Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 17 novembre 2007

Bayrou à l'assaut de la capitale béarnaise

bayrou

Le président du MoDem va tenter de ravir Pau aux socialistes, une mairie qu'ils détiennent depuis trente-six ans.

Posté par werdna à 10:25 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dimanche 18 novembre, à Paris, une mobilisation exceptionnelle pour Ingrid Betancourt

Appel du Comité de soutien :

Depuis plusieurs mois, les efforts de la médiation internationale nous rendent indéniablement optimistes. Les avancées obtenues jusqu’à présent sont inédites et nous laissent espérer que le dénouement de la prise d’otage d’Ingrid Betancourt et de plusieurs otages colombiens, est proche.

Il nous appartient à nous, citoyen-ne-s, de contribuer à ce qu’une
solution historique et tant attendue se mette en place rapidement. C’est pourquoi le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et l’ONG Otages du Monde appellent à une mobilisation exceptionnelle.

.

La famille d’Ingrid Betancourt prendra part à cette manifestation : Mélanie et Lorenzo Betancourt, enfants d’Ingrid ; Juan Carlos Lecompte, mari d’Ingrid et Fabrice Delloye, ex-mari et père des enfants d’Ingrid, seront présents. Les élus montreront également leur engagement : Anne Hidalgo, Denis Baupin et de nombreux parlementaires seront là. Plusieurs personnalités seront présentes : Renaud, Carla Bruni, Jorge Semprun, Cristiana Reali, Shirley et Dino, Marek Halter, Raphaël Mezrahi, Maïdi Roth, Yves Duteil,... ainsi que les anciens otages Florence Aubenas et Jean-Louis Normandin. Cette liste sera agrandie au fil des confirmations.

Les FARC comme le gouvernement colombien y seront appelés à négocier au plus vite. Les efforts de la médiation internationale sont inouïs et sans précédent :
il faut que la volonté populaire qui les accompagne le soit aussi.

Toutes les données concernant la Grande Marche :

 
Date et horaire de départ : Dimanche 18 novembre à 15H00
 
Lieu de départ : Parvis des Droits de l’Homme (Paris 16ème)
 
Métro le plus proche : Trocadéro (Lignes 6 et 9)
 
Bus le plus proche : Trocadéro (Ligne 63)

Un concert de soutien suivra cette marche à 19H00 au Zénith.

Contact presse : Hervé Marro (06.88.79.11.23.) et Anne-Colombe de la Taille (06.09.80.59.26.)

Contact organisation : Camille Reynaud - 06.68.32.93.99.

Dimanche 18 novembre, à Paris, une grande marche partira à 15H00 du Parvis des Droits de l’Homme (appelé Parvis du Trocadéro) pour rejoindre le Mur de la Paix

Posté par werdna à 10:13 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Guy Drut candidat à la présidence de l'Agence Mondiale Antidopage, un an après son amnistie par Jacques Chirac

S.A - 20Minutes du 16/11/2007

L'Ama en passe de devenir machine à recycler les députés chiraquiens. Après le retrait de la candidature de Jean-François Lamour à la présidence de l'Agence mondiale antidopage, c'est Guy Drut qui sort du chapeau français. Comme candidat de «compromis».

«J'ai été l'objet de quelques sollicitations et je me suis déclaré disponible», a indiqué l'ancien ministre des Sports. «Si je suis présenté par les gouvernements, j'accepterai. Je pourrais aller jusqu'en mai prochain [date de la future réunion du Conseil de fondation qui élit le président] pour clarifier la situation. Ce serait une sorte d'intérim. Après, je verrai bien».

Si Guy Drut devait se présenter en dépit de l'irruption tardive de sa candidature -la date limite de dépôt était fixée au 20 septembre-, il serait assuré du soutien du mouvement olympique, seconde composante de l'AMA avec les gouvernements, dont il fait partie depuis 1996. «J'ai l'avantage de connaître les deux mondes», reconnaissait l'ancien hurdler devenu parlementaire.

Un an après son amnistie

En pleine crise, l'institution avait dans un premier temps reporté le vote à mardi, en clôture de son congrès à Madrid. L'Australien John Fahey était le seul candidat, mais le conflit avec Lamour ne le rendait pas vraiment légitime et recommandable, tout comme son inexpérience en matière de lutte contre le dopage.

