Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 17 novembre 2007

Mobilisés sur des mots d'ordre flous, les étudiants négligent totalement le sujet du statut des stagiaires

Marianne 17/11/07

Les problèmes de stage, c'est comme les accidents de voiture : ça n'arrive qu'aux autres. En tout cas, il semblerait que les étudiants qui manifestent ces derniers jours le pensent : pas un mot, pas un slogan, rien sur le statut des stagiaires, laissant pantois les militants de Génération précaires venus les informer de leur combat.

. En septembre dernier, la question avait pourtant été jugée assez critique pour que Valérie Pécresse et Xavier Bertrand mettent en place un « comité des stages » (ou Stapro) chargé d'y réfléchir.

Les membres du collectif Génération précaire, dont la mobilisation avait accéléré la mise en place du comité, restent sceptique sur l'efficacité de ce groupe : « Que font-ils, on se le demande, commente Lionel. Le cœur du sujet, selon nous, c'est le respect du caractère pédagogique du stage et la reconnaissance du fait que le stagiaire a une valeur productive dans la société. Mais non, les stages pour eux c'est Martine au Pays de l'Entreprise ! » Daniel Laurent, universitaire co-président le Stapro, insiste sur le caractère progressif des propositions : « Xavier Bertrand a proposé une rémunération au bout de quatre mois mais nous souhaitons l'instaurer dès le premier mois. Nous n'en sommes qu'à la première partie des concertations : dans un deuxième temps, nous présenterons des propositions aux ministres. »

Pas de sens du collectif chez les étudiants
Pendant ce temps, dans les facs, le degré de conscience du problème des stages est proche du zéro absolu : « Très fièrement, les étudiants ont revendiqué leur individualisme et nous ont expliqué qu'ils n'auraient pas de problème avec les stages, qu'ils ne seraient pas concernés », rapporte Juliette de Génération précaire après un passage aux abords d'une Sorbonne bloquée. Malcolm, qui a également tenté de tracter les étudiants en grève, a discuté avec certains d'entre eux : « Il n'y a aucune conscience du caractère collectif du problème. Les étudiants ont soit un rapport phobique à l'entreprise, soit une naïveté confondante à son égard : ils ne se posent ni la question de l'insertion, ni celle de la professionnalisation des études ! »

Au côté de Génération précaire, Maxime Danielou, dont le fils a connu un destin tragique lors d'un stage en Thaïlande, est tout aussi pessimiste : « Ce comité des stages a été monté à la va-vite : que voulez-vous qu'il sorte de quelques concertations de deux heures réunissant 80 personnes ? » Convoqué au prochain Stapro, consacré aux stages à l'étranger, persuadé que seuls des coups de com peuvent faire avancer la cause, il est bien décidé à faire de son fils un « Guy Môquet des stagiaires ».

Posté par werdna à 02:13 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=295434&pid=6915302

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :