Wanadoo… Encore une incitation à renforcer la qualité de service.

Dépôts de garantie (box, décodeurs). Luc Chatel veut imposer un remboursement dans les dix jours de ce dépôt. Un réel progrès : les délais figurant dans les contrats sont au mieux fantaisistes, au pire inexistants. Même délai de dix jours pour la résiliation.

Durée minimum d’engagement. Les abonnés, liés par des engagements de vingt-quatre mois – le standard pour les mobiles –, pourront divorcer au bout de douze mois, moyennant une pénalité égale au tiers de l’engagement restant à courir ou plafonnée à une somme – on évoque une cinquantaine d’euros – fixée par décret. Bénéfice attendu : une fluidification du marché.

Internet, succès oblige, caracole toujours en tête des litiges. Selon l’Afutt (Association française des usagers des télécoms), les problèmes de connexion représentaient 63 % des plaintes sur les télécoms en octobre. Les agents de la concurrence font le même constat : 17 175 plaintes au premier semestre dont plus de la moitié concerne Internet. Avec dans la quasi-totalité des cas, un passage obligé par la hot-line.

Posté par werdna à 14:07 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Poursuites disciplinaires engagées par le Ministère contre le juge anti-corruption Renaud Van Ruymbeke : le CSM botte en touche

(Reuters) – 21/11/07

PARIS (Reuters) - Contre toute attente, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a renvoyé mardi sa décision sur les poursuites disciplinaires engagées par la chancellerie (le Ministère de la justice) contre le juge d'instruction anti-corruption Renaud Van Ruymbeke, en raison de méthodes contestées par lui dans l'affaire Clearstream.

La chancellerie avait dégainé l’artillerie lourde en vue de sanctionner ce magistrat emblématique du pôle financier, avant de se contenter de requérir la plus faible des sanctions disciplinaires : une simple réprimande. Le CSM, la plus haute instance judiciaire avait profité de cette occasion pour envoyer « un bras d’honneur » au garde des Sceaux.

RVR était soutenu par un impressionnant défilé de magistrats et avocats.

Prudemment le Conseil a préféré attendre la fin de la procédure pénale  concernant Clearstream, ce qui pourrait prendre plusieurs années…

Posté par werdna à 13:43 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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