Toutefois, Guy Drut n'est pas un modèle non plus. L'ancien champion olympique a récemment défrayé l'actualité en étant condamné en 2005 à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende, dans le cadre de l'affaire de corruption et de financement occulte de partis politiques. Une condamnation amnistiée par Jacques Chirac, malgré l'indignation de toute la classe politique, au motif de ne pas aflaiblir la représentation de la France au Comité international olympique (CIO), dont il est membre. A l'époque, les français n’étaient pas tendres avec celui qui sera peut-être le nouveau chef mondial de l'antidopage....

Posté par werdna à 02:31 - Jeunesse et Sport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mobilisés sur des mots d'ordre flous, les étudiants négligent totalement le sujet du statut des stagiaires

Marianne 17/11/07

Les problèmes de stage, c'est comme les accidents de voiture : ça n'arrive qu'aux autres. En tout cas, il semblerait que les étudiants qui manifestent ces derniers jours le pensent : pas un mot, pas un slogan, rien sur le statut des stagiaires, laissant pantois les militants de Génération précaires venus les informer de leur combat.

. En septembre dernier, la question avait pourtant été jugée assez critique pour que Valérie Pécresse et Xavier Bertrand mettent en place un « comité des stages » (ou Stapro) chargé d'y réfléchir.

Les membres du collectif Génération précaire, dont la mobilisation avait accéléré la mise en place du comité, restent sceptique sur l'efficacité de ce groupe : « Que font-ils, on se le demande, commente Lionel. Le cœur du sujet, selon nous, c'est le respect du caractère pédagogique du stage et la reconnaissance du fait que le stagiaire a une valeur productive dans la société. Mais non, les stages pour eux c'est Martine au Pays de l'Entreprise ! » Daniel Laurent, universitaire co-président le Stapro, insiste sur le caractère progressif des propositions : « Xavier Bertrand a proposé une rémunération au bout de quatre mois mais nous souhaitons l'instaurer dès le premier mois. Nous n'en sommes qu'à la première partie des concertations : dans un deuxième temps, nous présenterons des propositions aux ministres. »

Pas de sens du collectif chez les étudiants
Pendant ce temps, dans les facs, le degré de conscience du problème des stages est proche du zéro absolu : « Très fièrement, les étudiants ont revendiqué leur individualisme et nous ont expliqué qu'ils n'auraient pas de problème avec les stages, qu'ils ne seraient pas concernés », rapporte Juliette de Génération précaire après un passage aux abords d'une Sorbonne bloquée. Malcolm, qui a également tenté de tracter les étudiants en grève, a discuté avec certains d'entre eux : « Il n'y a aucune conscience du caractère collectif du problème. Les étudiants ont soit un rapport phobique à l'entreprise, soit une naïveté confondante à son égard : ils ne se posent ni la question de l'insertion, ni celle de la professionnalisation des études ! »

Au côté de Génération précaire, Maxime Danielou, dont le fils a connu un destin tragique lors d'un stage en Thaïlande, est tout aussi pessimiste : « Ce comité des stages a été monté à la va-vite : que voulez-vous qu'il sorte de quelques concertations de deux heures réunissant 80 personnes ? » Convoqué au prochain Stapro, consacré aux stages à l'étranger, persuadé que seuls des coups de com peuvent faire avancer la cause, il est bien décidé à faire de son fils un « Guy Môquet des stagiaires ».

Posté par werdna à 02:13 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le pire scénario-fiction de l'ouverture

umps

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Européens, empêchons la guerre contre l’Iran

Libération - tribune du vendredi 16 novembre 2007

de Michel Rocard ancien Premier ministre, député européen, Yehuda Atai membre du Comité israélien pour un Moyen-Orient sans armes de destruction massive, secrétaire exécutif du Réseau pour une Méditerranée sans nucléaire et Jean-Marie Matagne docteur en philosophie, président d’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire.

Nous en sommes avertis de toute part : les Etats-Unis sont sur le pied de guerre, prêts à bombarder l’Iran. Il ne manquerait plus que l’ordre présidentiel. Début octobre, des dizaines de personnalités américaines, politiques, religieuses, militaires, intellectuelles ou artistiques ont appelé les chefs d’état-major, officiers et soldats des Etats-Unis à refuser tout ordre d’attaquer l’Iran.

