dimanche 18 novembre 2007
Lycée agricole - Nouvelle grogne
Sud-ouest Lot et Garonne 16 novembre 2007
LYCÉE AGRICOLE DE SABRES.-- Les élèves manifestaient le 12 nov. pour protester contre la suppression de deux postes au lycée Nouveau blocus hier matin devant le lycée agricole de Sabres. Après un premier mouvement lundi dernier, les 130 élèves protestent contre les coupes sombres dans les crédits du ministère de l'agriculture, dont leur établissement dépend. Un manque à gagner qui met en péril deux postes essentiels au fonctionnement de l'établissement : celui du chauffeur qui accompagne les élèves sur le terrain pour leurs travaux pratiques et celui d'informaticien, qui gère notamment la paie des enseignants.
Deux postes supprimés. Concrètement, suite au désinvestissement de l'État, il appartient à l'établissement lui-même de financer ses deux postes. « N'ayant plus les moyens de payer et ne souhaitant pas alourdir la trésorerie de l'établissement, je ne pourrai pas renouveler ces deux contrats à partir du 1er janvier 2008 », confirmait, hier soir, le proviseur, Jean-Sébastien Schaal. Une nouvelle qui s'esquissait déjà depuis la rentrée du mois de septembre. Mais mercredi, une réunion de crise se tenait à Bordeaux. Les élèves et les enseignants en attendaient beaucoup. « En clair, la Région a pris en compte le problème et cherche une solution financière locale pour répondre dans l'urgence. Mais rien n'a été vraiment décidé pour pérenniser les emplois », conclut Olivier Bleunven, représentant des personnels au lycée. « Des promesses » qui ne satisfont pas les lycéens qui ont décidé d'agir. Alors même que les négociations se poursuivent aujourd'hui même à Paris avec « un dialogue de gestion où précisément le problème du transport et de l'informatique sera délibéré », complète le proviseur.
Étendre le mouvement. Pour les élèves, l'imminence de cette réunion est une raison de plus pour rappeler leur motivation. Ils ont toutefois suspendu le mouvement hier soir. « Notre objectif, c'est avant tout de décrocher notre bac », explique Bruno Troubat, représentant des élèves. En attendant, la protestation s'organise. Les lycéens pourraient en effet reprendre le mouvement dès lundi, mais surtout lui donner une ampleur régionale en étendant la colère aux établissements d'enseignement agricole de Dax, Mugron, Pau et Sainte-Livrade qui sont eux aussi dans l'oeil du cyclone. De son côté, si le blocage devait se durcir, le proviseur prendrait la décision de fermer l'établissement, par mesure de sécurité.
Il n’y a pas que les Universités !
Près de la moitié des requins et raies menacés d'extinction en Méditerranée
PARIS (AFP) - 16/11/2007
Plus de 40% des espèces de requins et de raies de Méditerranée sont menacées d'extinction, principalement en raison de la surpêche et des prises accidentelles, selon l'Union Mondiale pour la Nature (UICN).
Avec 30 espèces menacées de disparaître, "la région détient le taux de requins et de raies menacés le plus élevé au monde", indique l'UICN qui publie vendredi un rapport sur le "statut de conservation des poissons cartilagineux en Méditerranée", pour lequel ses experts ont évalué 71 espèces.
"Les requins et les raies (...) sont exposés au risque le plus élevé dans cette région, principalement dû à une pratique intense de la pêche sur les fonds marins", précise l'une des co-auteurs, Claudine Gibson.
Le rapport cite également, au nombre des "menaces importantes", la dégradation de l'habitat, la pêche sportive et "autres nuisances humaines".
Sur ces 30 espèces, treize sont considérées "en danger critique d'extinction", huit comme "en danger" et neuf "vulnérables", précise l'UIC.
En danger critique d'extinction figurent notamment la Raie de Malte (Leucoraja melitensis), qui ne se trouve qu'en Méditerranée et dont la population a décliné de 80% en raison du chalutage de grand fond, la centrine commune - ou cochon de mer (Oxynotus centrina) - et trois espèces d'anges de mer (Squatina spp.).
La mante géante (Mobula mobular), qui évolue principalement en Méditerranée, est jugée "en danger", sa grande taille (5 m pour les femelles) et sa faible capacité reproductive (un bébé à la fois) la rendant particulièrement vulnérable, notamment aux filets dérivants illégaux.
Recherchés pour leurs ailerons, le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) et le requin-taupe commun (Lamna nasus) sont victimes d'une pêche qui va bien au-delà de leurs capacités de reproduction et sont eux-aussi en danger critique d'extinction.
Pour l'UICN, seuls un embargo sur la pêche en eau profonde et l'interdiction des filets dérivants, à condition d'améliorer l'application des lois, peuvent réduire les menaces psent sur ces espèces en Méditerranée.
L'Union appelle aussi la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique, réunie cette semaine en Turquie, à fixer des limites de pêche pour les requins taupe et bleu.
Finasseries
Edito du MONDE | 16.11.07
C'est une décision très politique et pour le moins opportuniste que le Conseil constitutionnel a adoptée, le 15 novembre, à propos de la loi sur la maîtrise de l'immigration. Deux dispositions de ce texte, en effet, ont soulevé de très vives polémiques éthiques, politiques et scientifiques : d'une part, l'instauration de tests génétiques pour les candidats au regroupement familial ; d'autre part, l'autorisation d'établir des statistiques ethniques de la population française.
Dans les deux cas, si l'on s'en tient à l'essentiel, c'est l'article 1er de la Constitution qui était en jeu - c'est-à-dire le principe d'égalité des citoyens devant la loi de la République, "sans distinction de race, d'origine ou de religion". Ainsi, suggérer à une famille étrangère de faire un test ADN pour justifier ses liens génétiques avant d'autoriser son regroupement remettait en cause, pour tous les détracteurs de la loi, la législation française sur la filiation. Pour les mêmes, c'était également le principe d'égalité qui était menacé par l'autorisation de mener des enquêtes statistiques prenant en compte "les origines raciales ou ethniques" des personnes interrogées. Dans les deux cas, c'était une insidieuse dérive racialiste qui était dénoncée.
La cohérence aurait voulu que la décision du Conseil constitutionnel fût homogène. C'est l'inverse qui s'est produit : l'article sur les tests ADN a été validé, celui sur les statistiques ethniques a été annulé. Certes, sur le premier point, les juges constitutionnels ont ajouté des "réserves précises" au dispositif déjà très encadré qui avait finalement été adopté par le Parlement - au point que cette mesure apparaît désormais quasi impraticable. Mais le principe - et le symbole - en a été maintenu.
Sur le second point, en revanche, le Conseil a fait preuve d'une orthodoxie républicaine rigoriste en récusant les "statistiques ethniques".
En dépit des arguments juridiques, on ne peut guère trouver d'autre raison que politique à cette attitude. A l'évidence, le Conseil n'a pas voulu infliger un camouflet politique au gouvernement et au président de la République en censurant les tests ADN, qui avaient mobilisé contre eux de larges pans de la société civile, mais aussi la gauche, le centre, et même une frange de la majorité. Il n'a pas eu les mêmes scrupules avec les statistiques ethniques. Il est vrai que celles-ci n'étaient défendues que par quelques dizaines de chercheurs, soucieux de mieux comprendre les mécanismes de discrimination qui minent la société française et de mesurer l'écart qui sépare l'idéal républicain de sa réalité.
Le résultat de ces finasseries est parfaitement discutable. Un principe, dangereux, est confirmé. Un dispositif de recherche, encadré par des protocoles très précis, est récusé. A tout prendre, l'inverse aurait été plus convaincant.
Premier "sommet" mondial de femmes dirigeantes à New York
NEW YORK (AFP) - 16/11/2007
Des femmes dirigeantes venues du monde entier se réunissent vendredi et samedi à New York pour un premier "sommet" qui vise à tirer les conséquences de leur présence croissante au pouvoir.
Les présidentes de ce forum, qui se tient dans un hôtel de Manhattan sous la bannière "Femmes dirigeantes et Sécurité mondiale" sont l'ancienne chef de l'Etat irlandais Mary Robinson et l'ancien premier ministre canadien Kim Campbell.
Députées, présidentes d'associations, ministres, diplomates, chercheuses, une centaine de personnalités ont confirmé leur participation. Celles qui ont décliné l'invitation, comme la candidate démocrate à l'élection présidentielle américaine Hillary Clinton, l'ont fait pour des raisons de calendrier chargé, assurent les organisatrices.
Quatre coprésidentes sont encore en fonctions: les premiers ministres de Nouvelle-Zélande Helen Clark, des Antilles néerlandaises Emily Saidy de Jongh-Elhage, de Jamaïque Portia Simpson Miller, et la présidente finlandaise Tarja Halonen.
"Nous voyons désormais des femmes dirigeantes à tous les niveaux, dans les entreprises, dans les communautés locales, à la tête des Etats. Nous voulons réunir ces forces pour forger une diplomatie collective", a déclaré à l'AFP l'ancienne présidente irlandaise (1990-1997) Mary Robinson.
Pour Mme Robinson, les axes des actions à mener sont clairs: le combat contre le terrorisme, le changement climatique, la pauvreté. Se défendant de vouloir créer des barrières entre les femmes et les hommes, l'ancienne présidente irlandaise estime toutefois que "de graves erreurs sont actuellement commises", et que les hommes "tendent à avoir des approches différentes".
"Les femmes essayent toujours de se surpasser, parce qu'elles se remettent plus en question que les hommes. Elles sont plus ouvertes au dialogue et portent un regard plus concret sur la pauvreté, qui touche plus les femmes", dit la présidente du forum, qui revient d'un voyage au Tchad.
"Nous voulons que les femmes s'impliquent plus dans les questions les plus graves, et qu'elles assument des positions claires", dit Mme Robinson. La sensibilisation des médias à cette action collective féminine est également au programme.
"Nous savons que le sexisme existe toujours, on regarde toujours notre façon de nous habiller, mais les choses avancent", conclut-elle. Le forum est organisé sous les auspices de plusieurs associations dont le "Projet Maison Blanche", ou le "Conseil mondial des femmes dirigeantes".
La Chine saborde la réunion des Six sur le nucléaire iranien
REUTERS : vendredi 16 novembre 2007 par Sophie Walker
Prévue lundi, la réunion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et de l'Allemagne en vue de l'adoption d'un nouveau train de sanctions condamnant la poursuite du programme nucléaire iranien a été annulée en raison de la défection de la Chine, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques européennes. Pékin a fait savoir que la date arrêtée ne lui convenait pas, a-t-on précisé.
Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne devaient se retrouver le 19 novembre au niveau des directeurs politiques pour examiner le rapport publié jeudi par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et entendre Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne, chargé des discussions sur le dossier nucléaire iranien.
"Je pense que le prétexte de difficultés de déplacement est en partie vrai mais qu'il existe aussi un lien avec la résistance (de la Chine) sur la question plus large des sanctions", a commenté un diplomate européen ayant requis l'anonymat.
INCERTITUDES
Dans son rapport, l'AIEA se félicite des réponses apportées par Téhéran au sujet de ses activités nucléaires passées, mais souligne que d'autres questions essentielles restent en suspens. L'agence souligne en outre que l'Iran a poursuivi son programme d'enrichissement d'uranium, en dépit des injonctions de l'Onu, et note que le nombre de ses centrifugeuses, outils nécessaires à l'enrichissement, a été décuplé en un an.
Aussitôt après la publication de ses conclusions, la Maison blanche a réaffirmé sa détermination à infliger de nouvelles sanctions à l'Iran. L'hostilité de la Chine et de la Russie reste toutefois un obstacle majeur à l'adoption d'une troisième résolution en ce sens au Conseil de sécurité de l'Onu. La France, qui prône elle aussi la fermeté, propose par conséquent que l'UE procède comme les Etats-Unis, en adoptant des mesures de rétorsion unilatérales, mais semble se heurter à l'opposition de l'Allemagne.