Cet appel sans précédent souligne à quel point le risque est réel de voir la guerre éclater dans les jours, les semaines ou les mois à venir, et impératif le devoir de prévenir ce risque. C’est pourquoi nous soutenons cet appel lancé outre-Atlantique et souhaitons l’élargir à l’Europe. L’invasion de l’Irak par la coalition que dirigent les Etats-Unis était contraire à la charte des Nations unies, et s’est révélée catastrophique. Une agression contre l’Iran serait tout aussi illégale et encore plus catastrophique.

La charte des Nations unies, article 2, paragraphe 4, énonce : «Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies.» Comme l’observent les auteurs de l’appel déjà cité, l’Iran n’a pas attaqué les Etats-Unis, les Etats-Unis sont signataires de la charte de l’ONU, toute attaque de l’Iran par les Etats-Unis serait donc illégale au regard de la loi internationale mais aussi d’après la Constitution des Etats-Unis, qui reconnaît les traités comme loi suprême du pays – y compris bien sûr pour les militaires, qui ont prêté serment à la Constitution.

Ces remarques valent tout autant pour les gouvernants, les militaires et les citoyens des Etats européens membres de l’ONU, dont la France fait bien entendu partie, qu’ils soient ou non alliés aux Etats-Unis dans le cadre de l’Otan. Nous les appelons donc à refuser par avance toute coopération, toute aide politique, économique ou militaire et tout soutien logistique en cas de guerre.

La guerre qui se poursuit en Irak a fait des milliers de victimes parmi les militaires, des centaines de milliers dans la population. Elle représente une catastrophe écologique et sanitaire qu’on est encore loin de mesurer. Elle alimente les haines, le fanatisme et le terrorisme qu’elle était censée combattre.

Une attaque contre l’Iran, quelles que soient ses cibles, ses méthodes et son ampleur initiale, aggraverait considérablement la situation en aboutissant à des résultats similaires, sans parler de ses effets désastreux sur l’économie mondiale. Ce serait encore pire si l’idée folle d’utiliser des armes nucléaires tactiques – qui existent – était mise en œuvre pour empêcher l’Iran de construire, malgré ses dénégations, des armes nucléaires dont les récentes inspections de l’AIEA n’ont pas trouvé trace.

Le peuple iranien a supporté, sous la direction des mollahs, une guerre de huit ans contre son agresseur Saddam Hussein. Ce n’est pas en l’attaquant à nouveau qu’on l’éloignera de ces mêmes dirigeants. Ce n’est pas en faisant dans ses rangs des milliers ou des centaines de milliers de morts qu’on améliorera le respect de ses droits humains.

Ce n’est pas en cherchant à vendre partout, sauf à l’Iran, de la technologie nucléaire qu’on le convaincra de renoncer à cette technologie. Ce n’est pas en conservant et en modernisant leurs propres armes nucléaires comme le font les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne (outre la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan et Israël) qu’on pourra exiger de l’Iran qu’il y renonce. Et ce n’est pas en continuant à bafouer l’article 5 du traité de non-prolifération (TNP) que les Etats dotés d’armes nucléaires peuvent exiger quoi que ce soit des autres Etats signataires du TNP, Iran compris. Non-prolifération et désarmement nucléaires vont de pair. Il est urgent de l’admettre.

C’est même seulement en s’engageant dans la voie du désarmement nucléaire négocié, tel que prévu par l’article 6 du TNP, que la communauté internationale a quelque chance de voir l’Iran offrir toutes les garanties concrètes et vérifiables, s’il en existe, qu’il ne se procurera jamais d’arme nucléaire. Cette spirale vertueuse devrait tout à la fois dissuader d’autres Etats de la région de vouloir «proliférer», et conduire les Etats nucléaires de facto comme Israël, le Pakistan et l’Inde à s’engager eux aussi dans la voie d’un monde libéré de toutes les armes nucléaires et des autres armes de destruction massive, au Moyen-Orient comme ailleurs.

Refuser la guerre aujourd’hui, ce n’est donc pas accepter le statu quo ni repousser la guerre à demain.

C’est au contraire donner à la diplomatie le temps, la chance et l’impératif d’aboutir à une solution globale de paix et de sécurité pour tous les Etats et tous les peuples du Moyen-Orient, et au-delà pour toute la planète. C’est éviter de nouvelles larmes de sang. C’est permettre à la raison de prévaloir, à nos enfants et nos petits-enfants de vivre dans un monde moins violent, plus juste et plus humain. Sans guerres, sans armes ni menaces nucléaires.

L’Europe peut y contribuer. Les Européens doivent se dresser contre la guerre qui approche.

Posté par werdna à 01:03 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Deux revues médicales mettent en garde contre les médicaments anti-obésité

PARIS (AFP) - 16/11/2007

Alors que le nombre de personnes en surpoids ne cesse de progresser dans le monde, deux études scientifiques distinctes mettent en garde contre les médicaments anti-obésité, et plus particulièrement le rimonabant. Commercialisé en Europe sous le nom Acomplia, le rimonabant serait associé à un risque accru d'effets psychiatriques sévères, selon un article à paraître samedi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Cette publication intervient quelques jours après le dépôt par un cabinet d'avocats américain d'un recours collectif ("class action") contre Sanofi-Aventis. Il reproche au laboratoire d'avoir diffusé auprès des investisseurs des informations "trompeuses" sur ce médicament (baptisé Zimulti pour les Etats-Unis).

Analysant les résultats de quatre essais en double-aveugle impliquant plus de 4.000 patients, l'équipe du Pr Arne Astrup (Département de nutrition humaine, université de Copenhague, Danemark) a montré que les patients recevant le rimonabant (20 mg/jour) avaient 40% plus de risque d'avoir des effets secondaires que ceux recevant un placebo. Les patients sous rimonabant avaient un risque accru d'arrêter le traitement en raison de troubles dépressifs (2,5 fois plus que ceux sous placebo) et d'anxiété (3 fois plus).

"Nos travaux suggèrent que la prise de 20 mg/jour de rimonabant accroît le risque d'effets psychiatriques - par exemple troubles de l'humeur et anxiété", estiment les chercheurs, soulignant que les personnes présentant des antécédents de dépression ou de maladies psychiatriques avaient été exclues des essais.

Le 13 juin dernier, des experts sanitaires américains s'étaient prononcés contre la commercialisation du médicament aux Etats-Unis, jugeant qu'il pouvait entraîner une augmentation des pensées suicidaires.

En Europe, l'Agence européenne du médicament a décidé le 19 juillet de laisser le produit sur le marché, tout en ordonnant qu'il ne soit plus prescrit aux personnes présentant une grave dépression ou traitées aux antidépresseurs.

"Vendre des médicaments anti-obésité devant le comptoir (sans prescription médicale) va perpétuer le mythe selon lequel l'obésité peut s'arranger simplement et seulement en avalant une pilule et pourrait en outre saper les efforts pour promouvoir une vie saine, seule échappatoire à l'obésité sur le long terme".

Dans le monde, plus d'un milliard d'adultes sont en excès pondéral, selon l'OMS et il y a au moins 300 millions d'obèses sur la planète.

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La grande peur de nos anciens

Sud-Ouest 16 novembre 2007

MAISONS DE RETRAITE. --Mauvaise réputation, prix élevés, maltraitance, ennui... Une méfiance de moins en moins justifiée pour des établissements indispensables dans une France vieillissante où les solutions manquent

La France compte aujourd'hui 610 000 places dans les maisons de retraite et 1,1 million de personnes de plus de 85 ans qui seront plus du double dans dix ans. De plus, on sait déjà qu'en 2040 il y aura environ 1,2 million de personnes âgées dépendantes. La Fédération hospitalière de France, estimant qu'il y a urgence, constate : « Le rebond des naissances après la Première Guerre mondiale a eu lieu en 1924, il y a 83 ans. Or, 83 ans, c'est précisément l'âge moyen d'entrée en maison de retraite. » C'est pourquoi le plan Solidarité grand âge lancé par le gouvernement après la canicule veut « inventer la maison de retraite de demain ». D'abord en continuant de prôner un rythme soutenu de 5 000 créations de places par an. En demandant parallèlement à la Sécurité sociale un effort de 2,3 milliards d'euros pour la période 2007-2012, afin de donner aux personnes âgées dépendantes le libre choix de rester chez elles. A la clé, 7 000 places d'hospitalisation à domicile de plus d'ici à 2010 et l'augmentation de 40 % en cinq ans du nombre de places de soins infirmiers à domicile.