Le rapport de l'AIEA "montre que l'Iran, sous la pression de la communauté internationale, a apporté de nouveaux éléments de réponse aux questions de l'AIEA (...) mais que ces réponses demeurent partielles", a souligné lors de son point de presse quotidien Pascale Andréani, porte-parole du Quai d'Orsay. "Des incertitudes importantes demeurent, voire augmentent, en ce qui concerne l'existence de centrifugeuses de nouvelle génération, inconnues jusqu'ici, et auxquelles l'AIEA n'a pas eu accès", a-t-elle ajouté.
Réagissant elles aussi aux conclusions de l'AIEA, les autorités israéliennes, qui n'ont pas hésité à intervenir militairement en 1981 pour priver Saddam Hussein du réacteur "Osirak" de conception française, ont exhorté leurs partenaires à se montrer fermes. "L'Etat d'Israël pense qu'il incombe à la communauté internationale de faire savoir clairement au gouvernement iranien que son programme nucléaire est inacceptable et qu'il soit cesser immédiatement", a déclaré Mark Regev, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
A Téhéran, où on fait une tout autre lecture du rapport de l'AIEA, on juge au contraire qu'il démontre l'honnêteté de la République islamique. "L'Amérique doit présenter ses excuses à la grande Nation iranienne pour avoir menti à l'opinion publique mondiale", a lancé l'ayatollah Ahmad Khatami, membre influent du clergé iranien, s'adressant aux fidèles rassemblés pour la prière du vendredi.
Le rêve d’un grand Deltaland néerlandophone
SABINE CESSOU Libération vendredi 16 novembre 2007
Et si la Flandre était rattachée aux Pays-Bas ? Pour 45 % des Néerlandais, voilà une excellente manière de régler le problème belge. A en croire un sondage publié le 12 novembre par le journal gratuit Dag, l’avenir politique de la Belgique divise au moins autant les Pays-Bas que les Wallons et les Flamands. Une fusion entre le royaume néerlandais et la Flandre, grande région néerlandophone de Belgique, séduit certes 45 % des Néerlandais interrogés, mais une courte majorité de 49 % y reste opposée.
Maurice de Hond, le très sérieux institut qui a réalisé ce sondage, met en évidence une ligne de fracture politique sur le sujet. L’éventuel rattachement plaît beaucoup à la droite, surtout chez les sympathisants du populiste Geert Wilders, mais pas du tout à la gauche. «C’est logique, analyse le politologue Dick Pels. Les courants de nationalisme linguistique sont forts, chez le Vlaams Belang en Belgique comme chez les populistes néerlandais».
Panneaux. Aux Pays-Bas, ce n’est pas l’usage du français qui est en cause, mais la progression, parfois jugée alarmante, d’un bilinguisme néerlandais-anglais. La disparition de la langue officielle des Pays-Bas sur les panneaux de signalisation de l’aéroport international d’Amsterdam, par exemple, a fait l’objet d’un débat au Parlement en septembre. En dehors de la solidarité linguistique, les arguments ne manquent pas aux partisans d’un grand royaume néerlandophone.
«Un pays de 22 millions d’habitants au lieu de 16 millions actuellement pèserait bien plus lourd en Europe», avance le journal Dag. Et de lancer une pétition pour demander aux députés néerlandais d’inscrire le rattachement à leur ordre du jour. Le quotidien gratuit rappelle par ailleurs qu’entre 1815 et 1830 les Pays-Bas et la Flandre ont déjà formé un seul pays, le Royaume-Uni des Pays-Bas. Un consensus remarquable se dégage du sondage Maurice de Hond : 80 % des Néerlandais tombent d’accord pour dire qu’ils «aiment bien» les Flamands.
Orangeland. Parmi les noms proposés pour le nouveau pays : Orangeland, du nom de la famille royale néerlandaise, Deltaland, ou plus simplement, la Fédération néerlando-flamande.
Balkanisation. L’esprit de malice néerlandais donnerait-il des idées plus sérieuses de l’autre côté de la frontière ? Steve Stevaert, le gouverneur de la province flamande du Limbourg, s’est prononcé hier en faveur d’un rattachement avec la province «sœur» du même nom, aux Pays-Bas. Au lieu de faire la distinction entre le Limbourg belge et le Limbourg néerlandais, Steve Stevaert suggère une nouvelle appellation de Limbourg-Ouest et Limbourg-Est, en vue de la création d’une seule et même province «européenne». Comme une menace de balkanisation qui planerait au cœur de l’Union.
Dick Pels conclut, amer : «Le fait que les Belges pensent à ce point nationalisme à une époque d’intégration européenne nous en dit long sur l’avenir de l’Europe.»
Pancho Petite pause

Bedos en remet une couche
SUD-OUEST pays Basque 16 Novembre 2007
BIARRITZ. -- Guy Bedos sera « En piste » à la Gare du midi mercredi 21 novembre. Un one-man-show, mis en scène par Roger Louret, dans lequel il interprète ses meilleurs sketches et commente l'actualité. Il prépare un nouveau spectacle « Rires de résistance »
Guy Bedos le confie : il n'arrive pas à suivre le rythme imposé par le nouveau président de la République : « On ne s'ennuie pas une seule seconde avec Sarkozy ! Si je devais commenter chaque soir ses faits et gestes, il me faudrait changer mes fiches tous les jours? »
Guy Bedos a rajouté quelques dates en province de son dernier one-man-show, « En piste ! », et il a coché Biarritz sur son agenda. Une Côte Basque qu'il connaît bien puisqu'il y a effectué des séjours réguliers, à Anglet, chez Jean-Loup Dabadie, son habituel complice d'écriture. Ou récemment au Sofitel Miramar, pour une cure de thalasso.
Tom Pouce ! Cette fois, pas de douche minceur ou de bains de boue au programme, mais un florilège de ses meilleurs sketches dont certains sont devenus des classiques. Et ses réflexions inédites sur l'actualité qu'il compile sur ses fameuses fiches. Où l'on en revient à Nicolas Sarkozy. « Ce garçon m'épate, il est capable en 24 heures de s'invectiver comme un môme dans une cour d'école avec un pêcheur en Bretagne et de recevoir une standing ovation au Congrès américain. Ce qui gâche tout, c'est quand ensuite Bush dit qu'il lui ressemble? »
Pour Bedos, le président de la République, qu'il surnomme « Tom Pouce » dans son spectacle, est à la fois « patron d'un club de football, à la Tapie » et « directeur de casting » : « les femmes issues de la diversité (Yade, Dati, Amara), il les a recrutés pour faire de la figuration. Mais à quoi elles servent ? Bon, c'est sûr, Sarko, il a un style. Mais moi, je n'aime pas, il y a beaucoup trop de bla-bla là-dedans. »
N'allez pas croire que Bedos ne tape que sur la droite dans son one-man-show mis en scène par Roger Louret. La gauche en prend aussi pour son grade. « Ils sont où, eux ? Alors que les sujets brûlants ne manquent pas, on ne les voit pas ! Des femmes et des gosses sans papiers crèvent dans la rue, et il faut que ce soit des artistes qui se mobilisent pour dénoncer ce scandale ! C'est insupportable. »
Ségolène Royal ? « Elle aussi brille par son absence, mais je dois dire que je n'ai pas aimé la façon dont elle a été traitée par les Éléphants du PS. Bon, c'est sûr que c'était une mauvaise actrice, elle ne savait pas lire ses fiches ou prononcer un discours, il aurait fallu que Philippe Torreton lui donne des cours? »
Et pourquoi pas lui ? « Vous plaisantez ? J'ai donné sous Mitterrand pour le résultat que l'on sait ; ça va, j'ai passé l'âge. Maintenant, quand je m'investis sur des causes, je ne montre pas forcément ma gueule à la télé, j'y vais, c'est tout. »
Planning chargé. L'humoriste avoue que « c'est de plus en plus difficile de faire du drôle avec du triste ». À 73 ans, il ne veut pas jouer pour autant les vieux cons, « je ne fais pas le coup des adieux avec cette tournée ».