Equilibre qualité-prix. Reste que trouver une maison de retraite dont l'équilibre qualité-prix soit satisfaisant, c'est souvent le casse-tête. Et la méfiance. David Jacquet et Patrick Lelong viennent de publier un guide des maisons de retraite (lire interview ci-contre) dans lequel ils insistent sur l'amélioration de ces établissements. Sans cacher qu'il en existe qui pratiquent des prix exorbitants. En moyenne, néanmoins, il faut compter 1 500 euros par mois, en province et dans le public. Bien plus en région parisienne et dans le privé. La somme est inaccessible à nombre de retraités, sauf à bénéficier de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie). La création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale, prévue dans le programme du candidat Sarkozy et revendiquée par de nombreuses associations et représentants du secteur médico-social, reste actuellement à l'état de projet. En revanche, la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) a produit en 2006, notamment avec la journée du lundi de Pentecôte, près de 2 milliards d'euros, 20 % étant destinés au financement de l'APA. Et la Cour des comptes a bien confirmé qu'il n'y avait eu « aucun effet vignette » avec cette contribution (1).

Mauvaise réputation. Reste que les maisons de retraite continuent d'avoir mauvaise réputation. Un sondage commandé en mai dernier et diffusé par la Fédération hospitalière de France le quatrième baromètre des Français et le grand âge révèle que ce sont les 25-49 ans qui ont la vision la plus sombre des maisons de retraite et en augmentation : 40 % en 2003, 49 % quatre ans après.

Pour 96 % des personnes interrogées, la maison de retraite coûte cher,

pour 86 % il n'y a pas assez de places.

84 % des interviewés estiment que les personnes âgées ne veulent pas y aller

et 79 % qu'on y met ses parents à contrecoeur.

Seuls 32 % des Français interrogés assurent que « les personnes âgées y sont souvent maltraitées ». Jérôme Pelissier, chercheur en gérontologie, auteur de « La Guerre des âges », s'inscrit en faux contre cette opinion, soulignant que « tout ce qui place un vieillard en décalage par rapport à la vie qu'il a menée est vécu comme une maltraitance ». Ce qui n'a pas empêché le professeur Soubeyran, chef de service de médecine interne et de gériatrie à l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille, d'être très sévère vis-à-vis des maisons de retraite, « gérées uniquement comme des entreprises à but lucratif », et de l'exprimer dans un ouvrage collectif (2). 
Sans doute est-il temps de prendre conscience que la vieillesse, comme la jeunesse d'ailleurs, est un état. Pas une maladie.
(1) La vignette auto créée en 1956 pour financer les allocations vieillesse a laissé le souvenir durable d'avoir été utilisée à d'autres fins.

(2) « On tue les vieux », Fayard, 19 euros.

Posté par Kozett à 00:03 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Co-voiturage - Conduite accompagnée

Sud-ouest – Charente 15 Novembre 2007

TRANSPORTS. --Une centrale de covoiturage est lancée par le Conseil général dans quelques semaines. Un site Internet recensera offres et demandes de déplacement

Dans quelques semaines, un nouveau service sera lancé sous l'égide du Conseil général. Entièrement dédié au covoiturage. Un outil dans l'air du temps, qui consiste à limiter les trajets individuels en voiture. Pour prôner le partage des véhicules entre des personnes effectuant tout ou partie d'un trajet similaire. 

Objectif affiché : réduire l'émission de gaz à effet de serre.


Depuis quelques années, les sites Internet, mis en ligne par des associations ou des sociétés, ont fleuri. La nouveauté vient de ce que des collectivités locales se mettent aussi à la page. Conseil général du Finistère, intercommunalités de La Rochelle et de Rochefort. Et, à présent le Conseil général de la Charente. Un service qui était d'ailleurs préconisé dans l'Agenda 21, cette déclaration de bonnes intentions visant à développer des actions en matière de développement durable adoptée par l'assemblée départementale en 2005.
Concrètement, il s'agit de proposer une plate-forme dans laquelle les personnes qui désirent se déplacer (les covoiturés) et celles qui proposent des places (covoitureurs) indiqueront trajets et horaires. Dans le département mais aussi au-delà.