D'ailleurs, les propositions ne manquent pas pour l'ancien complice de Sophie Daumier. L'artiste, qui aime bien dans la nouvelle vague Stéphane Guillon ou Christophe Alévêque, multiplie les projets. Il n'en a pas fini avec la scène et le cinéma : « J'ai tourné quatre films, je prépare un nouveau spectacle, ''Rires de résistance'' que je présenterai au théâtre du Rond-Point début 2008 puis je jouerai au théâtre dans ''Les Invasions barbares'' en septembre. Comme Sarkozy, j'enchaîne? »
« En piste ! » mercredi 21 novembre à 20 h 30. Tarifs : de 33 à 46 ?.
L’administration américaine commence à s’intéresser aux finances opaques des centaines d’évangélistes du petit écran.
Philippe Grangereau Libération vendredi 16 novembre 2007
Palaces, Rolls-Royce, gardes du corps, jets privés… Nombre de télévangélistes américains mènent un train de vie royal. Ils ne paient pas d’impôts car les organisations religieuses en sont dispensées. La loi ne les oblige pas non plus à ouvrir leurs livres de comptes. Certains perçoivent des subventions accordées par l’administration Bush aux «actions sociales basées sur la foi», en sus des sommes impressionnantes, estimées à 2,5 milliards de dollars par an que leur versent leurs fervents donateurs. Début novembre, un sénateur républicain de l’Iowa, Chuck Grassley, a lancé une enquête sur six de ces papes de la télévision, dont le truculent Benny Hinn. Ils ont jusqu’au 6 décembre pour révéler le montant de leurs revenus et la nature de leurs dépenses au fisc américain qui, curieusement, leur laissait jusqu’alors le bénéfice du doute.
Monsieur Dollar. «D’abord, je n’ai pas deux Rolls-Royce, je n’en ai qu’une, s’est défendu cette semaine l’un des télévangélistes accusés, dont le nom (ça ne s’invente pas) est Creflo Dollar. Je n’ai qu’une Rolls et elle a été achetée par mes donateurs, ou des membres de mon église, pour me faire une surprise. Je ne savais pas qu’ils allaient le faire.» Monsieur Dollar aurait en outre fait un «cadeau» d’un million de dollars pour l’anniversaire d’un de ses confrères, Kenneth Copeland. Celui ci possède trois avions en son nom propre et autant au nom de son église. Ce Texan de 71 ans, qui était pilote avant de fonder sa «TV Church» dans les années 70, prêche la «théologie de la prospérité», en vogue dans le Sud profond. La logique est simple : plus vous priez, plus Dieu vous rendra riche. Et si vous donnez votre argent à Dieu, c’est-à-dire à l’église, il vous le rendra au centuple.
Presque tous les télévangélistes souscrivent à cette «théologie» au potentiel lucratif considérable. «Si vous êtes toujours pauvres, martèle Copeland, c’est que vous n’avez pas assez donné !» Et plus l’église sera riche, prêche le bonimenteur sur sa chaîne de télé privée, plus elle sera à même d’accomplir sa «tâche missionnaire à travers le monde». En mars dernier, Copeland a sollicité de ses disciples un coup de pouce de 20 millions de dollars pour s’acheter un nouveau jet. La somme a été récoltée en un tournemain. «Jamais, a-t-il juré solennellement, cet avion ne sera utilisé pour autre chose que pour diffuser les évangiles à travers le monde.» La chaîne CBS, qui a enquêté, a découvert que peu après Copeland s’était rendu à Hawaii dans son nouvel appareil, avant d’aller à la chasse au caribou avec ses enfants. Le missionnaire est aussi soupçonné d’avoir transféré des fonds ecclésiastiques à l’une de ses compagnies privées de gardes de sécurité.