La société Ecolutis, basée à Fouras (Charente-Maritime), a été sélectionnée au terme d'un appel d'offres. « Il ne s'agit pas d'un webmaster, certains avaient répondu à ce marché public, détaille-t-on au Conseil général. Car, en dehors des référencements des offres, Ecolutis va mettre en place une centrale téléphonique destinée à renseigner les usagers en cas de souci. »

Numéro de téléphone. En écho à certaines interrogations, notamment des élus, les services du Conseil général précisent qu'« une mise en relation, ce n'est pas l'organisation d'un nouveau mode de transport ». À ce titre les services juridiques planchent sur l'adoption d'une charte. Les indemnités ou rémunérations sont proscrites, les co-voiturés pourront simplement participer aux frais réels du transport (essence, péage) .


Le lancement de ce service coûte 18 000 euros, tandis que le coût de fonctionnement annuel sera inférieur à 10 000 euros, le tout financé par le Conseil général. Après une première année de gestation marquée par le désir de faire connaître le site, la seconde année donnera des indications sur la réussite de l'opération.

Posté par Kozett à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les inégalités de revenus persistent en France selon l'Insee

LEMONDE.FR avec AFP | 15.11.07

Le mouvement de baisse des inégalités de niveau de vie et de la pauvreté, régulier depuis les années 1970, s'est essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées entre 1997 et 2003.

C'est le constat que dresse l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans France, portrait social 2007 publié jeudi 15 novembre. Un chapitre est consacré, pour la première fois dans cette onzième édition, aux "indicateurs d'inégalités sociales".

ÉCARTS DE REVENUS Entre 2002 à 2005 (dernière année de statistiques disponibles), "les inégalités de niveau de vie ont peu évolué", constate l'Insee. Les 10 % d'individus les plus modestes avaient en 2005 un revenu inférieur à 780 euros mensuels, les 10 % les plus aisés un revenu supérieur à 2 450 euros. La pauvreté monétaire est restée à peu près au même niveau, alors que, depuis les années 1970, la courbe de la pauvreté a diminué régulièrement et même fortement dans les premiers temps. En 2005, rappelle l'Insee, on dénombrait 7,1 millions de personnes pauvres au seuil de 60 % du niveau de vie médian (817 euros par mois, par personne seule) et 3,7 millions au seuil de 50 % (681 euros).

Les taux de pauvreté s'élèvent, selon le seuil considéré, à 12,1 % et 6,3 % de la population en 2005 (contre 12,2 % et 6 % en 2002, mais 17,9 % et 12 % en 1970). La hausse entre 2004 et 2005 (+ 0,4 point et + 0,1 point) est, selon l'Insee, peu significative et "ne saurait être interprétée comme une nouvelle tendance".

260 000 PAUVRES SUPPLÉMENTAIRES Le haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, qui est chargé par le président Nicolas Sarkozy d'une mission de réduction d'un tiers de la pauvreté en France en cinq ans, a, en revanche, estimé cette hausse inquiétante. Elle correspond, fait-il remarquer, à "deux cent soixante mille" pauvres supplémentaires.

C'est le système de redistribution qui permet de corriger les inégalités. Le jeu des prélèvements et des prestations "réduit ainsi le niveau de vie des 20 % les plus élevés de 22 % en moyenne" et fait grimper de 40 % le niveau de vie des 20 % les moins aisés, a calculé l'Insee.

Mais, entre 1996 et 2006, "la baisse globale du poids des prélèvements, en particulier de l'impôt sur le revenu, a profité davantage aux plus aisés", alors que les prestations, qui bénéficient aux ménages les plus modestes, "en revanche ont peu évolué". Les minima sociaux et les allocations logement représentent respectivement 12,4 % et 15,1 % du niveau de vie des 20 % de personnes aux revenus les plus modestes, qui bénéficient de près de 80 % des montants de ces prestations.

Posté par Kozett à 00:03 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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