Guérisons. Le culte de l’argent, commun aux centaines de télévangélistes, se double d’une croyance dans le pouvoir de guérisseur du prêtre de la télévision. Au cours de spectaculaires mises en scène, le vicaire cathodique impose les mains sur le front des malades, en affirmant les guérir du cancer ou du sida… Ces scènes, courantes sur les 350 chaînes de télévision évangéliques américaines – «la Chaîne divine», le «réseau de diffusion Trinité», etc. –, incitent les crédules à ouvrir leur portefeuille. Selon la Trinity Foundation, une organisation indépendante, les 500 télévangélistes et 750 radio-évangélistes américains se disputent les porte-monnaie d’un «groupe de personnes relativement restreint de 5 millions de personnes». Il s’agirait pour la majorité «de femmes âgées». «Les autres sont les personnes les plus pauvres et les plus désespérées de la société, explique-t-on à la Fondation. Des gens atteints d’un cancer, du sida, où sur le point d’être jetés à la rue». Lorsqu’ils n’ont plus d’argent à donner, ils envoient leur alliance de mariage ou leur food stamps, ces tickets d’achat alimentaire que le gouvernement attribue aux plus démunis.
Indigné par cette exploitation, Rusty Leonard, ancien directeur d’une firme d’investissements, a fondé en 2000 l’organisation Ministrywatch. Son objectif: contraindre les églises cathodiques à la transparence. Une trentaine figure sur sa liste noire. Il stigmatise celle de Paul Crouch et de sa femme Jane, qui apparaît toujours à la télé affublée d’une impressionnante perruque. Entre deux prophéties, elle a l’habitude de glisser : «Je ne m’intéresse pas à l’argent.» «En réalité, expliquait récemment Leonard, les Crouch ont accumulé un trésor de 340 millions de dollars. Ils possèdent une maison de 6 millions de dollars, une autre de 3… et se déplacent dans un jet de 7 millions de dollars.» «Ces critiques veulent que nous soyons humbles et pauvres comme Jésus, enfin ils disent qu’il l’était… Mais si les gens de Dieu sont pauvres, espèces d’imbéciles, qui va payer pour envoyer la bonne parole aux quatre coins du monde ?» a rétorqué Paul Crouch sur sa télévision.
Ahmadinejad menace Sarkozy et la France
17/11/07
La tension monte d'un cran entre Paris et Téhéran. Selon Le Monde, Nicolas Sarkozy a reçu une lettre "menaçante" du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dans laquelle ce denier qualifie le chef de l'Etat français de dirigeant "jeune et inexpérimenté" avec un ton "acrimonieux". Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, relativise la portée de cette lettre.
Les "relations historiques" entre la France et l'Iran pourraient être réduites à néant. C'est le message qu'a fait passer le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, via une lettre reçue vendredi par Nicolas Sarkozy. Le Monde croit en effet savoir, de "sources diplomatiques", que le chef de la République islamique a envoyé au président français une missive contenant des "menaces voilées", ponctuées d'un ton "acrimonieux". Contacté par le quotidien, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a confirmé l'existence de ce courrier et estimé qu'il ne fait que "réitérer la position connue de l'Iran" sur le dossier nucléaire. Reste que Nicolas Sarkozy y est décrit, selon les mêmes sources, comme un dirigeant "jeune et inexpérimenté". Il serait dommage, écrit Mahmoud Ahmadinejad, de réduire à néant les "relations historiques" des deux pays, qui ont des "intérêts" communs, notamment au Liban.
De quoi attiser les tensions qui règnent déjà entre la France et l'Iran, depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, qui tient un discours proche de celui des Etats-Unis concernant le dossier sensible du nucléaire iranien. Celui-ci souhaite en effet durcir les sanctions à l'encontre de Téhéran, qui poursuit, malgré les appels de la communauté internationale, ses activités d'enrichissement d'uranium. Nicolas Sarkozy appelle en outre l'Union européenne à agir en dehors du processus des Nations unies. Ce qui est vain, selon Mahmoud Ahmadinejad, qui pense que l'Allemagne et l'Italie s'y opposeront.

